La version française de ce texte figure ci-dessous
For more than a decade, a significant part of my research life was devoted to conflicts of interest in the university. Not as an abstract ethical puzzle, but as a practical governance problem at the intersection of research, teaching, and institutional decision-making.
Much of that work was published along the way: articles, reports, case studies, policy critiques, and decision tools. Some of it circulated widely; some of it less so. For a long time, I considered bringing this material together as a book. That project moved much more slowly than I would have liked, and at times it seemed it might never quite happen.
It has now happened.
Navigating Conflicts of Interest in Academia brings together more than a decade of research conducted by the Conflict-of-Interest Research Group (COIRG) at the Université de Montréal. It is an edited collection, produced with Neila Abtroun and Charles Marsan, and it gathers previously published work alongside a small number of unpublished texts. The aim is not novelty, synthesis, or theoretical closure. It is accessibility.
The decision to publish this material as an open access book is not about extending a research agenda, but about making the work usable in practice. Conflicts of interest are not a transient concern in academic life. If anything, they have become more complex: financial and non-financial interests are now more explicitly recognized; institutional conflicts are increasingly discussed; and new areas — from large-scale data infrastructures to AI-driven research partnerships — have reintroduced familiar vulnerabilities in unfamiliar forms.
At the same time, the book deliberately resists the temptation to impose a single framework or unified argument across very different contexts. Conflicts of interest arise in relationships between professors and students, in peer review and publication, and in institutional governance. They are shaped by structures as much as by individual choices. The collection reflects this diversity, and the tensions that come with it — between individuals and institutions, transparency and trust, ethics and regulation.
This is also, for me, a moment of closure. The work gathered here represents a long period of inquiry, collaboration, and institutional engagement. Publishing it as a multilingual, open access volume ensures that the work remains available — for teaching, for policy reflection, for training — while allowing me to move on to other questions.
The book is available in English, French and Portuguese and can be downloaded freely via academic repositories. If you work in, study within, or help govern a university, I hope you may find it a useful resource — not because it offers final answers, but because it documents how one research group tried to think carefully about conflicts of interest over time.
And with that, this particular chapter closes.
Pendant plus d’une décennie, une partie importante de ma vie de chercheur a été consacrée aux conflits d’intérêts dans l’université. Non pas comme un casse-tête éthique abstrait, mais comme un problème pratique de gouvernance à l’intersection de la recherche, de l’enseignement et de la prise de décision institutionnelle.
Une grande partie de ces travaux a été publiée au fil du temps : articles, rapports, études de cas, analyses de politiques et outils décisionnels. Certains ont été largement diffusés, d’autres moins. Pendant longtemps, j’ai envisagé de rassembler ces documents dans un livre. Ce projet a avancé beaucoup plus lentement que je ne l’aurais souhaité et, par moments, j’ai craint qu’il ne se concrétise jamais.
C’est désormais chose faite.
Naviguer dans les conflits d’intérêts en milieu universitaire rassemble plus d’une décennie de recherches menées par le Groupe de recherche sur les conflits d’intérêts (GRCI) de l’Université de Montréal. Il s’agit d’un recueil dirigé avec Neila Abtroun et Charles Marsan, qui regroupe des travaux déjà publiés ainsi qu’un petit nombre de textes inédits. L’objectif n’est pas la nouveauté, la synthèse ou la clôture théorique, mais l’accessibilité.
La décision de publier ce matériel sous forme de livre en libre accès ne vise pas à prolonger un programme de recherche, mais à les rendre utilisables dans la pratique. Les conflits d’intérêts ne constituent pas une préoccupation passagère de la vie universitaire. Au contraire, ils sont devenus plus complexes : les intérêts financiers et non financiers sont désormais plus explicitement reconnus ; les conflits institutionnels font l’objet de discussions de plus en plus fréquentes ; et de nouveaux domaines — des infrastructures de données à grande échelle aux partenariats de recherche fondés sur l’intelligence artificielle — ont réintroduit des vulnérabilités familières sous des formes inédites.
Dans le même temps, l’ouvrage résiste délibérément à la tentation d’imposer un cadre unique ou un argumentaire unifié à des contextes très différents. Les conflits d’intérêts surgissent dans les relations entre professeurs et étudiants, dans l’évaluation par les pairs et la publication, ainsi que dans la gouvernance institutionnelle. Ils sont façonnés autant par les structures que par les choix individuels. Le recueil reflète cette diversité et les tensions qui l’accompagnent — entre individus et institutions, transparence et confiance, éthique et réglementation.
Pour moi, il s’agit également d’un moment de clôture. Les travaux rassemblés ici témoignent d’une longue période de recherche, de collaboration et d’engagement institutionnel. Leur publication sous la forme d’un ouvrage multilingue en libre accès garantit leur disponibilité — pour l’enseignement, la réflexion sur les politiques publiques et la formation — tout en me permettant de passer à d’autres questions.
Le livre est disponible en anglais, en français et en portugais, et peut être téléchargé gratuitement via des dépôts universitaires. Si vous travaillez, étudiez ou contribuez à la gouvernance d’une université, j’espère que vous y trouverez une ressource utile — non pas parce qu’elle apporterait des réponses définitives, mais parce qu’elle documente la manière dont un groupe de recherche a cherché à réfléchir de façon approfondie aux conflits d’intérêts au fil du temps.
Sur ce, ce chapitre particulier se referme.

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