Ça va bientôt faire neuf mois que, chaque dimanche soir, je publie mes réflexions sur Substack.
Mine de rien, ça représente près de quarante newsletters.
Quarante idées à trouver. Quarante textes à écrire. Quarante dimanches où il faut prendre le temps de poser sa semaine, de réfléchir à ce qui mérite d’être raconté et d’appuyer sur « Publier ».
Créer un contenu de plus chaque semaine, ce n’est pas anodin.
Alors aujourd’hui, j’avais envie de faire un bilan.
Est-ce que ça valait vraiment la peine d’ajouter cette newsletter à tout le reste de mon contenu ? Est-ce que Substack a réellement changé quelque chose pour mon business… ou est-ce que c’était juste une plateforme de plus à alimenter ?
Neuf mois plus tard, je pense avoir une réponse.
Il y a deux raisons.
La première, c’est que j’adore tester les nouveaux formats de contenu.
Depuis dix ans, je suis passée par YouTube, les newsletters, Instagram, LinkedIn, les podcasts… Comprendre comment les gens consomment du contenu sur Internet fait presque partie de mon métier.
Quand j’ai vu Substack prendre de plus en plus d’ampleur, j’ai eu envie d’aller voir par moi-même.
Pas seulement par curiosité, mais aussi parce que j’aime pouvoir parler d’une plateforme après l’avoir vraiment utilisée. C’est beaucoup plus simple d’accompagner quelqu’un quand on connaît soi-même les avantages, les limites et les petits détails qu’on ne découvre qu’en pratiquant.
La deuxième raison, c’est que je n’avais plus de contenu long.
Pendant des années, ce rôle a été rempli par mon podcast Faire le web (qui revient d’ailleurs cet été, promis).
Mais il était en pause depuis un moment et, pour être totalement honnête, je n’avais ni l’énergie ni l’envie de me forcer à le relancer.
J’avais déjà essayé plusieurs fois.
Je sortais deux ou trois épisodes… puis plus rien pendant six mois.
Et ce n’est pas ma manière préférée de travailler.
Substack était finalement la solution parfaite.
Seulement de l’écrit. Pas de montage. Pas de caméra.
Juste une idée, un clavier et un moment calme le dimanche en fin d’après-midi.
C’est d’ailleurs pour ça que cette newsletter sort toujours le dimanche soir.
C’est devenu un vrai rituel.
Je prends le temps de réfléchir à ce que j’ai appris pendant la semaine, à ce qui mérite d’être partagé… et, contre toute attente, je trouve ça presque reposant.
En revanche, il y a une chose qui ne s’est absolument pas passée comme prévu : la ligne éditoriale.
À l’origine, je voulais que ce Substack soit un journal de bord de mon business.
Mon idée était de partager les chiffres chaque semaine, les coulisses de mes lancements, mes analyses de tunnels de vente, mes sources de trafic, mes heures de travail… bref, montrer très concrètement comment fonctionne un business en ligne.
Je voulais que ce soit, au fond, ma meilleure preuve sociale.
Le problème, c’est que lorsque j’ai publié mon premier article, le 19 octobre, pour célébrer mes dix ans d’entrepreneuriat, je pensais être beaucoup plus avancée que je ne l’étais réellement.
Ces derniers mois ont finalement été remplis de remises en question, de nouveaux tests, de reconstruction de mes offres et d’une grosse phase de réflexion.
Difficile, dans ces conditions, de publier chaque semaine des analyses détaillées d’un système qui était encore en train d’être reconstruit.
Alors cette newsletter est devenue autre chose.
Un endroit où partager mes réflexions, mes idées et les leçons que j’apprenais au fil des semaines.
Et je ne regrette pas du tout.
Mais j’espère que, d’ici la fin de l’été, je pourrai enfin revenir à la vision que j’avais au départ : ouvrir complètement les coulisses de mon business, chiffres compris, pour montrer ce qui fonctionne… et ce qui ne fonctionne pas.
Oui.
Sans hésiter.
Mais tout dépend de ce que vous voulez en faire.
Parce que, selon moi, il existe deux façons complètement différentes d’utiliser Substack.
C’est exactement comme ça que je l’utilise aujourd’hui.
L’objectif n’est pas de vendre des abonnements à ma newsletter. Mon objectif est que mes articles permettent à de nouvelles personnes de me découvrir, de comprendre ma manière de réfléchir… puis, si elles en ont envie, de travailler avec moi.
Et sur ce point-là, les résultats m’ont vraiment surprise.
J’ai reçu plusieurs demandes de personnes qui m’ont découverte uniquement grâce à Substack.
Je peux le dire clairement : j’ai trouvé des clients grâce à Substack.
Des personnes formidables avec lesquelles je n’avais absolument aucun point de contact auparavant.
Et ce qui me fascine le plus, c’est que je n’ai aucune idée de la manière dont certains articles continuent à circuler.
Certains ont reçu très peu de réactions…
Et pourtant, ils continuent de m’apporter des lecteurs plusieurs mois après leur publication.
À l’inverse, quelques articles ont dépassé les cent likes et continuent encore aujourd’hui à générer des leads presque quotidiennement.
Je trouve ça assez incroyable.
À mes yeux, Substack est aujourd’hui ce que les podcasts étaient il y a quelques années.
Quand quelqu’un lançait un podcast dans une niche précise en 2019 ou 2020, il bénéficiait d’un énorme avantage : il faisait partie des premiers.
J’ai un peu la même sensation aujourd’hui.
Nous sommes encore dans une phase où il est possible de prendre sa place.
Et je pense que cet avantage ne durera pas éternellement.
L’autre chose que j’adore, c’est la simplicité du format.
On sort de plusieurs années où tout semblait devoir passer par de la vidéo.
Substack nous rappelle qu’un clavier peut encore suffire.
Et franchement… ça fait du bien.
Je pense que c’est une opportunité incroyable pour toutes les personnes qui ont une vraie expertise à partager, mais qui n’ont pas forcément envie de faire un podcast vidéo, une chaîne YouTube ou de produire constamment du contenu audiovisuel.
Ou, tout simplement, comme un excellent complément à tout le reste.
Là, c’est une stratégie complètement différente.
L’idée n’est plus d’utiliser Substack pour vendre autre chose.
Le contenu devient lui-même le produit.
On publie des analyses, des enquêtes, des dossiers… et les lecteurs paient un abonnement pour y accéder.
Personnellement, ce n’est pas du tout la stratégie que j’ai choisie pour cette newsletter.
Et je ne pense pas qu’elle le deviendra.
J’ai toujours voulu que Out of the Feed reste entièrement gratuite, parce qu’elle joue parfaitement son rôle de contenu d’acquisition.
En revanche…
Je dois reconnaître qu’il y a une idée qui me plaît énormément.
J’aime l’idée de gagner de l’argent directement grâce à du contenu.
Pas uniquement grâce à des cours en ligne, du mentoring ou des produits digitaux.
J’aime l’idée qu’un média puisse, à lui seul, être un business.
C’est probablement le prochain format que j’ai envie d’explorer.
Créer une deuxième newsletter.
Mais cette fois, avec une approche beaucoup plus journalistique.
Beaucoup plus analytique.
Presque comme un magazine spécialisé.
Pas pour raconter ma semaine ou les coulisses de mon business.
Mais pour faire un vrai travail de recherche, d’analyse et de synthèse autour d’un sujet précis.
Évidemment, avant de lancer un projet comme celui-là, il faudra répondre à une question très simple :
Y a-t-il suffisamment de personnes prêtes à payer pour ce contenu ?
Parce qu’avoir trente abonnés payants, ce serait déjà une belle réussite.
Mais ce ne serait pas forcément le meilleur usage de mon temps.
Il faut que le sujet soit suffisamment passionnant pour moi… et suffisamment grand pour qu’un vrai média puisse exister autour.
On verra si cette idée devient réalité.
Mais une chose est sûre :
Si votre objectif est de démontrer votre expertise, de publier du contenu long de qualité et d’attirer de nouveaux clients…
Je pense sincèrement que c’est le bon moment pour vous lancer sur Substack.
Évidemment, tout n’a pas été parfait.
Mais avant de parler de ce que j’aurais pu mieux faire, il y a une chose que je retiens surtout.
Substack est arrivé à un moment où créer du contenu était devenu beaucoup plus difficile pour moi.
Ces dernières années ont été pleines de remises en question.
Il y a eu des périodes où je doutais énormément de ce que je faisais, où publier un simple post me demandait beaucoup plus d’énergie qu’avant.
Et finalement, cette newsletter a été une vraie bouffée d’air.
Chaque dimanche, j’ai retrouvé le plaisir d’écrire.
Le plaisir d’être régulière.
Le plaisir d’échanger avec vous dans les commentaires.
Le plaisir de construire quelque chose semaine après semaine.
Je pense sincèrement que cette régularité m’a aidée à reprendre confiance dans ma capacité à créer du contenu qui intéresse les gens.
Rien que pour ça, ces neuf mois valaient largement le coup.
Maintenant…
J’aurais clairement pu faire mieux sur plusieurs points.
Le premier, c’est que je n’ai quasiment jamais utilisé la fonctionnalité Posts de Substack.
Alors que c’est probablement l’un des meilleurs moyens de faire circuler sa newsletter directement sur la plateforme.
Je sais déjà que c’est quelque chose que je vais davantage exploiter dans les prochains mois.
L’autre chose, c’est la monétisation.
Je suis convaincue que j’aurais pu trouver un sponsor.
Avec un peu plus d’organisation, cette newsletter aurait probablement déjà pu générer quelques milliers d’euros grâce à un partenariat.
Je ne l’ai tout simplement… pas fait.
Et cette fois, je n’ai aucune excuse.
Mais comme je le répète souvent :
Étape par étape.
On ne peut pas tout construire en même temps.
Aujourd’hui, je suis déjà très heureuse d’avoir réussi une chose : publier chaque dimanche pendant près de neuf mois.
Et finalement, c’était probablement le plus important.
Alors si vous faites partie des personnes qui me lisent depuis le tout premier article…
Merci.
Vraiment.
Et si vous êtes arrivés en cours de route, j’espère que nous avons encore beaucoup de dimanches soir devant nous.
D’ailleurs, j’ai une petite idée.
Si vous avez vous aussi une newsletter Substack, partagez-la en commentaire.
J’irai avec plaisir découvrir ce que vous écrivez.
Après tout, sharing is caring 🫶

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