RSS Amplifier

Out of the Feed · Jul 26, 2026

Bienvenue dans l'ère des founder creators.

0
Sign in to vote or save

Valentine Helsmoortel · Out of the Feed

J’ai été assez discrète ces dernières semaines sur cette plateforme. Et ce n’est pas un hasard.

Si tu me suis sur Instagram, tu sais que j’ai passé une bonne partie de mon mois de juillet en tête-à-tête avec mon ordinateur. Non pas parce que je préparais un lancement ou une nouvelle formation, mais parce que je suis complètement happée par tout ce qui est en train de se passer dans la creator economy.

Tu le sais, j’aime toujours avoir un temps d’avance. Et j’ai la conviction que nous sommes au début d’un changement beaucoup plus important qu’il n’y paraît.

J’adore travailler l’été. Les boîtes mail sont plus calmes, les agendas se vident, tout ralentit un peu… C’est le moment parfait pour se plonger dans les projets de fond.

Et je peux te dire que je n’ai pas chômé.

Depuis un mois, je travaille sur un tout nouveau business. Un projet dont je n’ai encore parlé à personne, et que je te dévoilerai dès demain.

Mais avant ça, j’avais envie de prendre un peu de recul. Parce que pour comprendre pourquoi je passe désormais mes journées à construire de nouveaux outils, il faut d’abord comprendre ce qui est en train de changer dans le monde des créateurs et des entrepreneurs en ligne.

Avant d’aller plus loin, il y a une question importante : c’est quoi, au juste, un creator ?

En Europe francophone, j’ai l’impression qu’on est encore un peu en retard sur ce terme. Beaucoup de personnes pensent qu’un creator, c’est forcément un influenceur qui montre sa vie sur Instagram. En réalité, c’est beaucoup plus large que ça.

Pour moi, un creator, c’est simplement une personne qui utilise le contenu pour développer un business. Autrement dit : elle crée du contenu, construit une audience et monétise cette visibilité.

Si tu publies du contenu sur Instagram, YouTube, TikTok, LinkedIn ou dans une newsletter pour développer ton activité, tu fais déjà partie de ce qu’on appelle la creator economy.

Et contrairement à ce que beaucoup imaginent, il n’existe pas qu’un seul type de creator.

C’est le profil auquel on pense le plus souvent. Celui qui partage son quotidien, ses voyages, ses looks, sa famille, ses découvertes… Bref, sa vie. C’est ce qu’on appelle généralement les influenceurs, parfois de manière un peu réductrice.

Ici, le contenu tourne autour d’une passion ou d’un centre d’intérêt : le running, le jardinage, le surf, la cuisine, les jeux vidéo… On suit la personne avant tout pour ce qu’elle aime faire et partager.

Enfin, il y a le creator expert. Celui-ci partage avant tout son expertise : une nutritionniste qui publie des conseils santé, un coach business qui anime un podcast, un avocat qui vulgarise le droit, un kiné qui parle de rééducation…

Quand on parle d’entrepreneuriat en ligne, c’est souvent cette catégorie qui nous vient en tête. Pourtant, ces trois profils appartiennent à la même économie : la creator economy. La seule différence, c’est la manière dont ils créent leur contenu et la relation qu’ils construisent avec leur audience.

Une fois qu’un creator construit une audience, plusieurs modèles économiques s’offrent à lui.

Les plus connus du grand public sont les collaborations avec des marques.

Un creator lifestyle peut travailler avec une marque de vêtements. Un creator passion spécialisé dans le running pourra collaborer avec une marque de chaussures ou de montres connectées. Et même les creators experts ne sont pas en reste : un coach business peut très bien être partenaire d’un logiciel qu’il utilise au quotidien.

Dans la même logique, on retrouve l’affiliation. Le principe est simple : tu recommandes un produit ou un outil que tu utilises, et tu touches une commission lorsqu’une personne achète via ton lien.

C’est d’ailleurs comme ça que j’ai généré certains de mes premiers revenus récurrents “passifs”. À l’époque, j’utilisais Podia pour héberger mes cours en ligne. J’en étais tellement satisfaite que je le recommandais naturellement… et je touchais une commission chaque fois qu’une personne s’inscrivait grâce à mon lien.

Mais pour beaucoup de creators, notamment les creators experts, le véritable levier de croissance a longtemps été ailleurs : vendre leur propre savoir.

C’est ce qui explique l’explosion des formations en ligne, des programmes, des memberships et des accompagnements ces dernières années.

Et c’est logique.

Quand on possède une expertise ou une méthode, le moyen le plus simple de la transformer en business est souvent… de l’enseigner.

C’est d’ailleurs exactement ce que j’ai fait pendant des années.

Mais il y a également une autre catégorie.

Des creators ont commencé à lancer leurs propres applications.

Dans le fitness, on peut penser à Sissy Mua avec son application Trainsweateat, à Justine Gallice avec Gritty, ou encore à Nicolas Spiess avec Campus Coach dans l’univers du running. Ils ne vendaient plus uniquement du contenu ou des programmes : ils construisaient de véritables produits logiciels.

Mais jusqu’à récemment, cette voie restait inaccessible pour la majorité des creators.

Créer une application demandait des dizaines, voire des centaines de milliers d’euros, une équipe de développeurs et parfois plus d’un an de travail. Il fallait donc disposer d’une très grosse audience pour espérer rentabiliser un tel investissement.

C’est précisément là que les choses commencent à changer.

Tu remarqueras que je ne parle volontairement pas des prestations de services (consulting, graphisme, développement, rédaction, etc.).

Non pas parce que ce ne sont pas de vrais métiers mais parce que, dans cette newsletter, je m’intéresse uniquement aux modèles économiques de la creator economy.

Pour moi, un freelance utilise les réseaux sociaux pour trouver des clients. Un creator, lui, utilise son contenu pour construire des actifs qui peuvent être vendus à grande échelle : des partenariats, des produits numériques, des memberships, des logiciels, des livres, des applications…

Les deux modèles peuvent d’ailleurs se compléter, mais ils ne répondent pas à la même logique de développement.

Tu remarqueras aussi que je ne parle volontairement pas de la création de marques de produits physiques. Pourtant, de nombreux creators ont construit de véritables empires en lançant leur propre marque. On peut penser par exemple à Gaëlle Garcia Diaz avec Martine Cosmetics, qui est un excellent exemple de cette évolution.

Si je ne l’aborde pas ici, c’est tout simplement parce que je me concentre exclusivement sur les business 100 % digitaux. C’est le domaine dans lequel j’évolue depuis plus de dix ans, celui que je construis au quotidien et celui que je transmets aujourd’hui.

Si tu ne le sais pas, cela fait maintenant plus de dix ans que je suis à mon compte.

À l’époque, on ne parlait absolument pas de creator economy. D’ailleurs, quand je me suis lancée à 26 ans, vouloir se lancer comme freelance était presque considéré comme bizarre. L’entrepreneuriat n’avait pas encore la popularité qu’il a aujourd’hui, et j’étais clairement un ovni dans mon entourage.

En revanche, il y a une chose que j’ai toujours su : je ne voulais pas aller chercher mes clients comme tout le monde.

À l’époque, j’étais freelance en marketing digital. Je travaillais principalement avec des marques de mode, et la façon la plus classique de trouver des clients consistait à contacter des entreprises une par une.

Très vite, je me suis dit qu’il devait exister une meilleure manière de faire.

J’ai donc commencé à faire ce que j’aime depuis mes 11 ans : créer du contenu en ligne.

J’avais créé un blog dans lequel j’analysais les stratégies marketing de grandes marques de mode, ainsi qu’une page Facebook sur laquelle je partageais des conseils en marketing digital.

Sans le savoir, j’étais déjà en train de faire ce qu’on appelle aujourd’hui du creator business : créer du contenu, développer une audience et utiliser cette visibilité pour développer mon activité.

À l’époque, en revanche, je ne connaissais qu’une seule façon de monétiser cette audience : vendre des prestations de services.

Puis, quelques mois plus tard, j’ai découvert un autre modèle : les cours en ligne, les programmes et les memberships. J’ai lancé mon premier cours en ligne en 2018 et, comme beaucoup de creators experts, j’ai développé mon activité autour de ce modèle pendant plusieurs années.

Mais au fond, je ne me suis jamais vraiment reconnue dans l’étiquette de « coach » ou de « formatrice ».

J’ai toujours eu envie de construire des produits. De créer des outils. De bâtir un véritable business autour de solutions que les gens utilisent au quotidien.

C’est d’ailleurs ce qui m’a poussée, en 2021, à investir toute la trésorerie de mon entreprise dans le développement d’un premier SaaS.

Je reviendrai plus en détail sur cette aventure dans une prochaine newsletter, mais disons simplement que les choses ne se sont pas passées comme prévu.

Après cet échec, je suis naturellement revenue vers ce que je savais faire : les programmes en ligne, les accompagnements et les memberships. C’était beaucoup plus simple à lancer et, surtout, cela ne demandait pas des centaines de milliers d’euros de développement.

Le problème, c’est qu’au fil des années, je me suis rendu compte que je n’étais plus vraiment alignée avec ce business model.

J’avais envie de construire autre chose.

Et si 2026 marque un véritable tournant pour moi, c’est parce que les nouvelles technologies rendent enfin possible ce qui, il y a encore quelques années, était réservé à une poignée d’entreprises disposant d’énormes moyens.

Je te le disais un peu plus haut : les plus grands creators ont toujours construit de véritables entreprises.

Ils ont lancé leurs propres applications, leurs plateformes, leurs outils… Mais jusqu’à présent, cela restait réservé à une poignée de personnes capables d’investir des centaines de milliers d’euros dans le développement d’un logiciel et de financer une équipe de développeurs pendant des mois, voire des années.

Aujourd’hui, tout a changé.

Grâce à l’IA, il est désormais possible de construire des applications, des plateformes et des outils incroyablement puissants sans avoir besoin de monter une équipe technique dès le premier jour. Personnellement, je travaille principalement avec Claude Code, mais il existe aujourd’hui de nombreux outils qui rendent tout cela accessible.

C’est d’ailleurs exactement ce qui m’a occupée ces dernières semaines.

Tu l’avais déjà aperçu dans mes dernières newsletters avec le lancement de Creator OS. Au départ, l’idée était simplement d’offrir une meilleure expérience pédagogique aux membres de mon programme The Creator Circle.

Mais je me suis rapidement rendu compte que je pouvais aller beaucoup plus loin.

J’ai entièrement repensé mes produits.

J’ai décidé de relancer Prêt-à-Poster, mon SaaS historique, complètement repensé.

J’ai transformé The Weekly Social Club.

J’ai commencé à développer mes propres outils internes : mon système de facturation, ma plateforme pour héberger mes programmes, mon propre système d’affiliation, ainsi que plusieurs autres outils que j’utilise désormais au quotidien.

Pendant des années, j’avais l’impression d’essayer de faire rentrer mon entreprise dans des logiciels qui n’avaient pas été pensés pour elle. Aujourd’hui, je peux enfin construire des outils qui s’adaptent exactement à ma façon de travailler.

Et je ne suis pas la seule.

Depuis plusieurs semaines, je partage déjà tout cela avec les membres de The Creator Circle lors de workshops dédiés. Les voir imaginer leurs propres applications, transformer leurs accompagnements et construire leures premières apps me conforte dans une conviction : nous sommes en train d’assister à un véritable changement de paradigme.

Je pense sincèrement que nous entrons dans une nouvelle ère.

Une ère où les creators ne se contenteront plus de créer du contenu, des formations ou des memberships.

Ils construiront aussi des produits.

Des plateformes.

Des apps.

En un mot : de véritables entreprises.

C’est précisément ce dont j’ai envie de te parler dans cette nouvelle série.

Toute cette semaine, je vais t’emmener dans les coulisses de ce que j’ai construit ces dernières semaines, t’expliquer les choix que j’ai faits, les erreurs que j’ai commises et pourquoi je suis convaincue que cette évolution va profondément transformer la manière de créer un business en ligne.

J’ai hâte de te montrer tout ça.

P.-S. Si tu te demandes pourquoi je ne mets encore aucun lien vers tous ces projets, c’est tout simplement parce que… je suis encore en train de tout reconstruire.

Quand je te dis que j’ai passé mon mois de juillet à reconstruire mon business, ce n’est pas une image : j’ai littéralement tout revu.

Plutôt que de tout t’envoyer d’un coup, j’ai décidé de te présenter chaque projet un par un, dans un ordre qui aura (beaucoup plus) de sens.

Rendez-vous dès demain pour découvrir le premier.

Read the original on outofthefeed.substack.com

Comments

Nothing yet. Say the first thing.

    Sign in to join the conversation.