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L'avoclaque · Apr 5, 2026

6 étapes pour reprendre le contrôle quand on doute de son associé

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Maître Franck Debue · L'avoclaque

Hello 👋

Moi c’est Franck. Je suis avocat d’affaires depuis plus de 25 ans, spécialisé dans la résolution des conflits entre associés. A ce jour, j’ai accompagné + 400 entrepreneurs associés à se séparer. Je vous aide à trouver votre place et, si nécessaire, à couper le lien sans tout casser.

J’ai donc décidé de vous mettre quelques avoclaques le 1er dimanche de chaque mois.

Histoire de vous éviter de vivre un drame.

Que vous soyez en train de vous associer ou de vous séparer, utilisons mon expérience et les cas vécus par mes clients. Et ne faites pas partie des 7 boites sur 10 qui disparaissent à cause d’une mésentente entre associés.

Aujourd’hui, nous sommes 626. Merci d’être là. Je suis heureux de partager cette aventure avec vous.

Let’s go pour la septième avoclaque.

De mon côté, j’ai pris un break de 2 jours à Paris avec ma moitié. Parce que je ne sais pas pour vous, mais le début d’année a été intense tant que pour le pro que le privé. Et j’en ai profité pour monter tout en haut de la tour Eiffel. J’ai enfin assouvi un vieux rêve d’enfant. C’est génial.

Avant de commencer, et si ce n’est déjà fait, vous pouvez aussi :

Si vous êtes prêt à remettre en cause vos certitudes, contactez-moi.

  1. De « je doute » à « j’agis », la suite de l’histoire

  2. Etape 1 : le carnet signal

  3. Etape 2 : fixer votre propre cadre

  4. Etape 3 : lancez un coaching de 30 jours

  5. Etape 4 : accordez-vous un stress-test de 60 jours

  6. Etape 5 : faites le bilan des 100 jours de remise en question

  7. Etape 6 : brisez la solitude

  8. Conclusion : arrêtez de douter, agissez

Dans la newsletter précédente, nous avons scanné votre association.

Je vous ai détaillé les 6 signes qui prouvent que vous devriez vous séparer de votre associé.

Voici un récapitulatif express :

  • 1er signe : l’opacité
    Votre associé vous cache des informations clés. Il a augmenté son salaire sans vous en parler. Et vous découvrez les choses après tout le monde.

  • 2ème signe : l’incohérence
    Il change régulièrement d’avis sans raison objective. Un passager invisible tire les ficelles.

  • 3ème signe : la non-communication
    Vos messages restent sans réponse. Vous ne faites plus de points réels. Vous en restez aux banalités « bonjour », « au revoir » et la météo.

  • 4ème signe : l’absence d’engagement
    Vous avez l’impression de travailler pour deux pendant que votre associé choisit ce qui l’arrange.

  • 5ème signe : l’événement individuel perturbateur
    La vie personnelle bascule (déménagement, naissance, décès ou divorce), son implication chute. Les priorités changent.

  • 6ème signe : le manque de vision commune
    Vous parlez développement, il parle ralentissement, vous pensez stratégie, il pense confort. Vous ne construisez plus la même entreprise.

Si vous cumulez déjà deux de ces signes, votre doute n’a rien d’irrationnel. Vous ne trouvez plus votre place dans votre propre société.

Mais savoir que vous avez raison de douter n’est que la première étape.

Maintenant il s’agit d’agir pour gérer ce mal-être avec votre associé qui vous empêche, vous et votre société, de bien fonctionner.

Et pour ça, voici votre plan à 6 mois en 6 étapes

Je vous en parlais déjà dans la newsletter précédente. Cet exercice est un outil puissant que j’aurais rêvé faire au début de mes ennuis conjugaux en 2011. À cette époque, j’ai perdu 15 kilos en 8 mois en tournant en rond sans solution. Je me suis épuisé sans le réaliser.

Alors, pour objectiver et stopper la charge mentale constante, je propose à mes clients un exercice très simple :

  • chaque fois qu’il y a un accrochage avec votre associé, une promesse non tenue, une décision prise sans vous, un comportement qui vous laisse un goût amer, écrivez simplement « signal » dans un carnet (ou une note sur votre téléphone) et notez le contexte et l’émotion générée si vous l’identifiez ;

  • à la fin de chaque semaine, comptez combien de fois vous avez écrit ce mot ;

  • répétez l’exercice pendant 1 à 3 mois max.

Pareil exercice vous permettra de déposer une émotion négative compulsive qui vous submerge.

Si le nombre de « signaux » augmente au fil du temps, vous n’êtes plus dans la paranoïa, vous êtes face à un problème structurel. Et en le nommant, vous avez fait la ½ du chemin.

On ne va pas se mentir. Même si maintenant vous savez que vous aviez raison de douter de votre associé, vous y croyez encore. C’est humain de vouloir réparer ce qui ne va plus au lieu de se séparer. Surtout quand on est associé et quand on est dans le lien.

Pour y arriver, il ne s’agit pas de vider votre sac sur un coin de table submergé par vos émotions. Mais de nommer clairement ce que vous voulez, indépendamment de ce que votre associé attend de vous. Car le piège serait de rester dans l’hyper-adaptation.

Concrètement :

  1. Prenez une page blanche.

  2. Faites 2 colonnes.

  3. Colonne de gauche, inscrivez ce qui n’est plus acceptable pour vous. C’est-à-dire les situations que vous avez identifiées dans votre carnet signal et qui conduisent à des crises, ou des frustrations non nommées, avec votre associé.

  4. Colonne de droite, définissez clairement ce que vous voulez pour vous réaligner.

Énumérez ce qui doit changer en pratique pour rester ensemble (oui c’est nécessaire).

Exemple :

Cette démarche vous oblige à être à l’écoute de vous-même et de vos besoins.

Parlez à votre associé. Dites-lui que ça ne va plus et que vous souhaitez que les choses changent. Proposez-lui 1 mois de coaching à raison de 2 heures par semaine pendant 4 semaines maximum (jour et heure fixes chaque semaine).

Pendant ce coaching, travaillez ensemble sur :

  • la vision,

  • la communication,

  • la répartition des rôles et des responsabilités.

L’objectif : vérifier si votre associé est prêt à se réaligner ou non.

A ce titre, les meilleurs coachs sont ceux qui osent dire que ça ne va plus ou que vous n’êtes plus compatibles comme associés.

J’en sais quelque chose pour avoir vécu deux fois l’expérience dans deux associations différentes où le ou la coach n’a pas nommé que mon associé et moi n’étions tout simplement pas faits pour continuer ensemble.

Du coup, pour éviter une hyper-adaptation à l’infinie et en particulier pendant ce coaching, travaillez à partir de ce que vous aurez préparé à l’étape 2. Et non à partir de ce qu’aura décidé votre associé. Vous êtes demandeur d’un réalignement, vous reprenez la main.

Après avoir fixé le nouveau cadre de votre association sur base du coaching, donnez-vous 2 mois pour mesurer concrètement l’impact réel des changements.

Conseil pratique : afficher dans votre bureau sur une page A4 imprimée le nouveau cadre convenu pour vérifier qu’il est bien respecté jour après jour. Et ce cadre est à respecter à la lettre. On ne commence pas à prendre sur soi parce que l’autre ne l’applique qu’à 95%. Ce n’est pas viable sur le long terme.

L’objectif : identifier si votre associé est de bonne composition ou si vous avez affaire à un manipulateur ou à un mauvais partenaire.

Gardez en tête que la transition peut échouer. Surtout quand vous ne voyez aucun changement réel après 100 jours à part de vagues promesses prises à la fin du coaching et non tenues.

En tout, 3 mois maximum, entre le coaching et le stress-test, pour voir si votre association vaut encore le coup ou pas.

Vous avez passé les 100 jours. Vous savez où vous en êtes maintenant. Tout jour qui dépasse ce délai est une perte de temps.

Je ne compte plus le nombre de clients qui m’ont confié : « si j’avais su, je n’aurais pas perdu un an de plus avant de passer le cap de la séparation ».

Donc au bout de ces 100 jours :

1- Si tout se passe bien

Votre associé et vous vous êtes réalignés. Félicitations. Vous pouvez arrêter de lire cette newsletter.

2- Si rien a changé

Acceptez l’évidence, coupez le lien et activez le plan de secours

Si, votre malaise est toujours là, que votre associé est toujours dans les mêmes comportements malgré ses engagements pour changer, qu’il vous répond quand vous lui en parlez : « Le problème, c’est toi. Moi je n’ai rien à me reprocher. » sans aucune remise en question, sans curiosité, sans envie de comprendre, c’est un signal très fort.

Là, vous êtes au bout du chemin.

Arrêtez alors de vous raconter des histoires et préparez la séparation.

C’est la seule façon d’éviter :

  • le burn-out,

  • le dégoût de votre propre boîte,

  • la perte de votre confiance en vous.

Mais attention, à partir de maintenant, vous changez de posture.

Vous n’êtes plus dans le lien. Vous êtes dans la préparation de la séparation. Et ça, ça se passe en sous-marin. Vous ne communiquez surtout pas vos intentions à votre associé.

Parce qu’avoir un coup d’avance pour ne pas subir n’est pas une option mais une nécessité.

Se séparer n’est pas la fin du monde. C’est la création de votre nouveau monde. Et c’est la décision la plus bénéfique pour vous, vos équipes, et l’entreprise.

Toutefois, si vous n’êtes pas prêt à y aller, malgré tous les signaux, le minimum vital est d’appliquer le kit d’urgence financier. Ça vous permettra déjà de gérer dans le calme le début de la transition sans subir.

Faites-vous accompagner.

Une douleur vécue seul(e) est une souffrance insoluble alors qu’une douleur accompagnée est une transformation positive.

Prendre du recul est très difficile. Votre associé, votre histoire commune, vos peurs financières, tout se mélange.

Un regard extérieur est forcément bénéfique pour y voir clair et agir.

En tant qu’avocat d’affaires, je propose des audits stratégiques personnalisés en 1:1 qui aident les associés dans le doute à :

  • décrypter ce qui se joue vraiment,

  • distinguer l’affect du juridique et du financier,

  • construire un plan d’action concret immédiat.

Douter de votre associé ne fait pas de vous quelqu’un de déloyal.

Cela fait de vous quelqu’un qui se respecte et qui prend soin de lui. Sans honte et sans culpabilité injustes.

La vraie question n’est plus : « Ai-je raison de douter ? »

La vraie question est : « Qu’est-ce que je vais faire de ce doute, dès maintenant ? »

La clé de votre transition est de stopper le « mode survie » pour passer en « abondance mentale ». La solution viendra de votre capacité à travailler sur vous bien accompagné(e).

Alors, arrêtez de douter, entourez-vous et agissez.

PS 1 : Si cette édition vous a plu, cliquez sur le ❤️

PS 2: Si vous avez une idée d’un sujet à traiter, posez votre question en commentaire.

Pour mémoire, tout ce que j’écris dans cette newsletter n’est que mon partage d’expérience. C’est là à titre purement informatif. Ceci ne constitue en aucun cas des conseils juridiques pour votre situation spécifique. Chaque cas est unique et différent. Mon but est de partager avec vous, le plus simplement possible, ce que mes clients auraient aimé savoir avant de s’associer ou avant de se séparer.

Read the original on lavoclaque.substack.com

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