Hello 👋
Moi c’est Franck. Je suis avocat d’affaires depuis plus de 25 ans, spécialisé dans la résolution des conflits entre associés. A ce jour, j’ai accompagné + 400 entrepreneurs associés à se séparer. Je vous aide à trouver votre place et, si nécessaire, à couper le lien sans tout casser.
J’ai donc décidé de vous mettre quelques avoclaques le 1er dimanche de chaque mois.
Histoire de vous éviter de vivre un drame.
Que vous soyez en train de vous associer ou de vous séparer, utilisons mon expérience et les cas vécus par mes clients. Et ne faites pas partie des 7 boites sur 10 qui disparaissent à cause d’une mésentente entre associés.
Aujourd’hui, nous sommes 603. Merci d’être là. Je suis heureux de partager cette aventure avec vous.
Let’s go pour la sixième avoclaque.
Avant de commencer, et si ce n’est déjà fait, vous pouvez aussi :
Réserver un audit stratégique pour clarifier la situation avec votre associé
Préparer votre pacte d’associés en prenant RDV
Vérifier le match avec votre associé en faisant le Crash-Test
Si vous êtes prêt à remettre en cause vos certitudes, contactez-moi.
Quand le doute s’invite dans votre association
Les premiers signes
Les 6 signes qui prouvent que vous avez raison de douter
Ce que votre malaise vous dit et que vous n’entendez pas
Arrêtez de culpabiliser : votre duo ne fonctionne pas, point
Alors quoi faire pour passer du brouillard à la lumière ?
Votre association fait du sur place. Vous ne savez pas encore dire exactement pourquoi. Vous sentez juste que quelque chose ne va plus.
Des phrases qui n’auraient jamais été prononcées auparavant.
Des décisions prises sans concertation.
Des réunions où vous ressortez vidé, avec cette petite phrase qui tourne en boucle :
« Est-ce que je peux encore lui faire confiance ? »
Vous êtes aux premières gouttes de l’orage.
Le vrai problème, ce n’est pas seulement le désaccord. C’est que vous ne savez pas si votre doute est exagéré ou s’il est en train de vous sauver la peau.
Pour illustrer mon propos, prenons l’histoire qu’un confrère m’a racontée.
Jules et Paul se rencontrent à la fac. Ils ont une super idée. Ils montent une boite dans le secteur informatique. Ils bossent à fond. Après 3 ans d’activité, la société dépasse 5.000.000 € de chiffres d’affaires. Ils excellent.
Sauf que les premières tensions naissent.
Le tandem ne se comprend plus :
Jules veut de grosses marges et peu de volumes.
Paul exige de gros volumes, avec peu de marges.
Jules veut tirer plus de cash de la boite pour son train de vie.
Paul veut tout réinvestir chaque année pour la croissance.
Jules souhaite planifier les congés du personnel.
Paul préfère ne rien prévoir pour que la boite tourne non-stop.
De plus, Paul est très autoritaire alors que Jules est consensuel. C’est difficile à vivre. Mais Jules est empathique au point de s’oublier. Il prend sur lui.
Les mois passent et les désaccords s’accentuent.
La non-communication entre associés plonge les membres de l’équipe dans le brouillard. Les contradictions entre Jules et Paul freinent l’expansion au point de la stopper.
Résultats après 10 mois de zig zag :
Le personnel démotivé démissionne en masse.
Les clients historiques négligés partent ailleurs.
La société met la clé sous le paillasson.
Et cerise sur le gâteau, la femme de Jules le quitte. Parce qu’elle a en eu marre de l’entendre se plaindre tous les soirs sans rien changer.
Aujourd’hui, Jules a perdu confiance en lui et n’est plus entrepreneur. Un gâchis monumental sur toute la ligne.
Tout ça parce qu’il n’a pas voulu voir les signes.
Au fil des années, j’ai détecté 6 indices que je retrouve systématiquement dans tous les dossiers de mes clients. Si vous en cumulez déjà deux, votre doute n’a rien d’irrationnel.
Votre associé vous cache des informations clés :
on vous met devant le fait accompli d’augmentation de salaires et ou de management fees.
vous n’avez pas accès au plan stratégique et aux informations de certains collaborateurs.
des réunions de gestion du personnel et des clients ont lieu sans vous.
Vous découvrez les choses trop tard, par hasard, ou via votre banquier ou un collaborateur. Mais pourquoi a-t-il plus d’infos que vous alors que vous êtes actionnaire tout comme lui ? Pourquoi agit-il de la sorte dans votre dos sans vous consulter ?
Votre associé a toujours une bonne excuse pour stopper votre doute. À chaque fois, il utilise les mêmes questions et les mêmes postures pour vous déstabiliser :
”Tu ne me fais pas confiance ?”
“Tu cherches des ennuis alors que je fais tout ?”
“Je n’ai pas eu le temps de t’en parler. Je gérais le gros client.”
En réalité, un bon associé ne dissimule pas d’informations clés et ne se cherche pas d’excuse.Votre associé change sans cesse d’avis. Le lundi il dit oui. Et deux jours plus tard, il dit non. Sans explication cohérente. C’est usant sur la longueur.
En fait, un « passager invisible » pilote les décisions de votre associé.
Ce passager invisible est la personne auprès de qui l’autre prend conseil sans vous en parler:
Le conjoint qui ne bosse pas dans la boite mais qui l’influence.
Le parent qui sait tout et sans lequel il ne décide rien.
Le mentor sans lequel il ne bouge pas le petit doigt.
Surtout qu’il communique ses décisions aux équipes voire aux clients à nouveau sans vous en avertir.
Conséquence : les collaborateurs ne savent plus à qui se fier. Vous non plus.
Un bon associé se tient au plan d’action que vous avez convenu ensemble ou, au minimum, il discute avec vous avant de changer quoi que ce soit. Il n’y a pas de passager invisible.Avant, vous vous voyiez deux fois par semaine pour faire le point. Aujourd’hui : vos messages restent sans réponse pendant plusieurs jours. Les échanges se limitent à parler météo, enfants ou week-end. Les vrais sujets sont évités.
Vous vous sentez dévalorisé, mis à l’écart.
Un bon associé parle vrai et répond dans les 48 heures à vos messages (sauf exception convenue entre vous pour des congés par exemple).Vous travaillez deux fois plus que lui. Vous portez les équipes, les clients, les dossiers compliqués. Lui arrive plus tard, repart plus tôt, sélectionne les sujets qui l’intéressent.
Et vous ne dites rien. Vous encaissez, encore une fois.
Un bon associé a un degré d’engagement cohérent avec le vôtre sauf si vous avez clairement prévu un déséquilibre et une compensation financière en conséquence.Un déménagement, une nouvelle relation, un mariage, une naissance, un burnout, une maladie, un divorce, un décès. Ce sont des événements qui font partie de la vie.
A première vue, ça n’impacte pas le fonctionnement de l’association. Sauf qu’en réalité, ils ont un impact énorme invisible sur vos relations. Et c’est normal.
Là où ça devient dangereux, c’est quand votre associé met ce qui se passe sous le tapis. Il ne vous parle pas qu’il attend un enfant, ou qu’il est en plein divorce, alors que vous le voyez plus à cran.
Les priorités de votre associé changent sans que vous le réalisiez. Son implication ne suit plus. Vous sentez qu’il n’a plus la tête dans la boite mais tout le monde fait semblant que tout va bien.
A tort, on se tait au lieu de crever l’abcès une fois pour toutes.
Un bon associé ne sous-estime pas ces changements et accepte d’en parler pour réajuster le fonctionnement.C’est le signe le plus insidieux. Vous parlez croissance, il parle « tranquillité ». Vous voulez développer un nouveau marché, il veut réduire la voilure. Vous pensez en termes de stratégie, il pense en termes de confort personnel.
Concrètement, vous n’êtes tout simplement plus en train de construire la même entreprise.
Un bon associé partage avec vous une vision claire, même si vous n’êtes pas d’accord sur tout au quotidien.Le doute ne tombe jamais du ciel. Il naît presque toujours d’un malaise profond refoulé entre associés.
Vous n’êtes plus alignés sur la gestion de l’argent. Vous ne voyez plus l’entreprise de la même façon. Vous ne partagez plus la même dynamique au quotidien.
Le tout est ancré dans un mécanisme que je vois très souvent chez mes clients : l’hyper-adaptation. Vous adoptez – malgré vous – un comportement sacrificiel pour que « ça tienne » :
vous faites le travail de l’associé bordélique au lieu de le responsabiliser ;
vous jouez le pompier de service après chaque colère de votre associé pour rassurer l’équipe ;
vous prenez sur vous les difficultés, en vous disant que « ça ira mieux après ».
Ce type de comportement n’est pas un hasard. Il est souvent lié à des schémas très anciens : une enfance compliquée, une loyauté toxique, l’habitude de se sur-adapter pour la « paix ».
Résultats :
vous n’occupez pas votre place;
l’autre prend de plus en plus de pouvoir;
la relation devient déséquilibrée voire bancale.
Et comme si cela ne suffisait pas, un dialogue de sourds s’installe. Vous parlez, mais l’autre ne vous entend plus. Et les rares fois où il tend l’oreille, il renverse les responsabilités : « le problème, c’est toi ». Malgré tout, vous continuez à lui faire confiance, sans clarté, parce que vous avez encore envie d’y croire.
Vous vous dites :
« Le temps arrangera les choses. »
« On est amis, on va bien finir par se comprendre. »
« Ce n’est pas le moment de faire des vagues. »
En réalité : vous êtes en train de glisser doucement vers le burn-out et, potentiellement, vers la perte de votre identité et de votre société.
Si vous vous reconnaissez dans ces signaux, c’est peut-être simplement que votre associé n’est pas le bon ni pour vous ni pour votre entreprise.
Ce n’est pas forcément un monstre manipulateur ou malhonnête, vous êtes peut-être juste mal assortis, et votre boîte en paie le prix chaque jour.
Comme en couple, vous avez sûrement déjà vu un ami avec « la mauvaise personne». On sent bien que ça ne fonctionnera pas, sans que l’un soit un salaud ou l’autre une victime, et on sait pourtant qu’avec quelqu’un d’autre, ce même ami pourrait être pleinement épanoui.
C’est pareil ici.
Le fait que cet associé ne soit pas le bon ne signifie pas que vous êtes nul, ni que vous êtes condamné à rester seul. Cela veut juste dire qu’un autre partenariat, plus sain, est possible pour vous.
Je sais que vous ressentez sans doute un conflit de loyauté, la peur de perdre ce que vous avez construit, ou même l’angoisse que « le problème, ce soit vous ».
Mais rester dans une association qui vous abîme ne réparera jamais vos peurs.
Chaque jour que vous passez avec un associé qui n’est pas fait pour vous est un jour perdu pour développer une boîte solide avec quelqu’un avec qui ça pourrait, justement, très bien marcher.
Dans la prochaine newsletter, je vous répondrai avec un plan d’action en 6 étapes.
En attendant, je vous propose un exercice que je fais faire à mes clients qui doutent de leur associé et qui ne comprennent pas pourquoi :
chaque fois qu’il y a un accrochage avec votre associé, une promesse non tenue, une décision prise sans vous, un comportement qui vous laisse un goût amer, écrivez simplement « signal » dans un carnet (ou une note sur votre téléphone) ;
à la fin de chaque semaine, comptez combien de fois vous avez écrit ce mot.
Si le nombre de « signaux » augmente de mois en mois, vous n’êtes plus dans la paranoïa, vous êtes face à un problème structurel. Et en l’identifiant, vous avez fait la ½ du chemin.
Vous serez prêt à passer à l’action le mois prochain.
Alors rendez-vous le dimanche 1er mars à 18h.
PS 1 : Si cette édition vous a plu, cliquez sur le ❤️
PS 2: Si vous avez une idée d’un sujet à traiter, posez votre question en commentaire.
Pour mémoire, tout ce que j’écris dans cette newsletter n’est que mon partage d’expérience. C’est là à titre purement informatif. Ceci ne constitue en aucun cas des conseils juridiques pour votre situation spécifique. Chaque cas est unique et différent. Mon but est de partager avec vous, le plus simplement possible, ce que mes clients auraient aimé savoir avant de s’associer ou avant de se séparer.

Comments
Nothing yet. Say the first thing.
Sign in to join the conversation.