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La Source du Logos · Apr 28, 2026

Le Palais - Muxia

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Bertrand Leroy · La Source du Logos

Mercredi 22 avril, 9h30, les amarres sont larguées. Le vent souffle fort dans l’avant-port du Palais à Belle-Île, 20 noeuds de nord-est.

J’aurais aimé attendre le début d’après-midi, car il est prévu que le vent baisse, mais les horaires de l’écluse sont fixes, et la prochaine est à 19h00. Cela me ferait partir de nuit…

Manu m’accompagnera finalement, car cela compte pour lui d’aller saluer l’apôtre Jacques, le Camino est un marqueur dans sa vie, comme dans la vie de beaucoup de pèlerins.

J’avais prévu de faire cette traversée seul, cela me fait hésiter, mais hier, je repensais justement à un passage de l’évangile, Marc 6:7.

Alors il appela les douze, et il commença à les envoyer deux à deux, en leur donnant pouvoir sur les esprits impurs. Il leur prescrivit de ne rien prendre pour le voyace, si ce n’est un bâton; de n’avoir ni pain, ni sac, ni monnaie dans la ceinture; de chausser des sandales, et de ne pas revêtir deux tuniques.

Et je reçois ce passage comme par hasard la veille de partir par Patrice, notre ermite de Champsecret…

« Deux à deux »… Comme les Compagnons sur le Sentier, qui accompagnent toujours à deux, ou comme les Templiers sur leur cheval… Matthieu 18:19 confirme cette nécessité de l’altérité :

Je vous déclare aussi que si deux d'entre vous, sur la terre, s'accordent pour demander quoi que ce soit dans la prière, mon Père qui est dans les cieux le leur donnera. Car là où deux ou trois s'assemblent en mon nom, je suis au milieu d'eux.

L’idée n’est pas de faire un cours de catéchisme, je vous rassure, mais de rappeler en quoi l’enseignement du Christ s’exprime bien souvent à contre-courant de notre époque et de nombreux mouvements spirituels modernes. Il gratte, il démange, il dérange même, pour mieux ranger.

Car être à contre-courant du monde, se frictionner à la vie, la laisser nous pétrir, c’est aussi cette idée de l’incarnation et de remonter jusqu’à La Source du Logos : ne pas s’abandonner au confort, à la fameuse pente de l’apostasie (cf. Note théologique La pente : l’apostasie par le confort).

Le Sentier lui-même est à contre-courant : nous arrivons le soir quand les touristes partent, et partons le matin quand les touristes arrivent. Nous abandonnons le confort de nos maisons, de nos habitudes, le sucre de nos vies, pour transpirer, suer, pleurer, saigner. La sueur, les larmes et le sang, ces fameux fluides de la Tradition que le transhumanisme moderne cherche à tarir. Nous devenons de petits poissons remontant le fleuve du progressisme…

Beaucoup de gens subissent la solitude aujourd’hui, mais beaucoup la choisissent aussi. Être accompagné, c’est accepter la vie de l’autre, son chaos, son bruit, ses problèmes :

J’ai perdu des potes, ils s’sont perdus eux-mêmes, tu veux des potes : prends leurs galères avec…

Orelsan - Civilisation

Le Sentier est une grande famille, et effectivement, plus tu as d’amis, plus tu as d’embrouilles, de risques de pleurs, de trahisons, de douleurs partagées, de deuils… Mais plus tu as de joie aussi, de partage, de richesses de point de vue, de couleurs à l’arc-en-ciel de ta vie. Ça parait évident, mais tant de vies deviennent monochrome aujourd’hui, avec des murs couleur gris-taupe…

Actuellement, certaines personnes ne vont plus au cinéma, dérangées par le pop-corn de leur voisin, ne vont plus au restaurant, dérangées par la promiscuité, et ne sortent même plus de chez elles, dérangées par l’odeur et la vie du monde.

Le Covid, le cocooning, le hygge danois, l’insécurité, la guerre, le numérique, le développement personnel, la méditation solitaire et silencieuse, Netflix, Uber Eat, chatGPT, tous ces événements pourtant éloignés finissent par décrire une tendance, celle du repli sur soi, d’un confinement volontaire, bien plus pratique pour le contrôle politique d’un pays que des gilets jaunes sur un rond-point faisant griller des merguez, loin de leur télé, et qui échangent sur le référendum d’initiative citoyenne…

Le Christ ne voulait pas de ce confinement. Pas seulement pour des raisons de sécurité (c’est moins dangereux de voyager accompagné que seul, c’est évident). Non, il savait qu’il était nécessaire d’être deux pour ressentir le monde, pour que celui-ci ne devienne justement pas une hallucination, comme cela a pu se produire pendant l’isolement du Covid et la flambée des théories conspirationnistes par exemple, terre plate et autres. Si l’autre ne nous rectifie plus, qui peut le faire ?

Narcisse ne se noie pas dans le regard de l’autre, il se noie dans son propre reflet…

Alors voilà, je m’éloigne un peu du journal de bord, mais je voulais poser le décor. Relier Muxia à la voile pour marcher jusqu’à Saint Jacques de Compostelle, c’est une démarche pèlerine, donc autant suivre la règle, et y aller à deux. Cela introduit une évolution intéressante au voyage : au fur et à mesure que je m’éloigne de Champsecret et que je me rapproche de Symi, le monde s’efface progressivement. Un groupe du Sentier au début d’une vingtaine de personnes, quelques compagnons pendant la traversée de la Bretagne, mon meilleur ami pour l’Atlantique, et sûrement la solitude pour la Méditerranée.

L’église de Pierre, exotérique, structurelle et familiale au début, l’église de Jacques ensuite, ésotérique, pèlerine et évangélisatrice, et enfin l’église de Jean, mystique et solitaire, silencieuse…

Certes j’ai préparé ce projet seul avec Valérie et mon père, et c’est toute ma vie que j’ai mis dedans. Je n’ai plus d’argent sur mon compte, j’ai passé des centaines d’heures à regrouper les fonds, créer la campagne Ulule, à réfléchir au sens de ce voyage, à équiper et préparer le bateau. Et c’est Valérie qui reste seule à la maison à m’attendre, alors qu’elle a tout supporté, et Manu qui débarque. Mon orgueil, ce côté obscur, ce tonnerre à l’intérieur de moi est dérangé. Moi aussi j’aurais bien aimé arriver quand tout est prêt, ne rien débourser et monter à bord d’un projet déjà ficelé avec juste mon sac à dos. Je décide de ne pas écouter cette voix là. J’ai toujours tout partagé dans ma vie, le Sentier, ma maison, le Secret Knight, pourquoi ne pas partager ce projet Symi. Ce sera moins héroïque qu’une traversée solitaire, mais je ne cherche pas à être un héros, je cherche la paix. Nous créerons des souvenirs inoubliables…

Alors voilà, nous partons. La sortie du port est très musclée, 25 noeuds c’est beaucoup sur un petit bateau. Un ferry approche, sa sirène hurle, il faut s’éloigner de lui. Des vagues de deux mètres, je pousse l’accélérateur du moteur, de la fumée s’échappe dans la cabine. Je comprends aussitôt que le coude d’échappement vient de me lâcher. Je le savais fragile, mais je pensais qu’il pourrait tenir encore un peu.

Nous hissons les voiles rapidement, et je coupe le moteur. Il faut vite analyser la situation : rentrer ou continuer. Rentrer, ça veut dire se retrouver avec 25 noeuds de vent à tirer des bords face au vent pour retourner au port. Continuer, ça veut dire que c’est parti pour au minimum 3 jours et 3 nuits de mer au large sans moteur…

Continuons.

Après tout c’est un bateau à voile, pas à moteur.

Et l’idée que je porte est de retrouver le rythme du vent et de la nature. Être bloqué au large dans un calme plat ne m’effraie pas, j’ai des réserves d’eau et de vivres. La météo annoncée pour la semaine est correcte, pas de dépression en vue les prochains jours, juste un vent de nord-est qui nous portera jusqu’en Galice…

Le vent est stable à 25 noeuds, je prends un ris dans la grand voile, enroule le génois et prend le cap au 220° vers Muxia… Ça aurait été trop simple, nous recevons un message VHF d’un bâtiment militaire de la Marine Nationale, à 3 milles en face nous. « Ancolie, ne descendez pas plus au sud, nous effectuons des exercices de tir ! ». Sympa de prévenir, je vais faire ce que je peux pour ne pas plus descendre au sud, mais je ne vais pas mettre le moteur pour remonter face au vent non plus… Je surveille la carte, allez, ça passe, j’arrive à remonter au 270° quelques milles, et plus de nouvelles de l’armée…

Comme prévu, le vent commence à faiblir en fin d’après-midi. Nous sommes déjà loin de Belle-Île, nous ne distinguons plus les terres. Grand Large, nous voilà !

Dans la cabine, j’entends des ultra-sons, un sifflement très aigu. Manu ne l’entend pas. Je sors dans le cockpit et me retrouve accueilli pas une dizaine de dauphins qui filent à travers notre sillage. Avec le coucher de soleil, le spectacle est magnifique…

Pendant les 4 jours de traversée (oui, je spoile un peu), ils ne nous quitteront quasiment jamais (je n’imagine pas que ce soit les mêmes, mais je n’ai pas eu le temps de leur trouver de signes distinctifs)…

Nous franchissons la ligne de faille continentale en début de nuit. L’alarme du sondeur s’active comme pour les hauts-fonds. En un instant, nous passons de 100 mètres de fond à près de 4000 mètres, le sondeur panique !

Cette première nuit est calme, le bateau file à 4-5 noeuds. Vers les deux heures du matin, la VHF résonne dans la cabine.

« Ancolie, Ancolie, Ancolie, ici Pont Aven, Pont Aven, Pont Aven, vos feux de navigation sont éteints, je ne vous vois pas ! »

Je regarde l’écran de l’iPad, effectivement je vois le bateau. Pas d’alarme car pas de route de collision. Je sors dans le cockpit, là aussi je vois le bateau. J’aurais pu faire l’inverse, ça aurait été plus humain et marin. Mas il est loin, tout va bien.

J’ai bel et bien oublié d’allumer mes feux, en même temps ça m’arrangeait bien de ne pas trop consommer d’électricité, car pas de moteur pour recharger les batteries.

« Pont Aven, vous me voyez sur l’AIS ? »

« Affirmatif ! »

« Merci de m’avoir prévenu, j’allume mes feux ! »

Bonne nouvelle, l’AIS fonctionne dans les deux sens !

Voilà l’événement marquant de la nuit… C’est pas grand chose, mais il faut savoir que sur un bateau, quand la mer est bonne et que les voiles sont bien réglées, il n’y a pas grand chose à faire le jour, et encore moins la nuit !

Ce n’est pas trop le moment de pêcher, compliqué de remonter un poisson à 3 heures du matin, et on ne voit rien dehors, nouvelle Lune oblige.

On se relaie avec Manu, le pilote automatique gère le cap. Pas trop de pression…

J’ai vécu ces moments il y a à peine une semaine, et déjà ils s’effacent comme un rêve de ma mémoire. Ça me fait comme pour les Sentiers, et c’est vraiment cette sensation du rêve qui prédomine dans mon existence. Car après tout, malgré notre ego, malgré nos illusions, malgré nos joies et nos peines, qu’est-ce qui différencie nos vies d’un rêve prolongé ?

Ces 4 jours et 3 nuits de traversée sur l’eau ont la même consistance que le rêve. Une barque fendant les flots au milieu de nulle part. Du vide, et du plein. De la lumière le jour, des ténèbres la nuit. Rien à faire, tout à être. Que voulez-vous que je vous raconte ? Mes méditations ? C’est ce que je fais finalement ici. Les couleurs de l’océan ? Du bleu, conjugué avec plein d’adjectif que je n’ai pas le temps de chercher. La petite hirondelle qui a dormi avec nous une nuit, le petit pouillot qui s’est posé sur mon duvet un matin dans la cabine ? Les dauphins, encore ? Non, je ne veux pas m’éterniser sur ce rêve, je le ferai sûrement plus tard, si je reçois l’inspiration. Je l’ai filmé aussi, régulièrement, donc vous aurez des images.

Mais c’est important que ces moments existent où le vide, le rêve et le réel se superposent, comme des prémisses de l’infini qui nous attend.

Au moment de mourir, tout s’efface, comme quand le jour se lève et que nous nous réveillons dans notre lit, que le rêve de notre nuit se dissipe, que le Sentier de Beltaine s’efface pour celui de Litha.

Nos souvenirs, notre histoire, nos liens, tout disparaît.

Et encore il n’y a même pas besoin de mourir pour oublier tout ça, les personnes souffrant d’Alzheimer nous le rappellent souvent avec tristesse.

Nous passerons tous par ce feu purificateur de l’oubli. Et ce que j’aime dans la Foi, c’est cette promesse que l’Amour subsiste, et que nous l’emmenons avec nous. Ou que l’Amour nous emmène avec lui…

Mais la Foi, tout le monde ne l’a pas, ou ne la cherche pas. Pour beaucoup, il n’y a rien après, et ça leur va très bien. Mais dans ce cas, c’est qu’il n’y a déjà rien ici, que tout ne vaut déjà rien ?

Bon, c’est l’occasion pour moi de faire la transition entre ce thème de l’oubli et de la mort, avec la fameuse Costa da Morte. Car c’est là qu’à sonné le réveil de ce long rêve de 85 heures… La Côte de la Mort…

Ce n’était qu’un nom sur une carte, c’est devenu une marque sur mon territoire…

Il ne nous reste plus qu’une cinquantaine de milles à parcourir, le timing est bon, nous devrions arriver juste avant la nuit. Nous sommes vent arrière, pleine voiles, pleine balle. Des surfs réguliers à 9 noeuds, un vent établi à 20 noeuds. On rattrape les milles que nous avons perdus la nuit dernière, quand le vent est tombé et que j’ai affalé les voiles pour dormir un peu, laissant Ancolie dériver sur une mer calme.

Mais alors que nous nous rapprochons de la côte, le vent forcit. Un empennage involontaire arrive. Le génois tangonné prend à contre, la bôme de grand voile s’apprête à balayer le cockpit, d’une force capable de rompre une nuque comme une allumette. Je vois la scène au ralenti, je vois le rail d’écoute s’arracher, un hauban exploser, le bateau se coucher… Mais rien de tout cela ! Incroyable, mon erreur de cap est pardonnée, la voile se gonfle, se soulève, et empanne en douceur. Pourquoi ? Je ne sais pas, mais je remercie ! J’enroule le génois, ça ne changera rien à notre vitesse, et ce sera plus sécuritaire.

Je dois alors intervenir en visioconférence pour la journée portes-ouvertes du Sentier à Champsecret. Parler du voyage, filmer la mer… Pas trop la tête à ça du coup, mais il faut le faire ! Et ça me fait plaisir d’avoir des nouvelles de la terre ferme.

Mais ce moment m’éloigne du présent. J’en oublie ce premier signe de prudence donné par l’empennage. Le vent semble tomber, on arrive bientôt, plus qu’un cap à passer, Cabo Vilan.

Erreur, le vent ne tombe pas, il forcit. Et ce cap porte en lui tout ce que les récits de pirates et de naufrages ont laissé comme trace dans mon inconscient : des rochers acérés comme des dents de requin, des gerbes d’eau qui jaillissent à chaque vague, des falaises escarpées. Et la lumière du jour qui commence à décliner.

L’anémomètre monte à 30 noeuds, je suis plein vent arrière, sans ris dans la voile, heureusement sans génois. Le surfs montent à 11 noeuds, Ancolie vibre de toute sa coque, son gouvernail tremble. Deux mains suffisent à peine à tenir la barre, mes muscles fatiguent. Heureusement le pilote automatique ne se plaint pas quand je le branche, la machine est là, imperturbable, mais insensible à certaines variations de la direction du vent.

Au vent arrière, à cette vitesse, une erreur de quelques degrés et le vent détruit la voilure. La Costa da Morte est à bâbord, à un mille et demi à peine. Je sais qu’elle s’appelle comme ça à cause des nombreux naufrages qui y ont eu lieu.

Je me cramponne à la barre, prêt à éjecter le pilote à sa moindre erreur ou embardée.

Le vent m’empêche de m’éloigner de la côte, les vagues enflent, je n’ai pas de moteur. Prendre un ris serait une opération risquée, du fait de l’état de la mer, et mettre Ancolie au prés serait très compliqué.

Il faut que ça passe comme ça, ça va passer. Nous allons frôler cette côte et pouvoir enfin ralentir de l’autre côté de ce cap.

Du réel brut, sans filet, ou chaque instant peut être le dernier…

Nous ne sommes plus habitués à vivre ainsi, sans bretelles de sécurité. Enfin je ne le suis pas. Certaines personnes aiment escalader des pitons rocheux sans assurance, pour sentir ce souffle où chaque erreur est fatale, et où l’esprit se dissocie.

Car oui, je trouve qu’il y a une forme de dissociation dans ces moments. Le réel est si brut qu’il semble irréel justement, comme si un voile nous entourant au quotidien s’éclaircissait. C’est pile ou face, pile tu vis, face tu meurs. Mais l’esprit ne réalise pas bien tant c’est nouveau pour lui.

Je repense aux victimes de l’incendie en Suisse dans la boîte de nuit, tous ces jeunes qui regardaient le feu se propager sans bouger, frappés de stupeur. Ce n’est pas possible ? ça ne peut pas être vrai ? ça ne peut pas s’arrêter comme ça ? c’est une blague. Et pourtant si, ça s’est arrêté pour eux… dans un chagrin lourd à porter pour leurs familles.

Tout bascule toujours en une seconde.

Je sens l’adrénaline dans mes veines ronger mes pensées, purifier mon esprit, dissoudre l’insignifiance.

La côte défile à vive allure. Les rochers gardent leur distance, ce n’est pas mieux, mais ce n’est pas pire.

Ancolie file à toute vitesse. Au moins cette côte passera vite !

Je suis un peu dans un état de choc lorsqu’enfin la port de Muxia se dessine à l’horizon et que nous pénétrons dans le calme de sa baie.

Nous sommes passés, nous sommes vivants.

Nous aurions pu ne pas passer, et ne plus être vivants.

Qu’est-ce qui décide, ou qui est-ce qui décide ?

Nous allumons le moteur au dernier moment, pour qu’il nous guide jusqu’à notre place de port. La nuit est tombée, le moteur n’a même pas la puissance nécessaire pour m’empêcher d’heurter doucement le quai.

Je range le bateau rapidement, mais précisément. Je remets Lumière sur son autel, j’allume une neuvaine à Saint Michel, Ancolie redevient ce petit cocon de douceur.

Avec Manu, nous nous ouvrons une bière, puis deux, puis une bouteille de vin, et une boîte de choucroute ! Joie !

Qu’il est bon d’être vivant…

Je m’endors dans un sentiment étrange, bienveillant, avec l’impression d’être passé au travers du chas de l’aiguille. D’arriver vivant dans un nouveau monde inconnu, où une autre version de moi s’est peut-être échouée sur la Côte de la Mort.

Mourir, c’est renaître.

Pile, ou face.

L’aventure continue, direction Saint Jacques, 4 jours de marche !

PS: désolé pour les fautes qu’il rester, et le format un peu brut de l’écriture, mais je ne souhaite pas utiliser l’IA pour me corriger ou lisser ce texte. Nos imperfections seront bientôt nos plus beaux trésors ! Je retravaillerai tout ça plus tard…

Read the original on lasourcedulogos.substack.com

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