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La Newsletter de Komune · Jun 9, 2026

"Qui suis-je ?" : grandir et construire son identité dans l’adoption transraciale

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Komune Média · La Newsletter de Komune

✍️ Ayumi Thibaut, journaliste à Komune

En France, l’adoption internationale (qui est souvent transraciale) s’est effondrée, sur fond de scandales, de déracinement et de questions éthiques qui pèsent sur les parcours des enfants adoptés.

L’adoption transraciale désigne la situation dans laquelle un enfant est adopté par des parents appartenant à une catégorie raciale différente de celle à laquelle il est socialement associé. Dans les pays occidentaux, elle concerne le plus souvent des enfants non blancs adoptés par des familles blanches.

Si le terme de “race” n’a aucune réalité biologique, il demeure une construction sociale qui produit des effets bien réels, comme des discriminations, sur les trajectoires individuelles.

L’adoption d’un enfant non blanc par une famille blanche n’est pas neutre. Dans une société où la blanchité demeure largement la norme, grandir au sein du groupe majoritaire tout en étant perçu comme différent par le regard extérieur peut façonner en profondeur la construction de soi. Entre sentiment d’appartenance à la famille adoptive, expériences de racisme, éloignement de la culture d’origine et quête de repères identitaires, les personnes adoptées transracialement sont souvent amenées à naviguer entre plusieurs mondes. Si chaque parcours est singulier, beaucoup décrivent une réflexion particulière sur la question de l’identité, de la place et des origines.

À travers leurs mots, cinq personnes racontent la quête intime, parfois douloureuse, d’une place à soi entre deux mondes.

⚠️ Cet article ne vise pas à traiter l’ensemble des violences et dérives associées à l’adoption, ni leurs conséquences psychiques parfois profondes et graves sur les personnes adoptées. Ces questions mériteraient à elles seules un article dédié. Ici, nous avons choisi de mettre en lumière les expériences de personnes adoptées transracialement, en particulier leur rapport à l’identité, aux origines et au sentiment d’appartenance.

Margot participant à une simulation d’intervention de pompiers sur le lieu de travail de son père © Margot R.

Margot a 24 ans. Elle étudie l’information-communication à Rennes. Son histoire commence à plusieurs milliers de kilomètres de là, en Éthiopie. Bébé, elle est retrouvée près d’une ferme par un homme qui la conduit à l’orphelinat le plus proche. À ses neuf mois, elle est adoptée par une famille française.

Elle grandit à Angers, entourée de ses parents adoptifs et de leur fils. Son enfance est heureuse et les questions sur ses origines restent longtemps un non-sujet. À l’adolescence, les premières interrogations émergent. Au collège, en observant ses camarades grandir au sein de leurs familles biologiques, elle commence à ressentir un décalage.

“Bounty”, la surnomment certains camarades : noire à l’extérieur, blanche à l’intérieur. Une étiquette qui la renvoie sans cesse à une question : quelle est sa place ? Ces derniers mois, cette réflexion s’est imposée avec plus d’intensité : Qui suis-je ?”.

Une quête identitaire nourrie par les rencontres qu’elle a faites au fil des années avec des personnes héritières de l’immigration ou de familles biculturelles. Loin de l’apaiser, ces échanges ont mis en lumière ce qu’elle ignore de ses propres racines. “Eux ont une culture, une langue, des parents. Moi, je ne saurais même pas dire quelles langues on parle en Éthiopie”, confie-t-elle avec à la fois une pointe d’ironie et de honte.

Quand on est adopté, il y a une véritable quête de soi. On ne sait pas toujours qui on est, alors on avance sur des bases fragiles” analyse Margot. Pour combler ce vide, elle entreprend aujourd’hui de se reconnecter à ses origines éthiopiennes. Au fil des documentaires, des lectures et des rencontres, elle tisse peu à peu un lien avec son pays natal. Une manière de mieux comprendre son histoire, et peut-être, un jour, de fouler la terre de ses ancêtres.

Rahel petite, jouant dans sa maison en France © Rahel B.

Entre 1998 et 2000, une guerre éclate entre l’Éthiopie et l’Érythrée. Elle fait des dizaines de milliers de victimes. Même après la fin des combats, les mines antipersonnel abandonnées continuent de traumatiser les populations. Dissimulés sous terre, ces engins explosifs sont conçus pour se déclencher au moindre contact.

Au début des années 2000, près de la ville de Debre Berhan, deux petites filles âgées de deux ou trois ans jouent à l’extérieur lorsqu’elles découvrent un objet métallique. Intriguées, elles s’en approchent et le manipulent. L’objet est une mine antipersonnel. L’explosion est immédiate. L’une des enfants perd totalement la vue. L’autre, Rahel, perd un œil.

Quelques années plus tard, en 2002, Rahel et sa sœur sont adoptées par une famille française. Elles s’installent dans un petit village près de Tours. Au sein de leur nouveau foyer, elles ne sont pas les seules enfants adoptées : la famille compte au total cinq enfants originaires d’Éthiopie. “J’avais déjà ma sœur avec moi quand je suis arrivée, donc ça m’a rassurée. Et puis j’ai eu des sœurs et un frère qui venaient du même pays que moi. Nos origines nous ont rapprochées”, raconte-t-elle.

Sa mère adoptive, d’origine allemande, a également joué un rôle important dans sa construction identitaire. Rahel estime que cette double culture familiale a favorisé une meilleure compréhension des questions liées aux origines. “Je pense que les parents adoptifs doivent accepter que leur enfant ne vient pas d’eux et qu’il appartient aussi à une autre histoire, à une autre famille”, affirme-t-elle.

Cette idée rejoint ce qu’explique la militante antiraciste et féministe adoptée, Johee Bourgain, à propos du mythe de la “page blanche” : l’idée fausse selon laquelle un enfant adopté n’aurait plus de passé une fois accueilli dans sa nouvelle famille. Dans le même sens, le psychologue Richard M. Lee parle du “paradoxe de l’adoption transraciale. Un phénomène qui se caractérise d’un côté par un enfant adopté racialement “différent” de sa famille et de la majorité de la population dans laquelle il réside, tout en étant culturellement et socialement intégré comme un membre de cette même majorité.

Et pour gérer ce paradoxe, certaines familles adoptantes optent, parfois sans s’en rendre compte, pour une approche “colorblind”. Elles traitent l’enfant comme s’il n’y avait pas de différences raciales entre eux, en minimisant ou en niant les expériences spécifiques, notamment de racisme, pouvant être vécues par l’enfant.

Pour Richard M. Lee, il est préférable de reconnaître la culture d’origine de l’enfant et de parler ouvertement du racisme plutôt que d’ignorer ces réalités. Il plaide pour une implication active des parents adoptifs, qui doivent à la fois valoriser les origines de leur enfant, le préparer aux discriminations auxquelles il pourrait être confronté et l’aider à construire une identité unique.

Les parents de Rahel, eux, ont toujours encouragé leurs enfants à découvrir leur culture d’origine, notamment à travers des rencontres avec des Éthiopiens, mais aussi par le voyage. En 2015, après plusieurs années d’économies, la famille se rend en Éthiopie. Rahel a alors 16 ans. Sur place, elle retrouve sa mère biologique ainsi que ses frères et sœurs. Grâce à l’aide d’un traducteur, les échanges deviennent possibles. Un moment bouleversant. Si elle n’a pas encore eu l’occasion de retourner en Éthiopie depuis ce voyage, elle est restée en contact avec un cousin qui lui donne régulièrement des nouvelles de sa famille biologique.

Âgée de 27 ans, Rahel est aujourd’hui diplômée en administration économique et sociale et travaille comme intérimaire à Clermont-Ferrand. Elle utilise les réseaux sociaux pour sensibiliser à l’adoption internationale ainsi qu’aux conséquences des mines antipersonnel dans les zones de conflit. Entre son passé en Éthiopie et sa vie en France, elle a construit un équilibre qui lui permet d’avancer sans renier aucune partie de son histoire.

Une des premières photos de Mehdi avec ses parents lors de son adoption à Madagascar © Mehdi B.

Mehdi se considère comme chanceux. Né à Madagascar, il est adopté en 2000 par une famille française alors qu’il n’a qu’un an. Il grandit en Lozère auprès de ses parents adoptifs et de leurs enfants, ses deux grands frères. Très tôt, l’adoption fait partie de son histoire familiale, sans jamais devenir un facteur de différence.

J’ai toujours su que j’avais été adopté, mais on ne m’a jamais fait sentir différent”, raconte-t-il. Dans sa famille, il ne s’est jamais senti ni à part, ni illégitime. Cette stabilité lui a permis de grandir sans remettre en question sa place auprès des siens.

Pour autant, ses parents, comme Rahel, n’ont jamais ignoré ses origines. “Si j’avais eu envie de retourner à Madagascar ou de rechercher les personnes qui m’ont mis au monde, ils auraient respecté ce choix”, explique-t-il.

En 2015, à l’âge de 16 ans, Mehdi retourne pour la première fois dans son pays natal. Il découvre Antananarivo, sa ville de naissance, et rencontre sa mère biologique. Un moment fort, chargé d’émotions. “Je pense que j’avais besoin de ça. J’avais besoin de savoir si elle était en vie ou non”, confie-t-il.

Ce voyage lui apporte les réponses qu’il cherchait. Il lui permet de refermer certaines interrogations et d’avancer plus sereinement. Pourtant, contrairement à d’autres personnes adoptées qui ressentent un attachement profond à leur pays d’origine après un tel retour, Mehdi ne nourrit pas le désir d’y retourner régulièrement. “Si j’ai 2 000 euros à mettre dans un voyage, ce ne sera pas pour Madagascar, parce que je l’ai déjà fait”, affirme-t-il.

Pour lui, ce voyage représentait davantage une étape qu’un retour aux sources. “J’ai ce sentiment d’être ultra-occidental”, résume-t-il. “On me dit souvent que je ne parle pas beaucoup de mes origines. Mais ce n’est pas parce que je suis adopté que je dois absolument y être attaché. Je n’aime pas le déterminisme”, souligne-t-il.

À 27 ans, Mehdi affiche une assurance tranquille. Une confiance qu’il attribue en grande partie à l’éducation qu’il a reçue. “Si je ne me pose pas plus de questions aujourd’hui, c’est avant tout grâce aux personnes autour de moi, qui m’ont laissé le choix d’être qui je voulais être”, explique-t-il.

Aujourd’hui installé à Lyon, il s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre de sa vie en déménageant à La Réunion. Son regard reste tourné vers l’avenir : “J’aime où j’en suis aujourd’hui et je ne changerais rien.”

Photo de classe de Luc en maternelle © Luc F.

Luc est né au Việt Nam avant d’être adopté à l’âge de six mois par une famille française en 1998. Aujourd’hui âgé de 27 ans, il est juriste d’entreprise à Lyon. Avant de rejoindre la métropole lyonnaise, c’est dans un village de Haute-Loire qu’il a grandi, comme fils unique dans une famille blanche.

Pendant longtemps, cette situation lui paraît “naturelle”. Ce n’est qu’en quittant la campagne pour la ville qu’il mesure pleinement l’impact qu’a eu cet environnement sur sa construction identitaire. “Sur le moment, quand je vivais à la campagne, tout me semblait normal. C’est en prenant du recul que j’ai compris que ce n’était pas aussi simple que je le pensais”, raconte-t-il.

Comme beaucoup de personnes non blanches dans des territoires peu diversifiés, Luc est confronté à des remarques racistes dès son plus jeune âge. Au collège puis au lycée, les imitations “d’accents asiatiques” et les moqueries sur ses traits physiques font partie de son quotidien. Certains proches, avec qui il n’est plus en contact aujourd’hui, avaient eux aussi des comportements problématiques.

Dans son enfance, les personnes non blanches sont rares autour de lui. Les quelques-unes qu’il côtoie sont principalement d’origine algérienne. “On pouvait discuter de certaines expériences communes, mais être asiatique et être algérien, ce n’est pas la même chose. Les réalités sont différentes, explique-t-il.

Son arrivée en ville marque un tournant. Pour la première fois, il évolue dans un environnement où la diversité culturelle est visible et assumée. “J’ai rencontré des personnes qui me ressemblaient. Les discussions sur le racisme étaient plus ouvertes et la culture était à portée de main”, se souvient-il.

Cette nouvelle réalité lui permet de porter un regard différent sur son passé. Ce qu’il considérait autrefois comme de simples plaisanteries lui apparaît désormais comme des formes de racisme largement banalisées. “Dans les milieux ruraux, beaucoup de personnes sont blanches. Il est donc parfois plus difficile pour elles de comprendre que le racisme existe et qu’il est systémique”, analyse-t-il.

La ville devient alors un espace d’émancipation. Elle lui offre la possibilité de mieux comprendre son identité, de rencontrer d’autres personnes partageant des expériences similaires et de trouver sa place entre les différentes dimensions de son histoire.

En 2025, Luc franchit une nouvelle étape en retournant pour la première fois au Việt Nam. Ce voyage lui permet de découvrir son pays natal autrement qu’à travers les récits ou les documents administratifs. Il y trouve une forme d’apaisement. “Là-bas, personne ne me regarde comme quelqu’un de différent”, résume-t-il.

Cette expérience renforce son désir de renouer avec ses origines. Il prévoit déjà d’y retourner prochainement. Aujourd’hui, il semble avoir trouvé un équilibre entre le Việt Nam, son pays natal, et la France, qui l’a vu grandir.

Hye-Mee en vacances à la montagne avec ses parents à ses 3 ans © Amélie Hye-Mee K. C.

Au premier abord, Hye-Mee dégage une impression d’assurance. À 40 ans, cette architecte à la parole posée semble parfaitement savoir où elle va. Pourtant, derrière cette confiance se cache un long parcours de reconstruction.

Originaire de Corée du Sud, Hye-Mee est adoptée à l’âge de trois mois et grandit dans un village du Finistère. Tout comme Luc, dans cet environnement majoritairement blanc, elle se sent rapidement très différente et fait face au racisme.

Lorsqu’elle tente d’évoquer ces expériences, elle se heurte souvent à l’incompréhension de son entourage. “Mais non, les Asiatiques, ce n’est pas pareil que les Noirs ou les Arabes”, “Tu es notre fille”, ou encore “T’en fais beaucoup, non ?”. De plus, ses parents biologiques ont adopté d’autres enfants asiatiques, poussés par des clichés racistes sur cette communauté : “Ils pensaient que les Asiatiques sont dociles, ils me l’ont dit un jour. Ça m’a choquée”.

Comme le souligne Amandine Gay, réalisatrice, autrice et personne adoptée, les enfants asiatiques, notamment coréens, sont très demandés dans l’adoption internationale. Cette “convoitise” s’explique en partie par des stéréotypes racistes, présentés comme positifs, qui les associent à l’obéissance, à la sagesse ou à la facilité d’éducation.

Face à ce type de déni et de clichés, la difficulté à faire reconnaître son vécu l’amène progressivement à se refermer sur elle-même. Très tôt, elle développe une forte capacité d’adaptation, parfois au détriment de ses propres besoins : “J’avais du mal à affirmer mes valeurs, à poser mes limites ou simplement à m’écouter”,“Dans mes relations, j’étais constamment dans l’adaptation aux autres”.

À cette expérience s’ajoute une autre forme de violence : l’hypersexualisation. “On me reprochait souvent de trop sourire, d’être dans la séduction. À force, j’avais fini par intérioriser l’idée que mon comportement était problématique et que j’avais besoin de plaire”, raconte-t-elle.

Depuis ses 25 ans, elle a repris contact avec sa famille biologique coréenne. Avec le temps, le désir de mieux connaître ses origines est devenu de plus en plus présent. Après plusieurs années de réflexion, elle décide de franchir un cap : partir vivre un an en Corée du Sud.

Pour la première fois, elle découvre un environnement dans lequel certains traits de sa personnalité sont accueillis positivement. “Il y avait des parties de moi auxquelles je me suis reconnectée”, raconte-t-elle. “Je suis quelqu’un d’assez spontané et impulsif. Dans ma famille bretonne, ce n’était pas forcément valorisé. En Corée, les gens sont souvent très expressifs. Là-bas, je me suis sentie incroyablement à l’aise”.

Ce changement de regard lui permet également de prendre conscience de nombreuses expériences vécues en France : “En Corée, on ne me reprochait plus de sourire. Au contraire, on me faisait souvent des compliments dessus.”

Aujourd’hui, Hye-Mee est mère d’un enfant de cinq ans. Cette maternité, conjuguée à son installation en tant qu’architecte indépendante, a marqué un nouveau tournant dans sa vie. “Tous ces événements m’ont confrontée à mes fragilités, mais ils m’ont aussi permis de les dépasser”, dit-elle avec fierté.

Au fil des années, elle a également entrepris un important travail thérapeutique, mêlant approches psychocorporelles et énergétiques. “Il reste du chemin et il y en aura probablement toujours. Mais je suis arrivée à un stade où tout cela ne m’empêche plus de vivre”, affirme-t-elle.

Récemment, elle a engagé des démarches pour récupérer son nom de famille coréen, Kwon, une manière de renouer avec une partie de son histoire longtemps mise à distance.

Hye-Mee ne cherche pas à idéaliser l’adoption internationale. Son regard est lucide et critique. “On a subi une forme de traite humaine extrêmement violente. C’est normal que certains d’entre nous portent des blessures importantes. Moi, j’ai eu beaucoup de chance dans mon parcours. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde.”

Beaucoup de familles adoptantes sont encore traversées par un imaginaire du “sauveur blanc” : l’idée qu’un enfant non blanc doit être “secouru” par des adultes occidentaux, au risque d’ignorer ses liens, ses besoins réels et son environnement d’origine. Comme le rappelle Johee Bourgain dans Le Monde, l’adoption ne devrait intervenir qu’en dernier recours, lorsque le maintien de l’enfant dans sa famille, au sens large, n’est pas possible ; or, dans les faits, les pratiques sont souvent en décalage avec ce principe.

Amandine Gay, de son côté, renverse la perspective en posant une question simple mais décisive aux parents adoptants : “Personne ne se demande pourquoi ils ne se déplaceraient pas dans le pays de l’enfant, pourquoi ne deviendraient-ils pas une minorité, pour épargner l’enfant ?”

Longtemps contestée par de nombreux adoptés, l’adoption transnationale et transraciale mérite aujourd’hui d’être interrogées à partir de leurs vécus.

La forte baisse des adoptions internationales ces dernières années pourrait d’ailleurs signaler une prise de conscience progressive : en France, elles sont passées d’environ 4 000 en 2004 à 69 en 2025. Reste à savoir si cette évolution traduit un vrai changement de regard sur l’intérêt de l’enfant, ou simplement une transformation des pratiques.

Le 13 juin 2026, de 14h à 1h, Komune Média, Histoires Crépues et La Fabrique des Soignants vous invitent à “Nous en France”, un festival entièrement dédié aux traces que l’héritage colonial laisse sur les corps.

Au programme : exposition, débat mouvant, lectures, DJ set, concert et bien d’autres encore !

La billetterie est juste ici !

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