Cette newsletter indépendante et sans pub, a pour mission de vous partager mon expertise de 20 ans en matière de fitness, Yoga et santé mentale ainsi que de rendre le bien-être accessible à tous . Le début de cette édition est gratuite , mais l’article complet est réservé aux abonnés premium.
👉 Débloquez tout le contenu (et toutes mes vidéos d’entraînement, ebooks…) en testant l’abonnement gratuit 7 jours.
Hello à tous,
Je ne pouvais pas passer à coté de la journée mondiale du Yoga et ne pas vous parler de mon parcours et de ce que le Yoga m’a apporté durant les 20 dernières années…
C’est une édition très intime qui j’espère vous donnera l’envie de pratiquer un peu ou même beaucoup, avec ou sans moi ! Merci pour votre soutien semaine après semaine.
✨ Le programme « Pause Estivale » continue de vous accompagner tout l’été avec ses 8 escales bien-être tournées au bord du Léman. Ce sont des vidéos accompagnées d’uin carnet de bord pour vous faire du bien pendant l’été. Le programme une fois acheté est accessible à vie !
✨ RETRAITES : Les inscriptions pour notre retraite de 5 jours en Champagne, du 16 au 20 août sont quasi complètes. Il reste 2 places en chambre partagée ou une place en chambre solo ! Et puis, une nouvelle date est arrivée pour cet automne du 23 au 26 octobre 4 jours de cocooning que je vous invite à découvrir juste ici !
✨ Et une nouvelle aventure démarre : mes podcasts La Petite Voix du Bien-être vont désormais être diffusés sur les principales plateformes d’écoute. Vous les retrouverez toujours ici mais tous mes épisodes seront accessible aussi sur Deezer, Apple Podcast, Spotify etc… Une belle façon de continuer à transmettre autrement !! Tellement hâte ❤️ et je compte sur votre soutien pour les faire découvrir à d’autres 🙏🏻
✨ Le Studio : avec les chaleurs montantes, vous avez de nouvelles séances en VOD en format express ! Elles durent 15 min maximum et vous permettent de continuer à bouger même par forte chaleur… On se met en mode canicule mais le mouvement reste la vie !
Aujourd’hui, je déroule mon tapis et vous explique ce que le yoga m’a permis de découvrir en 20 ans. Je vous propose de vous parler sans détour :
✅ de mon hypersensibilité et de la manière dont elle est devenue une force ;
✅ de ce que signifie vraiment « se libérer du connu » ;
✅ de mes angoisses, de mes parts d’ombre et de ce fameux « C’est OK de ne pas toujours être OK » ;
✅ de l’art de poser ses limites ;
✅ de l’acceptation que certaines douleurs font partie de la vie ;
✅ de cette liberté intérieure que le yoga m’a offerte.
✨ En version premium :
✅ Une réflexion plus approfondie autour des Yamas et Niyamas qui ont changé ma manière de vivre.
✅ Une pratique vidéo de yoga de 25 minutes pour revenir à soi lorsque le mental s’emballe.
Si vous êtes prêtes, prêts, c’est parti !
Quelle est ma relation au Yoga ? Dans quel mood je suis…
Il y a vingt ans, je pensais apprendre des postures. Je ne savais pas que j’étais en train d’apprendre à me rencontrer.
À l’époque, j’aurais été incapable d’imaginer la femme que je deviendrais. Une femme plus posée (oui, oui ! je suis sérieuse !), plus solide, et surtout plus libre. Alors, je ne suis pas en train de vous vendre la femme parfaite, mais je peux vous dire que je suis plus alignée que jamais !
Pendant longtemps, pour ne pas dire depuis toujours j’ai eu le sentiment d’être « trop » :
Trop sensible.
Trop émotive.
Trop intense.
Trop anxieuse.
Trop différente.
Et puis le yoga m’a progressivement permis de remettre en question ce questionnement permanent : Et si je n’avais jamais été « trop » ? Et si j’étais simplement en train d’apprendre mon propre mode d’emploi ?
Aujourd’hui, et particulièrement en ce moment, je me remercie d’être celles que je suis :
de m’insurger face au manque de justice pour les femmes et les enfants de notre pays,
de pleurer quand je vois toutes les horreurs que notre espèce se fait,
de ressentir de la joie quand je vois les gens que j’aime heureux dans mon quotidien.
Je sais que c’est désormais OK de vivre aussi intensément tout cela et de ne plus en avoir honte.
Pendant des années, j’ai essayé de cacher mon hypersensibilité. Je la prenais pour une faiblesse.
Mon père m’a toujours dit depuis l’enfance : “Tu ne peux pas te débrouiller toute seule ? Je ne serais pas toujours avec toi!” Ça, c’était quand je revenais de l’école vers 8-9 ans en pleurs parce qu’un autre enfant m’avait blessé (mentalement, ou physiquement).
J’ai compris avec le temps qu’il voulait simplement que j’apprenne à m’endurcir et être moins sensible. Les papas à l’ancienne “made in Algérie” n’avaient pas vraiment le sens de la douceur dans les mots lol. J’espère qu’ils ont changé depuis.
Aujourd’hui, je considère mon hypersensibilité comme l’un de mes plus beaux outils. Mais le chemin n’a pas été simple, j’ai du en faire les frais plus d’une fois et comprendre grâce aux autres, grâce à l’apprentissage de mon écoute intérieur.
Elle me permet notamment de ressentir ce que les gens n’expriment pas toujours avec des mots. Le corps est un outil incroyable quand on apprend à le lire ! J’ai appris à observer les tensions, les peurs, les non-dits. Ce don, me permet encore aujourd’hui d’accompagner avec beaucoup d’empathie des dirigeants, des personnalités publiques ou des personnes comme vous et moi traversant des périodes difficiles.
Je ne viens pourtant pas du milieu dans lequel je travaille principalement. Je n’ai pas grandi dans les codes des CSP++.
Mais grâce au yoga, j’ai compris que l’endroit d’où l’on vient n’est jamais une fatalité. Et pour aller encore plus loin, nous ne sommes pas condamnés à reproduire les schémas de notre famille, de notre environnement ou de notre passé.
Nous avons le droit de choisir. Et c’est merveilleux !
Choisir ce qui nous nourrit. Choisir nos valeurs. Choisir notre façon d’habiter le monde et notre propre monde.
D’une certaine manière, j’ai vécu ce que Krishnamurti appelle « se libérer du connu » !
Pendant des années professionnellement, on a essayé de me définir :
La coach des stars, la coach de sport de Télématin. La fille de la Télé
La femme qui fait du yoga, même que du yoga pour certains 😂
Je suis effectivement tout cela, mais je suis aussi tellement plus !!!
Comment en 3 minutes de chronique le dimanche matin, je peux vous raconter toute une vie, toutes mes facettes ? Et je pourrais être tentée tous les jours de vous exposer ma vie sur les réseaux, dans des vlogs mais… j’ai cette pudeur et puis, le yoga m’a appris à ne plus avoir besoin d’entrer dans une case.
J’ai accepté de ne pas ressembler aux autres même quand on m’a demandé de me déshabiller plus sur les réseaux pour générer du trafic ou à mes début à la TV !
J’ai osé dire non, et accepté aussi de ne pas avoir envie de leur ressembler. Très vite, j’ai compris que mes concurrents n’en étaient pas vraiment. Même si certaines d’entre elles ne le comprenaient pas. Ah ! la bonne vieille notion de sororité idéalisée !
Cela me rappelle un jour une coach dont je ne donnerais pas le nom qui était journaliste à l’époque, qui un jour est venue sur un salon du Yoga où j’exposais. Elle voulait absolument “prendre une photo avec moi” . Quelques heures plus tard, elle repostait : “me voici avec mon homologue fitness au salon du yoga, trop contente !” (le sourire carnassier et sans aucun complexe) et quelques mois plus tard, elle se targait d’être ELLE, la vraie coach des “gens normaux”. Et durant des années, toute sa com aura été sur cette base pour me décrédibiliser et générer du traffic sur ses réseaux ! Ah, c’est beau l’envers du décor et la magie de l’algorithme !!
Petite détail mis à part, je pense véritablement que nous sommes tous uniques. Et à force de vouloir devenir quelqu’un d’autre, on finit parfois par s’éloigner de soi-même.
Alors effectivement, mes proches vous le diront. J’ai des angoisses. Souvent. Certaines me paralysent encore. J’ai des jours où je vais moins vite que je le voudrais (et merci la périménopause d’en rajouter une couche !)
Des jours de doute. Des jours où je me compare avec tout et n’importe qui !
Des jours où je me demande si je suis sur le bon chemin. La gestion d’une entreprise vous pousse constamment à vous remettre en question !
Alors qu’on se le dise, yoga ne m’a pas retirée tout cela. Mais il m’a appris à l’accueillir. À accepter que certaines parties de moi soient encore inquiètes, soient plus sombres. J’ai accepté aussi que mes émotions ne soient pas des ennemies. Elles sont mes messagères comme un GPS.
Sauf que parfois mon GPS intérieur n’a simplement pas fait sa mise à jour. Il continue de croire qu’il faut avoir peur alors que le danger n’existe plus. Des dangers de mon enfance, des dangers de mes expériences pas très agréables passées. Alors je l’écoute, je le rassure et chose que j’ai mis longtemps à accepter, je lui laisse le temps de comprendre pour ce remettre à jour.
Et puis j’avance quand même. C’est de là qu’est né mon mantra :
C’est OK de ne pas toujours être OK.
Parce qu’être vivant, c’est ressentir. D’ailleurs, vous le retrouver sur mes T-shirts, mes sweats dans la Maison Julie Ferrez !
C’est l’un de exercice pour moi qui a été le plus difficile ! Le yoga m’a appris à devenir la gardienne de mon espace intérieur. Un peu comme mon propre garde du corps, ou un physio dans une boîte de nuit très select 😂
Je prend souvent cette image : Notre vie est comme une maison.
On autorise certaines personnes à entrer dans notre jardin, d’autres dans l’entrée. Quelques-unes peuvent nous rendre visite et s’installer dans le salon le temps d’un thé. Et très peu ont accès à la cuisine, là où l’on est véritablement soi et je ne vous parle pas de votre chambre à coucher ou votre salle de bain 🤪
Et la chose que j’ai aussi compris, c’est que je pouvais raccompagner certaines personnes à la porte mais avec douceur, parfois sans colère, sans culpabilité (le plus dure pour moi).
Parce que leurs manières de s’adresser à moi activaient quelque chose en moi qui ne me faisait plus grandir, voire qui me malmenait depuis des années. Même s’ils faisaient partis de ma famille, de mon cercle proche.
Aujourd’hui, je ne cherche plus à convaincre, je ne cherche plus à argumenter non plus. Je raccompagne à la porte et je passe mon chemin.
Croyez-moi, cela fait un grand tri mais quelle immense paix !
Ça aussi, ce n’est pas simple… Parfois, ce sont les personnes les plus proches de nous qui acceptent le moins notre évolution. Je vous parlerais peut être un jour de ma relation à ma mère ! Je suis sûr que cela fera écho chez pas mal d’entre vous !
Parce que notre évolution les bouscule, parce qu’elle a un effet miroir et leur renvoie leurs propres peurs.
Parce qu’elle les oblige à regarder ce qu’elles ne souhaitent pas voir, ce qu’elles n’ont pas osé faire.
Alors plutôt que de subir cette situation, plutôt que de subir les mots qui vous crèvent le coeur, vous culpabilisent, vous trainent dans la boue collante de la culpabilité… J’ai à contre-coeur dû prendre de la distance, couper et cela a été douloureux. Très douloureux.
Et je peux vous dire que parfois, on met énormément de temps à prendre cette décision. À oser stopper cette hémorragie. Cette plaie béante qui ne peut pas cicatriser car vous êtes persuadé qu’en restant dans cette situation, elle ne s’agrandira pas plus. Et puis, vous avez tellement l’habitude de vivre ainsi… Il se passe 10 ans, 20 ans parfois tellement plus…
Mais le yoga m’a appris qu’on pouvait ressentir une douleur sans en faire son identité car la douleur fait partie de la vie. Elle ne nous empêche pas d’avancer, elle nous transforme et permet aussi une autre façon de cicatriser.
Alors aujourd’hui, je peux regarder le chemin parcouru et me dire :
« Cela n’a pas toujours été simple. Mais regarde tout ce que tu as traversé. C’est beau même si c’est difficile»
Et j’en suis profondément reconnaissante.
Après plus de 20 ans de pratique, je suis toujours moi. Je parle encore avec les mains, j’ai le sens chaud, je bouge, je reste méditerranéenne ! Je m’enthousiasme aussi souvent que je doute souvent. Mon petit singe intérieur continue de faire des cabrioles, mais maintenant, on se connait mieux. Je sais reconnaître quand mon égo parle à ma place. Je sais identifier mes peurs qui se cachent derrière certaines réactions. Je sais plus facilement revenir au calme.
Et surtout… Je me sens libre et c’est tellement bon.
Libre d’enseigner comme j’en ai envie.
Libre d’accompagner les gens à ma façon.
Libre de créer une vie qui me ressemble pour ma fille et moi.
Le yoga ne m’a pas rendue meilleure que j’étais. Il m’a aidée à devenir la personne que j’avais toujours eu envie d’être.
Et même les jours où les questions reviennent, je sais désormais une chose : Je suis vivante et libre. Et chaque jour, j’apprends encore.
Je vous l’ai dit plus haut, quand on parle de yoga, on pense souvent aux postures. Mais le véritable yoga commence lorsque on repli son tapis.
J’en parle toujours longuement lors de mes stages, mais il existe quelques principes très simples, vieux de plusieurs milliers d’années, qui ont transformé ma manière de vivre, de travailler, d’aimer et de traverser les difficultés.

Comments
Nothing yet. Say the first thing.
Sign in to join the conversation.