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Jo is anxious(ly) writing · May 24, 2026

La newsletter #14 : Les livres corrigés en 2025 (romance vers.)

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Jo is anxious(ly) writing · Jo is anxious(ly) writing

Incarnat, adj et n.m.

D’un rouge clair et vif (mon ennemi qui ne deviendra jamais mon lover).

Il faut sachez que j’ai un beef avec la couleur rouge. C’est personnel, c’est irrationnel, mais je pourrais provoquer en duel la couleur rouge tellement je la déteste et que sa simple mention est une offense qui ne saurait rester impunie.

  • J’ai commencé à bosser (ou été contactée pour des missions prochaines) par 3 nouvelles éditrices (les éditrices qui se passent mon nom comme on se passe le nom de son chirurgien esthétique fav, des pucettes, vraiment) ;

  • J’ai commencé le tutorat en ligne pour améliorer mon oral en coréen (si jamais vous voulez essayer Preply, peu importe la langue, je vous mets mon code influenceuse pour que vous puissiez bénéficier de réduc : par ici mes stars) ;

  • J’ai bossé H28, mais it’s okay, dans la France à macron, on peut pas se permettre de respirer trop longtemps, sinon faut traverser à nouveau la rue pour trouver du boulot (et j’aime pas sortir de chez moi) ;

  • Peu importe la charge de travail de la journée, j’ai pris la décision de toujours me laisser la place pour une séance de sport (qui aurait cru que j’en ressentirais le besoin pour me sortir la tête du taf 🤠) ;

  • Je me suis fait un hélix (le piercing le moins douloureux en post-piercing de toute ma vie).

Let’s go pour un petit tour d’horizon des romans et livres que j’ai eu la chance de corriger en 2025. Il se peut que j’en oublie, mais je vais faire au mieux pour ne pas en oublier. Bien évidemment, il y en a eu d’autres, avant 2025, et j’essayerai de penser à les inclure, un jour ou l’autre.

Mais commençons en beauté avec les livres de romance contemporaine de 2025, puis on se retrouve après pour parler un peu plus de correction.

Trois romans avec de la diversité et surtout ownvoice, tous sous la direction et l’œil avisé de Delphine Nguyen.

D’ailleurs, Rien n’est parfait et Nous, malgré tout sont tous deux sélectionnés pour le Prix Cendres qui “récompense chaque année un-e auteur-trice de premier roman de littérature jeunesse à destination d’un public de grands adolescents”.

Rien n’est parfait est une romance lesbienne.

Nous malgré tout, une romance halal avec des perso racisés et musulmans (au cas où, vous ne l’auriez pas compris).

Flocons d’Alizée, une romance chrétienne avec des personnages noirs.

Respectivement : une romance dans un manoir entre secrets de famille et seconde chance, une comédie romantique sur la route du Sud, une romance de Noël très grumpy x sunshine et enfin, ma première DR.

Je ne suis pas une lectrice de DR, j’ai beaucoup de choses à reprocher au genre, malgré tout, je sais que Hugo paye attention à ce qu’ils publient en termes de Dark Romance. J’en ai corrigé 3 autres depuis et honnêtement, même si je doute que ça devienne un genre que je lirai pour le plaisir, je dois reconnaître qu’on est loin des horreurs souvent publiées ailleurs.

Ici, nous avons : une romance small town qui aborde des sujets autour de la reconstruction personnelle et de la maladie chronique, une romance saphique (parce qu’on en manque trop encore) et un retravail pour la sortie collector de Silent Fall.

Dernièrement, j’ai soulevé 2 choses sur Threads. Une se voulait funny, mais a été mal reçue par des gens pour qui la compréhension écrite est une matière compliquée (ce qui est sacrément dommage quand on se dit auteur).

L’autre était plus un petit rappel aux lecteur‧ices sur le métier de correctrice.

  1. Le Threads de la discorde

    Forcément, les “oN nE pEuT pLuS rIeN éCrIrE” me sont tombés dessus, jusqu’à remettre en cause mon diplôme.

    Le truc, c’est que vous faites bien ce que vous voulez, mais ça reste un côté de mon métier que de soulever ce genre de choses.

    Un texte se doit d’être cohérent, et si un personnage peut aimer les réf à l’ancienne (ancienneté dont je fais partie, par la même occasion), quand TOUS les personnages n’ont que des références à des séries/musiques/personnages de quand ils n’étaient pas nés - ou presque - forcément ça se voit.

    Il y aura les lecteur‧ices de la même tranche d’âge que l’auteur‧ice qui passeront peut-être au-dessus et puis y a le lectorat de la même tranche d’âge que les perso qui va se dire What are they even talking about?” et ces personnes auront raison.

    Un roman qui se passe en big 2025, avec des perso de 20/21 ans qui n’ont aucune réf actuelles et ne parlent qu’en séries des années 90/Début 2000 ou n’écoutent que du Tragédie, c’est suspect. S’il vous plaît, je compte sur vous pour vous concentrer et noter mon utilisation de “QUE” ou “TOUS”. Je sais que vous êtes des stars et que vous savez lire correctement des propos, ici.

  1. La responsabilité de la‧e correcteur‧ice dans le texte final

Alors, je vous l’accorde, il y a des corrections mal faites, par des gens sans formation ou qui font mal leur travail (et parfois à cause de ME qui exploitent leurs prestataires, ce qui impacte la qualité du travail rendu).

Mais bien souvent, même dans le cadre d’une correction de qualité, il se peut que le texte final ne soit pas à la hauteur du travail qu’on a fourni. Ça m’est arrivé de relire des épreuves et de voir que malgré ma correction, la dernière passe de la part de l’auteurice n’a pas été jusqu’au bout. Et à part le notifier à l’éditrice (qui, très souvent, est dans le même état d’esprit que nous), il n’y a rien à faire.

J’ai encore été confronté à ce cas de figure sur une des dernières corrections, et ça me rend un peu triste, je l’avoue, surtout sur des textes qui sont cool. Alors, la prochaine fois que vous lisez un roman de ME où vous voyez quelques répétitions, pensez-y 🥲.

Je l’ai déjà dit (il me semble), mais je le redis, parce qu’encore trop souvent des auteurs commentent en disant “mais c’est fautif”, alors que non : APRĒS QUE + INDICATIF.

Oui, c’est un peu moche. Mais c’est comme avec l’imprimé léopard, on doit vivre avec.

Je sais que nombre d’entre vous sont là, à l’origine, par rapport à mon activité d’autrice. Or ces derniers mois, je n’aborde plus (ou presque) cet aspect là de ma vie. Tout simplement, parce qu’il ne se passe rien et que je n’ai pas le temps d’écrire (“quand on veut, on peut, bla bla bla”. Déso, j’ai déjà donné par 3 fois dans le burn-out en 33 ans d’existence, j’ai mis 0 étoile sur Trust Pilot, donc je vais éviter de recommencer).

Et qu’au-delà de ça, je fais la paix avec la possibilité que plus rien n’arrive dans ma carrière d’autrice. It’s okay, c’est la vie. Si je publie à nouveau : slay. Si ce n’est pas le cas, it’s okay too.

Alors, peut-être que pour les temps à venir, ma newsletter sera plus tournée vers la correction, le monde édito (j’ai des idées à ce propos) et des petits bouts de vie.

Merci, mes stars 🫶🏽.

Merci d’avoir tout lu, la bise sur vos deux joues et remember :

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Read the original on jorileyblack.substack.com

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