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Newsletter ici&demain · Jun 5, 2026

Adaptation climatique : Comment obtenir un mandat (et un budget) ce trimestre - Newsletter #47

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ici&demain : Nous sommes le cabinet de conseil partenaire des directions RSE et des directions générales. Nos missions : anticiper et opérer les transformations environnementales et sociales pour maitriser les impacts et les risques, optimiser les coûts, engager le collectif, créer les opportunités stratégiques.

✨Ce qui nous a animés cette dernière quinzaine :

Nous avons accompagné un grand acteur de l’énergie sur son premier rapport climat.

Au-delà du volet atténuation, l’exercice a porté sur l’adaptation : analyse de sensibilité aux risques climatiques sur les aléas climatiques (inondations, fortes chaleurs, retrait-gonflement des argiles, vents violents, feux de forêt …), méthodologie adossée à la TRACC (Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique, qui prévoit +2,7 °C en France à horizon 2050 et +4 °C en 2100), identification des actions d’adaptation déjà engagées et à engager, gouvernance dédiée articulant pilotage national et déclinaison territoriale.

Une approche qui illustre exactement le sujet de cette newsletter : faire de l’adaptation un sujet stratégique, et non un volet annexe du plan climat.

Ecrivez-nous !

Vous recevez un vendredi sur deux les meilleures pratiques RSE pour réussir votre transformation. Quand vous êtes prêts à passer à l’action, notre équipe est là pour vous accompagner !

Parlons-en !

Vous le savez, selon la trajectoire de réchauffement de référence, la France connaîtra une hausse des températures de +2 °C dès 2030, de +2,7 °C en 2050 et de +4 °C à l’horizon 2100.

Perte de PIB. Le 3e Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC-3) chiffre la facture de l’inaction : jusqu’à 11 points de PIB perdus à l’horizon 2050 pour la France.

Perte d’EBITDA. les entreprises qui ne s’adaptent pas pourraient perdre jusqu’à 7 % de leur EBITDA d’ici 2035 (Business on the Edge, Forum économique mondial et Accenture décembre 2024).

Cout de l’inaction. La Cour des comptes (septembre 2025) le chiffre : 1,2 point de PIB mondial pour s’adapter, contre 15 points pour l’inaction. Un rapport de 1 à 12.

Et pourtant, 68% des dirigeants français ne considèrent toujours pas l’adaptation comme une priorité stratégique.

Ne nous y trompons pas : l’adaptation au changement climatique n’est pas « un énième sujet ESG ». S’adapter, c’est rendre pérenne son modèle d’affaires. Assurer la santé et la sécurité de ses clients et consommateurs. Sécuriser sa chaine de valeur et éviter les retards et les surcoûts liés aux aléas climatiques. Un sujet essentiel qui illustre la nécessaire conciliation de la stratégie d’une entreprise avec sa stratégie RSE.

Bonne nouvelle : pour vous en saisir, vous n’avez pas besoin d’une armée. ici&demain a observé les pratiques du CAC 40 et accompagne ses clients sur l’adaptation. Dans cette newsletter, nous vous proposons une grille de lecture en 4 fronts, un cas terrain qui prouve qu’on peut transformer le risque physique en business case convaincant, et surtout une to-do list de 3 actions activables en un trimestre. L’objectif : qu’à la fin de cette lecture, vous puissiez inscrire l’adaptation à l’ordre du jour de votre prochain comité des risques, et en repartir avec un mandat, voire un budget.

📖 Anastasia & Pauline, pour ici&demain

Temps de lecture : 7 minutes. Vous n'avez pas le temps ? Scrollez jusqu'en bas pour un résumé en 1 minute.

Le décrochage est saisissant. D’un côté, les chiffres convergent sur les couts de l’inaction. De l’autre, deux dirigeants français sur trois passent leur tour.

Pourquoi ? Parce que l’adaptation reste perçue comme un sujet long, lourd, technique. Comme une dépense plus que comme un investissement. Et parce que, contrairement à l’atténuation, l’adaptation n’a pas (encore) de cadre structurant, comme SBTi pour l’atténuation par exemple.

C’est précisément cette zone grise qui crée l’opportunité.

Sur la base de nos accompagnements et de notre observation du marché, nous avons structuré une grille de lecture en 4 fronts, le canevas que nous appliquons chez nos clients pour amorcer un plan d’adaptation : la gouvernance, la protection des sites et des salariés, l’évolution du modèle d’affaires et des chaines de valeur, et la mesure des effets financiers. Pour bien vous l’illustrer, nous vous emmenons voir les bonnes pratiques des leaders du CAC 40 (Sanofi, Air Liquide, Saint-Gobain, L’Oréal, LVMH, VINCI, AXA).

La gouvernance liée aux sujets climatiques s’est particulièrement renforcée au cours des dernières années et pour cause : la CSRD, mais également d’autres référentiels comme EcoVadis par exemple, demandent que le sujet soit considéré par les organes de gouvernance et qu’ils soient objectivés sur l’atteinte des cibles climat. Certaines entreprises déjà matures sur le sujet d’atténuation renforcent aussi la gouvernance sur l’adaptation, pour faire avancer les deux enjeux en parallèle.

Quelques exemples :

  • Sanofi : la Taskforce for Resilience to Environmental Evolutions supervise les efforts liés à l’adaptation au changement climatique et à la nature. Ce groupe, qui se réunit chaque mois, se compose des membres exécutifs des fonctions RSE, HSE, Environnement, Gestion des risques et Assurances, ainsi que des représentants des fonctions Stratégie, Finance, Affaires juridiques, RSE, Achats, Supply Chain et HSE. Bref, Sanofi a compris la portée du sujet et met tout le monde autour de la table.

  • Air Liquide : une équipe centrale dédiée à l’adaptation assure un rôle de veille et de coordination du processus de management des risques climatiques physiques. Cette équipe dialogue avec les équipes opérationnelles et les équipes qui coordonnent les nouveaux projets pour développer le processus d’identification, d’exposition et d’adaptation aux risques climatiques. Il s’agit, notamment, des membres des équipes de gestion des risques d’entreprise, HSE, d’assurance et de développement durable. Des réunions régulières tout au long de l’année sont prévues pour définir la stratégie et l’approche de l’entreprise et valider les étapes à suivre afin d’intégrer les risques physiques liés au climat dans le système de gestion industrielle du Groupe.

👉 Et chez vous ?

Sur l’adaptation, il n’est pas forcément nécessaire d’avoir une équipe dédiée, mais il est nécessaire d’avoir les bonnes personnes autour de la table. Dans la plupart des entreprises, atténuation et adaptation sont gérées par les mêmes personnes. L’enjeu est de s’assurer qu’à travers le plan de transition et les politiques environnementales, les deux sujets sont bien traités.

Vous pouvez commencer par identifier vos pairs qui traitent du sujet d’adaptation, et sélectionner les bonnes pratiques inspirantes pour les présenter à l’équipe ou la personne en charge des sujets environnementaux et climatiques, ainsi qu’aux responsables de vos principaux sites.

Après la phase de sensibilisation, vous pourrez identifier des pilotes qui pourront porter ces sujets à vos côtés afin de leur donner une dimension stratégique et opérationnelle auprès de votre gouvernance.

Enfin, vous penserez à organiser des rendez-vous réguliers avec les fonctions touchées en première ligne par l’adaptation : industrielles, RH, approvisionnement.

La plupart des entreprises du panel ont déjà ou sont en cours d’identification de leurs principaux risques physiques et de transition, de sorte à pouvoir prioriser les plans d’action, sur des sites plus exposés, par exemple. Parmi ces plans d’action, plusieurs entreprises adaptent les modes de travail pour réduire l’exposition des salariés : vêtements rafraîchissants, capteurs de température, bracelets connectés, etc. D’autres déploient également des plans d’adaptation par site, en commençant par les plus exposés.

Le sujet n’a rien d’anecdotique. Au-delà des coûts directs, les vagues de chaleur dégradent la productivité, augmentent les risques psychosociaux et chimiques (inhalation de substances volatiles), et exposent l’employeur sur le terrain de la santé-sécurité. Bref : un risque opérationnel, juridique et humain.

Quelques exemples :

  • Air Liquide : le Groupe a créé une boîte à outils adaptation pour les filiales : fiches réflexes pour inondation, incendie, vague de chaleur… tous les sites exposés reçoivent ce kit de sensibilisation pour rendre chacun acteur de l’adaptation.

  • Saint-Gobain : en 2022, une étude spécifique de l’exposition des principaux sites a été réalisée. Celle-ci s’est poursuivie d’un plan d’action par sites concernés et de la mise à jour des plans de continuité d’activité intégrant les risques climatiques. En 2025, 14 sites à risques ont été visités pour vérifier spécifiquement leur exposition aux catastrophes naturelles, et plus particulièrement aux inondations. Les équipes RH et EHS ont notamment travaillé sur des outils de prévention pour anticiper la dégradation des conditions de travail lors des canicules et périodes de froid intense.

👉 Et chez vous ?

Même sans grands moyens, des outils gratuits existent en ligne, comme Climadiag (Météo-France), WRI Aqueduct pour le risque eau, ou Géorisques pour les inondations et le retrait-gonflement des argiles. Ils peuvent déjà vous permettre de comprendre vos risques physiques.

De même, des échanges sur les conditions de travail des salariés avec vos équipes QHSE peuvent vous permettre d’engager des discussions et d’anticiper certains risques par des aménagements sur le confort thermique.

Ainsi, pour un acteur de la première vague CSRD que nous accompagnons depuis presque deux ans, nous avons engagé le sujet de l’adaptation en cartographiant les principaux risques physiques sur leurs 10 sites principaux. L’objectif ? Faire en sorte que ce sujet commence à être considéré par les responsables de site mais aussi par la gouvernance.

Une gouvernance qui se saisit des enjeux, des plans d’action de résilience sur les sites et auprès des salariés : l’adaptation fait son chemin dans les grands groupes du CAC. Mais qu’en est-il de l’adaptation de leur modèle d’affaires ? Faut-il sacrifier certaines cultures dans l’alimentation et dans le textile, car trop sujettes aux aléas climatiques ? Faut-il développer de nouvelles offres, pour mieux accompagner les clients dans leur propre adaptation ? À date, la plupart des entreprises se projettent sur un long terme d’une dizaine d’années, qui ne nécessite pas d’envisager un tournant dans leur modèle d’affaires, et ce même si leur chiffre d’affaires est fortement dépendant d’actifs vulnérables aux risques physiques et de transition.

Quelques pionniers commencent toutefois à transformer le risque en opportunité.

Quelques exemples :

  • LVMH : le géant du luxe présente la transition de l’amont de sa chaine de valeur vers l’agriculture régénérative comme un moyen de renforcer la résilience des approvisionnements. Pour certaines activités, dont notamment viticoles, l’adaptation se joue également à plusieurs niveaux : modification des dates de vendange, évolution des modes de conduite des vignes (élargissement des rangs, augmentation de la taille des pieds de vigne, utilisation de l’irrigation dans certains pays…) jusqu’au test de nouveaux cépages.

  • Saint-Gobain : en répondant aux besoins croissants des marchés de la construction confrontés à des phénomènes climatiques plus intenses, Saint-Gobain oriente ses solutions pour améliorer l’isolation et plus largement la conception des bâtiments afin de mieux protéger leurs occupants, notamment dans les pays soumis à une augmentation du nombre de jours de canicule. Pour les pays plus exposés aux risques de tempêtes, des solutions de renforcement, en particulier des toitures peuvent être proposées. De plus, Saint-Gobain inclut dans sa démarche l’impact potentiel des phénomènes climatiques sur les chantiers de ses clients. Des solutions d’amélioration de la productivité ou de préfabrication peuvent être proposées pour mieux organiser les chantiers et améliorer la productivité. Ici, la transformation du modèle d’affaires réside surtout dans la capacité du Groupe à envisager les risques physiques comme un levier d’opportunités business.

  • L’Oréal : ce leader de la cosmétique s’est doté d’un plan d’adaptation structuré en trois axes :

• Un plan de continuité des matières premières : les équipes évaluent l’impact climatique sur toute la chaîne de valeur, avec un focus particulier sur les matières premières végétales. Les actions comprennent la diversification des sources d’approvisionnement, l’adaptation des zones de production, la recherche d’alternatives et la collaboration avec les fournisseurs pour développer des pratiques agricoles plus durables.

• Un plan de continuité des opérations : face aux événements climatiques extrêmes, L’Oréal suit un processus en trois étapes : analyse des scénarios climatiques site par site, intégration des résultats aux revues de risques des sites, élaboration de plans d’adaptation sur mesure, complétés si nécessaire par des audits spécifiques de la résistance des infrastructures.

• Un plan de continuité de consommation des produits : dans un contexte de raréfaction de l’eau, L’Oréal développe des produits et technologies économes en eau pour les marchés soumis au stress hydrique (formules sans rinçage, douchette L’Oréal Water Saver qui réduit la consommation d’eau dans les salons de coiffure). Cette dimension est aussi reliée à la stratégie R&I.

👉 Et chez vous ?

Nous en parlons beaucoup dans nos communications : connaitre sa chaine de valeur, sans forcément aller jusqu'au rang le plus extrêmement en amont ou en aval, est un exercice indispensable pour identifier ses principales dépendances et hotspots. Commencer par cette vision vous aidera ensuite à cartographier les risques physiques et de transition sur votre chaine de valeur et faire de cet outil une clé d'entrée pour définir les ajustements prioritaires à apporter à votre modèle d'affaires.

Si la majorité des entreprises du panel ont défini des cibles en matière d’atténuation du changement climatique, rares sont celles qui ont fait de même sur le sujet de l’adaptation. Et pour cause : avec des analyses de risques encore en cours sur la chaine de valeur et des plans d’action souvent locaux, il n’est pas évident de définir des cibles au niveau du Groupe.

Côté effets financiers, jusqu’à présent, les entreprises soumises à la CSRD ne sont pas tenues de publier les effets financiers liés à leurs impacts, risques et opportunités. Elles peuvent néanmoins communiquer des éléments qualitatifs. Certaines entreprises s’y sont mises (les CAPEX/OPEX répondant à l’objectif d’adaptation au changement climatique dans le cadre de la Taxonomie verte peuvent déjà apporter des éléments), tandis que d’autres préparent une gouvernance dédiée afin d’avancer sur le sujet.

Quelques exemples :

  • VINCI : en 2025, les concessions de VINCI ont convenu que l’ensemble des infrastructures à haut risque engagent la définition d’un plan d’adaptation d’ici fin 2026. Au 31 décembre 2025, 13 % des actifs à haut risque sont couverts par un plan d’adaptation validé. Côté opportunités, le Groupe quantifie les retombées : VINCI apporte des solutions concrètes aux territoires en proposant la construction et le financement de projets d’adaptation des infrastructures ou l’écoconception de bâtiments adaptés. Les projets permettant de lutter contre les inondations ont ainsi représenté plus de 130 millions d’euros de chiffre d’affaires pour les entreprises de VINCI Construction en 2025. Voilà ce qu’on appelle transformer le risque en relais de croissance.

  • AXA : les objectifs adaptation sont quantifiés et intégrés à l’« Indice AXA pour le Progrès », le tableau de bord stratégique du Groupe. Ainsi, le Groupe s’est fixé comme objectif de former 80 000 collaborateurs à l’adaptation, de proposer 20 000 solutions et services d’adaptation aux entreprises, et de financer à hauteur de 0,5 Md€ par an la résilience des communautés.

  • Sanofi : l’impact financier de chaque risque physique ou de transition est décrit de manière synthétique. À titre d’exemple, sur la pénurie de matière première, compte tenu de l’augmentation des dépenses liées aux achats, l’impact financier potentiel serait « moyen » dans un scénario à 1,5 °C et « élevé » dans un scénario à 4 °C. Tous les effets financiers évalués dans cette analyse sont des estimations et non l’anticipation exacte d’un effet financier ; chacun se fonde sur des hypothèses relatives aux activités futures de Sanofi.

  • LVMH : en septembre 2025, une taskforce Sustainable Finance coprésidée par le Directeur Image & Environnement et la Directrice financière du Groupe a été créée pour quantifier financièrement les risques et opportunités climatiques (travaux à partir de 2026).

👉 Et chez vous ?

Nous le disions dans notre newsletter « Parlons d’argent » (#41) : tant que vos enjeux ESG ne sont pas reliés à la marge et au cash-flow, ils restent perçus comme des centres de coûts et passent après dans les arbitrages budgétaires. Sur l’adaptation, la première étape est de relier chaque risque matériel identifié à un driver financier (chiffre d’affaires, marge, CapEx, dépréciation d’actifs), même qualitativement, comme le fait Sanofi. C’est ce langage qui permet au Comex de décider.

Et encore une fois, c’est accessible à tous avec la bonne approche. Sur une unité de production agroalimentaire en Andalousie confrontée au risque eau (cf. notre NL #41), nous avons modélisé un coût d’inaction pouvant atteindre 7,5 M€ sur 10 ans dans un scénario combiné (sécheresse, restrictions opérationnelles et hausse tarifaire). Puis nous avons démontré qu’un investissement de 3,5 M€ dans une station de recyclage générait une VAN de +873 k€ sur 15 ans, un TRI de 9,4 % (supérieur de 3,4 points au coût du financement) et 4,7 M€ d’économies cumulées entre achats d’eau évités et marges sauvegardées. Le langage du Comex. La même méthode s’applique aux autres risques physiques sur vos sites les plus exposés : eau, chaleur, inondations, tempêtes.

Échangeons ensemble 1h pour faire un premier état des lieux : engagement de votre gouvernance, perception de la RSE par vos parties prenantes internes / externes, chantiers en cours ou à lancer... nous vous proposons ensuite une roadmap sur mesure et dimensionnons notre accompagnement pour vous adapter à vos ressources.

Parlons-en !

Bonne nouvelle : pour amorcer le sujet de l’adaptation, vous n’avez pas besoin d’un chantier titanesque. Voici trois actions activables en un trimestre. C’est la méthode que nous avons appliquée chez l’un de nos clients de la première vague CSRD :

Cartographiez vos risques physiques avec les outils gratuits. Climadiag (Météo-France), WRI Aqueduct (stress hydrique), Géorisques (inondations, retrait-gonflement des argiles, mouvements de terrain) couvrent l’essentiel. Quelques jours d’analyse suffisent pour structurer un premier plan par site stratégique.

Identifiez vos sites pilotes et leurs responsables. Pas besoin d’un plan groupe encore une fois : commencez par les sites les plus exposés ou les plus stratégiques, avec les responsables de site et les équipes QHSE.

Inscrivez l’adaptation à l’ordre du jour de votre prochain comité des risques (ou comité d’audit). Une note de 2 pages : exposition des sites, scénarios à 2030 et 2050, premières actions envisagées, ordre de grandeur des effets financiers. Vous repartez avec un mandat, voire un budget, et le sujet sortira enfin de votre seule sphère RSE.

Voici l’essentiel à retenir de cette newsletter :

  1. L’adaptation n’est plus un sujet ESG : c’est un sujet de couts évités et d’EBITDA. Sans adaptation, les entreprises pourraient perdre jusqu’à 7 % de leurs bénéfices d’ici 2035 (WEF × Accenture), 25 % en 2050 dans certains secteurs (BCG). Pourtant, 68 % des dirigeants français ne classent toujours pas l’adaptation parmi leurs priorités stratégiques (DGE).

  1. Les leaders du CAC 40 avancent sur 4 fronts. Gouvernance dédiée (Sanofi avec sa Taskforce Resilience, Air Liquide avec son équipe centrale), protection des sites et des salariés (Air Liquide et sa boîte à outils, Saint-Gobain et ses 14 sites visités en 2025), évolution du modèle d’affaires (LVMH sur la viticulture, Saint-Gobain sur l’isolation, L’Oréal et ses 3 plans de continuité), cibles et effets financiers (VINCI, AXA, Sanofi, LVMH).

  1. Le modèle d’affaires reste l’angle mort. La plupart des groupes ne se projettent pas au-delà de 10 ans, alors que leurs actifs et leur chiffre d’affaires dépendent souvent d’écosystèmes vulnérables. C’est là que se joue la valeur longue.

  1. Pour certains, l’adaptation crée déjà du chiffre d’affaires. VINCI Construction a réalisé plus de 130 M€ de CA en 2025 sur des projets de lutte contre les inondations. Saint-Gobain transforme la canicule en opportunité d’isolation. L’Oréal monétise l’eau économisée avec sa douchette Water Saver. AXA structure une offre dédiée.

  1. Vous n’avez pas besoin d’une armée pour démarrer. Utilisez les outils gratuits sur quelques sites pilotes et présentez votre diagnostic au prochain comité des risques. C’est l’effet de levier le plus rentable de votre feuille de route 2026.

Vous souhaitez cartographier vos risques physiques, identifier vos sites prioritaires ou structurer un premier plan d’adaptation aligné avec votre stratégie ? Nous sommes à votre disposition pour en parler.

Anastasia et Pauline, ainsi que toute l’équipe ici&demain

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