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Newsletter - Ferme des Chantouroux · Jan 5, 2026

Janvier 2026

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Newsletter - Ferme des Chantouroux · Newsletter - Ferme des Chantouroux

La vente à la ferme reprend le 7 janvier.

(Re) découvrez le petit pain sportif, aux fruits (abricots, raisins secs, canneberges) et graines de courge, pour faire le plein d'énergie malgré les températures glaciales de ces derniers jours (400g - 5€)

Couronne des reines briochée : une brioche fondante aux noisettes caramélisées et chocolat noir, avec une fève en porcelaine (pour 6 personnes - 12€) - quantité limitée !! Dispo uniquement les mercredis pour retrait à la ferme

La commune a renommé certaines rues à Nieul. Nous sommes heureux d’être désormais “chemin des Chantouroux”, comme le lieu dit où nous avons la moitié de nos terres, et le nom de la ferme. Il était initialement question d’être “chemin des pommiers”, qui nous semble plus anonyme (et source de confusion, voir notre post sur le nom de la ferme ici).

Depuis le mois de décembre, retrouvez nos farines au magasin Rayons Verts à Limoges, et à partir du mois de janvier nos bocaux épices/olives à la viande de boeuf sont présents au Grand Panier Bio et à la Biocoop de l’Aubre.

(suite des infos de mai 2025 et novembre 2025)

Continuons à parler de biodiversité. Cette fois-ci, pour ne pas rester dans le monde des Bisounours, nous abordons une des difficultés de la cohabitation avec cette faune sauvage que nous accueillons.

Ce qui peut poser problème

Certains animaux présents sur la ferme ont des conséquences directes pour nous.

Les prédateurs d’abord : renards et rapaces s’attaquent parfois à nos poules. Ils peuvent aussi être vecteurs de maladies. Les rongeurs et certains oiseaux nettoient parfois nos semis avant qu’ils ne lèvent. Les blaireaux et sangliers abîment les prairies, les ragondins fragilisent les berges des ruisseaux.

Quand ces animaux s’en prennent à ceux dont nous avons la responsabilité, la colère peut monter. L’envie de s’en débarrasser aussi. Pourtant nous adoptons une position plus mesurée.

Pourquoi ne pas chercher à les éliminer

Tenter de les éliminer ne nous semble pas être la bonne approche, pour plusieurs raisons :

Ça ne marche pas vraiment. C’est une course sans fin. Alors que si l’on « apprend » au prédateur que notre élevage est trop difficile d’accès, on peut espérer être tranquille un moment.

C’est souvent illégal. Beaucoup de ces espèces sont protégées.

C’est contre-productif. Les rapaces régulent aussi les rongeurs, eux-mêmes vecteurs de maladies. On se priverait des bénéfices de tout cet écosystème.

Nous avons choisi une autre voie : être fascinés plutôt qu’en guerre. Ces animaux sont extraordinaires. Le renard, rusé et adaptable. L’autour des palombes (taper sur votre moteur de recherche pour en voir des photos), redoutable chasseur qui fond sur nos poules avec une précision sidérante. Le blaireau, notre petit ours du coin, animal hyper grégaire avec une organisation sociale complexe et des réseaux de terriers impressionnants.

Les connaître, c’est aussi mieux s’en protéger. Par exemple, la mort d’un blaireau désorganise tout son groupe qui se disperse alors plus loin sur le territoire et peut rencontrer nos troupeaux plus facilement. Un argument de plus contre le déterrage.

Nos solutions

D’abord observer et prendre conseil auprès des associations qui nous accompagnent.

Ensuite multiplier les moyens de protection contre la prédation. L’idée est que le danger perçu ou l’énergie à dépenser soit suffisamment importante pour que le prédateur vise d’autres cibles.

Dans les parcours des poules par exemple : poste de radio allumé, abris pour que les poules puissent se cacher, ficelles et rubalise qui bougent au vent, filets électriques.

Pour limiter la transmission de maladies entre animaux sauvages et domestiques : nous remontons la hauteur des abreuvoirs pour éviter que sangliers et chevreuils y aient accès. Nous essayons surtout de limiter les zones boueuses où l’eau stagne, a priori les endroits les plus propices à la transmission.

Une position nuancée sur la régulation

Tout cela ne veut pas dire que nous sommes contre toute forme de régulation ou de chasse. C’est d’ailleurs une leçon de ces deux années d’installation.

Nous n’étions pas très pro-chasse en arrivant, notamment à cause de certaines décisions qui nous semblent hasardeuses : la chasse aux renards, aux blaireaux (qui sont d’ailleurs des alliés des paysans à bien des égards), à certains oiseaux aux populations déclinantes...

Mais être sur le terrain nous a appris que certains chasseurs sont de vrais naturalistes, avec une connaissance et un amour authentiques pour la faune sauvage. Ce serait d’autant plus intéressant de se débarrasser de certaines pratiques comme le déterrage des blaireaux, ou fondées sur de faux arguments de régulation. Et il y a par exemple le sanglier dont les populations explosent et qui causent des dégâts…

D’autant que les écologues nous l’ont appris : la régulation par la prédation (humaine ou animale) n’est pas le seul mécanisme à l’œuvre. Chez de nombreuses espèces, c’est le manque de nourriture qui régule les populations. Les chevreuils par exemple ont moins de petits ou reportent les naissances quand les ressources se font rares.

Résister aux solutions simples, c’est un peu notre tendance. Ça tombe bien, la nature n’en propose pas.

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Read the original on chantouroux.substack.com

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