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C'est vrai ça ? · May 1, 2026

Ultracrépidarianisme, ou lorsque l'on invente le nouveau point Godwin !

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Degun · C'est vrai ça ?

Qui dit 1er mai, dit jour chômé pour la plupart d’entre nous, mais dit aussi retrouvailles en familles, notamment avec tonton Jacques qui croient aux chemtrails et à la 5G dans les vaccins

Nous allons vous aider à converser agréablement avec tonton Jacques, notamment en vous aidant à vous positionner honorablement lors d’un dialogue // échange.

« C’est sympa, ça ! »

Hin hin hin... Vous vous rappelez comment nous avons « dézingué » notre bon vieux Père Noël dans un autre article ?

Le Père Noël, les fake news et les biais cognitifs

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Apr 18

Pourquoi lutter contre la désinformation (volonté de tromper l’auditoire lors de la transmission d’une information) et la mésinformation (tromperie involontaire) reste quelque chose de difficile, même avec de bons outils et de bonnes méthodes ?

« Oulah, ça ne va pas nous plaire, c’est ça ? »

Ouaip, aujourd’hui, on va dézinguer Etienne Klein !!!

« KEUWAH ??? C’est vrai, ça ? »

Alors… non, pas tout à fait, mais en tout cas, nous allons autant remercier le Docteur Etienne que taper gentiment sur Mister Klein.

NDLR : On pourrait nous accuser de tirer sur l’ambulance (cf l’actu d’Etienne Klein), mais cet article a été publié la 1ère fois sur Linkedin en février 2022 😉

(Mister Klein avec toute notre sympathie)

Vous avez tous dû entendre ou lire ce « nouveau » mot, soit au détour d’un débat, soit en revoyant son essor au travers de l’intervention d’Etienne KLEIN au sujet de la propension de la population à avoir un avis sur quelque chose qui n’était pas encore défini d’un point de vue scientifique.

Cette expression invite à remettre un peu de « bon sens » dans le niveau de certitude employé par les interlocuteurs au cours d’un débat, notamment en demandant à chaque intervenant de se référer sur ses compétences personnelles et professionnelles pour ne parler qu’au travers de sa propre expertise : en somme, que les cordonniers n’évoquent rien d’autre que leur expertise autour de la chaussure (au choix : pompe, godasse, grolle, godillot…).

« Frappé au coin du bon sens, quoi de plus logique que de demander à un expert de ne s’aventurer que dans son domaine d’expertise, vous n’allez quand même pas reprocher ça, si ? »

Hé bien, c’est sensiblement plus compliqué que ça (comme souvent, d’ailleurs).

Vous le savez, lorsque nous traquons la fake news, nous sommes experts... de rien, oualou, nada, nenni, que t’chi, macache, pas même une once d’expertise en journalisme, en rédaction, physique nucléaire, droit international, capilliculture (en capillotractage, tout au plus) ou encore sur la pertinence d’une étude sur la reproduction des sardines et anchois dans notre belle Mare Nostrum. (étude à découvrir ici : https://archimer.ifremer.fr/doc/1971/publication-2386.pdf - si si, c’est une vraie étude d’importance...)

De fait, avant de poster ou commenter quoi que ce soit, nous cherchons à confirmer les informations qui se présentent à nous avec, bien souvent, le réflexe d’aller voir la parole d’experts identifiés et reconnus dans le domaine où la suspicion est jetée au détour du commentaire d’un abonné raisonnablement douteux.

Très souvent, les études scientifiques servent de références et sont ensuite synthétisées dans des échanges (directement via des liens, par exemple) et, très souvent, ce sont des experts eux-mêmes qui font ce travail, soit par veille documentaire (un expert en chimie aura tout logiquement dans son travail une veille réglementaire sur l’évolution des risques chimiques), soit par passion (comme un vulgarisateur qui va aller chercher lesdites études pour potasser son sujet avant de régurgiter, vulgairement donc, ce qu’il a phosphoré – on reste dans la chimie, là aussi).

Si vous utilisez LinkedIn comme une source d’information professionnelle (fou que vous êtes), vous n’êtes pas sans savoir qu’il existe des pages comme l’INRS, BUREAU VERITAS, RISQUES CHIMIQUES et plein d’autres qui ont et font de la veille réglementaire pour leur public (ce ne sont que trois exemples de pages informationnelles parmi d’autres, et c’est même sans compter les “groupes” de travail que permet LinkedIn autour de sujets professionnels ou d’intérêts).

« OK, ça, c’est pour l’évolution de la réglementation et tout ce qui s’y rattache, mais ça sert peu, voire pas, pour le débunk... et puis je ne vois toujours pas le rapport avec Titi, ça relève toujours du bon sens, tout ça ! ».

C’est vrai, lorsque la source (le canal) de l’information est un expert, c’est quand même un gage de qualité et/ou de sérieux sur le fond (le contenu) de l’information.

Lors d’un débat, le bon sens serait effectivement de faire appel aux seuls experts des domaines concernés, d’écouter sagement leur expertise, se constituer une connaissance et bâtir son opinion en conséquence et, surtout, ne pas tomber dans la facilité de se flageller à plusieurs au cours dudit débat en se reprochant mutuellement des biais de partout (c’est celui qui dit qui est !).

Mais vous commencez à voir un peu là où le bât blesse avec ce concept : si seuls les experts peuvent s’exprimer dans un domaine dédié, vous conviendrez que plus grand monde n’aurait droit à la parole... Seules des élites cooptées (ou autoproclamées, ça arrive) pourraient discuter, et pourquoi pas de s’autoriser des trucs (si ça vous rappelle les milieux autorisés, nous n’en sommes pas loin…)

« Bon, OK, mais tout le monde qui parle à tort et à travers, ça ne vous facilite pas tant l’existence que ça, non plus... », vous nous faites part avec force considération, et nous vous en remercions.

Effectivement, il n’y a pas de bon excès : autant laisser déblatérer mon concierge sur la géopolitique sino-russe n’a pas trop d’incidence sur l’équilibre du monde, autant lorsqu’un physicien reconnu comme vulgarisateur de talent (car il l’est) se permet de juger socialement et sociétalement le comportement de ses compatriotes, les conséquences ne sont probablement pas les mêmes…

« Wowowowoh, vous n’y allez pas un peu fort, quand même ? »

Nous vous avions prévenus que nous allions l’égratigner - mais pas trop. 😉

Si l’on reprend l’extrait initial à l’origine de l’explosion moderne du terme « ultracrépidarianisme » (c’est une vraie plaie à taper au clavier, ce truc), on observe Docteur Etienne, un physicien d’expertise (et vulgarisateur de passion) être sur un plateau télé pour vendre son bouquin (Le Goût du vrai- https://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Tracts/Le-gout-du-vrai# - Soutenez les petits libraires, n’allez pas sur Zamazon aider Jibé à faire une sauterie dans l’espace) et nous expliquer que la parole d’expert devrait être à nouveau la norme, ça peut faire se poser quelques questions.

Charité bien ordonnée commençant par soi-même, nous aurions donc dû avoir un silence assourdissant de la part d’un physicien vulgarisateur concernant le comportement d’un groupe social tel que la population française (surtout lorsqu’elle est sollicitée par échantillonnage au travers d’un sondage réalisé sur Internet) : mais quelle est donc l’expertise de ce Mister Klein, d’un pur point de vue sociologique ?

Nous n’y sommes pas allés fort, hein ? 😉

Si Docteur Etienne a raison (et a également crédit) de faire partager ce concept, c’est bien parce qu’il le fait sous sous la houlette d’un vulgarisateur scientifique plus que sous celle d’un sociologue qu’il n’est pas : dans l’extrait, ce qu’il reproche le plus, en fait, c’est la relativement forte proportion d’une partie de la population à « croire » en l’efficience (ou non !) d’un traitement contre une maladie quand bien même les spécialistes ne sont pas en mesure de savoir répondre à cette même question (pour rappel : “D’après vous, ce protocole à base de chloroquine est-il un traitement efficace contre le coronavirus ?” - https://www.leparisien.fr/societe/sante/covid-19-59-des-francais-croient-a-l-efficacite-de-la-chloroquine-05-04-2020-8294535.php).

Et il est bon, le Docteur Etienne, car il l’explique bien au début de sa démonstration, c’est la confusion fréquente qui est faite entre les faits (la « connaissance scientifique » dans ce cas précis) et l’opinion (le souhait, la croyance, le désir, l’éventualité ...), d’autant plus lorsqu’une situation d’urgence se présente à nous, ce qui était bien le cas au vu du contexte sanitaire et politique lors du sondage (confinement mondial - une première).

Le rappel qu’il fait est réellement important : expliquer la différence entre Science et Recherche, entre l’ensemble des connaissances à une date donnée et les travaux qui sont en cours pour « bousculer » ces mêmes connaissances, et rappeler dans le même temps que ce sont les deux faces de la même pièce (« Tout est relatif, et cela seul est absolu » – Auguste COMTE - http://evene.lefigaro.fr/citation/tout-relatif-seul-absolu-35580.php) en le résumant au travers de ce mot néo-rétro semble salutaire.

« Boah, si c’est que ça, ça va... »

Mmmmoui, mais l’ultracrépidarianisme (ggnnééééé) s’est retrouvé à devenir une “botte secrète” lors de débats entre bretteurs verbaux, et, deux fois n’étant pas coutume, nous allons prosopoper un peu avec cet argumentaire, notamment lorsqu’il est appliqué à soi-même, comme une mise en abyme (ou abîme, c’est selon, paraît-il - petit rappel sur la prosopopée) .

« Si on ne parlait que de ce qu’on a vu, est-ce que les curés parleraient de Dieu ? Est-ce que le pape parlerait du stérilet de ma belle-sœur ? Est-ce que Giscard parlerait des pauvres ? Est-ce que les communistes parleraient de liberté ? Est-ce que je parlerais des communistes ? » – Pierre DESPROGES, talentueux humoriste du siècle déjà précédent (http://www.voscitations.org/citations-pierre-desproges-5.html)

Vous avez donc tous vu ce terme d’ultracrépidarianisme (Rogntudju !!), notamment lorsqu’il s’agissait de dire à son interlocuteur qu’il franchissait cuistrement l’importante ligne auto-délimitée par sa chaussure linkedin-ienne... et c’est devenu, de fait, un nouveau point Godwin : pour le dire plus simplement, lorsque la discussion semble tourner à l’impossible conclusion par manque de maîtrise d’un sujet de la part d’un des contradicteurs, il est devenu le nouvel argument pour clore le débat, la tête haute.

Et c’est là que l’on va faire le reproche à Mister Klein, c’est bien d’avoir « offert » une argumentation aisée et rapide pour faire l’usage d’un peu de notre bon vieux sophisme de l’Homme de paille lors d’échanges un tant soit peu argumentés, doublé d’un argument d’autorité : “C’est Etienne Klein qui le dit !”.

« Si je comprends bien, et si l’on ne veut pas perdre la face, on invoque l’incompétence notoire, l’ultracrépidarianisme, et c’est relativement gagné ? »

Tout à fait, lecteur pertinent et attentif, et que ce soit justifié (ou non) d’invoquer cet argument-là, c’est presque devenu un problème... car si seuls les experts ont droit de parole sur un sujet quelconque, à quelque niveau que ce soit, il n’est tout simplement plus possible d’avoir ne serait-ce qu’une discussion argumentée.

“D’où l’importance de différencier un fait et une opinion ?”

Et bien oui, parce que nous ne sommes pas experts mais avons tout de même une opinion sur tous les sujets, car nous sommes tous décideurs, du moins à notre niveau… et puis, vous vous rappelez de quoi nous nous sommes vantés d’être experts, au début de cet article ?

« Du coup, euh... on ne veut pas être désobligeant à votre égard, mais... on vous cite : “(...) rien, oualou, nada, nenni, que t’chi, macache” ? On a vérifié nos sources, hein, pas de blagues… »

Et du coup, on devrait parler de quoi ?

« Du coup… OK, c’est vrai que c’est vite fallacieux, ce terme... ».

Du coup, on dit : « Merci, Mister Klein, d’avoir tué notre collectif » !

RIP “C’est vrai ça ?”

Alors, ce n’est clairement pas la faute de Mister Klein d’avoir remis à l’ordre du jour ce mot impossible à rédiger sur un clavier sans avoir à retaper deux-trois fois sur cette satanée touche Backspace (non non, on ne s’agace pas du tout à rédiger cet article), et certainement pas non plus d’avoir fait son travail de vulgarisateur sur une chaîne d’info, on ne peut même pas lui reprocher l’usage détourné qui en est fait désormais sur les réseaux sociaux.

Par ailleurs, on ne va même pas contribuer au « reproche » qu’il fait aux sondés de ne pas être majoritairement du camp du « Ne se prononce pas », et ce pour trois bonnes raisons :

  • D’abord parce que la mécanique du sondage invite « par définition » (et insidieusement) à donner son opinion à une question souvent biaisée (toi-même tu sais que l’on peut biaiser la réponse par la tournure de la question, par le sujet abordé - https://lmsi.net/L-opinion-publique-n-existe-pas) ;

  • Ensuite, parce que le choix du terme “efficace” dans la question posée contribue à inciter le sondé à répondre par l’affirmative pour satisfaire à pleins de biais sociologiques, comme l’Hypothèse d’un monde juste ou encore de preuve sociale envers son prochain ;

  • Mais également parce que l’incapacité à décider (l’indécision) par manque de connaissance nous est souvent insupportable et nous pousse à “combler” notre méconnaissance par des mécanismes liés à l’intuition (Vitesse 1 et Vitesse 2, si ça ne vous parle pas, vous aurez déjà fort à lire sur cette passionnante mécanique cognitive décisionnelle qui mériterait presque un article à elle toute seule - https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_1_/_Syst%C3%A8me_2_:_Les_deux_vitesses_de_la_pens%C3%A9e).

Cet ensemble invite donc tout naturellement les questionnés à s’imaginer qu’ils doivent savoir alors qu’ils ne peuvent pas savoir (et ne vous trompez pas, cette mécanique est viable pour tout décideur, qu’il le soit en tant qu’individu, parent, manager, chef d’entreprise, politique...).

Nous allons même le remercier parce que cela va être l’occasion de vous partager la notion d’une maladie insidieuse et sournoise, et pour laquelle nous ne sommes pas près de trouver un vaccin : il s’agit de la nobélite (https://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_du_Nobel).

« Bah niveau expertise, lorsque les pairs vous reconnaissent au travers d’un prix Nobel, on est quand même plutôt bien placé en terme de crédibilité, non ? »

Franchement ? NON !

L’ultracrépidarianisme (boudiou, mais quelle plaie ce mot) et la nobélite, c’est pareil, à la seule différence que le premier concerne un citoyen lambda qui souffre de l’effet Dunning Kruger, quand le second consiste à s’imaginer que son expertise dans un domaine est « exportable » dans d’autres.

« Bon, ben, si même les récipiendaires de prix Nobel ne sont plus des sources fiables, alors où va le monde ? »

Dans le mur, mais ça, c’est un autre sujet.

Le Nobel étant la récompense sélective par des pairs (via les comités) de l’avancée bénéfique pour l’humanité de la Recherche et de son apport à la Science, ce n’est certainement pas à prendre avec mépris, et ce n’est pas notre fond ici, mais il ne faut pas oublier qu’être titulaire d’un prix Nobel en physique ou en mathématiques ne vous permet pas pour autant d’avoir une parole crédible sur le pertinent sujet de la numérologie quantique...

Etant donné que, même les experts ne sont pas unanimes (c’est différent de la notion de consensus), la parole d’expert rapportée par un non-expert dans le cadre d’un échange peut souffrir de certains biais (voire de biais certains), et, entre non-experts qui s’avoinent comme des poneys à grands coups de paroles d’experts... ben, il ne peut plus rien en ressortir de viable, surtout au moment du point Godwin « ultracrépidarianisme ! » (kamoulox, pour les amateurs) qui est parfois même jeté à la figure de l’expert invoqué (il n’est « que » chimiste et pas naturopathe, alors qu’est-ce qu’il y connaît des bienfaits du millepertuis appliqué en onguent à base d’huile de coude contre les ongles ré-incarnés, hein ?)

« Bah oui, mais alors, que ce soit ici ou lors du repas familial, si l’on ne peut même plus s’appuyer sur des experts alors que nous sommes des non-experts... comment faire ? »

On fait avec... et surtout, on le fait avec beaucoup d’humilité !!

Aussi vrai qu’il ne faut pas se voir trop confiant dans un domaine dont on ne comprend que les grossiers rudiments (et ce grâce à un bon vulgarisateur dont c’est la passion), il ne faut pas non plus accorder trop de crédit à un expert expatrié “En Terre Inconnue”, et préférer se référer aux notions de consensus selon les sujets, moins « tranchantes » lors d’un débat, mais bien souvent plus fiables.

Il faut également adapter son propre discours et faire un peu de rhétorique (on connaît du monde dans ce domaine, si vous le voulez), comme suivant :

  • Bien distinguer faits et opinions, tant dans son discours que dans celui de votre adversaire du moment ;

  • Rester humble sur ce que vous « semblez » avoir compris d’une situation, et admettre quand vous ne savez pas (en posant des questions, par exemple, c’est plutôt glop glop) ;

  • Préférer une parole consensuelle et pleine de doutes plutôt qu’une affirmation péremptoire (et souvent nominative : « c’est Machin qui le dit, alors... » => Argument d’autorité) ;

  • Ne pas faire d’attaques personnelles (sur le métier des gens, c’est clairement pas glop) afin de ne pas en subir en retour et risquer l’escalade jusqu’à notre point Godwin du jour.

« Pas facile, tout ça, et quand bien même je me l’appliquerai, ce n’est pas dit que mon contradicteur du moment en fera autant... », nous rétorquerez-vous avec circonspection.

Bien sûr que non, ce n’est pas facile, c’est même inconfortable parce que vous prenez un rôle de décideur “indécis” concernant votre propre opinion (ou expertise) sur un sujet quelconque, mais pourtant, c’est ce qui est le plus souhaitable pour des échanges apaisés et constructifs, parce que nous sommes TOUS des ultracrépidarianistes en puissance (ah mais c’est que c’est pas plus simple à taper, ça, dis donc...) !!

Parce que, le Docteur Etienne, il nous renvoie TOUS gentiment à nos propres souliers : quand bien même nous serions expertus absolutum d’un domaine précis (on peut éliminer le latin, déjà), nous ne le serions QUE pour CE domaine exclusivement, et il nous faudrait donc marcher sur des œufs concernant les autres sujets de discussion.

Nous devons donc tous mesurer nos propos à la hauteur de nos chaussures (au choix : montantes, charentaises, ballerines, crocs, flip-flaps, ippon geta, santiags, solerets à la poulaine, espadrilles, chaussons licornes, palmes...), car, même quand nous débunkons, nous ne sommes pas à l’abri de ne pas tout savoir... et comptons donc sur votre vigilance et votre participation pour nous corriger de manière argumentée !

Si vous êtes arrivés jusqu’au bout de cet article (félicitations à vous, ça nous a coûté deux claviers, cette affaire !!), vous ne serez pas surpris que nous n’ayons pas pu nous empêcher d’y glisser une fausse information, alors n’hésitez pas à nous faire part des résultats sourcés de vos recherches dans un commentaire !

Et comme nous tenons à nous faire pardonner d’avoir égratigné un petit peu notre Docteur Jekyll et Mister Hyde du jour, nous vous invitons à faire deux petites choses :

Read the original on cestvraica.substack.com

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