Vous lisez Cause(s), la newsletter qui s’intéresse aux assos, aux entreprises de l’ESS et à leurs contenus engagés.
Depuis que je suis étudiante, je suis adepte des friperies. Pour moi, une sortie chez Emmaüs, c’est la certitude de trouver des pépites, de soutenir le réemploi et de faire une bonne action.
Pourtant, les boutiques de seconde main souffrent encore d’une image miteuse : on pense y trouver des objets et des fringues désuets et réservés aux plus précaires.
Face à cette mauvaise réputation, certaines assos font preuve d’inventivité pour redorer le blason du marché de l’occasion. C’est le cas de La Belle Déchette, une ressourcerie créative et collective située à Rennes.
Maëlle Blain, chargée de communication et sensibilisation au réemploi, en parle mieux que moi !
Je vous laisse avec un condensé de cet échange inspirant. 👇
C’est en 2016 qu’est né le projet de La Belle Déchette. Après une phase de test, l’association a ouvert sa première boutique en 2017, puis une seconde. L’équipe a aménagé en janvier 2024 aux Halles en commun, espace qui explore d’autres façons de vivre et de consommer (allez jeter un coup d'œil, le lieu est très inspirant !).
“Aujourd’hui, nous sommes 10 salariés et 150 bénévoles dont une trentaine très actifs, explique Maëlle. C’est une chance pour nous de partager des locaux avec des structures qui ont les mêmes valeurs et le même dynamisme.”
Outre ses deux boutiques, La Belle Déchette a ouvert en mars dernier un atelier de réparation et de customisation. Objectif : sensibiliser les usagers à la consommation raisonnée, en leur proposant formations et ateliers autour de la réparation et de l’upcycling.
“Notre combat reste le même : sensibiliser sans culpabiliser. L’idée, c’est de prendre conscience de ce qu’on a déjà et de dépoussiérer la seconde main. Nous défendons un réemploi solidaire, avec des prix justes, non négociables. Les espaces de La Belle Déchette sont aussi et surtout des lieux vecteurs de liens sociaux.”
Sur Facebook et Instagram, La Belle Déchette réunit plus de 23 000 followers. Chaque semaine, elle y publie des photos des objets à retrouver en boutique dès le lendemain. “Ce sont des posts très attendus et appréciés de notre communauté. Nous prenons le temps de créer des vitrines attractives et de réaliser des mises en scènes pour valoriser les objets et meubles de nos boutiques.”
Sur Insta, la story à la une “Insolite” invite à découvrir des trésors, de la lettre d'amour au Playmobil géant. Les membres de l’équipe n’hésitent pas à se mettre en scène pour humaniser le propos.
Autre particularité qui fait mouche sur ses contenus : l’usage d’un ton léger, parfois teinté d’humour. “Notre objectif, c’est de transmettre l’énergie et les synergies au sein de l’asso. Chez nous, ça bouillonne ! Avec cette proximité dans nos messages, on veut montrer que tout le monde peut pousser les portes de nos ressourceries. Notre persona n’est ni une femme de tel âge, ni un cadre de tel quartier : on vise un public le plus large possible.”
De la même manière, l’asso se donne pour mission de faire tomber les barrières avec son espace bricolage qu’elle présente sur son site web comme “un atelier pas comme les autres où l’on fait de belles rencontres.”
Tous les deux mois, La Belle Déchette diffuse sa newsletter. Outre les actualités et les temps forts de l’association, le format se concentre occasionnellement sur un sujet plus large autour de l’écologie, avec des propositions de lectures, de podcasts ou d'initiatives locales. “Partager des ressources et des lieux inspirants permet d’ouvrir les horizons et les esprits.”
L’asso travaille en étroite collaboration avec de nombreux partenaires, mais aussi les élus et la presse, ce qui lui offre une certaine notoriété sur le territoire.
Sur ses réseaux sociaux, La Belle Déchette a conçu un format de carrousel impactant qui s’appuie sur le storytelling. Pour ce post, Maëlle s’est inspirée d'une phrase choc prononcée par un élève en visite à la ressourcerie.
“Je pense souvent à la citation “Racontez-moi des faits, je les oublierai, racontez-moi des histoires, je m’en souviendrai.” Au quotidien, je me nourris de belles histoires. Il n’y a que ça ici, car nous sommes portés par l’humain, et nous vivons des émotions de toutes parts ! J’adore faire transparaître ça sur les réseaux de manière naturelle et authentique.”
Pour gérer sa création éditoriale, Maëlle jouit d’une grande liberté. Elle s’appuie sur les connaissances de sa directrice en matière d’économie circulaire, mais aussi sur les idées de ses collègues et des bénévoles. “Dans quelques mois, nous passerons à un système collégial. La commission dédiée à la communication me permettra d’aller encore plus loin dans la création de contenus.”
Concernant la communication avec les bénévoles, c’est sa collègue, Sophie, qui prend en charge l’accueil et le lien. “Comme pour la communication externe, elle y injecte beaucoup d'énergie, avec des messages personnalisés et qui donnent envie de s’engager.”
Vous aussi, vous avez besoin de redorer l’image de votre activité ? Maëlle vous donne un conseil : soyez sincère. “Plus on est authentique, et plus le message est reçu. Il faut faire preuve de créativité, sans vouloir à tout prix suivre les tendances.”
J’ai passé un chouette moment avec Maëlle et son énergie à revendre. Je vous invite fortement à suivre les contenus de La Belle Déchette !
Avant de vous laisser, j’aimerais en savoir plus sur vous…
On se retrouve dans un mois !
Claire
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Moi, c'est Claire, freelance en communication éditoriale spécialisée dans le champ de l’ESS. Je vous accompagne pour :
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