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Cause(s), la newsletter des contenus engagés · Oct 8, 2024

Jeunes et engagés : la recette d'une communication impactante

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Claire Guichard · Cause(s), la newsletter des contenus engagés

Vous lisez Cause(s), la newsletter qui s’intéresse aux assos, aux entreprises de l’ESS et à leurs contenus engagés.

Pour cette deuxième édition de Cause(s), on va parler de l’engagement des jeunes.

Et plus précisément de l’asso Enactus France, qui a accompagné, depuis 2002, plus de 30 000 étudiants et lycéens dans la mise en place d’initiatives sociales et environnementales.

Comme moi, vous vous demandez comment la création de contenus soutient cette mission d’envergure ?

J’ai eu la chance d’en parler avec Salomé Brunet, Directrice Communication & Fundraising de l’association. 

Je vous laisse avec un condensé de cet échange inspirant. 👇

L’association Enactus, qui s’appelait à l’origine “Sife”, a été créée en 1975 aux États-Unis par une poignée de professionnels désireux d’ouvrir les jeunes à l'entrepreneuriat à impact. Une révolution à l’époque ! En 1995, le projet prend un tournant en s’ouvrant à l’international. 

En France, il prend vie en 2002, d’abord sous la forme d’une compétition nationale, puis en intégrant des formations pour les jeunes et leurs accompagnants. “En 2015, le Ministère de l’Éducation Nationale est venu nous chercher pour qu’on sensibilise les lycéens à l’ESS. On leur a répondu qu’on ne voulait pas juste les sensibiliser, mais faire en sorte qu’ils passent à l’action !” lance Salomé.

Aujourd’hui, l’association Enactus France est présente dans quatre régions et compte près de 25 salariés et alternants. Les bénéficiaires, lycéens ou étudiants, sont amenés à monter des projets en se basant sur les ODD qui les touchent. “C’est une façon pour eux de se connecter à leurs aspirations, leurs valeurs, ce qui les révolte et leur donne envie d’agir.” Au lycée, le programme est suivi durant l’année scolaire avec des enseignants formés à la démarche. À l’université, les jeunes peuvent bénéficier de quelques heures ou de plusieurs mois d’accompagnement, épaulés par des professionnels de tous horizons qui les challengent sur leur projet. 

“Enactus ne se définit pas comme un incubateur. Les jeunes peuvent travailler sur un prototype sans forcément aller jusqu’à la création d’une entreprise. L'objectif, c’est de les aider à développer leur capacité à oser, à travailler ensemble, à réfléchir au monde de demain. Pour qu’ils s’engagent ensuite dans leur vie personnelle ou professionnelle.” 

En 2022, Enactus France a sorti un film autour de la notion d’engagement. “Chaque jour, on assiste à des histoires d’engagement incroyables. On s’est toujours dit que c’était dommage de les garder pour nous. Alors quand Jérôme, un alumni, nous a proposé de réaliser un film, on s’est dit que c’était une belle opportunité pour marquer les 20 ans de l’asso.” 

Loin d’être un film corporate, ce documentaire retrace des parcours de vie variés, hommage à une jeunesse qui s’engage de multiples manières.

“C’est un outil d’intérêt général. Aujourd’hui, il se diffuse seul, et même au-delà de nos frontières ! Nous avons même créé un atelier qui permet d’animer un temps autour de la diffusion du film et se poser la question de son envie d’engagement.”

Pour mobiliser les étudiants, une de ses cibles principales, Enactus France produit du contenu sur son blog, Instagram, TikTok et YouTube. 

L’asso se concentre sur quatre piliers éditoriaux : 

  1. Comment agir : créer son business model, communiquer, passer à l’action à différents stades, etc.

  2. Coulisses : la vie et les talents de l’équipe.

  3. Opportunités : les événements et dispositifs utiles aux jeunes qui veulent s’engager.

  4. Identification : ici, il s’agit de mettre en lumière les jeunes accompagnés par Enactus pour créer un sentiment d’appartenance. “Ces contenus ont un double impact : valoriser et fidéliser nos bénéficiaires, mais aussi donner aux autres des repères et l’envie de se lancer.”

Vous l’aurez remarqué, l’asso adopte l’ensemble des leviers d’intérêt : le besoin, l’éducation, la curiosité, mais aussi l’émotion et la valeur sociale. C’est ce qui fait la force de sa stratégie !

Mais avant d’en arriver là, l’équipe d’Enactus est passée par de nombreuses phases d’expérimentation et de test. “Communiquer, c’est voir ce qui plaît à une communauté. Mais une communauté peut changer, et cela nous est apparu clairement pour les étudiants d’avant et après COVID. Avant 2020, ils étaient plus présents sur les campus, et nous mettions l’accent sur le print, avec des affiches et des stickers. Aujourd’hui, les jeunes discutent plus en ligne. Mais ils s'engagent aussi à l’extérieur, par exemple lors de manifs ou de maraudes” 

Au-delà des tendances sur les réseaux, l’équipe demande régulièrement à ses bénéficiaires ce dont ils ont envie. “Pour communiquer, on a testé Discord, mais ça n’a pas pris. Aujourd’hui, les groupes WhatsApp fonctionnent bien. Côté réseaux, on s’est aussi aperçu qu’ils avaient besoin d'humain. On crée donc plus de contenus face cam’, mais aussi plus de stories spontanées.”

En 2020, Enactus France a travaillé aux côtés de l’agence Pixelis sur une campagne pour les réseaux sociaux. L’idée : rassurer et encourager les jeunes dans leur engagement avec des visuels militants et décalés. 

Outre le “Pas besoin d’être Johnny pour allumer le feu” (ma préférée !), le concept a été décliné en de multiples accroches :”Pas besoin d’être Gandhi pour se sentir utile”, “Pas besoin d’être PDG pour prendre les bonnes décisions”, “Pas besoin d’être Céline pour donner de la voix”, “Pas besoin d’avoir bac+12 pour créer sa boite”... Brillant !

Si Salomé est au pilotage et à la stratégie, elle est épaulée par deux collègues : Léna, la responsable opérationnelle et Sofia, la “queen des réseaux sociaux”. Pour créer des contenus qui parlent à sa cible, l’équipe a automatisé la remontée d’information. “Les équipes terrain et les bénéficiaires peuvent nous partager leurs idées de contenus via un formulaire, même si nous sommes également pro-actives pour aller chercher de l'info.” 

Ces dernières années, l’équipe a mis en place des stratégies pour gagner en efficacité : “Certaines habitudes n’ont aujourd’hui plus lieu d’être. On essaie de prendre de la hauteur sur nos pratiques, et de faire de la communication un sujet global pour l’asso, et pas seulement une fonction support. On a notamment instauré des “Com days”, deux jours par an pour faire le bilan de nos actions et réfléchir de manière collective.”

Vous galérez à structurer votre création de contenus ? 

Voici deux conseils de Salomé :

🎯 Définissez clairement votre cible de communication. Et n’oubliez pas qu’il ne s’agit pas forcément de votre bénéficiaire ! “Demandez-vous à qui le message doit être transmis pour avoir un impact opérationnel sur le bénéficiaire final.”

📑 Sans process clair, on se crame. “Pour gagner du temps et éviter les frustrations, créez un canal unique de demandes de rédaction ou de mises à jour. Et pour embarquer les équipes, je recommande de créer des groupes de travail.”

J’ai passé un super moment avec Salomé et j’espère que vous aussi. N’hésitez pas à suivre l’actualité et les contenus d’Enactus !

Et n’oubliez pas de faire voyager cette newsletter auprès de votre réseau de communicants engagés.

Je vous donne rendez-vous dans un mois pour le prochain numéro de Cause(s).

Claire

L’actu du moment, c’est la sortie du carnet des entrepreneur.es engagé.es, un carnet 100 % éco-conçu pour faire le point sur son entreprise, planifier son année, prendre soin de soi et rêver grand ! La campagne de financement participatif démarre le 4 novembre prochain… Alors, attendez avant d’acheter votre agenda 2025. 😉

Moi, c'est Claire, freelance en communication éditoriale spécialisée dans le champ de l’ESS. Je vous accompagne pour :

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