Bienvenue dans cette nouvelle édition du billet du futur ! Ça fait maintenant 5 ans que j’explore les meilleures pratiques du Futur du Travail, et cette newsletter est le meilleur moyen de découvrir mes apprentissages en avant-première.
Si ce n’est pas déjà fait vous pouvez aussi 👇
Regarder les documentaires Work in Progress : 🍿
Organiser une projection avec vos équipes 📽️
Lire la BD “Mais pourquoi j’irais travailler ?” 📖
Bonne lecture,
Sam
On a le droit de rêver ?
Cette année, j’explore à travers notre sixième documentaire Work in Progress la notion de management. Forcément, j’ai eu l’occasion de réfléchir à ce que je pense profondément sur ce sujet du management.
En ayant observé des situations de management exécrables, et d’autres absolument extraordinaires, j’en suis venu à me questionner sur la notion de lien de subordination qui est autant une des pierres angulaires du contrat de travail qu’un tabou.
Attention ce billet n’est pas un partage de pratique concrètes comme les précédentes éditions, c’est plutôt un billet d’humeur pour réfléchir à la façon dont nous pourrions faire évoluer les contrats de travail.
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Quand, étudiant, je me demandais ce que j’allais faire de ma vie active, je n’en avais pas la moindre idée. Ce que je savais en revanche, c’est ce que je ne voulais pas : qu’on me dise quoi faire. Sans trop savoir pourquoi, je n’envisageais pas qu’on puisse me manager.
Ce qui m’a surpris c’est que quelques années plus tard j’ai ressenti cette même absurdité quand j’ai été moi-même en situation de management. J’avais du mal avec l’idée de manager quelqu’un. Pourtant ce n’est pas le management en tant que tel qui me pose problème, ça il faut le garder, c’est plutôt la notion de lien de subordination.
Je ne suis pas à l’aise à l’idée de nouer un lien de subordination quel qu’en soit le sens d’ailleurs.
Toutes les personnes avec lesquelles j’ai travaillé en 6 ans ont été des relations basées sur un lien de collaboration : des entreprises, des indépendants…
Personne ne travaille pour moi, on travaille avec moi, en tant que partenaire, les personnes sont sollicités pour leur expertise, jamais pour leur temps.
On se met d’accord sur un nombre de tâches à effectuer et un prix. C’est tout.
Où, quand et comment ? Peu m’importe, je ne regarde que le quoi et le prix.
Plus largement, je n’arrive pas à me départir de l’idée que le lien de subordination dans les contrats de travail revêt d’une forme de féodalisme moderne.
Rien que le lexique utilisé “n+1, n-1”, pardon hein mais j’ai été éduqué avec l’idée que personne n’est au-dessus de personne peu importe le cas de figure. Nous avons des rôles différents à jouer : oui. Une hiérarchisation de ces rôles : non.
Et puis nous entretenons à nos corps défendant une forme d’hypocrisie de part et d’autre : le manager n’a pas nécessairement envie d’être dans une position de dominant, d’exercer du pouvoir sur quelqu’un et se retrouve pourtant tyran malgré lui. Aussi bienveillant soit-il, il aura toujours le lien de subordination à traîner comme un boulet avec lui qui fait taire les conversations lorsqu’il entre dans une pièce avec les mêmes personnes avec qui il riait jadis quand il faisait partie du groupe “au même niveau”.
Et de l’autre côté, comment peut-on s’engager sincèrement, librement pour un projet dès lors qu’un lien de subordination existe ? Chaque jour le salarié se lève sachant qu’il n’est pas libre et même s’il aime ce qu’il fait, les conditions dans lesquelles il travaille peuvent être révoquées à tout moment car il n’est pas maître de son travail, il travaille pour quelqu’un.
Le problème n’est pas d’échanger son temps et ses compétences pour de l’argent. Ce qui me dérange c’est l’idée que qui que ce soit puisse contrôler les modalités d’une collaboration.
Dès lors, on ne peut que comprendre les attitudes de défiance, les stratagèmes pour en faire le moins possibles, les “je vais me mettre en arrêt” à la moindre contrariété car tout espace de liberté gagné par le salarié lui permet temporairement de recouvrer une forme de libre arbitre.
Je suis convaincu qu’on gagnerait beaucoup à responsabiliser chacun en supprimant tout simplement le lien de subordination, et rassurez vous, en conservant tout le reste.
Vous allez me dire : “tu rêves, le travail c’est comme ça y’a rien à changer” ! Mais non le salariat est tout récent, à l’échelle de l’histoire du travail. C’est le mode par défaut du XXe siècle, ce n’est pas parce qu’il est encore aujourd’hui le mode de contractualisation le plus répandu qu’il est le plus souhaitable.
Alors quoi, c’est un plaidoyer pour faire la promotion de l’entreprise libérée ? D’une plateformisation du travail où nous serions tous indépendants ? Loin de là, pas de naïveté mal placée ici, je me doute bien qu’on n’abolira pas tout un système d’organisation d’un coup, et je ne pense d’ailleurs pas du tout que ça soit souhaitable, il faut conserver le management.
En revanche, reconnaître la réalité des rapports humains bien plus horizontaux que ne voudraient nous faire croire les contrats de travail nous permettrait d’apaiser le travail réel.
On responsabilise, on arrête l’hypocrisie et on accepte qu’un contrat de travail n’est ni plus ni moins qu’une transaction.
Bien sûr que nous n’avons pas tous les mêmes attentes en matière d’autonomie et de responsabilité, cela n’enlève rien au rôle du manager qui suggère un cadre de travail, une structure, des priorités, du temps de travail, une organisation et accompagne la montée en compétences. Et cela ne dépossède pas l’entreprise de sa capacité à nourrir les différents leviers d’engagement des collaborateurs qui restent des éléments de différenciation.
Je suis absolument convaincu que l’émancipation passe en partie par le travail, mais un travail choisi, jamais subi et peut-être que pour ça il nous faut mettre fin aux contrats de travail salarié. Et y substituer un contrat de travailleur, tout simplement qui reposerait sur un lien de collaboration et non plus un lien de subordination.
A ce moment-là, si les mots ont encore du sens, on se rendra compte qu’on trouvera bien plus facilement des personnes très fières de dire qu’elles travaillent avec vous sur tel projet, plutôt que de se plaindre qu’elles travaillent encore pour vous.
Je suis très curieux de lire votre avis sur la question, est-ce que la notion de subordination vous dérange ou pas du tout ?
News 🔥
Montage au soleil
Cette semaine, je teste quelque chose de nouveau. Depuis 5 ans le montage s’effectue avec quelques journées par-ci par-là réparties en pointillé sur 3-4 mois. Là j’ai rassemblé 5 personnes qui travaillent sur différents angles de WIP le temps d’une semaine, dans une baraque sympa, avec l’objectif de ressortir de l’autre côté de la semaine avec un montage quasi abouti ! J’ai hâte de voir si ce format de sprint porte ses fruits.
On a envie de rire !
Le Comedy Club démarre la semaine prochaine, au total on a une vingtaine de sessions de prévues pendant 1 mois, vous serez 1500 à venir rire avec nous du travail après le travail !
Marseille : COMPLET
Bordeaux : COMPLET
Nantes : COMPLET
Lyon : Dernières places. On a ajouté une 3e session tellement les deux premières sont parties vites !
Paris : Dernières places. On va pousser les murs au maximum pour vous accueillir, il reste une poignée de places pour les sessions à 19h15 et quelques dizaines sur les sessions de 20h45.
J’ai super hâte de vivre ces moments !
L’atelier concret dont vous avez besoin
Il y a quelques semaines, j’avais écrit le billet “avoir les bonnes compétences, au bon moment” pour partager le retour d’expérience de Claire qui a piloté toute la démarche compétences chez SBM Offshore.
J’ai monté un atelier pour rassembler 3 intervenantes le temps d’une demi-journée le 19 février pour qu’elles nous partagent toutes leurs clés pour réussir, leurs méthodes, leurs alliés, les pièges à éviter… Un vrai moment d’échange, pas de théorie, pas de blabla, pas d’inspiration, uniquement des retours d’expérience concrets, on va rentrer dans le vif du sujet.
Tout ceci, guidé par des personnes qui sont réellement passées par là en 2025. Cette demi-journée est recommandée pour des DRH, Learning & Development Managers, HRBP, change managers, l’idéal est de venir avec deux ou trois personnes de l’équipe projet.
Vous trouverez le détail du programme, les intervenantes et le lien d’inscription par ici. (20 places seulement.)
Rendez-vous sur YouTube ?
La chaîne YouTube commence à décoller, je suis content, j’ai l’impression que la commu YouTube ressemble beaucoup plus aux gens dans la vraie vie que sur Insta et LinkedIn, pas de fake, de bullshit et moins de haters, mais des commentaires sans filtres !
Allez, il est temps de me lancer dans ce tunnel de montage, on se voit de l’autre côté 👋
Vos cadeaux pour vous remercier de partager le Billet du futur
Pour rappel, si vous recommandez le Billet du futur à d’autres personnes, j’offre des cadeaux !
2 recommandations : Je vous offre un accès privé à mon dernier documentaire !
10 recommandations : Je vous invite à l’avant-première de mon prochain documentaire
25 recommandations : On s’appelle 30’ pour parler de ce que vous voulez !
Il vous suffit de cliquer sur le bouton ci-dessous pour obtenir votre lien personnalisé.
Corner WIP
Vous n’avez pas eu votre dose de Work in Progress ? Passons une heure de plus ensemble. 🤗
Visionnez les 5 documentaires, découvrez les documentaires à l’unité ou toute la collection !
Lisez la Bande Dessinée Et si on travaillait autrement ? (2022) et sa grande sœur “Mais pourquoi j’irais travailler ?” (2023)
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Et surtout écrivez-moi vos retours, ils sont précieux pour la préparation des prochains projets.
Bonne journée ! 🌞

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