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Billet du futur · Apr 8, 2026

Notre documentaire sur le management est en ligne

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Billet du futur #148 : Management: work it out - Why good people become bad bosses?

Bienvenue dans cette nouvelle édition du billet du futur ! Ça fait maintenant 5 ans que j’explore les meilleures pratiques du Futur du Travail, et cette newsletter est le meilleur moyen de découvrir mes apprentissages en avant-première.

Hier c’était l’avant-première de notre nouveau documentaire Management: Work it Out, et wow, quelles émotions !

Pour les plus pressés, vous pouvez visionner le documentaire par ici.
Et plus bas je vous partage 3 autres façons de découvrir le film.

Bonne lecture,
Sam

Ehhh bonjour ! Si vous me suivez depuis un moment, vous savez qu’une idée de documentaire germe dans ma tête au gré des discussions qui suivent la sortie du film précédent.

Et l’année dernière, lors des projections de Skills: make it work, je me suis rendu compte d’une chose, on a tous envie de travailler dans une entreprise apprenante, qui encourage la prise d’initiative, où le droit à l’erreur nous permet de tester des choses nouvelles, de monter en compétences… Le souci c’est que parfois c’est le management qui bloque.

Le management, c’est un sujet qu’on a abordé en filigrane dans tous nos précédents documentaires, mais jamais en lui donnant l’importance qu’il mérite.

C’est la lecture du rapport de l’IGAS paru au printemps dernier qui m’a définitivement décidé à me pencher sérieusement sur ce sujet.

L’objectif était de questionner le lien entre le management et les politiques sociales.

Parce que les politiques managériales exercent évidemment une influence sur la qualité de vie au travail mais aussi sur la performance des entreprises et ont des effets sur les politiques sociales.

On apprend qu’en France, par rapport à nos voisins, le management est trop vertical, que la reconnaissance est insuffisante, que la formation des managers n’est pas à la hauteur des enjeux… Et ce, alors qu’on devrait théoriquement être meilleurs, car dotés d’un cadre légal plus étoffé qui devrait donner un meilleur pilotage de l’outil managérial.

On se rend finalement compte que ce n’est pas une affaire de lois, mais d’humains : d’égo, de capacité d’écoute, de confiance.

Et que chez les pays en tête de classement, le bon management est décrit comme celui qui permet un engagement fort chez les travailleurs, qui assure la reconnaissance du travail accompli, qui donne de l’autonomie, qui permet de clarifier les rôles, de décentraliser les décisions.

A titre plus personnel, j’ai fait une école de management, et autant vous dire qu’à la sortie je n’étais pas du tout formé à manager qui que ce soit.

Alors je me suis demandé où on apprenait à manager réellement ? Parce que toutes les entreprises semblent avoir de super formations au management, et pourtant sur le terrain le niveau du management semble ne pas toujours faire l’unanimité.

Poser un constat lucide

Pour démarrer ce documentaire, on a commencé par faire le constat du désamour du travail en France, pendant près de 20 ans, et jusqu’en 2004 nous étions les premiers des pays de l’OCDE en termes de productivité horaire, on parlait de miracle français, depuis nous dégringolons.

A l’échelle mondiale, 85% des actifs se disent peu ou pas engagés, ce désengagement coûte 9% du PIB mondial, c’est énorme ! Et plus triste encore, 25% des collaborateurs disent pratiquer le présentéisme.

Après avoir posé un constat lucide, on a essayé de comprendre les causes de ce mal-être, comment avons-nous pu en arriver-là, et quelle est la responsabilité du management ?
Je vous passe les symptômes que vous découvrirez dans le film pour aboutir à notre problématique : si le management n’attire plus, est-ce qu’on doit l’abolir ? Ou plutôt le sacraliser, mieux l’outiller ?

Qu’attendons-nous des managers ?

Nous avons commencé par clarifier ce que l’on attend d’un manager, toujours en essayant d’avoir une perspective internationale sur le sujet, et des points de vues issus de différents secteurs. Pas simple car chaque entreprise a sa personnalité et à juste titre, les contours de l’action managériale ne sont pas les mêmes.

C’est dans ce cadre-là que j’ai fait la rencontre la plus marquante de ces 6 années d’explorations des transformations du travail, celle de Jean-Michel Frixon.

Il est entré chez Michelin à 17 ans comme coursier, et pendant les 43 années suivantes, il est passé par toute une flopée de métiers plus ou moins pénibles au sein de la manufacture Michelin : les 3X8, le travail de jour, de nuit, les livraisons, le déchargement…

Au-delà des tâches en tant que telles, ou des conditions de travail parfois proches des Temps Modernes, Jean-Michel a connu le pire du management toxique, ces petits chefs mal dans leur peau qui abusent de leur pouvoir, qui entretiennent un clivage fictif entre cols bleus et cols blancs. Des chefs qui lui ont fait perdre confiance en lui, l’ont humilié. Mais heureusement il a aussi connu le meilleur du management avec des chefs qui s’intéressent réellement à leurs équipes, qui prennent le temps d’aller sur le terrain pour comprendre leurs activités. Des personnes qui l’ont aidé à se reconstruire, à retrouver de la confiance, l’ont accompagné pour se former, évoluer…

Son témoignage permet de mettre en lumière l’impact immense que les managers ont sur leurs équipes, en termes de bien être et de productivité.

Pour prendre véritablement conscience du rôle des managers j’ai ensuite changé d’environnement. Je suis parti en montagne, là où l’engagement et la cohésion d’équipe ne sont pas des mots qu’on jette en l’air mais des enjeux vitaux dont les guides sont les garants. Moi qui pensais simplement faire une séquence de 3’ sur le parallèle entre la cordée et le management avec Blaise Agresti, j’ai eu la chance de faire une rencontre formidable et je suis rentré avec les cartes SD pleines et une interview géniale pour jalonner toute la durée du film.

Mais concrètement, comment on fait pour rendre ses équipes plus autonomes ?

Dans nos films précédents, on a parfois eu le tort d’éluder le “comment”. Les documentaires montraient des pionniers et c’était ensuite en conférence que je tentais de donner les clés pour en arriver là. Car parfois à l’image, décortiquer ce qu’il y a sous le capot d’une entreprise, les détails de ses process, ce n’est pas ce qu’il y a de plus accrocheur, et on veut que les spectateurs restent jusqu’au bout !

Ce coup-ci on a vraiment pris le temps de partager le cheminement des pionniers, les bonnes pratiques concrètes dont on peut s’inspirer.

A travers l’expérience de Clinitex par exemple, cette entreprise de 4000 salariés (agents de propreté) où il n’existe que 2 échelons hiérarchiques et où chacun jouit d’une réelle autonomie dans son quotidien. Un management inspiré des principes Montessori qui porte ses fruits puisque le taux de satisfaction atteint 98%.

Ou encore à travers la mise en place de systèmes chez Michelin, parce qu’à un moment donné, les rôles modèles ne suffisent plus.

En Espagne nous sommes allés plus loin encore avec la rencontre d’Indaero, la première acquisition du fonds Krisos qui achète des entreprises pour les libérer, et si le terme a moins la côte qu’il y a une dizaine d’années, les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Dès la première année après le rachat, Indaero a fait presque +50% de CA, passant de 2,2 à plus de 3 millions d’euros. En même temps, l’EBITDA a aussi presque doublé, de 470k€ à plus de 800k€. Ces chiffres comprennent une augmentation des salaires de 27 % pour tous, et un bonus annuel de 25 % du résultat net a été distribué à l’ensemble des collaborateurs. Les salaires moyens sont ainsi passés de 4 % en dessous de la moyenne nationale à 20 % au-dessus.

Ce qui m’a intéressé au-delà des chiffres, c’est comment en si peu de temps la transformation a eu lieu, pourquoi elle a si bien fonctionné et qu’est-ce qui garantit la solidité des résultats pour les années à venir. Spoiler, c’est à la fois très simple, faisable partout et très compliqué car exigeant !

A vous de jouer

D’autres rencontres géniales viennent ponctuer ce documentaire où je n’ai finalement pas trouvé des “innovations” comme on pourrait l’imaginer, mais plutôt des pratiques très simples, pas toujours hors du commun, mais bien exécutées. Ce qui saute aux yeux quand on rencontre ces personnes c’est à la fois le courage dont elles ont fait preuve et surtout je crois la sincérité. C’est en ça qu’elles deviennent des pionniers.

Après toutes ces rencontres, je me dis que c’est la complexité du métier de manager qui en fait une fonction intéressante, en perpétuel apprentissage et qui nous fait nous sentir profondément humain.

J’ai beaucoup entendu les termes de respect, de dignité et de reconnaissance, et ça, ça ne semble pas sortir de formations managériales, ça tient à un rapport d’humain à humain, aux bonnes volontés.

En management, l’enjeu n’est pas de réinventer la roue, les solutions sont là, sur le terrain, dans la tête de tous ceux qui font et ne demandent qu’à être écoutés.

Parmi les premiers à avoir vu le documentaire hier, certains sont des managers et m’ont dit avoir eu une véritable prise de conscience. S’il fallait un objectif avec ce film, il semble atteint. Désormais je n’ai qu’une hâte, vous retrouver en salles pour en parler, écouter vos retour, ce film, comme les précédents est pensé comme un point de départ de discussions, il est là pour nourrir les transformations des entreprises, faire évoluer vos pratiques, il ne nous appartient plus, il est à vous !

En une heure de documentaire, croyez-moi, on a déjà fait un gros tri pour garder le meilleur de chaque interview, et en l’écoutant à nouveau, je me suis dit que c’est sur cette phrase lâchée par Jean-Christophe Guérin que j’avais envie de finir cette newsletter : “Le moteur du progrès c’est l’humilité”.

Le documentaire vous appartient

Hier soir nous avons présenté le documentaire en avant-première à nos partenaires, un immense merci à ceux qui m’ont soutenu toute l’année, c’est aussi grâce à nos discussions qu’on peut aboutir à ce film : Lucca, Crédit Agricole CIB, La Cité de l’économie et des métiers de demain, LHH, Actual Group, l’APEC, Act4 Talents et Forvis Mazars.

La majorité de nos speakers avaient fait le déplacement pour l’occasion, c’est la première fois qu’ils sont si nombreux, ça tient au fait qu’on a tourné moins loin cette année, et qu’on a passé du temps ensemble sur chaque tournage, on a noué de chouettes liens !

Et puis devant une partie d’entre vous, devant la presse, ahhhh que ça fait du bien après un an de travail d’enfin voir ces images vivre sur grand écran !

Maintenant, à vous de découvrir le documentaire :

Vous pouvez :

  • Le visionner chez vous tranquillement à la demande.

  • Le visionner au cinéma sur une des 20 projections en France dans les prochaines semaines (on commence ce soir à Nantes, j’ai hâte!)

  • Organiser une projection en autonomie avec votre équipe, dans votre école ou espace de coworking. J’ai créé un kit de projection en toute autonomie avec des questions pour nourrir un débat après le documentaire et des petits prix qui s’adaptent à la taille de votre groupe.

  • Organiser une projection - conférence : J’interviens chez vous pour animer une conférence-débat après la projection du documentaire ou à partir d’extraits. (encore 3 créneaux dispos avant l’été).

News 🔥

J’ai passé 2 semaines à la montagne avant la sortie du film, un chalet de ski et télétravail pour aller rayer des faces entre deux sessions pour repérer les coquilles des sous-titres du nouveau documentaire.

J’adore ces moments juste avant de retrouver le monde, le tour de France en train. C’est un mix de moments de rush parce qu’il y a 1000 choses à gérer à quelques jours des premières projections et des moments de prise de recul, prendre le temps de s’intéresser à d’autres sujets, travailler sur la suite de WIP…

Et maintenant, prêt pour le marathon de projections jusqu’à l’été, j’ai hâte de vous retrouver et entendre vos retours sur le doc ! On se voit vite, à tout à l’heure pour certains à Nantes :)

Vos cadeaux pour vous remercier de partager le Billet du futur

Pour rappel, si vous recommandez le Billet du futur à d’autres personnes, j’offre des cadeaux !

  • 2 recommandations : Je vous offre un accès privé à mon dernier documentaire !

  • 10 recommandations : Je vous invite à l’avant-première de mon prochain documentaire

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Et surtout écrivez-moi vos retours, ils sont précieux pour la préparation des prochains projets.

Bonne journée ! 🌞

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