« Nous croyons souvent penser par nous-mêmes. En réalité, nous regardons le monde avec les yeux de quelques auteurs que nous avons laissé entrer dans notre bibliothèque intérieure. Les plus grands d’entre eux ne nous donnent pas des réponses. Ils nous apprennent à poser de meilleures questions. »
Bertrand Scholler | 55Bellechasse Media s’abonner gratuitement en 2 clics
Il existe des époques où l’on peut encore se contenter de vivre au rythme des jours, de suivre les nouvelles, de commenter les gouvernements et de croire que les événements finiront toujours par retrouver leur cours habituel.
Je ne suis pas certain que la nôtre appartienne encore à cette catégorie.
Quelque chose s’accélère.
Les crises se répondent. Les repères se déplacent. Des idées qui auraient paru inconcevables hier deviennent aujourd’hui banales, puis obligatoires. Les images prennent le pas sur les raisonnements. Les récits précèdent les faits, les organisent et finissent parfois par les remplacer. Nous n’avons jamais disposé d’autant d’informations et nous avons rarement semblé aussi démunis pour comprendre ce qui nous arrive.
Dans ces périodes, il ne suffit plus de savoir.
Il faut apprendre à discerner.
Il faut retrouver les livres qui obligent à ralentir, les auteurs qui nous arrachent à l’immédiat, les veilleurs qui ont compris que les grandes ruptures ne commencent presque jamais au moment où elles deviennent visibles. Elles sont précédées par des transformations lentes : une modification du langage, une perte de mémoire, une fascination collective, un abandon silencieux, une nouvelle manière d’appeler le bien et le mal.
Cette lettre est consacrée à trois hommes qui ont profondément déplacé ma manière de regarder l’Histoire : Joseph Ratzinger, Raoul Auclair et Édouard Saby.
Je ne les ai pas lus pour qu’ils pensent à ma place.
Je les ai lus parce qu’ils m’ont appris à mieux douter, à mieux relier les événements, à mieux reconnaître les fractures invisibles qui précèdent les effondrements visibles.
Ratzinger m’a appris la prudence.
Auclair m’a appris que l’Histoire possède une architecture.
Saby m’a appris que les prophéties ne sont peut-être pas destinées à satisfaire notre curiosité sur demain, mais à réveiller notre intelligence d’aujourd’hui.
Ce texte parle donc de livres.
Mais il parle surtout du temps qui est le nôtre.
Et de ceux qui viennent.
Car nous pouvons continuer à consommer l’actualité comme une succession de spectacles, attendre que les événements décident à notre place et croire que nous comprendrons lorsqu’il sera trop tard.
Ou nous pouvons commencer à construire cette bibliothèque intérieure sans laquelle aucune résistance durable n’est possible.
Les livres ne nous épargneront pas les épreuves.
Ils peuvent cependant nous empêcher d’y entrer aveugles.
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Si Édouard Saby avait vécu aujourd’hui, sur quoi aurait-il porté son regard ?
Toute sa vie, il a écrit sur les sociétés secrètes, les grands affrontements spirituels, les égrégores, la magie blanche et la magie noire, le national-socialisme et les fractures invisibles qui précèdent les bouleversements des civilisations.
Mais il n’a jamais connu notre époque.
Il n’a jamais vu ce que j’appelle le binôme de la Lanterne.
Je me demande souvent quelles questions il poserait. Quels symboles il observerait. Quelles continuités il discernerait… et quelles mises en garde il adresserait à notre génération.
C’est l’un des chapitres les plus dérangeants de cette nouvelle lettre.
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Dans un monde où tout est conçu pour vous faire réagir, lire devient peut-être l’un des derniers actes de liberté.
Découvrez Presse Complotiste de France
Fiat Veritas Pereat Mundus et In Aeternum Sine Pacto ne sont pas des livres écrits pour accompagner tranquillement le monde tel qu’il va.
Ils sont nés d’une inquiétude, d’années de lectures, d’observations, de voyages, d’épreuves et d’une conviction devenue de plus en plus forte : les événements que nous traversons ne peuvent plus être compris séparément. Il faut les relier. Revenir à l’Histoire longue. Interroger les récits. Retrouver les symboles, les croyances, les renoncements et les forces spirituelles que notre époque prétend avoir dépassés.
Ces ouvrages ne vous proposent pas un refuge confortable.
Ils vous invitent à regarder.
À ralentir.
À discerner.
À vous préparer intellectuellement, moralement et spirituellement aux temps qui sont déjà là — et à ceux qui viennent.
Voici IN AETERNUM SINE PACTO Et FIAT VERITAS PEREAT MUNDUS
pour les versions artisanales : bertrand@55Bellechasse.com
D’autres livres suivront. Ils poursuivront ce chemin, exploreront de nouvelles fractures, exhumeront des textes oubliés et tenteront, encore et toujours, de relier ce que notre époque s’acharne à séparer.
Les découvrir aujourd’hui, ce n’est pas seulement entrer dans une œuvre.
C’est se donner le temps de comprendre avant que le temps lui-même ne nous manque.
Ne pas manquer la prochaine lettre de la Table Rouge … ici (mais après avoir lu cette lettre !)
L’égrégore du binôme Macron pourrait …

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