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Pourquoi la visite d’Emmanuel Macron à Damas nous en apprend peut-être davantage sur l’Occident que sur la Syrie.
Je croyais écrire une lettre sur la Syrie.
Je me suis retrouvé à écrire une lettre sur le pouvoir.
Et je ne suis plus certain que ce soit la même histoire.
Bertrand Scholler | 55Bellechasse Media s’abonner gratuitement en 2 clics
Les amis,
Je vous devais cette lettre.
Pas seulement parce qu’elle parle de la Syrie.
Pas même parce qu’elle parle d’Emmanuel Macron.
Je vous la devais parce qu’elle pose une question qui dépasse très largement ces deux sujets.
Comment reconnaître qu’un récit est en train de changer… lorsque personne ne vous annonce qu’il a changé ?
Pendant des années, nous avons entendu les mêmes mots.
Démocratie. Droits de l’homme. Valeurs. État de droit.
Puis, presque sans bruit, le vocabulaire a changé.
Les mots sont devenus investissements.
Reconstruction. Stabilité. Partenariats.
Était-ce inévitable ?
Peut-être.
Mais alors une question demeure.
Pourquoi personne ne nous a expliqué ce déplacement ?
Cette lettre n’a pas pour ambition de vous donner des certitudes.
Elle cherche à vous rendre une liberté.
La liberté de comparer les discours aux faits.
La liberté de regarder les rapports de force sans passion.
La liberté, surtout, de discerner.
Vous y trouverez une enquête.
Une chronique de Colombo.
Un dialogue entre Orion et le Pèlerin.
Une Doctrine de la Mère.
Et une prière.
Autrement dit, bien davantage qu’une analyse géopolitique.
J’espère qu’elle vous accompagnera longtemps après sa lecture.
Et si c’est le cas, alors faites vivre cette lettre.
Partagez-la. Discutez-la. Critiquez-la.
Mais surtout… prenez le temps de la lire lentement. Car notre époque ne manque pas d’informations. Elle manque de lecteurs.
Pour rester informé cet été, sans être déformé par le bruit, le flux et les émotions qu’ils fabriquent.
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Extrait :
« Le pouvoir cherche rarement à te convaincre.
Il cherche d’abord à organiser ce qui te paraîtra évident demain.
Le Pèlerin regarda une dernière fois la photographie de Damas.
Puis il referma lentement le dossier.
— Le Pèlerin : Finalement…
Ce n’est peut-être pas la Syrie qui m’aura le plus appris aujourd’hui.
— Orion : Non.
C’est la manière dont les hommes racontent l’Histoire.
Et celui qui apprend à discerner les récits…
…commence déjà à retrouver sa liberté. »
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Je n’écris pas pour alimenter le flux.
J’écris pour en sortir.
Chaque semaine, des milliers de lecteurs choisissent de quitter quelques instants le vacarme des réseaux sociaux pour retrouver ce qui devient rare : du temps long, des analyses documentées, des dialogues, des récits, des doctrines et des prières qui cherchent moins à vous dire quoi penser qu’à vous aider à mieux discerner.
S’abonner, ce n’est pas seulement recevoir une lettre.
C’est choisir de reprendre possession de son attention.
Dans un monde où tout est conçu pour vous faire réagir, lire devient peut-être l’un des derniers actes de liberté.
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« L’égrégore du diable fonctionne. »
Il existe des photographies qui racontent davantage que des milliers de discours.
Celle d’Emmanuel Macron à Damas en fait partie.
Depuis que je l’ai vue, une question ne cesse de me poursuivre.
Et plus j’essaie d’y répondre, moins je crois que cette photographie parle de la Syrie.
Et cette photo …
Et celle-ci
et
…
Ne pas manquer la prochaine lettre de la Table Rouge … ici (mais après avoir lu cette lettre !)
La lettre de la Table Rouge
Je vais parler des prophéties… et de la nouvelle rock star de la politique mondiale. En France, cela fera sourire ou irritera. À l’étranger, beaucoup trouvent déjà le personnage fascinant. C’est peut-être ainsi que commence un égrégore : lorsqu’un homme cesse d’être seulement un dirigeant pour devenir une image mondiale.
Il faudra les nerfs solide … car ça devient plus que terrifiant … quand on sait …
surtout lisez ce qui suit … pour vous préparer à ce qui arrive !
Le réveil n’est pas une révélation. Le réveil est une décision
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Si cette lettre vous parle, alors mes deux livres prolongent exactement cette démarche.
Fiat Veritas Pereat Mundus et In Aeternum Sine Pacto ne cherchent pas à commenter l’actualité. Ils cherchent à en révéler les lignes de force.
On peut lire une lettre en une heure.
Un livre, lui, vous accompagne parfois pendant des années.
C’est la différence entre une information et une rencontre.
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Ils ont été écrits pour ceux qui refusent de se contenter des apparences et qui croient encore que penser profondément est une forme de liberté.
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Lire ces livres, les offrir ou les faire circuler constitue aujourd’hui l’une des manières les plus concrètes de soutenir ce travail. Un abonnement permet à une lettre d’exister. Un livre lui permet parfois d’aller beaucoup plus loin que son auteur, de passer d’une main à l’autre, de rejoindre une bibliothèque, une table de nuit ou une personne qui n’aurait jamais découvert ces textes autrement.
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LE TEXTE COMMENCE ICI
Lorsque Emmanuel Macron est apparu à Damas aux côtés d’Abu Mohammad al-Jolani, je me suis surpris à regarder cette scène avec une étrange impression de déjà-vu. Non parce que cette visite était prévisible. Bien au contraire. Mais parce qu’elle semblait contenir, en une seule photographie, une contradiction que peu de commentateurs semblaient disposés à relever. Les images étaient parfaitement officielles. Les honneurs étaient rendus. Les poignées de main soigneusement mises en scène. Les déclarations évoquaient la stabilité, la reconstruction, les perspectives d’avenir et le retour progressif de la Syrie dans le jeu diplomatique régional. Rien, dans le protocole ou dans le vocabulaire employé, ne suggérait que nous assistions à un événement extraordinaire. Tout donnait au contraire le sentiment d’une évolution naturelle, presque évidente, comme si cette rencontre constituait l’aboutissement logique d’un processus engagé depuis longtemps.
Et pourtant, c’est précisément cette apparente évidence qui m’interroge.
Car …
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