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Bertrand Scholler | 55Bellechasse Media · Aug 14, 2026

Le chien de PAVLOV … c’est nous ?

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Bertrand Scholler | 55Bellechasse Media · Bertrand Scholler | 55Bellechasse Media

Il y a quelque chose de presque obscène à parler d’un QR code lorsque des villes brûlent, que des peuples sont déplacés, que les guerres s’étendent et que des enfants meurent sous nos yeux.
Et pourtant, c’est peut-être précisément là qu’il faut commencer.
Parce que les grandes catastrophes de l’Histoire ne commencent presque jamais avec leur visage définitif. Elles arrivent d’abord sous une forme acceptable. Parfois même désirable. Elles promettent de simplifier, de protéger, de corriger une injustice, de libérer, de rendre le monde plus rationnel, plus sûr, plus égal, plus moderne.
Puis nous nous habituons.
À une règle.
À une exception.
À une autorisation.
À une petite impossibilité nouvelle.
À cette phrase devenue presque universelle : « accepter et continuer ».
Et pendant que nous continuons, le monde change.
Ce qui m’intéresse dans cette lettre n’est donc pas le téléphone, le QR code ou l’intelligence artificielle en eux-mêmes. C’est l’homme qui s’adapte. Cette extraordinaire faculté que nous possédons de trouver normal, après quelques années seulement, ce qui nous aurait paru absurde, intrusif ou inacceptable auparavant.
Le plus inquiétant n’est peut-être pas qu’un pouvoir puisse un jour disposer d’outils capables de nous surveiller, de nous classer ou d’influencer nos comportements.
Le plus inquiétant serait que, lorsque ce jour viendra, nous soyons déjà entraînés à trouver cela parfaitement naturel.
Car l’Histoire possède une cruauté particulière : les hommes qui inaugurent les catastrophes se présentent rarement comme leurs auteurs. Ils arrivent avec de grands mots. Justice. Sécurité. Égalité. Libération. Salut du peuple.
Et parfois, très longtemps après, les survivants découvrent que ceux qui prétendaient libérer un peuple avaient commencé par lui apprendre à obéir.
Il se déroule dans un immense pays, il y a un peu plus d’un siècle. Des hommes y arrivent remplis d’idées, de certitudes et d’intentions qu’ils présentent comme magnifiques. Ils promettent de délivrer le peuple de ses chaînes.
Quelques années plus tard, une question monstrueuse se pose presque naturellement :
combien peut-on tuer d’hommes au nom de leur propre libération avant qu’il ne reste plus personne à libérer ?
Ce conte appartient au passé.
Évidemment.
Mais les mécanismes humains, eux, vieillissent beaucoup moins vite que les régimes.
Alors avant de nous demander qui commandera les machines de demain, il faudrait peut-être commencer par une question beaucoup plus simple :
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Cette lettre restera derrière le mur de paiement.
C’est ce travail que les abonnements financent.
Pas des révélations quotidiennes.
Pas des prophéties.
Pas le petit shoot de dopamine qui permet de revenir demain chercher le suivant.
Ceux qui considèrent que ce travail mérite d’exister peuvent continuer.
Et je les remercie réellement, parce que sans eux il n’existerait tout simplement plus sous cette forme.
Ceux qui préfèrent les révélations fracassantes, les civilisations d’avant le Déluge, la chute imminente de Macron annoncée chaque semaine depuis des années, les informations « secrètes » connues de tout Internet, les titres à clics et les vidéos à claques ont désormais un choix considérable.
Qu’ils restent dans ces flux.
Vraiment.
Je ne leur en veux même plus.
Mais qu’ils ne me demandent pas de transformer celui-ci en la même chose.
La suite est pour ceux qui veulent encore regarder le réel, y compris lorsqu’il ne raconte pas l’histoire qu’ils auraient aimé entendre.
À partir du 1er septembre, Fiat Veritas Pereat Mundus passera de 25 € à 33 € sur Amazon.

FIAT VERITAS PEREAT MUNDUS

Je pourrais vous expliquer pourquoi j’ai écrit ces livres, ce que j’y ai mis, les années de travail, les milliers de faits, de notes et de rapprochements.
Mais ce sont finalement les lecteurs qui en parlent le mieux.
L’un, prêtre, m’a écrit que Fiat Veritas Pereat Mundus avait été pour lui « un seau d’eau fraîche sur le visage ». Puis il a lu In Aeternum Sine Pacto presque d’une traite : cette fois, « un massage au cœur et à l’âme ».
Une autre lectrice m’écrivait récemment qu’elle avait, au contraire, mis beaucoup de temps à terminer In Aeternum. Non parce qu’elle s’ennuyait, mais parce que la lecture l’arrêtait, l’obligeait à réfléchir, parfois à méditer. « Il m’a apporté des clefs », disait-elle simplement.
Ces témoignages me touchent parce qu’ils décrivent exactement ce que j’espérais sans savoir si j’y parviendrais : écrire des livres qui ne soient pas seulement lus, mais qui restent quelque part après la dernière page.
Le premier bouscule.
Le deuxième descend plus profondément.
Et peut-être faut-il aujourd’hui les lire ensemble.
Pas parce que j’aurais trouvé une vérité que les autres ignorent. Mais parce que j’ai consacré des années à rassembler les pièces d’un puzzle immense, à chercher les liens, les continuités, les contradictions — et à les coucher sur le papier sans demander la permission à aucun clan.
Alors, si vous vous demandez encore si ces centaines de pages valent le voyage, je pourrais multiplier les arguments.
Je préfère vous dire ceci :
ne me croyez pas, moi.
Croyez ceux qui les ont ouverts… et qui ont pris le temps d’aller jusqu’au bout.
Les livres sont là.
À vous, maintenant, de les rencontrer.
C’est sans doute pour cette raison que je continue d’écrire des livres plutôt que des produits éditoriaux.
Voici IN AETERNUM SINE PACTO Et FIAT VERITAS PEREAT MUNDUS

IN AETERNUM SINE PACTO

CONTRA OBLIVIONEM — RESURGAT MEMORIA
Contre l’oubli. Que la mémoire ressurgisse.
Depuis quelque temps, je vous demande davantage de soutien.
Des précommandes. Parfois des dons.
Pas une cagnotte. Pas pour financer ma vie.
Pour pouvoir continuer à fabriquer des livres dont je crois qu’ils doivent exister.
Fiat Veritas Pereat Mundus devait exister.
In Aeternum Sine Pacto devait exister.
Et je crois aujourd’hui plus encore à la nécessité de celui qui arrive.
CONTRA OBLIVIONEM — RESURGAT MEMORIA
Contre l’oubli. Que la mémoire ressurgisse.
Ce sera probablement le livre le plus ambitieux de La Table Rouge. Le plus long aussi : près de 750 pages.
Et ce n’est sans doute pas un hasard s’il portera le numéro 1.
Après le 4 de Fiat Veritas Pereat Mundus. Après l’infini d’In Aeternum Sine Pacto.
Le 1. Comme un retour à ce qui précède presque tout : la mémoire.
En réalité, ce livre en contient presque trois. Trois grandes parties qui auraient pu devenir trois ouvrages différents, mais que j’ai choisi de réunir parce qu’elles racontent une seule histoire : comment une société fabrique sa mémoire, comment on la lui efface, et comment elle peut tenter de la reconquérir.
J’y parle de Gaza, d’Israël, de l’Ukraine, de Macron. Mais aussi des empires, des sociétés secrètes, de la science, de la fabrication du consentement, des mécanismes de domination, des doubles standards.
Et d’un phénomène qui me fascine particulièrement : la manière dont les récits finissent par remplacer les faits — et dont la transparence elle-même peut devenir une extraordinaire manière de cacher.
Car nous ne manquons plus d’informations.
Nous en avons peut-être trop.
Le problème est ailleurs : nous oublions leur ordre, leurs liens, ce qui avait été annoncé avant, ce qui avait été nié, ce qui fut considéré comme scandaleux puis devint normal quelques années plus tard.
Alors il faut revenir en arrière.
Retrouver une déclaration. Une promesse. Un chiffre. Une image.
Replacer les événements dans leur chronologie.
Rapprocher des éléments que cinq, dix ou vingt années ont éloignés.
Et faire apparaître quelque chose que le flux rend presque invisible :
la continuité.
C’est un travail immense. Mais le plus difficile vient ensuite : rendre tout cela compréhensible sans l’appauvrir.
C’est probablement la partie dont je suis le plus fier.
La pédagogie est travaillée presque mot après mot.
Depuis six mois, ce livre occupe environ un tiers de mon temps.
Aujourd’hui, il existe.
Son architecture est là. Ses trois grandes parties sont là. Je travaille encore les apartés, les respirations, les transitions, la musique du texte, ces détails qui ne changent parfois aucune information mais changent complètement un livre.
Puis j’appuierai sur GO.
Et il partira chez mon éditrice.
Je sais parfaitement qu’un tel travail ne me rendra probablement pas riche. Il ne m’apportera vraisemblablement pas davantage de notoriété.
Mais ce n’est pas pour cela que je l’écris.
Je voudrais que Contra Oblivionem devienne un livre compagnon.
Un livre que l’on garde.
Que l’on annote.
Que l’on reprend six mois, cinq ans ou dix ans plus tard parce qu’un événement vient soudain éclairer autrement une page que l’on avait presque oubliée.
Un livre permettant de retrouver ce que nous savions avant qu’on nous explique que nous ne l’avions jamais su.
Voilà peut-être ce que j’essaie de fabriquer depuis le premier volume de La Table Rouge :
des traces qui résistent.
Parce que ma conviction est simple.
Une civilisation ne disparaît pas d’abord parce qu’elle manque d’armes ou de richesses.
Elle commence à disparaître lorsqu’elle ne sait plus ce qu’elle était hier.
Lorsqu’elle oublie ce qu’elle a fait.
Ce qu’on lui a fait.
Ce qu’elle avait compris.
Et surtout ce qu’elle avait juré de ne plus jamais accepter.
Voilà pourquoi ce livre porte ce titre.
CONTRA OBLIVIONEM.
Contre l’oubli.
RESURGAT MEMORIA.
Que la mémoire ressurgisse.
Et voilà aussi pourquoi je vous demande aujourd’hui très concrètement de m’aider à le faire exister.
Un ouvrage artisanal de près de 750 pages représente un coût considérable. Il faut lancer une fabrication importante avant même de savoir combien d’exemplaires trouveront leurs lecteurs.
Je ne peux pas financer seul mille livres en espérant qu’ils seront achetés ensuite.
Alors, non, ce n’est pas une cagnotte.
Si vous précommandez, vous achetez votre livre à l’avance et vous rendez sa fabrication possible.
Si vous possédez déjà mes livres et souhaitez simplement permettre au travail de continuer, vous pouvez également faire un don.
Et ceux qui n’en ont pas les moyens ne doivent évidemment pas le faire. Comme toujours, ils pourront continuer à me demander gratuitement l’accès à mes lettres.
La pauvreté n’est pas un manque de respect. Et la vérité ne doit jamais devenir un luxe réservé à ceux dont la carte bancaire est suffisamment approvisionnée.
Mais ceux qui le peuvent doivent aussi savoir ceci :
une œuvre indépendante ne se finance ni avec des compliments, ni avec des « likes », ni avec des millions de vues théoriques.
Elle existe lorsqu’un nombre suffisant de personnes décide qu’elle mérite matériellement d’exister.
Le livre est presque là.
À moi de l’achever.
À mon éditrice de lui donner sa forme définitive.
Et pour que sa version artisanale devienne cet objet que l’on pourra encore tenir entre ses mains dans vingt ans,
à vous, désormais, de décider si elle existera.
Contra Oblivionem — Resurgat Memoria.
Contre l’oubli. Que la mémoire ressurgisse.
Le livre est presque là.
À moi désormais de l’achever.
Et, pour sa version artisanale, un peu à vous de décider s’il existera.
Merci à ceux qui le rendront possible.
pour les versions artisanales : bertrand@55Bellechasse.com

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J’ai 55 ans. Et j’en ai parfois ras-le-bol.
Je ne veux plus flasher un QR code pour connaître le plat du jour. Je ne veux plus créer un compte pour récupérer un a to . Je ne veux plus télécharger une application pour payer trois euros de stationnement. Je ne veux plus donner mon adresse électronique, mon numéro de téléphone, accepter des conditions générales de quinze pages et recevoir un SMS contenant six chiffres simplement pour accomplir quelque chose qui, il y a encore quelques années, prenait trente secondes.
Et que personne ne vienne m’expliquer que je suis devenu trop vieux pour comprendre le progrès. Je travaille avec des ordinateurs depuis des décennies. J’utilise Internet constamment. Je publie, je lis, j’écris, je communique, j’expérimente les intelligences artificielles. Je ne rêve absolument pas d’un retour au Minitel, au chèque envoyé par courrier et à la cabine téléphonique.
Le problème n’est pas la technologie. Le problème commence lorsque la technologie cesse d’être un outil que je peux choisir pour devenir le passage obligé entre le monde et moi. (Suite ci après …)
Et également un texte important sur la révolution Bolchévique !

Read the original on bertrand55.substack.com

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