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Bertrand Scholler | 55Bellechasse Media · Aug 12, 2026

CUI BONO ? Et si Trump était moins délirant que ceux qui se moquent de lui ?

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Bertrand Scholler | 55Bellechasse Media · Bertrand Scholler | 55Bellechasse Media

BOUFFON … GRABATAIRE … GÉNIE … analyse d’un post de … TRUMP … à l’aune de la “réalité” … si elle existe !
AVANT DE CONTINUER
Cette lettre restera derrière le mur de paiement.
Je sais que cela en agacera certains. Je vais donc expliquer pourquoi.
Chaque fois que j’ouvre gratuitement un texte sur lequel j’ai passé plusieurs heures, parfois plusieurs jours, j’observe à peu près le même phénomène.
Ceux qui sont abonnés, ceux qui jouent le jeu depuis des mois ou des années et qui, par leur abonnement, rendent ce travail possible, pourraient légitimement se demander pourquoi ils paient puisque les textes finissent régulièrement par être offerts à tous.
Et ceux auxquels je les offre ?
Très souvent, ils lisent.
Puis repartent.
Sans s’abonner. Sans partager. Parfois même sans un merci.
Je pourrais m’en indigner. Ce serait inutile.
Puisque le phénomène se répète, je dois simplement en tirer les conséquences.
J’ai aussi compris autre chose.
Il semble infiniment plus facile de faire payer pour annoncer LA révélation sur la vie après la mort, les civilisations disparues avant le Déluge, les extraterrestres, les secrets interdits, les dossiers que « personne ne devait voir », ou pour expliquer pour la quatorzième fois que, cette fois, c’est certain, Macron va tomber parce qu’un auteur disposerait de « sources très haut placées » et « d’informations fiables et concordantes ».
Le frisson se vend remarquablement bien.
L’analyse, beaucoup moins.
Il suffit apparemment d’écrire SECRET, RÉVÉLATION, ILS PANIQUENT, TOUT VA BASCULER, ou de promettre de révéler toutes ces « affaires secrètes » qui sont souvent suffisamment secrètes pour être racontées simultanément sur vingt chaînes YouTube.
Je pourrais probablement faire cela.
Je ne veux pas.
Je préfère passer des heures à essayer de comprendre pourquoi Trump peut mentir sur trois éléments et avoir néanmoins raison sur le quatrième ; pourquoi une défaite militaire peut produire une victoire politique ; pourquoi celui qui semble perdre aujourd’hui peut gagner demain ; pourquoi celui qui prétend vous protéger peut avoir intérêt à ce que vous continuiez d’avoir peur ; et pourquoi quatre mots perdus dans un message présidentiel — « I THINK WE WILL KEEP IT » — peuvent parfois être plus importants que cinquante titres en majuscules.
C’est ce travail que les abonnements financent.
Pas des révélations quotidiennes.
Pas des prophéties.
Pas le petit shoot de dopamine qui permet de revenir demain chercher le suivant.
Alors je vais faire quelque chose de très simple.
Ceux qui considèrent que ce travail mérite d’exister peuvent continuer.
Et je les remercie réellement, parce que sans eux il n’existerait tout simplement plus sous cette forme.
Ceux qui préfèrent les révélations fracassantes, les civilisations d’avant le Déluge, la chute imminente de Macron annoncée chaque semaine depuis des années, les informations « secrètes » connues de tout Internet, les titres à clics et les vidéos à claques ont désormais un choix considérable.
Qu’ils restent dans ces flux.
Vraiment.
Je ne leur en veux même plus.
Mais qu’ils ne me demandent pas de transformer celui-ci en la même chose.
La suite est pour ceux qui veulent encore regarder le réel, y compris lorsqu’il ne raconte pas l’histoire qu’ils auraient aimé entendre.
À partir du 1er septembre, Fiat Veritas Pereat Mundus passera de 25 € à 33 € sur Amazon.

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Je ne peux pas m’empêcher de vous dire une dernière chose avant le voile : lisez. Mais choisissez ceux que vous lisez.
Pas seulement les vedettes que le système médiatique classique fabrique. Pas davantage celles de son jumeau dissident, avec ses clans, ses invitations croisées, ses exclusions, ses réputations qu’on fabrique entre soi et cette étrange obsession d’être adoubé par ceux-là mêmes que l’on prétend combattre — ou, au minimum, de ne surtout pas être rejeté par eux. Une petite mafia de la respectabilité alternative s’est constituée. Elle a ses parrains, ses protégés, ses infréquentables et ses frontières.
Regardez plutôt la durée.
Cela fait des années que j’analyse, que j’écris, que je me trompe parfois et que je le reconnais, mais surtout que je reste totalement extérieur à ces réseaux : ni mainstream, ni cour du mainstream dissident, ni réseau dissident cherchant désespérément son brevet de respectabilité auprès du précédent. Je n’ai jamais eu besoin d’être invité à la bonne table pour continuer à travailler.
Et c’est peut-être ce qui explique certains commentaires que je reçois encore :
« Je ne suis pas toujours d’accord avec vous, mais au moins vous ne changez pas de discours selon votre public. »
« Vous êtes l’un des rares à dire “je me suis trompé”. »
« Je vous lis justement parce que je sais que vous allez parfois écrire ce que je n’ai pas envie de lire. »
C’est exactement cela que je cherche.
Pas vous rassurer. Pas vous retenir dans un flux. Vous donner suffisamment d’éléments pour que vous puissiez encore penser sans moi.
Alors écrémez. Fermez parfois les écrans. Prenez un livre. Marchez. Écoutez quelqu’un qui vous contredit. Et méfiez-vous surtout de ceux qui ont chaque matin une nouvelle révélation indispensable à vous vendre.
Car ce qui est en jeu n’est finalement pas votre opinion sur Trump, la Russie, Israël, la Terre plate ou les civilisations d’avant le Déluge.
C’est votre capacité à conserver votre propre jugement.
Votre liberté intérieure.
Et peut-être même, oui, votre âme.
C’est sans doute pour cela que je continue d’écrire des livres plutôt que de fabriquer des produits éditoriaux.
C’est sans doute pour cette raison que je continue d’écrire des livres plutôt que des produits éditoriaux.
Voici IN AETERNUM SINE PACTO Et FIAT VERITAS PEREAT MUNDUS

IN AETERNUM SINE PACTO

CONTRA OBLIVIONEM — RESURGAT MEMORIA
Contre l’oubli. Que la mémoire ressurgisse.
Ce sera le livre le plus ambitieux de La Table Rouge.
Et ce n’est sans doute pas un hasard s’il portera le numéro 1.
Après le 4, Fiat Veritas Pereat Mundus.
Après l’infini, In Aeternum Sine Pacto.
Viendra donc le 1 : Contra Oblivionem — Resurgat Memoria.
Il sera aussi le plus long. Probablement près de 750 pages.
En réalité, ce livre en contient presque trois. Trois grandes parties qui auraient pu devenir trois ouvrages distincts, mais que je veux réunir parce qu’elles racontent au fond une seule histoire : celle de la mémoire, de sa fabrication, de son effacement et de sa reconquête.
J’y parle évidemment de Gaza, d’Israël, de l’Ukraine et de Macron, mais aussi des empires, des sociétés secrètes, de la science, de la fabrication du consentement, des mécanismes de domination, des doubles standards, de la manière dont les récits finissent par remplacer les faits et dont la transparence elle-même peut parfois devenir une extraordinaire manière de cacher.
Sur certains de ces sujets, le travail de mémoire est considérable. Il faut revenir en arrière, retrouver ce qui avait été dit, promis, oublié ou réécrit, remettre les événements dans leur ordre, rapprocher des éléments que les années ont éloignés les uns des autres et, surtout, rendre tout cela accessible sans le simplifier jusqu’à le trahir.
C’est probablement la partie du travail dont je suis le plus fier : la pédagogie est travaillée presque au mot près.
Depuis six mois, ce livre occupe environ un tiers de mon temps.
Et il existe désormais.
L’architecture est là. Les trois grandes parties sont là. Je travaille encore les apartés, les respirations, la musique du texte, ces détails qui ne changent parfois aucune information mais changent complètement un livre. Puis, bientôt, j’appuierai sur GO et je le confierai à mon éditrice.
Je sais déjà que ce travail ne sera probablement pas une source importante de revenus. Il ne m’apportera vraisemblablement pas davantage de notoriété que les précédents. Ce n’est manifestement pas ainsi que fonctionne ce que je fais.
Mais plus encore que les autres, je voudrais que celui-ci devienne un livre compagnon.
Un livre que l’on conserve.
Que l’on annote.
Que l’on reprend six mois plus tard parce qu’un événement vient soudain donner un autre sens à une page lue auparavant.
Un livre qui permette de retrouver ce que nous savions avant qu’on nous explique que nous ne l’avions jamais su.
Car ma conviction n’a pas changé : une civilisation ne disparaît pas d’abord parce qu’elle manque d’armes ou de richesses. Elle commence à disparaître lorsqu’elle perd la mémoire de ce qu’elle est, de ce qu’elle a fait, de ce qu’on lui a fait et surtout de ce qu’elle avait juré de ne plus jamais accepter.
Voilà pourquoi ce livre porte ce titre.
Contra Oblivionem.
Contre l’oubli.
Resurgat Memoria.
Que la mémoire ressurgisse.
Mais je dois également vous dire quelque chose très concrètement : la version artisanale ne verra pas le jour si vous êtes aussi peu nombreux à la précommander.
Un ouvrage de près de 750 pages fabriqué ainsi représente un coût et un travail considérables. Je ne peux pas engager cette fabrication pour quelques dizaines d’exemplaires en espérant que les autres viendront ensuite.
Alors, cette fois, je compte vraiment sur vous.
Si vous voulez que cet objet existe, si vous voulez la version artisanale de ce qui sera probablement le livre le plus important et le plus ambitieux que j’aurai publié dans La Table Rouge, précommandez-le.
Ceux qui n’en ont pas les moyens n’ont évidemment pas à le faire. Comme toujours, ceux qui ne peuvent pas payer pourront continuer à me demander gratuitement l’accès à mes lettres. La pauvreté n’est pas un manque de respect et la vérité ne doit jamais devenir un luxe réservé à ceux dont la carte bancaire est suffisamment approvisionnée.
Mais ceux qui peuvent soutenir ce travail doivent aussi comprendre une chose très simple : une œuvre réellement indépendante ne vit ni de compliments, ni de clics, ni d’applaudissements.
Elle existe parce qu’un nombre suffisant de lecteurs décide qu’elle mérite d’exister.
Le livre est presque là.
À moi désormais de l’achever.
Et, pour sa version artisanale, un peu à vous de décider s’il existera.
Merci à ceux qui le rendront possible.
pour les versions artisanales : bertrand@55Bellechasse.com

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On achète parfois un livre pour le lire. On précommande parfois un livre pour qu’il existe. La différence est immense. Car certains livres commencent le jour où ils sont imprimés. Les plus rares commencent le jour où quelqu’un décide qu’ils méritent déjà d’être transmis avant même d’être nés.
Et si ce livre voit le jour, je souhaite qu’il ne vous appartienne jamais vraiment. J’espère qu’un jour, usé par les lectures, annoté dans les marges, taché par le temps, il quittera votre bibliothèque pour entrer dans celle de vos enfants, de vos petits-enfants ou d’un inconnu qui poursuivra, sans même vous connaître, cette longue conversation que les siècles appellent tout simplement… la civilisation.
Contact : Bertrand@55Bellechasse.com
La Table Rouge ne dévoile pas un complot. Elle révèle une convergence.

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Et si Trump était moins délirant que ceux qui se moquent de lui ?

Donald Trump vient d’écrire quelque chose d’assez extraordinaire.
Selon lui, l’Iran serait pratiquement à terre : plus véritablement de marine, plus véritablement d’aviation, des Gardiens de la révolution décimés, une économie exsangue, un pouvoir incertain et, surtout, des États-Unis désormais maîtres du détroit d’Ormuz.
Comme toujours avec Trump, il y a du vrai, de l’approximatif, du faux et une quantité industrielle de superlatifs.
Mais cette fois, quelque chose me frappe.
Ses propos sont peut-être moins délirants que ceux de beaucoup de gens qui se moquent de lui.
Car depuis des semaines, j’entends une autre histoire. Israël serait à genoux. Les États-Unis auraient été humiliés. L’Iran aurait démontré au monde sa puissance. Les défenses occidentales seraient dépassées. Tel-Aviv tremblerait. Washington paniquerait. Et chaque nouveau missile, chaque vidéo, chaque information impossible à vérifier deviendrait la confirmation du récit précédent.
Je comprends parfaitement pourquoi ce récit fonctionne.
Beaucoup rêvent de voir Israël payer enfin le prix de Gaza. Beaucoup voudraient voir l’Amérique rencontrer la limite de sa puissance. Et lorsqu’un public désire très fortement qu’une chose soit vraie, il finit toujours par apparaître des médias, des experts et quelques divas de la « réinformation » pour la lui raconter.
C’est même devenu un modèle économique.
Seulement voilà : désirer la défaite d’Israël ne signifie pas qu’Israël est vaincu.
Et détester l’impérialisme américain ne fait pas repousser les systèmes antiaériens iraniens.
L’Iran a fait mal. Il peut encore faire très mal. Les États-Unis ont subi des dégâts et engagé des moyens considérables. Israël a découvert que son territoire n’était pas invulnérable. Les monarchies du Golfe viennent de recevoir une leçon qu’elles ne sont pas près d’oublier.
Mais tout cela (…)

Read the original on bertrand55.substack.com

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