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La quête de l’événement parfait · Jul 10, 2026

Mes clients sont passés avant ma newsletter. Mais j'en retire 5 enseignements.

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Benoît Trystram · La quête de l’événement parfait

Bonjour,

Bienvenue dans cette exploration d’un événement parfait.

Alors, oui, mes clients sont passés avant ma newsletter.

par 2 fois. Le rythme était trop intense.

2 événements qui jouaient à 2 semaines d’intervalle.

Événements dont je n’ai pas le droit de parler mais pour lesquels, j’ai fourni un accompagnement éditorial, stratégique et créatif.

L’un trés technique.

L’autre ultra-stratégique avec un enjeu d’actions très concrètes après l’événement.

En plus de ça, j’ai accompagné 3 agences dans la réponse à leurs appels d’offres.

Un pour un séminaire stratégique secteur de la réassurance.

Un autre pour un plan stratégique dans le secteur de la banque.

Et un dernier dans le secteur de la pharma.

3 salles, 3 ambiances.

Alors oui, j’ai dû délaisser un peu cette newsletter.

Mais je retiens plusieurs enseignements de ces 5 accompagnements.

C’est le constat clé que je fais depuis un moment sur les 14 événements accompagnés depuis 10 mois en tant que concepteur-rédacteur et rédacteur en chef.

Les audiences ont en marre des plénières descendantes. En plus, c’est souvent beaucoup d’argent investi et on peut se poser la question de l’impact qu’apportent ces moyens.

Bref, les ateliers sur un événement, c’est la clé du 2nd semestre 2026 et bien aprés.

Ces ateliers, ce sont ceux qui font travailler les participants sur leurs cas concrets, leurs métiers, leurs irritants, leurs décisions, leurs marges de manœuvre et surtout, ceux qui permettent de passer du message à l’appropriation.

Si votre événement a pour objectif d’engager une audience, les ateliers doivent être pensés dès le départ comme le coeur du programme.

Exit les trucs trop compliqués. En ce moment, ce qui fonctionne, ce sont les thèmes simples (voir des thèmes que l’on a déjà vu et revu).

On revient à des concepts comme : La mission, le cap, le studio, …

Ce qui compte, c’est la façon dont on les incarne. Un thème simple peut devenir très puissant quand il structure vraiment l’expérience. Il donne une colonne vertébrale. Il aide les intervenants à raconter la même histoire. Et il permet aux participants de comprendre rapidement où on veut les emmener.

La complexité peut rester dans le fond.

Notez-bien que je parle de thème, mais pas de format.

Et c’est un paradoxe.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, les directions générales et les directions de la communication cherchent des formats innovants.

Elles veulent sortir du déroulé classique : introduction, bilan, perspectives, table ronde, conclusion.

Le sujet revient partout.

  1. Comment faire vivre un plan stratégique autrement ?

  2. Comment éviter l’empilement de prises de parole ?

  3. Comment donner envie à des top managers de s’impliquer ?

  4. Comment faire travailler 100, 300, 600 ou 1 000 personnes sans tomber dans l’usine à gaz ?

Alors, Ok pour un thème classique, mais on veut du vrai comme un atelier en pleine nature avec des pros du milieu. Ça ouvre une vraie

Ce qui ressort, c’est l’envie de formats plus incarnés.

  • Des hot seats.

  • Des ateliers terrain.

  • Des world cafés bien scénarisés.

  • Des restitutions vivantes.

  • Des cartes collectives.

Des formats inspirés du documentaire, du jeu, de l’émission, de l’enquête, du laboratoire ou de la mission.

Le thème peut être classique. Le format doit créer un vrai mouvement, presque une prise de conscience.

C’est probablement l’un des enseignements les plus importants. Les directions de la communication veulent savoir ce qui se passe après et elles veulent surtout qu’on les aide avec cet aprés surtout dans le cadre du partage d’un plan stratégique.

  • Que fait-on des idées remontées ?

  • Comment transforme-t-on les contributions en actions ?

  • Qui porte quoi ?

  • À quel moment les managers reprennent-ils le sujet ?

  • Comment garde-t-on une trace utile ?

  • Comment évite-t-on que l’événement soit un grand moment d’énergie qui retombe trois jours plus tard ?

Sur plusieurs projets récents, l’événement n’était plus pensé comme un point d’arrivée.

Il devenait un point de départ.

  • Avec une synthèse à J+1.

  • Une restitution à J+7.

  • Un kit managers à J+30.

  • Un point d’étape à J+100.

Pour moi, c’est là que se joue une grande partie de la valeur. Un événement interne réussi doit produire autre chose qu’un bon souvenir. Il doit produire du mouvement. Oui j’y reviens, mais c’est la clé si on veut prouver la valeur de ce média.

Ces dernières semaines m’ont confirmé une chose : mon métier dépasse largement l’écriture de jolies phrases.

Je dois comprendre les enjeux, structurer la pensée, traduire une stratégie (qui ne sera posée que dans 4 mois). Et pourtant, je dois trouver le bon angle, construire le rythme, écrire pour la scène, pour les dirigeants, pour les participants et pour l’après.

Un événement d’entreprise, aujourd’hui, demande une vraie architecture éditoriale.

Chaque séquence doit avoir une fonction.

Chaque prise de parole doit servir une progression.

Chaque interaction doit avoir une utilité.

Chaque livrable doit pouvoir être réutilisé.

C’est précisément là que mon métier devient intéressant. (même si il est souvent méconnu ou mal connu) Entre la stratégie, la créativité et l’éditorial.

À l’endroit où l’événement cesse d’être un programme et devient une expérience qui aide vraiment une organisation à avancer.

Prenez le programme de votre prochain événement.

Puis, pour chaque séquence, posez-vous une seule question :

Qu’est-ce que les participants font vraiment à ce moment-là ?

Ils écoutent ? Ils réagissent ? Ils choisissent ? Ils débattent ? Ils produisent ? Ils décident ? Ils repartent avec quelque chose d’utilisable ?

Si la réponse est trop souvent : “ils écoutent”, alors votre événement mérite probablement d’être retravaillé.

Un bon événement interne ne se mesure plus uniquement à la qualité des messages transmis.

Il se mesure à ce que les participants sont capables de faire, de dire, de comprendre ou d’activer après.

C’est souvent là que tout se joue.

À la semaine prochaine avec une nouvelle exploration.

Et pour celles et ceux qui coupent un peu : bonnes vacances.

Benoît

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Read the original on benoittrystram.substack.com

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