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La quête de l’événement parfait · Jul 17, 2026

[29/52] Wecasa. Comment je rendrais aux collaborateurs le temps qu’ils rendent aux clients.

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Si j’étais directeur des événements internes de We Casa, voici ce que je ferais

Bonjour,

Et bienvenue dans le numéro 29 de mon exploration de l’événement parfait.

Plutôt que de le chercher, j’ai décidé de le créer. C’est une immersion dans ma tête pour des événements qui font agir et réagir les équipes.

C’est ma série Si j’étais le directeur des événements internes de… (Bientôt sur Youtube).

Le concept : Je parle d’un événement que j’aurais voulu concevoir. Je prends une entreprise. Je décortique son ADN. Et je propose un concept qui crée de l’impact. Pour montrer que l’événement parfait commence toujours par la même chose : une moment créatif et stratégique qui donne envie aux collaborateurs de se mettre en mouvement.

La fois précédente, je transformais le lancement des Baby Burgers de Burger King en fête foraine business.

Cette semaine, je me suis intéressé à Wecasa.

J’ai lu dans CB News que Wecasa vient d’annoncer sa première campagne télévisée nationale, diffusée du 20 juillet au 23 août 2026. Intitulée « Il était temps », elle aborde la charge mentale, la délégation et le droit de s’accorder du répit.

Elle raconte ce moment où une personne accepte enfin de confier une partie de son quotidien pour récupérer quelque chose de rare : du temps.

Wecasa propose du ménage, de la garde d’enfants, de la coiffure, de la beauté, du massage ou encore du coaching sportif à domicile.

Mais au fond, pour moi, Wecasa ne vend pas seulement des prestations.

La marque vend :

  • Un samedi matin qui redevient disponible. (Et on en rêve tous).

  • Une soirée qui commence plus tôt.

  • Une heure passée avec ses enfants.

  • Un déjeuner sans repassage en arrière-plan.

  • Un moment de calme au milieu d’une semaine qui déborde.

Wecasa transforme le travail d’un professionnel en temps retrouvé pour quelqu’un d’autre.

Et c’est précisément là que se trouve la tension à utiliser pour moi.

Ca m’amène plein de questions :

  1. Quand une entreprise promet du temps à ses clients, comment ses propres collaborateurs vivent-ils leur temps ?

  2. Combien d’heures passent-ils en réunion ?

  3. Combien de minutes perdent-ils à chercher une information ?

  4. Combien de procédures ont grandi sans que personne ne sache vraiment pourquoi ?

  5. Combien de tâches continuent d’exister par habitude ?

  6. Combien de temps consacrent-ils réellement à écouter les professionnels qui interviennent chaque jour chez les clients ?

Alors, si j’étais directeur des événements internes de Wecasa, voici ce que je ferais pour son prochain grand rendez-vous interne.

PS : Si cette newsletter vous plaît, n’hésitez pas à la partager autour de vous.

PS2 : Si vous voulez travailler avec moi > btrystram@gmail.com - 06 15 09 80 11


La promesse de l’événement tient en une phrase :

« Nous rendons du temps à nos clients. Il était temps d’en retrouver ensemble. »

En d’autres mots :

LA JOURNÉE DU TEMPS RETROUVÉ

Mon idée : Construire une journée pendant laquelle chaque séquence doit rendre du temps aux participants.

  • Du temps gagné sur une procédure.

  • Du temps libéré par un nouvel outil.

  • Du temps récupéré grâce à une décision.

  • Du temps rendu aux professionnels partenaires.

  • Du temps protégé pour réfléchir, écouter ou simplement respirer.

L’objectif est très concret : à la fin de l’événement, Wecasa doit avoir identifié tout ce qui peut simplifier la vie de ses clients, de ses professionnels et de ses équipes Et surtout, l’avoir montré à ses équipes qui vont partager ça sur le terrain.

Bienvenue dans mon cerveau de concepteur-rédacteur au service de la valeur des entreprises.

Quelques jours avant.

La journée commence avant même l’arrivée.

Chaque collaborateur recevrait une invitation directement dans son agenda.

Un bloc de huit heures et aucun programme détaillé.

Seulement un titre :

« Wecasa vous rend une journée. »

Et une phrase :

« Vous disposez de 480 minutes. À nous d’en faire quelque chose d’utile le 17 septembre. Rendez-vous au 12 rue Truckmuche 75999 Paris»

Le 15 septembre au 12 rue Truckmuche 75999 Paris

Le matin de l’événement, chaque participant, à son arrivée, reçoit une carte personnelle représentant ces 480 minutes.

Une vraie carte de temps.

Elle prend d’un petit cadran et elle accompagne chaque personne pendant toute la journée.

Au centre du lieu, un compteur géant affiche le nombre de minutes retrouvées par l’entreprise.

Au début, il est à zéro.

Donc 1ère séquence volontairement courte où la direction monte sur scène avec une seule mission : rendre les premières minutes.

Elle ne présente pas les résultats de l’année pendant quarante-cinq minutes. Elle annonce une décision déjà prise pour alléger le quotidien des équipes.

  • Une réunion récurrente supprimée.

  • Un reporting simplifié.

  • Une validation devenue inutile.

  • Une procédure raccourcie.

Le compteur s’allume immédiatement.

30 minutes retrouvées par semaine.

Puis le chiffre est multiplié par le nombre de personnes concernées et par les semaines de l’année.

Soudain, cette petite décision révéle sa vraie valeur.

Ici, l’idée, c’est bien de montrer l’utilité pour les équipes. Sinon sans ça, pas de compréhension, et donc pas d’engagement.

Trente minutes peuvent sembler anecdotiques.

Mais à l’échelle d’une entreprise, elles peuvent représenter des centaines d’heures rendues.

La journée continue avec Le Bureau du Temps Perdu.

Avant l’événement, les collaborateurs ont été invités à signaler les moments qui leur font perdre du temps au quotidien. (Essentiel si on veut engager le jour J. Sans travail amont même léger, ca flop)

Toutes ces situations sont affichées dans l’espace sous la forme d’avis de recherche.

  • « Recherche 25 minutes perdues chaque lundi dans la préparation du reporting. »

  • « Recherche une heure disparue pour cause d’outil qui ne marche pas bien. »

  • « Recherche les 15 minutes nécessaires pour retrouver la bonne version du document. »

Les participants complètent ces avis pendant la journée.

Mais l’enjeu va plus loin que le simple constat.

Des responsables produits, opérations, RH ou tech sont présents pour instruire les sujets en direct. Certaines pertes de temps trouvent une réponse immédiatement. D’autres deviennent des chantiers avec un responsable et une date.

Chaque problème résolu alimente le compteur collectif.

La scénographie permet de rendre visible ce qui reste généralement invisible. Parce que le temps ne disparaît jamais d’un seul coup. Il s’échappe par petites quantités. Et la somme finit par devenir immense.

Puis vient une séquence essentielle : Le Temps des Pros.

Wecasa fonctionne grâce à des professionnels qui entrent chaque jour dans l’intimité des clients. Ils font le ménage, gardent les enfants, coupent les cheveux, réalisent des soins ou proposent des moments de bien-être.

Ils vivent le service dans sa réalité la plus concrète.

Ils connaissent les trajets, les retards, les informations manquantes, les changements de dernière minute, les attentes des clients, les difficultés d’organisation et tous ces petits détails qui peuvent fluidifier ou compliquer une journée.

Je leur donne une place centrale, sur scène, aux commandes et à l’animation.

Pendant une heure, les équipes internes écoutent plusieurs professionnels raconter leur emploi du temps réel. Ces pros sont interviewés par d’autres pros de la maison Wecasa.

Et je vais chercher les détails, les trucs vrais, authentiques.

À quelle heure commence-t-elle ?

Combien de temps passent-ils dans les transports ?

  • Quelles informations leur font gagner dix minutes avant une mission ?

  • Quelles imprécisions leur en font perdre trente ?

  • À quel moment l’application les aide vraiment ?

  • À quel moment doivent-ils improviser ?

  • Quel temps aimeraient-ils récupérer pour eux-mêmes ?

L’objectif de cette séquence, c’est de créer un changement de perspective.

Le temps gagné par le client repose souvent sur le temps et le savoir-faire d’un professionnel.

Une plateforme responsable doit donc regarder les deux côtés de l’horloge.

Le temps retrouvé chez le client doit aussi devenir un temps mieux organisé, mieux considéré et mieux vécu par celui ou celle qui intervient chez lui.

Je poursuis avec La Fabrique des Minutes.

Les équipes siège viennent avec des améliorations déjà identifiées pour les métiers. Elles disposent de quelques minutes pour présenter une décision simple et son effet attendu.

L’objectif est de parler en temps plutôt qu’en fonctionnalités.

Une nouvelle option dans l’application n’est plus présentée comme une fonctionnalité supplémentaire. Elle devient douze minutes gagnées lors de chaque prise en charge.

Une automatisation n’est plus décrite uniquement par sa technologie. Elle devient deux heures libérées chaque semaine pour l’équipe concernée.

etc…

Chaque proposition répond à la même question :

À qui rendons-nous du temps, et combien ?

J’aime cette mécanique parce qu’elle oblige l’entreprise à relier chaque projet à une conséquence humaine. La technologie reprend sa juste place. Elle sert la vie réelle et rend un moment disponible. Elle permet à quelqu’un de terminer plus tôt, de mieux travailler ou de penser à autre chose.


Là, c’est l’heure du déjeuner.

Et je décide que le programme s’arrête vraiment.

Pas 1h pour déjeuner, mais 2 h avec comme titre à l’écran :

L’HEURE RENDUE

Pendant soixante minutes, aucune conférence n’est organisée. Aucun atelier n’est caché derrière une promesse de détente. Aucun exercice collectif ne vient remplir le vide.

Les participants reçoivent une heure en +.

Je met en place des espaces pour sortir marcher, appeler quelqu’un, lire, dormir, prendre un café, discuter avec un professionnel, rester seuls ou profiter d’une prestation proposée par Wecasa. Mais je n’impose rien. C’est LIBRE !!! c’est du temps gagné.

Cette heure est probablement la séquence la plus difficile à défendre dans le budget et dans le programme. Elle est aussi la preuve la plus forte du concept.

Une entreprise qui parle du droit au répit doit être capable de créer du répit dans son propre événement.

Cette heure montre que le temps retrouvé ne doit pas toujours être immédiatement réinvesti dans une nouvelle tâche. Il peut simplement être vécu.

Après cette respiration, tout le monde se retrouve autour du grand compteur avec un conteur.

La dernière séquence sert à construire Le Compte du Temps Retrouvé.

Toutes les décisions prises pendant la journée sont rassemblées. Le DG prend la parole pour rappeler l’ambition de cette campagne et ce que cela veut dire pour les collaborateurs et leurs équipes, mais surtout, ce que cela veut dire pour leurs clients.

Chaque action est associée à une estimation du temps qu’elle peut rendre.

  • À un client.

  • À un professionnel.

  • À une équipe interne.

Le compteur ne mesure donc pas la réussite de l’événement en applaudissements ou en nombre de post-it produits.

Il mesure le temps que l’entreprise s’engage réellement à rendre après l’événement.

La journée peut se terminer avec un total symbolique.

12 460 heures à retrouver au cours des douze prochains mois.

Le chiffre importe moins que les engagements qui le composent.

Chaque décision a un responsable.

Chaque responsable a une échéance.

Et trente jours après l’événement, les participants reçoivent un premier relevé de compte.

  • Combien de minutes ont réellement été récupérées ?

Ma Méthode OLELO

Voici ce que donne le programme de l’événement avec ma méthode signature pour des événements qui engage.

Ça coûte combien ?

Pour une journée interne réunissant entre 100 et 200 personnes, j’imagine une enveloppe de dynamisation comprise entre 35 000 et 80 000 euros, hors lieu et restauration.

Le budget sert principalement à préparer le contenu en amont, recueillir les irritants, accompagner les professionnels qui prennent la parole, construire le compteur, produire la scénographie du temps et assurer le suivi des engagements après l’événement.

Le décor peut rester relativement sobre.

Quelques horloges, un grand compteur, des cartes de temps, des avis de recherche et un système visuel cohérent suffiraient à faire exister l’univers.

La vraie valeur se trouve dans le travail préparatoire et dans la capacité de l’entreprise à prendre des décisions pendant la journée.

Ce que cette exploration m’apprend.

Les entreprises organisent souvent leurs événements autour de ce qu’elles veulent dire.

  • Leur stratégie.

  • Leurs résultats.

  • Leurs projets.

  • Leurs outils.

  • Leur vision.

Oui, c’est important.

Mais une promesse de marque devient beaucoup plus forte quand les collaborateurs peuvent la vivre eux-mêmes.

Wecasa promet du temps retrouvé.

Son événement interne doit donc produire du temps retrouvé.

Cette logique peut s’appliquer à toutes les entreprises.

Une marque qui promet de la simplicité doit créer un événement simple.

Une entreprise qui défend la proximité doit organiser de vraies rencontres.

Une organisation qui parle de confiance doit donner davantage de pouvoir de décision.

Une marque qui célèbre l’audace doit permettre une prise de risque réelle.

L’événement devient alors un terrain de preuve.

Il transforme une promesse extérieure en expérience intérieure.

Et il rappelle une chose essentielle : le temps gagné n’a de valeur que si quelqu’un peut réellement en faire quelque chose.

La question de la semaine

Quel est le bien le plus précieux que votre entreprise promet à ses clients, et comment vos collaborateurs pourraient-ils le vivre pendant leur prochain événement ?

D’ici là, bons événements.

Benoît

Si vous voulez travailler avec moi > btrystram@gmail.com - 06 15 09 80 11

Read on benoittrystram.substack.com

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