Dans mon cabinet, j’accompagne des femmes brillantes. Brillantes, compétentes, passionnées.
Et pourtant, une phrase revient encore et encore, sous des formes différentes :
👉 « Je lancerai mon projet quand j’aurai plus confiance. »
👉 « J’aimerais postuler, mais je ne me sens pas encore à la hauteur. »
👉 « J’ai besoin de renforcer ma confiance avant de prendre la parole. »
Comme si la confiance devait précéder l’action. Comme si ne pas se sentir prête était un signe qu’il fallait encore attendre.
Mais si c’était tout l’inverse ?
On a appris à croire qu’il en fallait plus pour bouger.
Une étude récente révèle que 94 % des femmes ont déjà ressenti un manque de confiance au travail.
La moitié disent avoir du mal à poser leurs limites.
Et plus de 56 % doutent de leur capacité à atteindre leurs objectifs.
Ces chiffres confirment ce que je vois au quotidien :
on associe à tort l’action à la confiance.
On attend de “se sentir prêtes”, comme si ce moment allait miraculeusement arriver.
Mais dans mon expérience, ce n’est pas la confiance qui fait bouger les lignes.
C’est le courage.
La confiance est un état. Parfois là, parfois pas.
Le courage, lui, c’est une décision.
C’est décider d’agir même quand on doute, même quand la peur est là, même quand notre critique intérieure hurle dans notre tête.
Celles que j’accompagne et qui avancent — celles qui changent de voie, prennent des postes de direction, s’installent à leur compte, osent poser leurs tarifs — n’ont pas plus confiance que les autres.
Mais elles ont appris à ne plus attendre.
Elles doutent.
Elles ont peur.
Et elles y vont quand même.
Il ne fait pas de bruit. Il ne s’affiche pas.
Mais je le vois tous les jours dans mon cabinet :
• Celle qui ose dire “non” à un client.
• Celle qui publie enfin sur LinkedIn malgré la peur du regard des autres.
• Celle qui accepte un poste à responsabilités alors qu’elle ne se sent “pas encore prête”.
Jacinda Ardern, ancienne Première ministre de Nouvelle-Zélande, disait :
« Je transforme mon doute en une invitation à réfléchir plus, à me préparer davantage. »
Sara Blakely, fondatrice de Spanx, parle, elle, du dialogue intérieur négatif comme du principal frein à la réussite.
Mais au lieu de l’ignorer, elle a appris à le repérer, à l’apprivoiser, à passer à l’action avec.
Ces femmes n’ont pas éliminé le doute.
Elles ont appris à l’écouter… sans lui donner les commandes.
On a besoin d’un entraînement au courage.
Attendre de “se sentir prête” est une stratégie parfaite pour rester sur place.
Agir avec le doute, c’est ce qui fait la différence.
Le courage est un muscle. Et chaque petit acte le renforce :
• Dire ce que tu penses en réunion, même si ta voix tremble.
• Affirmer ton ambition sans t’excuser.
• Te rendre visible, même quand tu ne te sens pas “assez”.
Et à force d’oser, tu finis par construire la vraie confiance.
Celle qui naît de l’action. Pas de la perfection.
👉 Si tu te reconnais dans cet article, dis-le-moi en commentaire ou partage-le à une femme de ton entourage qui attend encore "d’être prête". Peut-être que ce qu’elle attend, c’est justement ce message-là.
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