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Behind the who · May 27, 2026

Tes concurrents envoient des devis. Toi, vends un produit.

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Comment packager ton expertise et arrêter de vendre du sur mesure.

Salut 👋

As-tu déjà pensé à nommer tes offres comme des produits pour te démarquer de tes concurrents ?

Probablement pas.

Et c’est exactement pour ça qu’on en parle aujourd’hui :p

Parce que je vois beaucoup de freelances et d’agences avec un vrai savoir-faire, un super boulot, des clients contents... et des offres qui ressemblent exactement à celles de leurs concurrents.

Mêmes mots.
Même flou.
Et même “contactez-moi pour un devis.”

Dans le monde de WordPress, c’est flagrant.
“Maintenance WordPress - forfait essentiel.”
“Création de site sur mesure - à partir de X€.”
“Formation WordPress - tarif X€.”

Tout le monde vend la même chose avec les mêmes mots.
Et le client, lui, compare sur le seul critère qui lui reste : le prix.

Peut-être que tu n’y as jamais pensé.
Peut-être que ce que je vais te dire va te sembler un peu... de la science-fiction.

Dans les deux cas, lis la suite, ça va te plaire !


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Mon réflexe depuis toujours

Avant de faire quoi que ce soit de nouveau dans mon business, j’ai un réflexe.
Je regarde ce que font ceux qui réussissent.

Pas pour copier. Pour comprendre.

Si les meilleurs font quelque chose systématiquement, c’est rarement par hasard.

Mon benchmark ? Les Américains souvent.
Parce qu’ils ont toujours un temps d’avance sur la façon de packager et présenter une offre.

En France on est encore très “sur-mesure”, “devis sur demande”, “ça dépend”. Aux États-Unis, même un freelance solo a une page prix et des offres qui ont des noms.

C’est comme ça que j’ai créé KeepMyWP, BuildMyWP, et CustomMyWP dans mon agence Whodunit.

Bien avant de lire Paul Jarvis ou Brennan Dunn.
Bien avant YouTube et les podcasts sur le “productized consulting.”
J’avais déjà ce réflexe.

KeepMyWP : KEEP pour le maintien + MyWP pour Mon WordPress. Il maintient ton site. BuildMyWP : BUILD pour construire. Il construit ton WordPress, pour les usines à sites. CustomMyWP : CUSTOM pour la personnalisation. Il personnalise, pour les projets sur mesure.

Et je vais être honnête... même en interne, ça n’a pas été évident au début.

Des collaborateurs moins habitués à ce côté très américain du marketing avaient du mal avec la logique. Normal. On n’est pas câblés pour vendre comme ça en France.

Mais une fois intégré ? Le nom fait le travail à ta place.

Vis-à-vis des concurrents... ça détonne.
Quand tout le monde propose des prestations sur devis, avoir une offre qui s’appelle quelque chose et qui a une page dédiée, ça change la perception avant même le premier échange.

C’est ça, productiser ses services.

Productiser ses services, c’est quoi ?

C’est transformer une prestation sur mesure en offre claire, standardisée et vendable comme un produit.

Au lieu de vendre “du temps” ou du “sur-mesure”, tu vends un service avec un problème précis résolu, un périmètre défini, des livrables connus, un prix cadré et un processus répétable.

Dans le monde WP, ça donne quoi concrètement ?
Au lieu de “accompagnement WordPress à l’heure”, tu proposes un “Audit Vitesse WordPress : rapport + plan d’action livré en 5 jours, 490€ fixe.”

En une phrase : c’est packager ton expertise pour la vendre de façon plus simple, plus rentable et plus répétable.

Comment tu fais

Trois choses et dans cet ordre.

1. Tu lui donnes un nom

Pas “suivi mensuel.”
Pas “pack site vitrine.”
Un nom qui dit ce qu’il fait.

Le modèle : la promesse centrale + l’univers dans lequel tu travailles.

Court et mémorable.
Et surtout ça sort de la pile de propositions identiques que ton prospect a reçues cette semaine.

Quelques idées pour t’inspirer : SpeedBoostWP, SecureMyWP, MigrateWP, AuditWP, LaunchMyWP...

Tu vois la logique.
L’action + l’univers.
Simple.

Le test : si tu peux remplacer le nom de ton offre par celui d’un concurrent sans que ça change quoi que ce soit... renomme.

À toi : Prends ton offre principale.
Quel nom lui donnerais-tu si elle devait vraiment s’appeler quelque chose ?

2. Tu décides ce qui est dedans (et ce qui ne l’est pas)

C’est l’étape que tout le monde saute et qui crée tous les litiges six mois plus tard.

Parce que ton client a besoin de savoir exactement ce qu’il paie.
Parce que toi tu as besoin de savoir exactement ce que tu livres.
Parce qu’une offre floue, ça finit toujours par déborder.

Dans une maintenance WP, ça donne quoi ?
Dedans : mises à jour core + plugins + thème, backup quotidien, monitoring uptime, rapport mensuel.
Pas dedans : correction de bugs liés aux extensions tierces, développements custom, urgences hors horaires.
En option : support prioritaire, SLA garanti.

Si tu ne peux pas décrire ton offre en 3 bullets sur ta page de vente, ce n’est pas encore un produit. C’est un devis déguisé.

À toi : Fais deux colonnes. “Inclus” / “Pas inclus.” Remplis-les en 10 minutes.

3. Tu l’affiches avec un prix

Ton offre a une page, avec un prix, affiché et visible, et un bouton pour la prendre.

Pas “contactez-moi pour un devis.” Un prix.

(Je sais, ça fait peur. Fais-le quand même.)

Quand tu affiches un prix, tu filtres les mauvais clients avant même le premier appel.
Le prospect qui cherche 50€/mois de maintenance ne t’appellera plus pour négocier.
Celui qui cherche quelqu’un de sérieux à 150€ saura qu’il est au bon endroit.

Tu passes d’une posture de prestataire qui attend à une posture de quelqu’un qui propose quelque chose de solide.

Ridicule à changer comme ça maiiiiiis un énorme impact sur ta conversion.

À toi : Si tu devais afficher un prix aujourd’hui, ce serait quoi ? Écris-le. Même si tu le publies pas tout de suite. L’exercice, c’est de te forcer à mettre un chiffre.

Comment savoir si ce que tu fais peut être productisé ?

Parce que tout ne se productise pas, voici 4 signaux qui te disent que oui, c’est possible :

Tu le fais souvent pour des clients différents.
La maintenance WP, l’audit de performance, la migration d’hébergeur, la mise en conformité RGPD... si tu réexpliques et livres la même chose d’un client à l’autre, c’est productisable.

Tu pourrais l’expliquer à quelqu’un d’autre qui le délivrerait à ta place.
Si tu peux écrire le process et le confier à un dev junior ou un prestataire externe, tu es sur la bonne voie. Si ça dépend entièrement de ton cerveau à toi... c’est plus compliqué.

Tu sais à peu près combien de temps ça prend.
“Ça dépend” est l’ennemi du produit.
Une migration WordPress propre, c’est 4 à 8 heures.
Un audit vitesse, c’est 3 heures.
Si tu as une fourchette raisonnable, tu peux fixer un périmètre.

Le résultat est prévisible.
Ton client sait ce qu’il va recevoir avant de signer.

Si tu coches 3 de ces 4 cases... tu as probablement une offre qui attend d’être nommée.


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À mercredi prochain, sous un peu moins de chaleur on espère :p
Emilie

Read on behindthewho.substack.com

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