Salut !
La semaine dernière, je t’ai parlé de packager ton expertise plutôt que de continuer à envoyer des devis.
Cette semaine, on regarde concrètement à quoi ça ressemble.
J’ai pris trois offres très différentes, une agence WordPress française (oh surprise), une plateforme e-commerce internationale, et une agence Webflow américaine, et j’ai cherché ce qu’elles avaient en commun.
J’ai trouvé 6 ingrédients.
Alors ce que tu vas découvrir dans cette édition :
👉 Le curseur Service / Productisé / Produit qui clarifie ENFIN où se situe ton offre
👉 Les 3 offres que j’ai disséqué
👉 Les 6 ingrédients communs à un service productisé qui se vend
C’est parti, ça va te plaire !
Hey ! Moi c’est Emilie.
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Avant les ingrédients, il faut qu’on se mette d’accord sur une chose.
Productiser, c’est pas un interrupteur on/off.
C’est un curseur.
Jack Butcher (le créateur de Visualize Value) a posé le truc en 3 mots :
Service = work without a process
Productized service = work with a process
Product = process without work
Lis ça deux fois.
C’est tout le sujet.
→ Le service pur, c’est ce que beaucoup de freelances/agences font sans s’en rendre compte. Chaque client, chaque projet, chaque process est différent. Tu repars de zéro à chaque fois. C’est épuisant et impossible à scaler.
→ Le produit pur, c’est un SaaS, un logiciel, un livre. Une fois fait, ça tourne tout seul (ou presque). Aucun travail humain par client supplémentaire.
→ Au milieu, le service productisé.
Du travail humain, oui mais qui suit toujours le même chemin.
Le livrable peut être unique.
Le chemin pour y arriver, lui, est répétable.
Et c’est là que ça se joue.
Tu n’as pas besoin de devenir Spotify pour productiser ton offre. Tu as juste besoin de bouger ton curseur d’un cran vers la droite.
Ok, … Maintenant on peut passer aux ingrédients :)
Voici les cas et garde-les en tête, on va y revenir.
Cas 1 — SpeedMyWP (Whodunit)
Mon offre d’optimisation de performance WordPress.
Audit + optimisations + rapport.
Prix forfaitaire affiché, garantie de résultat chiffrée. C’est l’offre que j’ai créé et que je connais de l’intérieur.
Cas 2 — Performance Pack (PrestaShop)
La plateforme e-commerce vend directement ses services sur son care-center.
Comme tu vendrais une formation. Tu cliques, tu paies en ligne, et le ticket d’intervention démarre.
Cas 3 — flowGrowth (Flow Ninja)
Une agence Webflow américaine qui a packagé toute son offre SEO sous un nom propre. Pas “service SEO”. Pas “growth marketing”. flowGrowth. Le nom devient l’offre.
Trois univers radicalement différents.
Mais quand tu les démontes, les mêmes 6 pièces apparaissent.
Regarde bien.
→ SpeedMyWP.
Pas “optimisation WordPress”.
→ Performance Pack.
Pas “audit et optimisation des performances PrestaShop”.
→ FlowGrowth.
Pas “service SEO et AEO”.
C’est pas un détail mais c’est le premier acte de productisation.
Un nom propre, c’est :
✅ Un objet qu’on peut nommer en réunion (”on prend le Performance Pack”)
✅ Quelque chose qu’on peut recommander à un confrère
✅ Une marque qu’on peut chercher sur Google
✅ Une promesse qui se grave dans la tête du client
Lis ces 3 phrases et dis-moi laquelle te fait sortir la CB :
❌ “Nous améliorons les performances de votre site”
❌ “Boostez votre vitesse de chargement”
✅ “+xx% sur les notes Google PageSpeed, ou remboursé”
La 3ème, c’est SpeedMyWP.
Flow Ninja affiche en gros sur sa page : 66% YoY traffic increase. Ce sont les résultats d’un client, mais ils sont là, en chiffre brut.
PrestaShop annonce des actions concrètes liées aux Core Web Vitals pas “améliorer la performance”, mais “améliorer le CLS, le LCP, les images Webp”.
Le chiffre, c’est ce qui transforme une intention en promesse.
Et c’est ce qui te permet ensuite de dire “garanti”.
Sans curseur mesurable, comment tu garantis quoi que ce soit ?
Voilà ce qui distingue un vrai produit d’une promesse floue : la liste.
SpeedMyWP liste 5 actions précises :
Concaténation, minification, mise en cache
Chargement conditionnel
Lazyload images et CSS/JS
Suppression des ressources inutiles
Optimisation du poids des images
Pas une liste vague.
Cinq lignes que tu peux pointer du doigt.
Et, c’est encore plus important, PrestaShop fait quelque chose que beaucoup oublient.
Sur leur page, en toutes lettres :
“Si les causes du ralentissement sont nombreuses et complexes, les actions du Pack Performance pourraient ne pas suffire. Des actions complémentaires vous seront proposées en supplément.”
Traduction : voilà ce qui est dedans.
Voilà ce qui n’est PAS dedans.
Si t’as besoin du reste, c’est un autre devis.
Avant de passer à l’ingrédient suivant, il faut que je te raconte un truc.
Dans le bouquin Built to Sell de John Warrillow, il y a un personnage qui s’appelle Alex.
Alex dirige une agence créative qui fait tout (logos, sites, brochures, pubs, identités de marque).
Son mentor Ted lui dit : t’es en train de te crasher. Spécialise-toi sur UN truc.
Alex choisit les logos, vire 80% de ses clients et construit ce qu’il appelle le Five-Star Logo Process : 5 étapes que TOUS ses clients traversent, sans exception.
Mais … et c’est là que c’est génial ..
Chaque client repart avec un logo unique.
Le livrable est customisé.
Le chemin pour y arriver est identique.
Cette nuance, c’est le malentendu n°1 de tous les agences et freelances qui résistent à la productisation.
Quand je leur dis “package ton offre”, j’entends : “mais Emilie, mes clients sont tous différents, je peux pas leur vendre la même chose”.
Tu as raison. Tes livrables resteront différents.
C’est ton process qui devient identique.
Et ça, ça nous amène à l’ingrédient 4.
Pourquoi 3 étapes ? Parce que le cerveau humain retient 3 choses, pas 17.
(Alex aussi le sait, son Five-Star Logo Process tient en 5 étapes maximum, c’est la limite haute.)
Regarde :
SpeedMyWP : Audit et recommandations → Optimisations → Présentation du rapport PrestaShop : Analyse → Plan d’actions → Validation et déploiement
flowGrowth : Strategy → Foundation → Execution (avec 7 sous-modules numérotés, mais 3 phases lisibles)
Le process visible fait deux choses :
→ Il rassure le client (il voit où il va)
→ Il te protège (chaque phase a un livrable, donc une fin)
C’est aussi ce qui te permet de dire “on est à l’étape 2” au lieu de “je suis en train de bosser dessus”.
Sans process visible, le client a l’impression que tu disparais dans un trou noir pendant 3 semaines. Avec un process visible, il a une carte.
C’est LE marqueur qui fait basculer un service en produit.
Pas “à partir de”.
Pas “sur devis”. Un prix. Affiché. Sur la page.
PrestaShop pousse même le truc à fond : tu peux acheter le Performance Pack en ligne, paiement Klarna, comme tu achèterais une paire de chaussures.
Pas d’appel découverte. Pas de devis. Carte bancaire.
SpeedMyWP a un prix forfaitaire affiché dans le document commercial.
C’est plus simple à présenter en rendez-vous que “ça dépend de votre site”.
Flow Ninja a une page Pricing dédiée.
Tu connais le ticket d’entrée avant même le premier call.
Pourquoi c’est crucial : afficher un prix, c’est s’engager à tenir un scope.
C’est ce qui te force à finir le travail de productisation.
Tant que tu ne l’affiches pas, tu peux te dire “j’adapterai au client”.
Quand tu l’affiches, t’as plus le choix.
C’est l’ingrédient qui change tout.
Les 3 cas ont chacun leur version :
SpeedMyWP : garantie de résultat ou remboursé. Si on n’atteint pas a minima +30% sur PageSpeed, le client est remboursé. Point.
Flow Ninja : ils affichent “Zero SEO disasters” en chiffre de référence. Et “$200K spent yearly on growth R&D” = ils investissent dans leur propre R&D pour ne pas se planter chez le client.
PrestaShop : certification Qualiopi, paiement Klarna en 3x, équipe support 6j/7 avec délai de réponse affiché (24h ouvrées max).
Trois formes différentes, même logique : le vendeur prend une partie du risque.
C’est ce qui transforme la décision d’achat.
Le client n’achète plus une promesse , il achète une promesse + un filet de sécurité.
Tu peux pas démarrer par “garantie ou remboursé”.
Tu y arrives parce que tu as fait le boulot avant.
Tu veux qu’on mette ça en place pour tes offres ?
Qu’on regarde ce qui peut être fait ?
À mercredi prochain,
Emilie

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