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Adaptable(s) · Apr 24, 2026

Quand des super pouvoirs sont à votre disposition

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Brieuc · Adaptable(s)

Si vous ne le faites pas déjà, en plus de lire Adaptable(s), vous pouvez :

  • découvrir le tout nouveau site produit par l’équipe Circulab, appelé resiliencedentreprise.fr ou on explique mieux notre méthode d’aide à la décision pour la résilience d’entreprise.

  • repenser votre business model et votre écosystème de partenaires avec les outils de la Circulab Academy.

  • tester Janine pour déployer l’économie circulaire mieux et plus rapidement dans votre entreprise.

  • abonner vos collègues et votre équipe à Adaptable(s) ;-)

    Fini la promo, place à la lettre de la semaine.

Il y a un peu plus d’un mois, j’ai posé une simple question à Claude. Sa réponse a déclenché un chamboulement profond pour Circulab et, pour moi, en tant qu’entrepreneur. Cet épisode est toujours en cours mais je réalise que ce retour d’expérience peut vous être utile aussi.

C’est aussi l’occasion pour moi de prendre du recul dans ce chaos mondial nous rentrons un peu plus chaque jour.

Revenons-en au commencement, la question était :

“Penses-tu qu’il soit possible de créer un agent IA avec nos podcasts, nos cas d’études et nos formations sur la résilience d’entreprise et l’économie circulaire ?”

Sa réponse a été “Bien sûr, c’est très simple, c’est tout à fait réalisable avec Claude Code”. Je venais d’ouvrir la boite de Pandore.

Bureau avec vue pour l’écriture de cette édition depuis un ferry en Méditerranée, oui retour de vacances oblige…

Je précise que je n’y connais pas grand chose en développement, un peu de sites en Html, en Flash à une lointaine époque (avant l’iPhone) et beaucoup de Wordpress. Python, j’en avais entendu parler mais surtout pour désigner un serpent.

En moins d’une journée, et une nuit de sommeil réduite, j’avais un premier prototype fonctionnel. Au fur et à mesure, j’ajoutais de nouvelles données, j’améliorais leur qualité ou l’interface.

Le résultat correspondait déjà à une idée que j’avais en tête depuis deux ans. Je faisais tester l’équipe et de nouvelles idées émergeaient.

Petit à petit, je réalise qu’on a créé un outil qui nous aurait sûrement coûté plusieurs dizaines de milliers d’euros, il y a encore quelques années ou même mois, si on l’avait confié à une équipe de développeurs qualifiés.

On ouvre les accès aux membres de la Cirulab community. Leurs retours sont dithyrambiques. Ils affirment mieux préparer leurs RDV client, leurs ateliers, génèrent de meilleures idées de projets et améliorent leur qualité de travail. Ce n’est pas un simple joujou.

Depuis, on l’a ouvert via abonnements à tous les professionnel.le.s du secteur. Les retours sont là aussi enthousiastes et on comprend tout juste les connexions potentielles avec nos confrères/consœurs et nos activités.

Ma petite histoire n’est qu’une parmi des milliers. Ce que nous sommes en train d’expérimenter illustre bien quelque chose de plus large encore est en train de se produire.

Depuis la sortie des outils d’IA et encore plus de vibe coding, on a vu le premier solopreneur devenir milliardaire grâce à l’IA (mêle si cela n’a pas l’air non plus d’être un business très sain).

Cela signifie que désormais votre créativité et le temps que vous y consacrez sont vos seules limites. Le sujet de la compétence technique n’est plus un frein entendable puisque l’outil vous permet de concevoir, développer et délivrer ce que vous avez en tête.

Pour preuve, l’industrie des SAAS a perdu en quelques jours 300 milliards de dollars de valorisation. En effet, comment garder des valorisations aussi élevées quand n’importe qui peut créer des outils comparables correspondants précisément à ces besoins ?

Plus largement, les développeurs que les recruteurs se sont arrachés pendant des années ne vont probablement pas devenir les victimes de cette vague mais que vont devenir les cols blancs qui s’y refusent ?

Les tâches, peut-être ingrates, que vous confiez auparavant à un.e junior peuvent être désormais réalisées par un agent que vous avez conçu vous-même. Si on change d’échelle, la puissance de ce changement dans votre entreprise s’avère hallucinant. Que peut devenir une entreprise dont la capacité de réflexion ou d’exécution est multipliée par 5, 10 ou plus encore ? Quel cadre offrir à son équipe quand celle-ci est composée aussi par des robots ? Et que deviennent les entreprises qui passent à côté ?

Et à l’échelle de nos sociétés, je n’arrive pas à percevoir les conséquences associées de ce nouveau paradigme. Malheureusement, je constate une 1ère chose : nous n’avons jamais reçu autant de candidatures de jeunes diplomé.e.s que ces derniers mois. Peu importe leurs formations. Circulab n’est pas l’INSEE évidemment mais ça ne me semble pas être un signal anodin.

Quand j’ai initié cette newsletter, je pensais évoquer plus souvent les sujets environnementaux et leurs impacts sur les PME françaises. Bien sûr, il y a aussi beaucoup à dire mais c’est l’avantage du format hebdomadaire, j’y reviendrai rapidement. Mais ce train de l’IA teste précisément notre adaptabilité et la pérennité des entreprises françaises à un rythme délirant.

Ignorer cette transformation, c’est probablement prendre le risque de passer à côté d’une opportunité rare de créer des synergies avec ses clients ou fournisseurs, de mieux capitaliser le savoir de son entreprise et bien d’autres usages encore. C’est aussi prendre le risque à terme de ne plus pouvoir le prendre et d’accumuler un retard probablement fatal.

Monter dedans signifie aussi de

  • rester connecté à l’ultra-performance avec les risques d’une telle démarche.

  • se créer de nouvelles dépendances à des outils américains avec tout ce que cela implique en termes de pertes de souveraineté numérique pour la France et l’Europe.

  • s’approprier de nouvelles capacités de réflexions et d’exécution sans équivalent dans l’histoire de l’humanité.

Vous l’aurez compris, je suis tout autant fasciné que perplexe sur le sujet.

Comme je vous le disais il y a quelques semaines, je reste convaincu qu’il faut acquérir ces super pouvoirs sans pour autant signer un blanc seing sur :

  1. ses capacités cognitives en faisant attention à rester capable de réfléchir par soi-même en faisant en sorte de s’imposer des moments de réflexion déconnectés. Encore une récente étude donne des conclusions particulièrement inquiétantes démontrant que l’IA, en donnant toujours des réponses immédiates, enlève nos capacités à persister dans l’apprentissage, surtout face aux défis difficiles.

  2. la souveraineté et la résilience de sa structure numérique. En adoptant l’IA massivement, la question de l’indépendance de fonctionnement doit se poser dès le début car là-aussi, une fois parti, il est quasiment impossible de descendre du train (oui ça fait beaucoup de trains pour aujourd’hui).

  3. l’empreinte écologique de cette même structure que ce soit sur le matériel ou l’énergie déployée. Les modèles actuels sont lancés dans une course délirante au gigantisme des puces, des serveurs pour accumuler toujours plus de données et de capacités de calculs. La question du bon modèle d’IA aux bons usages doit se poser à chaque fois.

  4. les impacts sociaux de ses outils. Utilisons-nous les outils pour améliorer notre fonctionnement ou pour remplacer des équipes ? “La frontière est très fine” comme disait Orelsan et je ne doute pas que cela va pencher de plus en plus pour la 2ème sans que l’on n’imagine encore tous les effets colatéraux pour les métiers du design (Anthropic vient de sortir Claude Design), des services financiers, juridiques ou même du conseil. Un autre modèle de société va probablement devoir être mis en place sinon où allons-nous ?

  • Tester un outil de vibe coding ou de vibe design pour véritablement vous rendre compte du potentiel de ces outils à disposition.

  • Garder des fenêtres de réflexion individuelle pour maintenir vos capacités cognitives, prendre du recul ou garder votre capacité à persister face à la complexité d’une tâche.

  • Évaluer les dépendances créer par la mise en place de ces solutions. Que ce soit en termes d’impacts sur vos équipes, de souveraineté numérique, d’impacts énergétiques ou de résilience organisationnelle par exemple. Ces questions doivent être posées et discutées dès le départ.

Si cela vous dit, je vous propose d’en discuter et de voir comment ces sujets peuvent impacter votre entreprise, votre retour d’expérience m’inspirera sûrement de nouveaux cas et, peut-être, que cela vous permettra d’y voir plus clair.
Prenez RDV sur ce lien.

et si cela vous a plu, un petit ❤️ sur l’article ou un partage auprès de vos contacts fait toujours plaisir. Un grand merci aussi pour les messages perso très chaleureux, ça motive aussi beaucoup.

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