L’Italie vient de demander une dérogation PPWR pour maintenir des plastiques compostables à usage unique. Derrière cette actualité se cache une réalité mal comprise par beaucoup d’industriels français : les bioplastiques ne sont ni une solution miracle, ni une voie de conformité automatique au PPWR. Pire encore, la France ne dispose même pas de l’infrastructure nécessaire pour les valoriser correctement.
Le 1er avril 2026, le ministère italien de l’Environnement a officiellement déposé un projet de réglementation technique auprès de la Commission européenne. L’objectif : obtenir une dérogation aux restrictions PPWR sur certains emballages plastiques à usage unique, à condition qu’ils soient certifiés compostables ou biodégradables par des organismes accrédités et conformes aux normes européennes.
Les catégories visées sont précises : emballages de fruits et légumes frais de moins de 1,5 kg, emballages pour aliments et boissons pré-remplis destinés à la consommation sur place dans l’hôtellerie-restauration, et emballages souples pour cosmétiques et produits d’hygiène à usage unique dans le secteur hôtelier. L’Italie s’appuie sur l’article 9 du PPWR, qui autorise de telles dérogations nationales si l’État membre peut démontrer qu’il dispose d’une infrastructure suffisante de collecte et de traitement des biodéchets.
Et c’est précisément là que le bât blesse pour la France.

Comments
Nothing yet. Say the first thing.
Sign in to join the conversation.