Le wabi-sabi est un concept assez difficile à appréhender. On le retrouve aussi bien dans la cérémonie du thé que dans le kintsugi ou « rapiècement en or », qui consiste à recoller une vaisselle cassée avec une colle mélangée d’or, pour souligner le raccord et non le cacher, mettant ainsi en valeur la brisure, et donc le caractère irréparable et imparfait de la vie. Ce que l’on appelle en Occident « jardin zen » (en japonais, sekitei, « jardin de pierres »), est une autre illustration du wabi-sabi. Wabi pourrait se traduire par « mélancolie, désespoir, déchéance ». Sabi désigne la tristesse et la solitude, comme lorsque l’on n’a personne sur qui compter, mais aussi la décrépitude, le vieillissement, la salissure. Le wabi-sabi est dérivé des principes du bouddhisme zen et du taoïsme, et valorise la beauté de l’imperfection et de la sobriété (voir aussi Cérémonie du thé, Sen no Rikyû).

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