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Superformateur · Jul 9, 2026

Être compétent ne suffit pas à être rappelé.

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Superformateur · Superformateur

Bonjour,

Je m’appelle Quentin Declercq, fondateur de Superformateur.

Cette newsletter est dédiée à celles et ceux qui ont une expertise à transmettre, une valeur à faire reconnaître et qui ont l’envie d’en vivre pleinement.

Chaque semaine, je partage des idées concrètes pour transformer ton savoir en une offre singulière et reconnue.

Suis moi aussi sur Linkedin.

Il y a quelques mois, une DRH a recommandé mon nom à une consœur.

Le détail qui compte : elle n’avait pas assisté à ma formation. Elle l’avait commandée, avait fixé le budget, puis était retournée à son travail pendant que je formais ses équipes.

Elle ne pouvait donc pas me recommander sur ce qu’elle avait vu. Elle m’a recommandé sur ce qui lui est remonté : deux participants qui, dans un couloir, lui ont répété une phrase que je leur avais fait retenir.

Voilà le vrai circuit de la recommandation.

Celui qui te rappelle ne juge pas ta prestation.

Il juge les traces qu’elle a laissées dans la tête des autres.

Et presque personne ne travaille ce détail.

Suis la chaîne.

Ton client décide de te reprendre à partir de ce que ses équipes lui disent de toi.

Ses équipes lui disent ce qu’elles ont retenu.

Donc tout se joue sur ce qui reste dans la tête des participants.

Et là, une règle têtue s’applique.

Environ 24 heures après une session, un participant a déjà oublié la majeure partie de ce qu’il a entendu. Des chercheurs ont mesuré cette chute il y a plus d’un siècle, et personne ne l’a démentie depuis.

Ça veut dire une chose simple : tout ce qui est oublié le lundi ne sera jamais raconté au client. Ton contenu le plus dense, le plus complet, disparaît avant d’avoir eu une chance de circuler.

Reste à savoir ce que la mémoire garde, et ce qu’elle jette.

Elle ne retient pas tout à parts égales.

Elle garde le début, la fin, et les moments qui ont créé une émotion.

Le gros bloc du milieu, où tout s’enchaîne bien, elle l’efface.

Conséquence contre-intuitive : une formation trop lisse est une formation qu’on oublie. À force de tout enchaîner proprement, tu ne laisses rien qui dépasse, donc rien à raconter.

Ton client ne juge pas ta formation, il juge ce qu’il en entend. Soigne d’abord ce qui va rester dans les têtes et pas ce qui va se dire dans la salle.

En notant pendant des années ce qu’on me citait longtemps après, j’ai vu toujours les trois mêmes types de traces revenir.

Les voici, de la plus simple à la plus puissante :

  • La formule-poignée : une phrase courte et tranchée qui résume ton idée maîtresse.

Sa force : le participant peut se la répéter seul, et surtout la répéter à son manager. Une idée bien formulée voyage de bouche en bouche. Ici, la DRH ne s’est fait rapporter une poignée de mots : l’idée maîtresse de ma formation.

  • Le geste qui interrompt : faire poser les stylos, lever le groupe, couper l’écran en pleine explication.

Ces ruptures créent un pic d’attention : le cerveau range le moment dans la case “important”, sans que le participant le décide. Et c’est cette scène-là qu’il racontera en rentrant : “à un moment, le formateur nous a fait…”. Une scène se raconte (donc elle circule).

  • Le moment de bascule : l’instant où quelqu’un comprend qu’il se trompait depuis des années.

Il touche à l’identité (pas juste au savoir). On n’oublie pas la personne qui nous a fait voir nos faiblesses et axes d’amélioration. C’est la trace qui transforme un participant en ambassadeur : il ne dira pas que “c’était bien”, il dira “il faut que je me corrige”.

Ces trois traces existent dans peu de formations.

Ces trois moments ne s’improvisent pas. Mais attention : forcer un moment marquant se voit tout de suite, ça sonne faux, et ce qui sonne faux se raconte en mal.

Le vrai levier tient en une décision (prise avant voire pendant la session).

Pose-toi une seule question en préparant :

Qu’est-ce que j’ai envie que les participants racontent de moi, une fois que je suis rentré chez moi ?

Un seul.
Un moment ne marque que s’il est rare.

En vouloir partout, c’est n’en réussir aucun.

Tu choisis ce moment, tu construis la session autour, et le reste peut rester du contenu normal.

Attention : pour le moment de bascule (le plus fort des trois), il y a un piège à éviter.

Le réflexe, c’est de livrer toi-même la révélation, bien clairement. C’est l’erreur.

Une vérité qu’on te donne s’oublie alors qu’une vérité qu’on trouve soi-même reste.

Alors tu fais l’inverse : tu amènes le groupe au bord, tu poses la question qui dérange, et tu te tais. C’est le participant qui bascule seul.

Et un participant qui a “trouvé” quelque chose le raconte avec fierté, comme une découverte à lui. C’est la meilleure publicité que tu puisses espérer : ce n’est plus toi qui te vends, c’est lui qui te vend.

Ne prépare qu’un seul pic par session, comme le moment qu’on racontera à ta place. Pour la bascule, ne donne pas la réponse : construis la question qui la fait trouver. On ne recommande pas une info reçue, on recommande une prise de conscience.

Tu peux mener une session impeccable et rester remplaçable, parce qu’une journée trop lisse ne laisse aucune trace à rapporter. Et sans trace qui remonte, le client qui n’était pas dans la salle n’a aucune raison de te préférer au prochain nom sur sa liste.

Dans six mois, quelqu’un tranchera entre ton nom et celui d’un autre. Il décidera sur le peu qui lui sera parvenu : une phrase qu’un participant aura répétée, ou rien.

Tu peux parier que ce peu apparaîtra tout seul.

Ou décider, dès ta prochaine session, ce que tu y plantes.

Un formateur qu’on s’arrache n’est pas celui qui en dit le plus.

C’est celui dont il reste quelque chose à raconter.

Je m’appelle Quentin Declercq, je vis à Paris (originaire du nord de la France) et je suis papa de deux adorables enfants.

À côté de cette vie (déjà) bien remplie, je suis entrepreneur.

J’ai créé et je développe Superformateur : un écosystème dédié à toutes les personnes qui ont une expertise à transmettre, une valeur à faire reconnaître et qui ont l’envie d’en vivre pleinement.

Aujourd’hui, je me consacre à 100% au développement de cette marque : un média et une académie de formation dédiée à celles et ceux qui ont une expertise à transmettre, une valeur à faire reconnaître, et l'envie d'en vivre pleinement.

Mon ambition : aider les experts à transformer leur savoir en actif business, afin de renforcer leur autorité, diffuser leur vision et construire une source de revenus durable et prédictible.

Tu peux également me suivre sur Linkedin.

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Read the original on superformateur.substack.com

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