Bonjour,
Je m'appelle Quentin Declercq, fondateur de Superformateur 🦸
Cette newsletter est dédiée à celles et ceux qui ont une expertise à transmettre, une valeur à faire reconnaître et qui ont l'envie d'en vivre pleinement.
Chaque semaine, je partage des idées concrètes pour transformer ton savoir en une offre singulière et reconnue.
Suis moi aussi sur Linkedin.
En tant que formateur indépendant, tu as sûrement déjà vécu cette scène.
Tu viens de présenter ton approche pédagogique à un client.
Tu as expliqué ta méthode, ton angle, ta manière d’accompagner les participants, les résultats que tu vises.
La discussion se passe bien.
Puis arrive cette question que tu attendais (ou redoutais) :
“Et du coup, quel est votre tarif ?”
À ce moment-là, tu réponds presque automatiquement.
Et tu annonces ton prix.
Et là, au bout du fil, tu entends ce petit silence.
Tu te demandes si tu as été trop cher.
Tu te demandes si tu vas perdre la mission.
Tu te demandes si le client est déjà en train de comparer avec quelqu’un d’autre.
Alors tu paniques.
Et tu fais exactement ce qu’il ne fallait pas faire.
Tu reprends la parole.
Et tu sors une phrase du type :
“Après, on peut toujours s’arranger si on part sur deux jours.”
À cet instant précis, tu viens de baisser ton prix avant même que le client ait négocié.
C’est une erreur que j’ai souvent commise lorsque j’ai débuté comme formateur indépendant.
Je facturais à la journée.
Je regardais ce que faisaient les autres tout en essayant de rester raisonnable.
Mon agenda était plutôt plein mais mon compte en banque, lui, ne suivait pas vraiment.
Je travaillais beaucoup.
Je délivrais le plus sérieusement possible.
Je faisais en sorte que mes clients soient satisfaits.
Mais commercialement, je restais coincé dans cette logique insupportable : je vendais des journées (en alignant mes tarifs sur ceux pratiqués par d’autres organismes de formation) avec la peur permanente d’être trop cher.
À l’ère de l’intelligence artificielle, cette logique devient encore plus dangereuse.
(Et cela devient de plus en plus une réalité).
Un client peut déjà générer un plan de formation, une trame d’atelier ou un support en quelques minutes grâce à ChatGPT ou à Claude.
Donc si ta valeur perçue repose uniquement sur le nombre de jours vendus, ton tarif devient très vite discutable.
Toutes ces erreurs commises m’ont incité à revoir l’intégralité de mon approche commerciale.
Quand tu vends une journée, tu vends du temps.
Et le temps, ça se compare.
Le client met ton tarif en face d'un autre et choisit presque souvent le moins cher.
Tu deviens une ligne dans un tableau.
Facturer au jour plafonne mécaniquement tes revenus.
Tu ne peux pas vendre plus de jours qu'il n'y en a dans une semaine.
Ton chiffre d'affaires a un mur (et tu fonces dedans).
Le formateur qui s'en sort ne vend pas sa présence.
Il vend ce que le groupe sait faire en repartant.
Tant que tu factures du temps, on te compare à une horloge.
Facture alors une transformation, et il n'y aura plus rien à comparer.
Partage cette édition à un ami qui bosse comme un acharné et se demande pourquoi son chiffre d’affaires stagne.
C’est là que le basculement opère.
Ton prix ne doit pas seulement refléter ce que tu dépenses (ton temps, ta préparation, tes déplacements, ta fatigue).
Il doit surtout refléter ce que le client gagne.
Par exemple, une formation à la prospection téléphonique ne se mesure pas seulement au nombre de participants formés. Si cinq commerciaux gagnent en aisance, améliorent leur taux de transformation et signent chacun un contrat supplémentaire dans l’année, le retour pour l’entreprise peut rapidement atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Dans ce cas, ton tarif n’est plus une dépense.
Il devient un investissement.
Donc avant d’annoncer ton prix, fais d’abord chiffrer au client le coût de son problème.
Trois réflexes sabotent ta crédibilité tarifaire (et tu en fais sûrement au moins un).
C'est 1 500 euros, mais je peux ajuster."
Le "mais" est terrible. Tu signales ici que ton prix est négociable, donc forcément gonflé (et donc ce n’est pas très sérieux).
Disons 1 000 euros, c'est plus simple.
Un tarif arrondi à la louche sonne comme une estimation au doigt mouillé.
Un prix construit (exemple : 1 450 euros) dit que tu as réfléchi à ta valeur.
Envoyer un devis trop vite te fait passer pour quelqu'un qui n'a rien d'autre à faire.
La rareté perçue fait partie du prix.
Le moment décisif, c’est celui où tu annonces ton tarif.
Annonce-le clairement.
Une seule fois.
Puis tais-toi.
Je sais : ce silence peut être inconfortable.
Mais c’est précisément là que se joue la négociation.
En restant silencieux, tu déplaces la tension de ton côté vers celui du client.
Celui qui reprend la parole en premier après l’annonce du prix est souvent celui qui commence à céder.
Si tu combles le vide, tu fragilises immédiatement ta position.
Tu justifies, tu t’excuses, tu négocies contre toi-même.
Et, parfois, tu offres une remise que personne ne t’avait encore demandée.
Tu aimes cette édition ? Partage la à une personne à qui elle peut être utile.
Les formateurs qui vivent correctement de leur activité ne sont pas seulement compétents. Ce sont des professionnels capables de relier leur tarif à la valeur économique, opérationnelle ou stratégique qu’ils créent pour leurs clients.
À expertise comparable, certains facturent deux fois plus que d’autres (sans devoir justifier chaque ligne ni accorder des remises à répétition).
Ce qui change, ce n’est pas nécessairement leur savoir-faire mais leur capacité à formuler l’impact de leur intervention.
Un prix bas ne renforce pas ton attractivité.
Il peut surtout installer un doute sur ta valeur.
On oublie vite le formateur choisi faute de budget.
On rappelle celui dont l’intervention a justifié le tarif.
Se brader, ce n’est pas juste rogner sur sa marge.
C’est aussi envoyer le signal que ton travail vaut moins que ce qu’il apporte réellement.
Je m'appelle Quentin Declercq, je vis à Paris (originaire du nord de la France) et je suis papa de deux adorables enfants.
À côté de cette vie (déjà) bien remplie, je suis entrepreneur.
J'ai créé et je développe Superformateur : un écosystème dédié à toutes les personnes qui ont une expertise à transmettre, une valeur à faire reconnaître et qui ont l'envie d'en vivre pleinement.
Aujourd'hui, je me consacre à 100% au développement de cette marque : un média et une académie de formation.
Mon ambition : aider les experts à transformer leur savoir en actif business, afin de renforcer leur autorité, diffuser leur vision et construire une source de revenus durable et prédictible.
Tu peux également me suivre sur Linkedin.
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Récemment, tu as dû annoncer le tarif de ton accompagnement à un potentiel client. Tu l'as sorti à l'instinct, en croisant les doigts "pour que ça passe”.
(Ou tu l'as peut-être même baissé avant qu'on te le demande).
Le souci, c'est que sans méthode, tu commets cette même erreur à chaque devis.
Un coup tu te brades par peur.
Un coup tu te trouves trop cher et tu n'oses pas.
Bref, tu n'as aucun repère stable, donc aucune assurance au moment de parler.
Et ça, le client l'entend.
J’ai regroupé les objections commerciales que j’entends le plus souvent de la part des commanditaires.
Ce guide pratique propose des réponses structurées pour défendre la valeur de ton accompagnement avec clarté, sans te placer dans une posture de justification permanente.
Il t’aidera à préparer tes rendez-vous, à anticiper les résistances possibles du client et à répondre avec plus de clarté, de maîtrise et de crédibilité.
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