Le prochain mail sera un bilan de mes 3 dernières années en tant que solo-preneur.
L’équipe s’agrandit. Je peux accompagner plus d’entreprises. Si vous souhaitez un accompagnement, toutes les informations sont sur cette page : accéder à la page d'accompagnement
Vous pouvez avoir le bon produit, le bon prix, le bon argumentaire et perdre la vente.
Tout est aligné sur le papier et le client dit quand même :
“Je vais réfléchir”.
Pour comprendre pourquoi, j’analyse notamment les transcriptions d’appels commerciaux.
Et ce qui m’étonne encore, c’est que parfois tout semble bien se passer. Le discours est bon. Les réponses aux objections sont pertinentes. On s’attend à une décision positive. Et pourtant, la vente n’a pas lieu.
Le problème, c’est que l’observation atteint vite ses limites, car une partie de la décision se joue dans des éléments beaucoup plus discrets, difficiles à percevoir.
C’est précisément là que le neuromarketing change la donne.
Aujourd’hui, on peut capter ce qui échappe à l’observation classique : les variations d’attention, les micro-réactions émotionnelles, les moments précis où le client décroche ou s’engage.
Et après 10 ans de recherche et d’analyses de terrain en B2B et B2C, les résultats convergent vers une conclusion :
Il existe un état psychologique précis qui permet de prédire une décision d'achat.
Un état mesurable, reproductible et surtout activable pour augmenter vos ventes.
Pensez à la dernière fois où vous avez perdu la notion du temps.
Un film qui vous a capté jusqu'au générique.
Une conversation où vous avez oublié de boire votre café.
Un livre que vous ne vouliez pas lâcher alors qu'il était deux heures du matin.
Vous ne regardiez plus l’heure. Vous étiez dedans.
En psychologie, on appelle cet état le flow ou l’immersion. C’est quand vous êtes tellement pris par ce que vous faites que tout le reste disparaît.
C'est exactement celui dans lequel se trouve un client quand il achète sans hésiter.
Et c’est son absence qui explique pourquoi certaines ventes échouent alors que l’offre, le prix et l’argumentaire étaient bons.
Un client en état d’immersion ne vous compare pas avec vos concurrents.
En psychologie, l'immersion est un état cognitif mesurable, décrit dans la littérature scientifique depuis les travaux de Csikszentmihalyi sur le flow (1990) et ceux de Green & Brock sur le transport narratif (2000).
Concrètement, quand un client rentre en état d’immersion, trois choses se produisent dans son cerveau.
Le client cesse de penser à ses mails, à son prochain rendez-vous. Toute son attention est dirigée vers ce que vous lui racontez.
C'est exactement ce qui se passe lorsque vous êtes pris par un film. Le cerveau redéploie ses ressources vers une seule source. D'un coup, le temps passe plus vite.
Les recherches montrent que si une expérience ne capte pas l'attention dans les quinze premières secondes, il est peu probable qu'elle le fasse ensuite.
C'est le point clé pour la vente. Quand le cerveau est immergé, il passe en mode réception.
Green & Brock ont montré que plus un individu est transporté dans un récit, moins il résiste au message. Le cerveau qui se projette ne critique plus.
Un client immergé ne décide plus à partir d'un tableau comparatif. Il décide parce qu'il ressent quelque chose. Et c'est cette émotion qui déclenche le passage à l'action.
Pour faire simple : un client immergé n’achète pas parce qu’il a été convaincu. Il achète parce qu’il a ressenti.
C’est pour ça que certains vendeurs “moyens” sur le papier vendent plus que des experts techniques brillants. Ce n’est pas qu’ils sont meilleurs. C’est qu’ils créent de l’immersion sans le savoir.
Si vous voulez vendre, vous devez activer cet état chez vos clients.
⚠️ Ce mail est une synthèse d’un chapitre de mon futur livre. Merci de me citer si vous en reprenez des éléments afin de préserver la propriété intellectuelle de ce travail.Vous l’avez compris, vos actions marketing et commerciales doivent se focaliser sur la création d’un état d’immersion.
Et surtout aujourd’hui, dans un marché devenu plus exigeant. On ne peut pas se contenter d’un marketing moyen.
Selon votre domaine, plusieurs leviers permettent de créer cet état.
Par le design et le branding : chaque point de contact visuel raconte une histoire. Si tous vos signaux sont alignés, le cerveau du client reste dans l'immersion. Si un seul détonne, il en sort.
Par la clarté : la précision de vos chiffres, la cohérence entre votre site, votre discours et vos visuels. Le doute casse l'immersion et la clarté la protège.
Par l'environnement sensoriel : la musique, l'odeur, l'éclairage, l'ambiance visuelle. Tout ce qui influence l'état émotionnel du client sans qu'il en ait conscience.
Par l’expérience physique : l’essai en boutique, la démonstration, la mise en situation. Le corps crée de l’immersion plus vite que les mots.
Par le récit : la projection narrative, l'arc tension/résolution, le storytelling de marque. Faire vivre une scène plutôt que décrire un produit.
Toutes ces approches fonctionnent. Je les détaillerai dans de prochains contenus sur cette newsletter et ma nouvelle chaîne YouTube.
Mais si vous cherchez un point de départ, voici mon approche préférée que j’enseigne à mes clients.
C’est simple et efficace.
On vous dit souvent qu’il faut activer des émotions pour vendre. C’est vrai. Mais toutes ne se déclenchent pas de la même manière.
Je distingue deux façons d’activer une émotion :
Les émotions auto-générées : celles que le client produit lui-même, de l’intérieur. Quand il se projette dans une situation, quand il ressent quelque chose sans qu’on le lui ait dit.
Les émotions extérieures : celles que le client reçoit sans les produire. Le ton d’un vendeur, une musique d’ambiance, un texte qui cherche à susciter une émotion. Le client ne génère pas ces émotions, il les perçoit.
Les émotions auto-générées activent l'état d'immersion plus rapidement. Une émotion que le client génère lui-même n’a pas le même effet qu’une émotion qu’il reçoit.
Voici les techniques qui permettent de déclencher ces émotions.
Comparez ces deux versions pour une page de vente ou un e-mail.
Version A : nommer l’émotion déclencheuse
Vous êtes frustré de perdre des ventes sans comprendre pourquoi ?
Version B : suggérer l’émotion déclencheuse
Le rendez-vous s'est bien passé. Le client souriait, posait des questions, disait que ça correspondait à son besoin. Deux jours plus tard : “On va réfléchir”. Vous relancez une fois, deux fois. Plus de réponse.
Dans la version A, vous nommez une émotion.
Dans la version B, vous décrivez une scène. Le client la reconnaît, il la revit. La frustration apparaît d’elle-même, sans avoir besoin de la nommer.
C’est la différence entre une émotion auto-générée et une émotion reçue.
Notez bien ce principe :
Un argument qu’on découvre soi-même est plus persuasif qu’un argument qu’on nous assène.
Au lieu de dire au client ce qu’il doit penser, posez une question qui l’amène à votre conclusion.
Ne dites pas : “Votre process commercial actuel vous fait perdre des ventes”.
Mais plutôt : "Sur vos dix derniers prospects qui ont dit “je vais réfléchir”, combien sont revenus ?"
Le client fait le calcul. Il arrive à la conclusion tout seul. Et une conclusion qu'on découvre soi-même est toujours plus puissante qu'une conclusion qu'on nous impose.
Les questions sont un chemin rapide pour activer l’état d’immersion chez vos clients.
On vous dit souvent qu’il faut poser des questions, mais il y a des centaines de façons de poser des questions. Il y a une séquence qui est assez efficace :
créer une tension,
puis apporter une résolution.
“Combien de temps vous passez chaque semaine à relancer manuellement des prospects qui ne répondent jamais ?”
C'est la tension. Le client sent le poids du problème. La résolution, c'est ce que vous apportez ensuite.
Si vous devez retenir une seule chose de ce mail, c’est celle-ci :
La prochaine fois qu’un client décroche pendant un pitch, une visio ou sur une page de vente, posez-vous cette question :
Est-ce que je suis en train de lui expliquer mon offre ou de créer un état d’immersion ?
La vente ne se joue pas uniquement dans la qualité de vos arguments, mais dans l’état psychologique que vous créez chez votre client.
Vous avez aimé ? N'hésitez pas à laisser un like, ça motive.
Fin du mail.
Certains me disent que je donne beaucoup dans ces e-mails.
En réalité, cela représente une partie de ce que je transmets dans mes interventions.
Si vous souhaitez aller plus loin, voici les différentes possibilités :
MASTERCLASS GRATUITE - Intégrer le neuromarketing à votre expertise
Comment gagner en crédibilité, vous différencier sur un marché concurrentiel et monter en gamme avec la psychologie et les neurosciences. Voici une masterclass gratuite de 20 minutes :
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ACCOMPAGNEMENT - Rendre votre offre évidente aux yeux de vos clients
Si votre offre a de la valeur mais qu’elle n’est pas perçue comme telle, que votre site ne convertit pas, que vos prospects hésitent ou que vous êtes comparé sur le prix, nous pouvons vous aider :
https://www.romainbouvet.fr/accompagnement-neuromarketing
FORMATION & CONFÉRENCES - Intervenir auprès de vos équipes
Pour aligner vos équipes marketing et commerciales avec les mécanismes réels de décision des clients, j’interviens en conférence sur ces sujets :
Organiser une conférence : https://www.romainbouvet.fr/conferences-romain-bouvet
Organiser une formation en présentiel : https://www.systeme1.com/

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