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Quoi de mum? · Jul 3, 2026

Nos pires vacances en famille

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Clémentine et Pauline · Quoi de mum?

Salut !

On a profité d’une accalmie entre deux canicules (help) pour s’intéresser à la charge mentale du mois de Juin (aka le tunnel du soir, mais réparti sur un mois), mais aussi à celle des vacances d’été (aka le tunnel de tâches domestiques, loin de chez soi). On vous invite à consulter les résultats de notre petit sondage maison - rien de scientifique, mais un aperçu édifiant.

En discutant, on a aussi eu envie d’aborder dans ce numéro la configuration des vacances en famille, puisqu’avant de former cette petite unité, nous partions la fleur au fusil nous reposer dans des contrées plus ou moins lointaines (un souvenir enfoui aujourd’hui).

On en est toutes les deux arrivées à la conclusion que les premières vacances avec notre enfant étaient les plus rudes, entre chaleur étouffante, ribambelle de biberons, couches et autres matériel de puériculture à trimballer et sommeil haché. On peut dire qu’on n’en a pas vraiment profité.

NB : On garde aussi en tête que partir en vacances est un privilège que tout le monde n’a pas.

On vous a aussi donné la parole pour savoir quelles avaient été vos pires vacances.

Bonne lecture et bonne rigolade (jaune) !

Le mois dernier, je suis partie pour la première fois seule, avec mon enfant, chez une amie, avec son fils du même âge (merci à elle pour l’invitation). Sans surprise, les transports en commun parisiens se sont révélés un territoire hostile : nous avons sué sang et eau dans le métro, gravissant péniblement les escaliers, harnachées de la poussette, des valises et autres sacs à dos remplis à ras bord. Au moment d’embarquer dans le train, nous nous sommes réparties le travail : mon amie restait sur le quai avec les deux enfants, tandis que je chargeais à bord tout notre barda. Mais l’espace d’un instant, mon fils s’est échappé pour me suivre. Et là, c’est la cata : il est tombé dans le trou entre le quai et le wagon. Le cauchemar de tout parent. Je l’ai entendu crier et je me suis ruée pour l’extirper de là. Heureusement, il n’avait rien. J’ai rarement eu aussi peur de ma vie et, à ce jour, je me sens encore coupable. Je n’oublierai jamais le visage effaré des autres passagers (mauvaise mère !). Inutile de dire qu’au retour, nous avons demandé à nos voisins de monter nos bagages. (Je précise aussi que ce n’est pas du tout la faute de mon amie et que le reste des vacances fut merveilleux. Vive Biarritz !)

Mes pires vacances ont été celles de l’année des 1 an et demi de ma fille. C’était vraiment l’été de la lose. On était dans une maison à la campagne avec des potes, dont un couple avec un bébé du même âge. J’allaitais au moins quatre fois par nuit, pendant que mon mec roupillait. Notre couple était au bord du précipice. Le soir, je ne pouvais pas me mettre à table avec tout le monde, car je devais allaiter non-stop et rester à côté de ma fille, sinon elle se réveillait et pleurait. Quand j’arrivais enfin à m’extirper de la chambre, je devais remonter lui donner le sein quarante minutes plus tard… Je devais attendre 23 heures pour espérer boire un verre avec mes amis, avant de me préparer à vivre une énième nuit hachée.

A côté de ça, notre couple d’amis avec bébé semblait vivre sa best life, leur enfant faisait des siestes de deux à trois heures matin et soir, et iels alternaient les nuits dans un parfait 50-50. Iels roucoulaient dans leurs chaises longues côte à côte en regardant tendrement le baby-phone, tandis que moi, je pleurais d’impuissance et d’épuisement tous les jours.

J’ai dû attendre les 3 ans de mon enfant pour enfin vivre mes premières vacances en famille vraiment agréables, sans allaitement, avec une chambre conjugale à soi sans enfant pour nous réveiller, un partage parental plus égalitaire, des activités et le plaisir d’être ensemble.

44 ans, une fille de 13 ans et un fils de 11 ans

“Ma fille aînée avait 9 mois et son petit frère n’existait pas encore. Avec leur père, nous avons pu bénéficier, via son comité d’entreprise, de quelques jours à Londres pour presque rien.

Mais sur place, IMPOSSIBLE de lui faire avaler ne serait-ce qu’une seule cuillère d’un petit pot. Merde, comment on va faire ? Le seul truc qu’elle acceptait d’ingérer : du lait et des yaourts. Sauf qu’à 9 mois, repasser au 100% lait, l’estomac du bébé n’aime pas trop trop : elle n’arrêtait pas de faire des mini vomitos dans les draps du lit. Moi je pensais que dans les Novotel, ils changeaient les draps tous les jours : et bien non. On a donc dormi toutes les nuits dans l’odeur de lait caillé.

Un jour on se dit : on se ferait bien un petit resto. On trouve un resto sympa à Camden. A la fin, son père règle l’addition et il me dit : “Je passe juste aux toilettes et on y va.” A peine est-il rentré dans les toilettes que ma fille vide son estomac sur moi. J’en ai partout, je suis toute seule, je ne sais pas quoi faire, ça pue horriblement. Les clients du resto me regardent comme une pouilleuse, ils n’arrivent plus à manger à cause de l’odeur, demandent à changer de table, et moi, je suis toujours toute seule. Finalement, il sort des toilettes et on s’enfuit sans regarder derrière nous. Moi, j’ai du vomi partout sur mes fringues : sur mon imper (oui, on est à Londres quand même), sur mon pantalon, mon pull, et ça a même ruisselé sur mes chaussettes. Elle, par contre, est intacte et pète la forme. Heureusement, il y a un H&M juste en face du resto. J’y vais, je prends les premières fringues que je vois, je les paye, je vais en cabine, je me change. Ouf !

C’est sûr qu’on s’en souviendra, de ce voyage à Londres.”

Chloé : La vida loca, mais pas tant que ça

38 ans, un fils de 5 ans

“J’ai repensé à mes “vacances” quand mon fils avait 2 ans.

Mon post-partum a été long et douloureux, mais je tentais tant bien que mal de tenir la barre et je voulais par-dessus tout continuer les road-trips que nous faisions avant d’avoir un enfant. Lorsqu’il a eu 2 ans, en mai 2023, j’ai dit à mon conjoint ‘On part en camping en Espagne et au Portugal cet été’. Ça me rendait joyeuse. J’ai programmé un voyage itinérant aux petits oignons.

Au premier camping, à proximité de Nazaré (Portugal), il faisait une chaleur monumentale. Donc, notre fils ne dormait pas. Et moins il dormait, moins il dormait. Cerise sur le gâteau, une voisine de camping nous a reproché les réveils matinaux de notre enfant (il se réveillait à 7 heures), alors qu’elle nous voyait galérer le soir à l’endormir.

Arrivés à Lisbonne pour notre deuxième étape, notre fils ne voulait plus de la poussette, donc mon conjoint le portait sur le dos dans un sac de randonnée, qui le faisait vraiment souffrir au bout d’une heure. C’était de la torture, selon ses dires. On terminait toutes nos journées sur les rotules, dans un bar très sympa mais avec un enfant hurlant et des réflexions de la part des autres touristes.

Troisième grosse étape, un camping dans le sud du Portugal. L’enfant a commencé à faire des terreurs nocturnes à cause du manque de sommeil. On en était arrivé à un point où mon conjoint regardait les billets d’avion pour que mon fils et moi, nous rentrions en France, pendant que lui ferait le trajet en voiture. On n’arrêtait pas de se disputer sur tout et n’importe quoi. J’avais l’impression que mon conjoint ne prenait aucun plaisir (et c’était le cas). On a fini par arrêter les sorties et visites, et on a passé nos journées dans le camping, entre la piscine et la tente. On a complètement abandonné cette idée de faire des trucs tous les jours.

On a fini par rentrer au bout de presque 1 mois. Avec le recul, je me rends compte qu’on a été endurants ! J’étais épuisée pour reprendre le travail, et c’est un euphémisme !

Depuis, on est repartis dans plein d’endroits en road-trip, mais on a appris de nos erreurs.”

39 ans, mère d’une fille de 8 mois

“Nos toutes premières vacances, à vrai dire, étaient les pires ! A ce moment-là, notre fille Nora a à peine 6 mois, on décide de se prendre un petit gîte en pleine nature pour se faire des randos en partant à pied, chiller dans les prés, lui faire découvrir la nature, etc. Résultat : Nora n’aime plus le porte-bébé depuis que sa nounou impose la poussette. Donc les “randos” se limitent à vingt minutes. On la met sur son tapis dans l’herbe devant la maison et là, un serpent se pointe sur son tapis ! Donc, on arrête de profiter de l’extérieur… Et pour couronner le tout, elle a un petit rhume qui inquiète, que dis-je, affole son père, qui ne dort plus pour veiller sur sa respiration et qui est en mode drama tous les soirs ! 😆 Plus jamais ! Moralité, cet été, on troque le van pour des vacances posées en famille et avec des relais. 😉”

39 ans, un enfant de 2 ans

C’était l’été dernier, dans la famille de mon compagnon, avec notre fils de 1 an. Une semaine à côté de Rome, mais enfermés quasi toute la journée au sous-sol tellement il faisait chaud. Et surtout ZERO moment sola. Mais ça, c’était perdu d’avance… Par-dessus le marché, ZERO moment à deux ou à trois. Toute la famille en permanence avec nous, c’était trop pour moi, et les échappées prévues n’ont pas pu avoir lieu. 😭

Merci à nos lectrices d’avoir partagé avec nous ces moments de bien-être familial…

Bon été ! On se retrouve à la rentrée !

Et force à vous pour vos “vacances”,

Clémentine & Pauline

Read the original on quoidemum.substack.com

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