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Endouceur · Jul 18, 2026

Ce qui coupe la créativité, ce n’est pas seulement le manque de temps, c’est le trop-plein constant.

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Endouceur · Endouceur

Si on plonge dans ce thème on peut réaliser que la créativité est un moyen d’expression de soi, que ce soit artistique ou dans la recherche de solution, l’émergence d’idées.

Créer vient du latin CREARE qui signifie « donner l’être, la vie, réaliser » selon la définition du Robert.

Elle devient donc quelque chose de beaucoup plus profond qu’une forme de « qualité » artistique car elle à à voir avec ce qui émane de nous, ce qui « fait nous », on pourrait dire notre essence. On peut également la voir comme notre manière de réagir au monde, de penser le monde, d’intégrer le monde, ses stimuli, nos émotions. De transformer ce qui est là pour ne pas laisser stagner.

Et c’est là qu’on peut percevoir le lien avec la vie elle-même et donc la fertilité.

Dans beaucoup de traditions, et notamment dans la lecture symbolique du féminin, la créativité n’est pas séparée de la fertilité.

Mais la fertilité dont je parle ici ne concerne pas uniquement le fait de donner la vie au sens biologique.

Elle parle comme vous l’avez compris d’une capacité plus large : la capacité à faire émerger, à faire naître des idées, des élans, des visions des formes nouvelles de vivre, d’aimer, de travailler, d’être en relation.

Dans ce sens, être créative, c’est être fertile et tout comme la fertilité phyisologique, cette fertilité n’est pas constante ou linéaire, elle est cyclique, elle a ses saisons, ses moments d’expansion ou d’euphorie ainsi que ces moments de retraits ou de pertes.

Dans le travail de Clarissa Pinkola Estés, dans Femmes qui courent avec les loups, dont je vous lirai un passage dans un audio joint, il y a cette idée que la psyché féminine ou psyché instinctive fonctionne comme la nature sauvage avec ses rythmes, ses morts symboliques et ses renaissances.

Mais surtout ce que je retiens du chapitre 10 de ce livre c’est que notre créativité a besoin d’être protégée de ce qui l’épuise ou la coupe de sa source.

Dans cette vision, elle n’est pas un “plus” à accomplir dans nos vies bien remplies mais bien une force instinctive de vie, signe de santé et de liberté.

Lorsque cette force de vie ou créative est ignorée trop longtemps il y a un risque qu’elle puisse s’éteindre, ou se transformer en frustration, en fatigue, en sensation d’être déconnectée de soi.

Je pense donc que la créativité sert alors à maintenir vivant quelque chose en nous.

Elle sert à transformer ce que nous vivons et à digérer aussi parfois ce qui est trop intense pour rester simplement à l’intérieur. Elle sert aussi à se révéler.

Créer, ce n’est pas seulement produire, c’est comme pour les phases du cycle féminin être consciente de l’importance des processus de maturation, de mise au monde, de tri, de deuil, d’élan.

En plongeant dans la lecture de ce chapitre j’ai aimé cette notion de créativité qui a besoin de conditions particulières.

Pas forcément de temps long, d’environnement ou de solitude parfaite comme je vous l’ai dit hier mais de respect, de non jugement (et peut-être d’un travail d’analyse pour se questionner et se libérer du jugement, le sien ou celui des autres),

« La créativité a besoin de permission et de protection contre tout ce qui la remplit sans fin ».

Car ce qui coupe la créativité, ce n’est pas seulement le manque de temps, c’est le trop-plein constant.

Et retrouver le calme, cet espace vide permet de renouer avec sa créativité, et donc à notre propre nature instinctive, à notre capacité à sentir, à choisir, à imaginer et à transformer.

Ce qui m’a le plus touché dans ma lecture c’est tous les enjeux qui se cachent derrière la notion de créativité et qui m’ont permis d’être consciente de ne pas oublier cette fertilité là, de ne pas laisser l’éteindre sous les stimuli ou le poids du quotidien et surtout, de ne pas la laisser s’étioler au contact d’injonctions, de peurs ou de personnes qui l’empêchent d’éclore.

J’explore ces dernières semaines ce sujet et j’ai envie d’en faire un article complet mais le temps me manque entre horaires de travail, besoin de ces espaces vides et besoin d’espaces pour créer dans l’intime. Je propose également en ce moment une immersion sur 15 jours avec des audios pour mes abonnées afin d’explorer le sujet et je sais que cela va clarifier mes notes et mes pensées mais surtout enrichir la réflexion avec nos échanges et j’espère donc honorer ce désir de vous partager ici une forme d’essai plus consistant.

Vous trouverez donc ici en gratuit des extraits des textes écrits ces dernières semaines et pour les abonnées payantes des informations supplémentaires ainsi que les audios de l’immersion du jour si vous souhaitez plonger et vous immerger à votre rythme.

En tant qu’abonnées payantes j’ai eu envie de vous inclure dans l’immersion afin que vous puissiez en bénéficier à votre rythme et vous aurez accès à tous les audios dans le podcast.

J’ai aussi eu envie de partager ici les audios de l’immersion du jour si vous souhaitez plonger et vous immerger à votre rythme.

Audio enregistré avec comme fil rouge le texte ci-dessus

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Extrait du chapitre 10 du livre de Clarissa Pinkola Estes, Femmes qui courent avec les loups

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Il m’est difficile de faire le tri entre ce que je partage ici à toutes, aux abonnées payantes mais aussi aux abonnées du Cocon. Récemment je me suis dit que l’important était de partager ces infos qui peuvent amener des clés, de l’inspiration et du bien-être à toutes avec cette pensée aussi que j’ai créé tant de contenu extraordinaire depuis 10 ans que je n’ai pas envie qu’il reste dans un dossier de mon ordinateur. C’est pour cela que progressivement ici je vous partagerais des petites pépites issues de mes programmes.

Read the original on peggyfavez.substack.com

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