Hello à tous,
Bienvenue dans cette 81ᵉ édition où on parle d’un sujet récurrent en entreprise : la génération de slides. J’ai fait plusieurs éditions dessus mais récemment, comme avec l’IA, il y a eu des changements. N’oubliez pas de partager cette newsletter à votre entourage si elle est utile et de liker en cliquant sur le ❤️ juste au-dessus, c’est toujours beaucoup de travail de mise en forme chaque semaine pour vous partager nos apprentissages.
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Voici le sommaire de la semaine :
💼 Faire des présentations avec l’IA
🗞️ 3 actus importantes : Sites d’OpenAI, levée de fonds d’Anthropic, l’IA dans le support
📝 Lexique à connaitre sur l’IA
⏳ Temps de lecture : 10 min
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Faire des présentations est le besoin qui revient le plus souvent chez les clients qu’on accompagne avec Tandem. On produit tous des présentations en interne et en externe. Et ce qui prend du temps, ce n’est pas tant le fond, c’est surtout la mise en forme.
Bonne nouvelle, depuis quelques mois, l’IA sait enfin générer des slides propres qui respectent votre charte graphique !
En février, j’avais fait une édition complète sur une méthode pour simplifier la génération de présentation :
Deep Research pour récupérer la matière
Un modèle de raisonnement pour structurer le message
Gamma pour générer le deck.
Si vous voulez jeter un coup d’oeil sur le workflow recherche + structure, voici la précédente édition :
Aujourd’hui, je ne reviens pas dessus. On se concentre sur un point précis : produire des slides propres, à votre image, sans y passer la journée.
On peut demander des slides à Claude (les Artefacts), à Dust (les frames), à chatGPT… Le souci, c’est que tout sort en HTML. Pas importable dans PowerPoint, pas vraiment éditable, et surtout pas de génération d’images, juste des schémas.
Puis Claude Design est arrivé, et ça change la donne. On génère des slides de bien meilleure qualité, toujours en HTML, mais cette fois exportables en PowerPoint, sur Canva, ou renvoyables vers Claude Code pour les retravailler. L’écart avec le chat classique est net comme vous allez le voir plus bas.
Vous connaissez les skills : un fichier markdown qui partage à l’IA le contexte d’une tâche, comme une SOP. Le design MD, c’est exactement la même logique, mais pour votre identité visuelle. Couleurs, typographies, espacements, logos : tout est posé dans un fichier texte que Claude réutilise à chaque génération.
Avec le design.md, Claude est capable de recréer facilement la page d’accueil de notre site, mais sans les images (on en parle après) :
L’intérêt est évident. Vous le créez une fois, et chaque slide, chaque document garde l’ADN de votre marque. Plus besoin de réexpliquer votre charte à chaque prompt.
Claude vous pose des questions et vous demande ce que vous pouvez partager : site web, fichier Figma, charte en PDF, captures d’écran, logos… Le code et Figma donnent les meilleurs résultats, mais l’URL et quelques captures suffisent largement pour démarrer.
Vous avez une section sur Claude Design pour générer votre design.md :
Claude vous pose une série de questions pour définir votre charte graphique :
À partir de là, Claude génère votre système : palette, typo, composants. Vous validez ou vous demandez des ajustements, bloc après bloc.
Le design.md est utilisable uniquement sur Claude Design, mais vous pouvez aussi créer un skill “brand guidelines” et l’appeler dans une conversation classique. Chez Tandem, on a un skill /tandem-brand : dès que je demande un livrable à la marque, Claude lit le skill et applique la charte tout seul.
Et ce n’est pas réservé aux slides. Ce même skill sert à générer des propositions commerciales en docx ou en PDF, toujours à la charte. Pour le créer, vous partagez l’URL de votre site, des captures, votre charte, et Claude construit le skill pour vous (comparable au design.md mais utilisable dans le mode chat ou cowork)
Voici le résultat de prompt très basique de la capture d’écran au dessus respectant notre charte :
Dans Claude Design, vous pouvez aussi attacher des skills en plus de votre design MD pour orienter la génération. Certains sont clés en main : “Make a deck” pour un deck HTML, “Export as PPTX” pour un fichier éditable, “Save as PDF”...
Ici, une proposition d’accompagnement, 20 slides à la charte. L’édition se fait directement sur Claude Design, de plusieurs manières : “Ajustements” pour dire à Claude en langage naturel ce qu’il faut changer, “Modifier” pour reprendre la main vous-même sur l’arrière-plan, la police ou la taille de texte, “Commentaires” pour ajouter des commentaires sur les slides.
Voici successivement les modes possibles séparés par une ligne jaune :
Une fois satisfait, vous exportez : PowerPoint éditable, PDF, ou HTML autonome. Vous pouvez aussi l’envoyer directement vers Canva ou vers Claude Code pour pousser plus loin.
Chaque solution a ses avantages et inconvénients pour l’instant. Un des gros enjeux est de savoir si vous souhaitez reprendre la main derrière la génération ou pas (édition). Voici un récap :
Les Artefacts dans le chat → rapides, mais en HTML donc peu éditable et pas d’images. Parfait pour un schéma ou une maquette vite faite, pas pour un deck à partager et retoucher.
Claude Design → HTML quali, éditable dans l’outil, puis export en PowerPoint éditable (texte et formes natifs) ou en screenshots (image figée, plus propre mais non modifiable). Le bon compromis quand vous voulez du beau et du contrôle. Mais pas de génération d’images non plus. Par contre, possible d’intégrer des images partagées.
Gamma (et les outils spécialisés slides) → c’est là que la génération et la gestion d’images font la différence. Images IA, banques d’images, modèles type Nano Banana, gestion fine des layouts, export PPTX ou Google Slides. Si l’illustration de vos propos compte, Gamma va plus loin.
Par exemple sur cette slide, les options sont multiples pour mettre l’image que je souhaite entre des images IA, des images libres de droits, disponibles sur le web…
Le vrai départage tient souvent à une question : avez-vous besoin d’images générées, ou des schémas suffisent ? Attention quand même au coût côté Gamma : pour une présentation d’environ 10 images, ça va de 0,13 € avec un modèle pas cher à quelques € avec un modèle premium.
En fonction du standard que vous attendez sur les slides, il y a des limites à avoir en tête :
La typo. Après un export depuis Claude Design vers PowerPoint, la mise en page tient bien, mais la taille de police a tendance à diminuer. Prévoyez de l’ajustement.
Le fond. Comme toujours avec l’IA, il peut y avoir des erreurs sur les chiffres, les graphiques, les affirmations. Un deck léché donne une fausse impression de fiabilité.
Si vous voulez du PowerPoint natif, Cowork peut être une solution intéressante. C’est un hybride entre du Claude chat (html) qui est rapide mais pas éditable et du Claude Design (pptx) qui est long et éditable.
Vous sautez l’étape HTML, Cowork va créer le fichier .pptx directement sur votre ordinateur. Il lit votre contexte, s’appuie sur le skill de mise en forme, et construit la présentation native.
C’est nettement plus rapide à générer, mais le rendu est moins soigné que Claude Design ou Gamma. À réserver aux decks de travail, quand la vitesse prime sur l’esthétique.
Pour l’instant, il n’y a pas un outil qui gagne sur tout. Mais on peut déjà aller très loin sur la génération de slides. Chaque mois il y a des avancées. Je n’en ai pas parlé, mais il est possible de combiner les solutions.
Pour choisir la bonne solution, plusieurs questions à se poser :
est-il nécessaire d’éditer ?
avez-vous besoin d’images générées
est-ce ponctuel ou récurrent ?
Dans tous les cas, on peut respecter la charte graphique dans la génération, ce n’est plus un blocage. Créez votre design MD ou votre skill brand une bonne fois pour toutes : c’est 15 minutes de setup qui font gagner du temps sur chaque présentation suivante.
De mon côté, pour un livrable à la charte que d’autres vont retoucher, Claude Design est mon réflexe. Pour des slides riches en visuels, Gamma. Pour aller vite sur du natif, Cowork.
Je vous invite à tester Claude Design ce week-end ! :)
Anthropic continue de multiplier les annonces pour le marché de l’IA :
Une levée de fonds de 65 milliards de dollars (Série H), valorisant l’entreprise à 965 milliards de dollars. Son chiffre d’affaires annualisé a dépassé les 47 milliards de dollars, porté par l’adoption en entreprise
La sortie de Claude Opus 4.8, au même prix que la version précédente, avec des progrès sur le code, les tâches agentiques...
Point important : le modèle est entraîné à être plus honnête, donc moins enclin à affirmer avoir réussi une tâche sans preuve solideLe lancement des “dynamic workflows” dans Claude Code, qui permettent à Claude de planifier une tâche puis de lancer des centaines de sous-agents en parallèle avant de vérifier ses résultats. De quoi traiter des chantiers très lourds, comme migrer une base de code de plusieurs centaines de milliers de lignes
Ce qu’il faut retenir : Anthropic confirme sa montée en puissance face à OpenAI, à la fois sur le financement, la qualité des modèles et l’automatisation de tâches complexes. Pour une entreprise, ces “workflows” ouvrent la voie à des projets jusqu’ici trop volumineux pour être délégués à une IA.
👉 La levée de fonds / Claude Opus 4.8 / Les workflows dynamiques
Codex s’ouvre bien au-delà des développeurs (analystes, marketeurs, commerciaux, designers et investisseurs représentent déjà environ 20 % des utilisateurs). J’avais fait un guide pratique sur Claude Code d’ailleurs.
Dans cette logique, OpenAI dévoile “Sites”, actuellement en beta. Codex peut transformer une idée, une analyse ou un plan en site web ou application interactive hébergée (tableau de bord, planificateur, espace de revue projet, galerie, outil interne).
Le tout sans configurer de déploiement technique, en décrivant simplement ce que l’on veut.
Chaque site se partage via une URL avec les membres de l’espace de travail, qui peuvent contribuer et suivre l’avancement
En parallèle, OpenAI lance six plugins par métier (analyse de données, production créative, vente, conception produit, investissement, banque d’affaires) et des annotations qui permettent d’affiner un document, une feuille de calcul ou une présentation en surlignant directement la partie à modifier.
Ce qu’il faut retenir : OpenAI continue de pousser Codex comme un outil pour les équipes non techniques, capable de produire des applications internes et des supports métiers à la demande.
👉 Source OpenAI / Documentation Sites
Le support client concentre une masse de tâches répétitives et chronophages en B2B ou B2C. Une étude a16z casse l’idée du remplacement total : l’IA agit aujourd’hui surtout comme un agent de tri invisible et un copilote, bien plus que comme un agent autonome de bout en bout.
L’IA résout seule un ticket de bout en bout environ 15% du temps en B2B, contre 35% en B2C. Dans deux tiers des cas en configuration hybride (IA + humain), l’IA analyse la demande puis la route vers un humain sans répondre directement.
L’IA identifie bien les cas complexes et redirige vers l’humain en servant de filtre pour récupérer les informations nécessaires → ça réduit d’environ un tiers la charge de travail de l’humain.
En moyenne, 1/3 des demandes entrantes ne sont que du bruit (marketing, mails mal adressés, notifications), l’email étant le pire canal avec deux tiers de bruit.
Plus on donne de contexte client à l’IA, plus elle résout de tickets et plus la satisfaction grimpe. Et les tickets complexes restent gérés par des humains.
Sur le terrain, on retrouve exactement cette logique : un mélange entre ce qui peut être automatique et un fort enjeu de copilote (faciliter le travail de l’humain). Les agents vocaux sont très impactants pour absorber le volume, à condition de passer vite la main à l’humain sur les cas les plus complexes. Et quand les échanges s’étirent dans le temps, au téléphone comme par mail, c’est justement le signe d’un sujet complexe où le copilote fait gagner un temps précieux, le tout au service de la déflexion.
Le vocabulaire de l’IA évolue plus vite que les modèles eux-mêmes, et en entreprise le premier blocage n’est presque jamais technique. C’est un vocabulaire flou entre la direction, les métiers et la tech qui fait traîner les décisions et bloque les projets sur des incompréhensions.
Ce qui est sous-estimé aujourd’hui, ce n’est pas la technologie mais le langage commun. Sans référentiel partagé, impossible d’aligner une équipe sur une stratégie IA. C’est ce vocabulaire commun qui permet à toute une boîte d’utiliser l’IA au quotidien.
Voici quelques notions qui reviennent chaque semaine dans nos missions :
D’avoir lu cette édition jusqu’au bout.
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