L’USINE DES ANIMAUX
Des États-Unis à la Chine en passant par la Pologne, Caroline du Saint dévoile, au fil d’images sidérantes captées dans les allées des usines, l’envers du décor, qui concerne 80 % des animaux que nous consommons.
Recueillant les témoignages d’éleveurs, de chercheurs (historien, sociologues, économiste…) et de militants de la cause animale (la directrice de L214 Brigitte Gothière, le lanceur d’alerte James Keen, ancien vétérinaire au Centre américain de la recherche sur la viande…), elle montre comment les multinationales, les gouvernements, les scientifiques et les consommateurs ont fabriqué ou permis ce système, dans lequel
la violence est devenue la norme, et les animaux, de simples marchandises soumises aux lois du marché.
Lien vers le film L’USINE DES ANIMAUX, diffusé et produit par Arte.
https://www.dailymotion.com/video/x8iypqg
N.B.: avertissement, âmes sensibles, des images difficiles (mais réelles) juste avant le générique de fin
Le lien ci-dessous indique comment signaler une maltraitance animale (même les animaux d’élevage sont concernés) auprès de la gendarmerie.
Le signalement est confidentiel et anonyme. (la page est en anglais, mais il y a un petit onglet pour l’avoir en français)
https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F31859?lang=en
Article du Monde qui relie bien alimentation, élevage et changement climatique.
« La Transition Alimentaire Est Indispensable À La Survie De L’espèce Humaine »
50KB ∙ PDF file
https://librairie-utopia.org/boutique/plutot-nourrir-lappel-dune-eleveuse/
L’histoire d’une diplômée de Sciences Po devenue éleveuse de cochons noirs dans le Gers et militante, face à l’agro-business, de l’alternative du mode de vie paysan, solidaire et joyeux.
Quand Noémie lui dit qu’elle élève maintenant des cochons dans le Gers, Clément décide d’aller voir de ses propres yeux. Il en était resté à Sciences Po, Hong Kong, Londres, la carrière… et il découvre son ancienne camarade, dans la ferme collective où elle s’est installée, en train d’aider une truie à mettre bas au plus froid de la nuit, il l’accompagne dans les ténèbres de l’abattoir et sous les néons de l’atelier où elle découpe les carcasses, bouchère parmi les bouchers. Clément, qui est plutôt végétarien, se pose des questions sur l’élevage à l’heure où le climat se dérègle. Témoin du corps-à-corps de Noémie avec la terre, avec l’animal, avec la vie, avec la mort, il appréhende la complexité d’un sujet trop souvent réduit au débat » pour ou contre la viande « . L’élevage qu’il voit n’est pas celui des vidéos-choc qui circulent sur Internet. Il préfigure le rôle que peuvent jouer les animaux dans un système alimentaire durable, sevré des énergies fossiles, aux antipodes d’une agro-industrie dans l’impasse. Mais, pour l’heure,
les normes favorisent le modèle intensif dominant et poussent Noémie et d’autres petits éleveurs à se battre pour survivre et pouvoir continuer à travailler dans le respect du vivant, guidés par une joyeuse solidarité. Quitte à désobéir.
Dans ce récit immersif, sensible et politique, les voix de Clément Osé et Noémie Calais se conjuguent pour nous emmener des cabanes à cochons au modèle de société que nous devons choisir pour continuer, demain, à nourrir nos corps et nos âmes.
SILENCE DANS LES CHAMPS
https://www.monde-diplomatique.fr/2024/11/GOUVERNEUR/67760
Fils de paysans bretons, Nicolas Legendre est devenu journaliste. Pendant sept ans, il a enquêté sur le système agro-industriel qui règne sur sa région depuis les années 1960. Une agriculture productiviste qui épuise les sols, le bétail et les humains, et dont bénéficient une poignée de privilégiés — mais guère l’immense majorité des agriculteurs, ni les salariés des usines de transformation de la viande (la description de leurs conditions de travail est édifiante).
Les centaines de propos recueillis — en majorité anonymes pour des raisons de sécurité — font état de menaces et d’intimidations à l’encontre des agriculteurs bio et des syndicalistes dissidents, signalent malversations financières, népotisme, cumul éhonté des fonctions et des mandats… « Les moyens de pression sont importants, et ceux qui résistent peuvent s’en prendre plein la gueule », confie une source. L’agriculteur apparaît comme la première victime de cette impasse productiviste ; mais les pontes de l’agro-industrie, appuyés par leurs relais politiques, lui désignent un bouc émissaire, l’« écolo »… Cette enquête journalistique magistrale a obtenu, en 2023, le prix Albert-Londres.
Cédric Gouverneur
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