Hello à toutes et à tous ! 👋
Nous nous retrouvons pour la 8ème édition de cette newsletter pour vous partager mes aventures et mes réflexions sur des thématiques qui me passionnent :
L’humain | Le changement | Le vivant
Si ce n’est pas déjà fait, vous pouvez me suivre sur LinkedIn et sur Instagram
Je voyage un an en Europe et en Asie, explorer les dynamiques de transformation qui accompagnent l’humain dans une transition profonde vers une société consciente et vivante.
Quelques news (📍Actuellement en Allemagne)
Thème du mois : Cultiver des espaces transformateurs tel un jardin auquel on tient
Prendre le temps de construire les fondations
Designer
Cultiver
Instant Slow #9
C’est parti ! 👇
Déjà plus de deux mois derrière moi et encore plus devant moi.
Les Pays-Bas m’ont offert un espace de découvertes, tout en étant teinté par des moments intenses émotionnellement pour moi.
J’ai rejoint mi-mars une ferme en permaculture pour un peu plus de 3 semaines. J’ai partagé le quotidien de la famille, mis les mains dans la terre et reconnecté au plaisir du partage. J’ai également co-animé 5 jours de “language camp” pour une dizaine d’enfants de 12-14 ans. Les objectifs principaux étant la reconnexion à la nature, la sensibilisation et l’apprentissage de l’anglais tout au long de cette expérience. J’ai adoré ! D’autant que j’en ai profité pour m'amuser à leurs côtés. Mon enfant intérieur était ravi.
Les interviews et l’approfondissement de mon sujet avancent à leur rythme.
À l’heure où vous lisez ces lignes, je viens d’arriver à Berlin, après ce séjour permaculturel. Une multitude de rencontres et de découvertes en perspective dont la participation au Parlement Européen des Jeunes. J’ai déjà hâte de vous partager mon expérience là-bas avant même de l’avoir vécue 😉
Il faut cultiver son jardin - Voltaire
En s’inspirant du jardinage, Voltaire nous invite à appliquer cette manière d’être à nos propres façons de construire notre vie. Le lien entre la nature et notre présence au monde est donc loin d’être nouveau.
Lorsque l’on place intentionnellement notre attention sur ce que demande la culture d’un jardin, on se rend rapidement compte de l’ampleur des apprentissages et des liens évidents et profonds possibles avec notre propre vie.
Expérimenter la culture d’un jardin pendant plusieurs semaines et interagir avec lui quotidiennement, m’a apporté de nouvelles perspectives sur la puissance des espaces dans lesquels nous vivons et de l’importance de les cultiver avec soin.
Le parallèle entre créer et cultiver des espaces transformateurs et faire de même avec des espaces naturels, était donc évident.
Lorsque l’on arrive sur un terrain encore inconnu, prendre le temps d’observer s’avère indispensable. Capter les formes des zones qui se dessinent naturellement, identifier les éléments déjà présents, leurs bénéfices et leurs désavantages (la terre, le soleil, l’eau, la lune…), leurs interactions…
Cette posture d’observation nous invite à adopter une posture de compréhension à l’inverse d’une posture d’appropriation et de supériorité. Accepter que l’on ne sait pas et se rappeler que notre intention première est de prendre soin, de ne faire qu’un avec les changements qui vont peut-être prendre place.
Prendre le temps. Nous ne pouvons comprendre un espace naturel et le vivant en une fraction de seconde, ni en un jour, ni même en un mois. Un espace naturel vit et traverse les saisons. Il est parfois même conseillé de prendre une année entière d’observation et de compréhension pour avoir une image complète de la vie et des dynamiques présentes à travers toutes les saisons et les variations climatiques.
Adopter une posture de curiosité, d’exploration et d’ouverture.
Le premier objectif est donc la compréhension de ce qu’il se passe sans action de notre part. C’est la preuve de notre intention d’intégration naturelle et de soin.
Poser les bases de notre projet s’avère une autre étape essentielle.
Rendre claire ces bases (les composantes, les besoins, la mission...) permet de créer des liens par la suite et de pouvoir compter sur une boussole, tout au long du projet.
Ainsi, créer un espace qui soutient les transformations nécessite de prendre le temps pour réfléchir et mettre les mots justes sur l’objectif premier de cet espace. Ces mots vont définir et guider l’ensemble de la suite du processus. Décider, vraiment, pourquoi nous nous transformons.
I have come to believe that it is the way a group is gathered that determines what happens in it and how successful it is. - Praya Parker
L’art de se transformer commence donc par l’intention : Pourquoi souhaitons-nous nous transformer ?
Cette intention se doit d’incarner une unicité, une particularité pour connecter à sa puissance.
Identifier les ressources nécessaires et les besoins associés aux différents scénarios possibles est un autre élément fondateur. En effet, garder à l’esprit que cela reste encore hypothétique, va de pair. Il est important de ne pas trop s’attacher à nos idées, qui resteront pour certaines d’entre elles qu’à un état d’idée.
Prendre le temps et poser des mots sur notre intention profonde, ce que cela signifie et implique et sur nos besoins.
Après ce temps et ces premières preuves de soin de notre environnement et de notre projet à travers la construction des fondations, le design intervient comme un outil pour harmoniser les deux.
“ Un des rôles du design est de répondre à des besoins, de résoudre des problèmes, de proposer des solutions nouvelles ou d’explorer des possibilités pour améliorer la qualité de vie des êtres humains” (Wikipédia)
Selon moi, limiter le rôle du design à l’amélioration de la qualité de vie des êtres humains nie l’interdépendance au sein de l’ensemble du vivant, à la base de toute forme de vie. C’est pourquoi, ce second pilier de design que j’aborde ici se doit justement d’incarner une approche décentrée de l’humain, autrement dit une approche de design intégrative.
En permaculture, cela fait référence au principe suivant : “Intégrer plutôt que séparer”. Ce pilier qui tient en quelques mots est d’actualité face aux crises sociétales que nous connaissons actuellement. C’est pourquoi, intégrer ce principe dès le début d’un projet de changement s’avère essentiel aujourd’hui.
Se positionner au même niveau que les autres pour adopter une posture intégrative dans la conception d’un espace propice aux transformations.
La phase de design se compose en deux temps principaux.
Le premier est consacré à l’harmonisation des clés de compréhension en s’appuyant sur notre créativité. En permaculture, un principe nous invite à designer en partant des grandes tendances observées pour ensuite aller aux détails. Bâtir un projet durable dans le temps prend nécessairement en compte cette précision. En effet, elle s’appuie sur une compréhension et un design systémique qui créera alors une transformation plus profonde et adaptative au fil du temps et des situations.
Le second temps est l’implémentation de ce design dans la réalité. Cette seconde phase demandera de la mise en mouvement, de la patience, et de l’observation. À ce moment-là, est entamé une étape d’essais, de réussites et d’erreurs. Une des méthodes à utiliser est d’appliquer ce que l’on a compris à une petite échelle dans un premier temps. Cette zone d’expérimentation deviendra, par la suite, un exemple et une inspiration sur laquelle compter pour diffuser plus largement le changement et améliorer le processus au fil des apprentissages.
Cultiver relève du soin afin d’assurer la durabilité et l’évolution d’un élément et de son ensemble.
Cultiver, c’est créer une relation sincère et amicale avec le temps et les cycles. Cultiver, c’est maintenir son attention au quotidien sur ce à quoi l’on tient. Cultiver, c’est ne pas considérer comme acquis ce qui a été initié. Cultiver, c’est avoir confiance en la richesse qu’apporte le temps. Cultiver, c’est faire des efforts et se laisser traverser par les hauts et les bas naturels. Cultiver, c’est parfois répéter. Cultiver, c’est contribuer à une transformation profonde d’un espace qui connait déjà dans sa nature des changements.
En général, nous avons tendance à trouver de la motivation pour se lancer dans quelque chose. Cette motivation nous pousse à passer la phase des fondations à grande vitesse, pour rapidement arriver dans le concret. Un concret qui, de ce fait, est l’illustration d’une urgence et d’un manque de sens plutôt que la réalisation d’une intention puissante et pertinente. Ensuite, soit nous sommes déçu.e par la réalisation, ce qui entache notre motivation qui n’était pas claire et fondée sur un sens profond. L’arrêt du changement initié se rapproche à grands pas. Soit, nous sommes satisfaits de la réalisation, mais nous luttons pour pérenniser ce comportement plutôt que de vivre le processus avec fluidité et confiance.
Ce schéma traditionnel est en partie dû à l’absence de la création d’une culture du soin et d’un rapport au temps soutenant en parallèle.
Je ne suis pas adepte des généralisations de ce type. Malheureusement, en moyenne, c’est une dynamique que je retrouve souvent au niveau tant individuel que collectif.
Vivre le processus avec justesse dès le début sans vouloir passer des étapes et s’assurer régulièrement de la cohérence et de l’énergie qui porte la transformation initiée
Quelque soit la transformation que l’on souhaite amener, une philosophie de soin, au delà d’être bénéfique pour l’ensemble, s’avère absolument nécessaire aujourd’hui. Ce n’est plus une option face aux enjeux de société de notre temps.
Les temps sont urgents, ralentissons - Bayo Akomolafe
Adopter cette culture et ces principes parait parfois paradoxale dû à l’urgence qui s’infiltre dans notre quotidien. Toutefois, cette urgence demande à la fois une mise en mouvement rapide et une transformation en profondeur si l’on souhaite y répondre avec conscience et abilité. L’idée n’est pas de placer une énième fois un pansement sur des blessures qui deviennent gigantesques, mais de les guérir du mieux que l’on peut, en soulageant leurs causes structurelles et en créant des changements qui eux-mêmes proposent une autre vision des choses.
Comme à chaque édition, je vous partage une photo et une question pour éveiller vos réflexions et vous offrir un instant de connexion à vous-même.
De quelle manière pourriez-vous cultiver une culture de soin dans votre quotidien ? (auprès de vous-même, de vos proches et/ou du vivant)
On se retrouve début mai pour une édition qui sera peut-être inspirée de mon expérience berlinoise, qui sait ? D’ici là, prenez soin de vous 🤗
Justine 🙋
J’espère que cette édition vous a plu.
Si vous avez apprécié cette lecture, vous pouvez cliquer sur le ❤️, laisser un commentaire ou bien m’envoyer un petit message directement par mail ou par LinkedIn.
Une personne vous a partagé cette édition ? Sa lecture a éveillé votre curiosité 👇
Si vous souhaitez accéder aux éditions précédentes de la newsletter, c’est par ici.

Comments
Nothing yet. Say the first thing.
Sign in to join the conversation.