¡Holà todos!
Je vous écris en direct de Madrid, le ventre rempli de pinchos, gildas (et vermùt 😬).
Si avez l’occasion de visiter la ville, foncez, c’est hyper chouette !
En attendant, je vous laisse avec le sujet du jour 🤓
Buenas lecturas 💃 (je suis meilleure en SoMe qu’en espagnol)
Il y a quelques semaines, j’écrivais ici qu’on avait pas besoin d’une nouvelle idée, juste d’en creuser une bonne.
Mais dans la foulée, une lectrice m’a écrit : “Du coup, quelle place pour le test and learn ?“
Très juste Auguste. 🥲
Quelques jours plus tard, je suis tombée sur un post LinkedIn qui disait :
« On dit toujours qu’il faut rester cohérent. Mais la cohérence est parfois l’ennemi du progrès. Parfois, c’est en sortant radicalement de votre cadre que vous découvrez comment vraiment vous renouveler. »
Pas faux non plus. 🥲 bis
Alors qu’est-ce qu’on fait ?
On répète, au risque de ne plus se renouveler ?
Ou on teste, au risque de ne jamais s’ancrer ?
Avant d’aller plus loin, mettons-nous d’accord : tester, c’est bien. C’est très bien, même. Ce qui me gêne, c’est que dans la plupart des cas, ce qu’on appelle “test & learn” n’en est pas vraiment un 🫠
Un carrousel lundi ; un Reel mardi ; une story mercredi. On change la typo, on teste un nouveau hook, on décale de 18h à 9h,…
C’est cool, ça bouge, mais on apprend pas grand chose.
Parce qu’apprendre, ça demande parfois de poser une hypothèse, de faire un pari. Quelque chose qu’on cherche à vérifier. Sans ça, c’est pas vraiment un test à proprement parlé, c’est… partir dans tous les sens.
Faire du gloubi-boulga (j’adore ce mot, mais je suis incapable de le prononcer).
Et pour ne pas dire à son client “on avance au petit bonheur la chance” 🙃, le mot test devient archi pratique.
Après tout, il engage à rien : tu peux toujours nuancer, dire que “c’était juste pour voir” (un peu comme les gens qui mettent “ahah” à la fin de leurs messages pour pas se faire prendre trop au sérieux 🫠)
Quand le test & learn devient un prétexte pour ne pas se mouiller ou un alibi pour se dédouaner, il a plus trop d’intérêt, non ?
Pour action n°1 : avant de lancer ton prochain “test”, posez-vous la question : je veux vérifier quoi exactement ?
Autre chose que je vois souvent, c’est côté clients (allez on prend tous pour notre grade aujourd’hui 🫶) : ceux qui sont “ok pour tester” mais en faisant le moins de vagues possible.
Ils pinaillent sur un visuel, ajustent un CTA, essaient un angle à peine différent. À la fin du trimestre, ils ont “pseudo-testé” douze trucs et ont rien appris non plus.
Normal. Parce que les réseaux NE RÉCOMPENSENT PAS LES FRILEUX en faitsss 🤡 (go se le faire tatouer sur le biceps pour cet été sur la plage 💪)
Généralement, si tu appréhendes un peu avant de cliquer sur “publier”, il y a de fortes chances pour que ce soit enfin bold comme on aime 🙌, voire le truc le plus vrai que tu puisses dire.
Pour action n°2 : si votre “test” ressemble à 90% à ce que vous faites déjà, vous obtiendrez à peu près les mêmes résultats et tirerez à peu près les mêmes conclusions.
Il y a aussi un truc qu’on mélange tout le temps : les 2 tempos du test. Parce que tester une stratégie et tester un contenu, c’est pas du tout la même chose ⚠️
Une stratégie, ça se juge à l’échelle de plusieurs mois. Le temps que la marque s’installe, que les gens la reconnaissent, qu’une attente se crée,... pas sur quelques posts. Un post qui sous-performe ne dit rien de ta stratégie, il dit juste que ce hook-là n’a pas accroché, que ce narratif-là a loupé, que ce montage-là était trop long ou trop plat.
Ça, ça se corrige au niveau du contenu, en retravaillant la formulation, le rythme, la manière de raconter, etc.
La stratégie, elle, se mesure dans la constance du signal, dans la traction qui s’installe mois après mois. Beaucoup de marques confondent les deux et résultat : elles abandonnent leur stratégie juste avant le moment où elle commence à payer 🤷♀️
Le contenu, lui, se joue en heures. En quelques heures, on connait à peu près la suite de l’histoire (je sais c’est dur 🫠).
Au lancement de leur compte, le duo d’influenceurs @thewaywewantt l’avait déjà bien compris : si un reel ne prenait pas dans les premières heures, ils le supprimaient et le retravaillaient.
Je vous mets l’extrait :
Bon bien sûr, on peut débattre de la méthode — commencez pas à supprimer vos posts toutes les 5mn svppp 😭 — mais sur le principe, c’est intéressant de voir comme ils arrivaient assez vite à trancher.
En inversant ces deux tempo, on fait les choses à l’envers : on abandonne sa stratégie trop vite, et on laisse traîner des contenus qui n’ont rien dit dès la première seconde 🥲
Pour action n°3 : Tester en conscience, c’est aussi ça : savoir à quel moment trancher.
J’ai tendance à recommander à mes clients une règle simple : gardez une pocket test chaque mois. Un petit créneau — de budget, de temps et d’attention — réservé à tester une seule chose vraiment nouvelle. Le reste du mois, c’est de l’exploitation, où on appuie là où ça fonctionne.
Mais attention, je parle d’un vrai test, un truc radicalement différent. Un format qui n’a rien à voir avec ce qu’on fait habituellement. Une prise de parole qui sort complètement de notre zone de confort ; qui, quand tu le présentes en réu, te vaut un silence un peu gêné, genre « attends, on est vraiment sûrs ? » 👀.
Un OVNI que t’aurais du mal à justifier proprement dans un doc stratégique du COMEX 🫠
Et quand le test prend vraiment (pas juste 10 likes de plus hein), t’arrêtes de tester : tu passes en mode exploitation 💪
Pour action n°4 : Soyez méthodique, régulier et appliqué. C’est la meilleure façon de progresser efficacement.
Quelques pistes, toutes fondées sur le même principe : changer un paramètre central.
Changer de narrateur. Pas la marque qui parle, mais le fondateur, une cliente, la stagiaire qui vient d’arriver. Ça reconfigure tout : le rapport au lecteur, la manière dont on vous perçoit,…
Inverser l’angle de vue. Au lieu de vous adresser à vos prospects, adressez-vous à ceux qui vous ont jamais entendu, ou même à vos haters pourquoi pas ! Au lieu de prouver votre expertise, montrez vos hésitations,…
Prendre un parti pris franc. J’en reviens à ce que je disais sur l’appréhension au moment de publier : une opinion qui clive un peu, quelque chose que vos concurrents n’oseraient jamais dire,…
Casser le format dominant. Si vous ne faites que des carrousels léchés, tester un selfie vertical mal cadré. Si votre compte est sérieux, tester l’autodérision. Un format que vous n’avez jamais osé (ex : le live que tu remets depuis six mois 🙄, le Q&A spontané,…)
Pour action n°5 : Testez la nature de la prise de parole, pas juste l’emballage, mais bien ce qu’il y a dedans.
On parle beaucoup de qu’est-ce qu’on teste, mais pas assez de qu’est-ce qu’on cherche à apprendre ?
C’est pourtant la vraie question qui rend le reste possible : sans elle, un test est surtout un pari à l’aveugle. Avec elle, même un test raté t’apprend quelque chose 🤝
Ça ne veut pas dire tout tester, tout le temps : laissez la stratégie faire aussi son travail, mais visez plutôt UN vrai apprentissage par mois. Un truc qui fait avancer d’un cran, vs. dix micro-ajustements qui se compensent.
Parce que la vraie question à se poser en fin de mois, ça devrait pas être bêtement “qu’est-ce qui a marché / floppé” 🤓, mais surtout : “qu’est-ce que j’ai APPRIS que je savais pas il y a quatre semaines ?”
Si la réponse est “jsais pas trop“, c’est peut-être que vous avez pas testé, mais juste gloubi-boulgué 🙃
Moi, c’est Margaux. Experte Social Media & Creative Strategist en freelance, après +8 ans en agence.
La Notif, c’est mon endroit pour remettre un peu d’ordre dans le bazar des réseaux… et t’aider à prendre les bonnes décisions (sans devenir fou au passage 🙃).
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