Cédric O, l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron et l’ancien ministre chargé du numérique, n’a pas manqué de raisons d’être comblé ces dernières années. Cet ex-DSK boy, passé par HEC, fait partie des cofondateurs de Mistral AI – dans laquelle il investit 176,10 euros au départ, via son cabinet Nopeunteo quelques mois seulement après son départ du gouvernement en 2022. Aujourd’hui, ses parts dans Mistral sont valorisées plusieurs dizaines de millions d’euros. En septembre 2023, cet ardent partisan de la dérégulation de l’intelligence artificielle auprès des pouvoirs publics français et de Bruxelles est nommé « expert » au « comité de l’intelligence artificielle » lancé par la Première ministre Elisabeth Borne. Il y siège comme « autorité qualifiée », sans que sa participation à l’entreprise Mistral AI ne soit mentionnée.
Ce mélange des genres suscite de nombreuses critiques, notamment dans la presse, dont celles très explicites de Bertrand Burgalat, président du Syndicat national de l’industrie phonographique, au point que Cédric O décide d’assigner en justice ce dernier qui l’a notamment accusé sur l’antenne de BFM Business en mars 2024 de « prise illégale d’intérêt » [à 4 minutes 28 dans la vidéo disponible plus loin] : « on est quand même dans quelque chose qui relève du pénal », avait ajouté le producteur et président du SNEP. Portant plainte pour diffamation, l’ex-ministre lui réclame alors 50 000 euros en réparation de son préjudice moral… Lors de l’audience, Cédric O a expliqué que Burgalat l’avait personnellement attaqué et mis en cause sa probité parce qu’il ne partageait pas ses idées, ce qui était contraire à sa propre conception du débat…

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