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Le Carnet · Apr 3, 2026

Oups.

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Louise Plantin · Le Carnet

Chèr·e lecteurices,

Deux mois de suite que je suis en retard, et cette fois-ci je ne vous livrerai pas la lettre promise : tant pis, ça attendra. De toute façon je me doute bien que vous n’êtes pas suspendu·es à votre boîte mail en attendant que je vous raconte des trucs, et il y a tellement d’autres choses chouettes à lire sur internet1 et ailleurs2 que je ne me fais pas de souci pour vous.

Pour celleux qui auraient quand même envie de m’entendre un petit coup, je vais vous raconter un peu ce qui se passe en ce moment et qui explique mon retard dans la rédaction de cette newsletter.

Depuis le 15 mars 2026, je suis membre du conseil municipal de mon petit village rural. La semaine suivante j’ai été élue adjointe au maire, en charge de la communication, de l’école, du périscolaire, de la vie associative, de l’animation du village et (j’espère, si c’est bien validé la semaine prochaine) de la transition écologique.

Être élue d’une petite commune, c’est aussi remplacer les salarié es en urgence quand iels sont en arrêt (ici on a 4 salariées: un cantonnier, une ATSEM, une personne qui fait l’entretien et une secrétaire)

Lundi j’ai donc surveillé la sieste des enfants de maternelle de 13h30 à 15h30 parce que l’atsem est malade, puis lancé un appel à toustes les parents de l’école pour que d’autres prennent le relais les jours suivants. Ensuite j’ai eu une réunion avec le maire, le lendemain conseil d’école (deux heures) puis deux heures de réunion encore, et le jour suivant, réunion de la commission marché.

Heureusement, certaines mères (toujours les mères) (en même temps pour surveiller la sieste, j’aime autant que ça soit pas des hommes3) ont répondu à l’appel.

On ne dit pas assez combien c’est un sacerdoce d’être élue dans les petites communes (sachant que ce n’est pas réellement payé, je vais a priori toucher une centaine d’euros par mois d’indemnité pour couvrir les frais que j’ai dans le cadre de ma mission).

Mercredi celle qui avait le poste avant moi a pris deux heures pour me transmettre à peu près tout ce que j’avais à savoir pour faire ce boulot (mille mercis à elle). Elle avait l’air très soulagée de récupérer sa vie en me filant le bébé et l’eau du bain.

Résultat, cette semaine, j’ai déjà passé plus de dix heures à travailler pour la mairie, sachant que ce n’est pas un emploi, et que je suis censée faire ça en parallèle de mon travail, de ma vie de famille et de ma vie associative. C’est chaud, mais pour l’instant je reste calme. Respire et avance.

(Tout) petit morceau de ma to-do-list d’élue

En parallèle, je travaille toujours sur mon projet de bande dessinée et j’ai atteint cette semaine la page 65 = la moitié du livre 🥳 Il me reste moins de trois mois pour finir, c’est chaud aussi, mais je vais y arriver.

Et en plus de ça, le weekend dernier j’organisais avec mes amies Aurélie et Nora un atelier de Travail Qui Relie chez moi, 3 jours super intenses et super nourrissants qui me portent encore sur un petit nuage de douceur une semaine plus tard (c’est peut-être grâce à ça que je n’ai pas encore paniqué).

Je me sens très chanceuse de vivre ce que je vis, même si c’est exigeant et que ça va continuer à l’être dans les prochains mois. Toutefois, et parce que je tiens à garder un rythme de vie tenable et agréable, je suis obligée de faire des choix : en l’occurrence, celui de ne pas prioriser cette newsletter pour les prochaines semaines, même si ce n’est pas l’envie qui manque !

Ce weekend on prend les ados4 — M. qui vient de faire sa première semaine de collège et Hervé qui termine trois semaines de stage en cuisine dans un super resto — et les enfants, puis on file en Chartreuse retrouver les beaux-parents et les sommets. Je vous envoie donc cette lettre maintenant, sur ma pause déjeuner, en espérant que dès ce soir et pour trois jours, ce sera repos, lecture et rando (bon, un peu boulot aussi peut-être, quand même, histoire de pas être trop sous l’eau au retour ? À voir.).

Et puis je ne pense quand même pas qu’au travail ; j’ai plein d’idées et de projets chouettes pour les mois qui viennent avec mes copaines du coin : une soirée pyjama-lecture, un moment de retrouvailles, des fêtes, des apéro politiques, des projections de films, etc. !

Je fais miens ces mots que l’on attribue à la révolutionnaire Emma Goldman « Si je ne peux pas danser, je ne veux pas de votre révolution ».

Alors, dansons !

Je vous souhaite des engagements qui vous nourrissent et vous font rencontrer des adelphes avec qui partager de la joie, du soin et de l’amour.

Bon weekend,

Louise

PS : Celleux qui ont un abonnement payant, vous avez la possibilité de le suspendre. N’hésitez pas à le faire en attendant que je me remette à jour, je comprendrai très bien ! J’espère reprendre des envois réguliers très bientôt, mais je ne peux rien promettre à ce stade 😘

3

97% des auteurs de violences sexuelles sur des enfants sont des hommes, selon la CIVIISE. Donc mettre un homme dont on ne sait rien seul dans une pièce avec des enfants qui dorment, bof.

4

Les jeunes exilés que l’on accueille chez nous en garde alternée avec d’autres familles, dans le cadre de l’hébergement solidaire avec une association locale.

Read the original on louiseplantin.substack.com

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