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L'Avantage Narratif · Mar 26, 2026

Coincé entre deux chapitres sous un ciel étoilé

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Loris · L'Avantage Narratif

Besoin d’aide sur votre stratégie, narration ou communication ? Pour travailler ensemble, c’est ici.

Henry Miller à Big Sur.

Il n’y a que deux endroits qui parviennent à calmer mes pensées : un ciel étoilé et le bord de mer.

Le mois dernier nous a offert une seule soirée étoilée alors j’en ai profité pour m’installer sur la terrasse et écrire. M’inspirant d’un exercice découvert dans Hero on a Mission de Donald Miller (plus intéressant que Storybrand), j’ai sorti 3 feuilles.

Sur la première, j’ai noté le titre que je donnerais au film de ma vie dans 10 ans. Sur l’autre dans 5 et sur la dernière, dans 1 année.

Je garde le premier titre pour moi. Mais sur celui à 5 ans, j’ai écrit : Big Sur. Dans la scène finale, on se retrouve entre entrepreneur(e)s, créateurs, créatrices et artistes dans une villa ou un cabanon ou un chalet - vous l’avez deviné - en bord de mer pour discuter et réfléchir ensemble à l’écriture de notre prochain chapitre de vie.

Mon ambition est de réunir physiquement des personnes de différents horizons autour des thèmes de la narration et de la stratégie, qui veulent mener un business qui leur ressemble, qui ait une âme, fusionnant chiffre d’affaires et sens. On se retrouverait sur plusieurs jours ou à intervalles réguliers lors d’immersions stratégiques et narratives.

Le titre du film de ma vie dans une année est alors devenu limpide : Le Narrateur. Renforcer ma position dans le storytelling francophone pour développer un réseau de personnes passionnées, de visionnaires, nouer des relations, développer mon approche narrative et me donner les moyens de trouver un tel endroit.

En réalité, j’habite à 20 minutes de l’océan, je pourrais commencer par chez moi, mais l’idée est de créer un tiers lieu. C’est quelque chose que je serais fier de montrer à mes enfants.

L’idée ensuite est de noter 2 actions quotidiennes permettant de s’approcher du but. De “réaliser” le film.

Le lendemain matin, après des mois de rumination sur mon propre positionnement, je savais quoi faire parce que l’exercice avait créé une sorte de traction narrative, là où les approches classiques du marketing et du branding me paralysaient. Ou m’emmenaient dans tous les sens, ce qui est à peu près pareil.

(En réalité plus j’avance plus je m’aperçois que le marketing me saoule.)

J’ai proposé le même exercice à 3 clients ces dernières semaines. Un fondateur d’une startup et deux solopreneurs. C’était après un travail sur la stratégie et, justement, leur positionnement. Sur le papier tout était clair et franchement solide. Mais quelque chose bloquait sans qu’on parvienne à mettre le doigt dessus.

En réalité, comme la stratégie était ambitieuse - ce pour quoi ils étaient venus à la base, trouver un positionnement unique - tous les obstacles apparaissent après coup.

Le problème était plus profond, c’est juste qu’il s’est révélé par couche. La clarté c’est bien - sur son positionnement et son message - mais je me suis aperçu que mon vrai travail c’était de révéler le sens de ce qu’on fait, de donner une direction.

Imrane en parle mieux que moi :

Je suis Loris depuis longtemps et ce qu’il propose était exactement ce dont j’avais besoin. Un format simple : une journée de travail intensif pour tout réaligner. Je suis reparti avec un manifeste d’une page qui me sert toujours de guide dans mes décisions et mes contenus.

Je recommande vivement si on a perdu son étoile du nord.

La clarté ne donne pas la force d’affronter les obstacles qui nous attendent, qui sont inévitables, inhérents à l’aventure entrepreneuriale. Le sens, oui. Sans, on se retrouve avec ce que Viktor Frankl appelle un “vacuum existentiel” ou la fameuse angoisse inexplicable du dimanche même quand tout est censé aller bien.

Le business tourne, le positionnement est limpide mais on perd le feu, le truc qui nous anime.

John Irving écrit la dernière phrase de ses romans avant la première. J’imagine que c’est loin d’être le seul.

Bref, comment savoir où commencer si on ne sait pas où on veut aller ?

Tentez de donner des titres de films à votre vie. Un à 10 ans, l’autre à 5, le dernier à 1 année, assez loin pour être intéressant et proche pour générer de l’action.

Sous un ciel étoilé pour trouver votre étoile du nord.

Loris

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Read the original on loris914546.substack.com

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