Le Ghetto de Florence (1882), Telemaco Signorini (1835 – 1901)
Tout récemment, nous avons été témoins d’une autre charge « progressiste » envers un groupe d’individus qui tentaient de faire entendre leur voix au milieu de la cacophonie immigrationniste! À en croire les sycophantes médiatiques québécois, ces individus sont de dangereux extrémistes qu’il faut absolument combattre voire emprisonner! On se croirait revenu au « temps du choléra » – la pandémie fictive! Bien entendu, les Québécois[1] subissent ce genre de manipulation psychologique à chaque jour ; mais ceux-ci aiment passionnément leurs chaînes! Même les plus éveillés du seul « Peuple français en Amérique »[2] continuent à regarder et écouter les « médias grand public » en prétextant qu’il faut bien savoir ce que l’ennemi véhicule! Le problème est que ces soi-disant « esprits éclairés » mettent une vie entière à décoder le message de l’ennemi (les crétins de journalistes) plutôt qu’à vivre réellement et à élaborer une stratégie pour y arriver.
Et quand on leur fait remarquer qu’ils pourraient tout simplement ignorer la propagande de masse, ils s’offusquent et s’en prennent au messager! C’est que ces valeureux « guerriers culturels » sont incapables de se détourner de la rumeur ambiante! Et même lorsqu’ils s’éloignent un tant soit peu des diffusions de masse, que celles-ci soient télévisuelles, radiophoniques, ou issues des médias dits « alternatifs », ils ne peuvent s’empêcher, comme des adolescents boutonneux ayant couvert leurs yeux derrière leurs deux mains afin de ne pas voir le monstre d’un film d’horreur de série B – Klaus Schwab en string, ou Bill Gates enculé par Yuval Noah Harari –, de regarder à travers la fente de leurs dix doigts pour frémir de terreur! Mais cette peur n’est pas celle que l’on croit! Ces braves « cœurs vaillants » savent très bien que le monstre est une fiction concoctée par des manipulateurs psychologiques – les politiciens coprophiles – afin de leur faire ressentir les plaisirs de l’épouvante contrôlée! Ce qui les terrifie encore davantage est d’être exclus de l’audimat officiel ou des conversations entre collègues et amis du jour suivant la « diffusion officielle »! Ils savent très bien que « tout le monde en parlera » le lendemain, et que s’il leur advenait de rater la messe sacrée de la propagande de masse, ils seraient sur le champ excommuniés voire confinés!
La plupart des commentateurs et des critiques des « médias grand public » savent très bien qu’il est totalement inutile d’accorder la moindre attention aux boîtes à sottises modernes. Mais comme des toxicomanes, ils n’arrivent pas à se désintoxiquer suffisamment pour penser par eux-mêmes. Ils ressentent – il s’agit bel et bien d’une émotion et non d’un acte rationnel – un besoin viscéral de regarder par le trou de la serrure médiatique, comme le voyeur qui se sait espionné et qui en retire un vif plaisir! Car la réelle jouissance ou l’asservissement de masse n’existent que s’ils sont partagés!
Ainsi, les « résidents »[3] du Ghetto Québécois sont emprisonnés dans leur propre contradiction. Ils construisent leur réalité virtuelle à partir d’un microcosme médiatique qui les réduit à une seule interprétation. On peut certes prétendre qu’il est parfois nécessaire de jeter un regard furtif par-dessus la clôture pour comprendre ce que trame le voisin! Mais toujours se référer aux « médias grand public » pour étayer son analyse ou sa critique d’un événement quel qu’il soit relève à la fois de la faiblesse intellectuelle ou de la dépendance informationnelle voire émotionnelle.
Pourraient-ils se passer de cette pollution médiatique et commencer à réfléchir par eux-mêmes voire à tourner leur regard vers des analyses plus sérieuses mais beaucoup moins séduisantes sur le plan intellectuel? Eh! Bien! La réponse est limpide! Ils en sont incapables! C’est plus fort qu’eux! Tout comme les Ukronazis qui se définissent uniquement à partir de leur haine viscérale de la Russie, ils construisent leur identité à partir du terreau médiatique classique. Il ne leur viendrait jamais à l’esprit de retourner leur téléviseur, de l’éteindre, ou mieux, de le jeter par la fenêtre! Non! La dépendance est trop forte! Retirez la haine (ou la référence aux « médias grand public ») de l’équation intellectuelle, et toute leur identité s’effondre! Et même si, dans un geste de dépit, ils finissaient par se débarrasser de leur addiction, ils trouveraient toujours le moyen de se reconnecter à la rumeur ambiante de façon discrète ou anonyme afin de ne pas passer pour un hurluberlu auprès de la majorité!
Il m’est arrivé à maintes reprises de me sentir isolé au milieu d’un groupe homogène qui discutait d’un événement récent décrit et commenté par les « médias grand public ». Durant les premières années de mon sevrage, le malaise était palpable. Tous et chacun exprimaient leur opinion à propos d’un événement quelconque, sans même prendre conscience qu’ils répétaient tous la même chose! Et ils étaient tellement convaincus de l’originalité de leur « analyse » qu’il aurait été déplacé, indélicat et impoli de ma part de lever le voile sur leurs comportements similaires. Il valait mieux leur laisser croire que la logorrhée qu’ils répétaient ad nauseam était brillante, alors qu’elle n’était rien d’autre que le bruit de la propagande qu’ils confondaient avec une pensée rationnelle.
Après des années de torture – plus de vingt ans –, le malaise a fini par s’estomper pour faire place à un ennui caractériel. Tous ces perroquets qui utilisent toujours les événements décrits pas les « médias grand public » pour critiquer ceux-ci et se donner des airs intelligents finissent par tourner en rond, entraînés qu’ils sont bien malgré eux dans un raisonnement circulaire qui a pour fâcheuse conséquence de leurrer les esprits faibles, ceux-ci finissant par croire que le gourou qu’ils vénèrent détient une vérité une et indivisible que personne ne doit contester sous peine d’exclusion.
La plupart des Québécois vivent dans un ghetto médiatique. Ils ne lisent pas ou peu les grandes œuvres classiques, passent la majeur partie de leur existence à faire défiler des kilomètres de mots insipides et présentés de telle manière qu’il leur est impossible de s’affranchir de leur état hypnotique. Tous les commentateurs qui occupent tout leur temps à critiquer les « médias grand public » sont en fait pris dans la « matrice ». Celle-ci leur sert de faire-valoir.
Ainsi, quand les propagandistes hurlent à l’extrême droite, les manants rentrent la tête dans les épaules! J’utilise depuis un certain temps un procédé me permettant de déterminer si un Canadien-français souffre du « syndrome du colonisé ». Quand je m’adresse à eux, je leur parle uniquement en anglais sur un ton hautain. Immédiatement, ceux qui sont atteints d’infériorité chronique[4] s’écrasent instantanément et se taisent sans cérémonie! Les Canadiens-anglais qui vivent à l’extérieur de La Belle Province ne peuvent percevoir ce phénomène intérieur propre à un peuple terrorisé à l’idée de disparaître ou pire, à celle d’affirmer son identité. Car les Québécois ont détruit le fondement de leur être intime (la foi catholique) pour le remplacer par n’importe quelle idéologie individualiste et vulgaire. E. Michael Jones, dans son magnifique essai intitulé Libido Dominandi: Sexual Liberation and Political Control, décrit très bien le phénomène qui pousse une minorité (et les Canadiens-français sont une minorité en Amérique) à renier son passé afin d’adopter des « valeurs progressistes » comme l’euthanasie, l’avortement, le transgenrisme, le mariage homosexuel[5], la gestation pour autrui, etc.
Ainsi, les Québécois sont incapables de s’affranchir des médias traditionnels car ceux-ci ont fusionné avec l’identité « québécoise ». La plupart des individus de la horde québécoise[6] se définissent par la haine de l’autre, d’où l’importance d’avoir une arme de propagande (les « médias grand public », tout comme les médias alternatifs) utilisée par des matamores idéologiques réunis en bande organisée afin d’attaquer la pensée de l’autre. Un Québécois moyen ne peut pas débattre seul à seul (comme lors d’un duel) avec son opposant. Car ce genre d’affrontement nécessiterait une réelle part de noblesse, ce que déteste viscéralement le Québécois ; et même s’il était possible d’expliquer ce type de comportement à un résident du Ghetto Québécois, celui-ci rejetterait immédiatement et sans cérémonie du revers de la main tout argument contraire, tout en envoyant se faire foutre l’imprudent qui aurait voulu expliciter le phénomène de la ghettoïsation.
Évoquons maintenant le « ghetto linguistique ». La majorité des Québécois sont unilingues. On comprend mieux l’angoisse de ces gens qui sont exclus de l’interprétation des grands enjeux internationaux et doivent se contenter de la propagande pâteuse des médias traditionnels. Il leur est donc impossible de s’affranchir de leur dépendance afin de comparer le traitement de l’information entre deux sources médiatiques. De plus, la langue française est depuis des décennies malmenée par les francophones eux-mêmes ; ce mépris de leur propre langue – et par association d’eux-mêmes – tire son origine de deux phénomènes : le premier étant la piètre maîtrise de la langue par les Québécois. Certes, il n’est pas donné à tous de devenir écrivain! Mais dans une société civilisée, éduquée et consciente de ses droits et de ses devoirs, la maîtrise de base de la langue est un prérequis. Pire, plusieurs Québécois s’enorgueillissent à l’idée de massacrer la langue ; parler sans l’affubler de moult jurons et écrire sans accumuler une somme d’erreurs grossières est perçu comme un signe d’arrogance propre à l’élite, donc un geste suspect. Il est ainsi fortement indiqué chez le « petit peuple » de s’exprimer de façon vulgaire voire de blasphémer en permanence, d’écrire de manière très approximative à l’aide d’un vocabulaire déficient truffé d’anglicismes, et d’une grammaire totalement absente.
Certains argueront que, avec l’avènement d’Internet, des réseaux sociaux et des nombreux outils informatiques (correcteurs orthographiques, logiciels de conjugaison, outils grammaticaux en ligne, etc.) mis à la disposition des utilisateurs, le niveau de littéracie devrait forcément s’améliorer. Mais nous observons le phénomène inverse caractérisé par un affaiblissement intellectuel qui n’est pas uniquement propre à la société québécoise, mais qui affecte celle-ci plus particulièrement en raison de l’angoisse caractérielle – la peur de disparaître – que portent en eux les Québécois quant à l’avenir de leur nation. Mais cette nation a depuis longtemps disparu et a été remplacée par un conformisme de masse qui sert de paravent aux politiciens véreux (un oxymore!) et opportunistes permettant à ceux-ci de piller les ressources publiques à un rythme effarant.
L’effondrement n’est pas simplement ultra-rapide ; il est également organisé et prémédité. Et le seul mécanisme de défense que possèdent les Québécois réside dans la haine de l’extérieur, que l’on parle d’immigration, de religion, de culture, de langue ou d’économie. Tout le « modèle québécois » repose sur une illusion sociale-démocrate sans aucun fondement empirique. Du point de vue économique, l’effondrement actuel de la société québécoise relève du pillage en bande organisée. Plus la dette nationale augmente, plus les dépenses publiques – que l’on qualifie de manière mensongère et frauduleuse d’investissements – s’accroissent à un rythme pharaonique sans aucun contre-pouvoir, sans imputabilité et surtout sans aucun débat.
Les citoyens sont donc « confinés » dans un entre-soi linguistique, sectaire et économiquement stérile – le Québec ne contrôle pas sa monnaie – qui les empêche de réfléchir de manière rationnelle. L’exemple de l’arnaque climatique démontre que, en matière de géopolitique, le Québec a accumulé des décennies de retard en regard des grands enjeux internationaux. L’hystérie et la haine exprimées à propos de Donald Trump démontrent le faible quotient intellectuel des individus qui doivent constamment s’en remettre à des organes de propagande qui leur pondent un « prêt-à-penser » digestible mais insipide.
Je ne multiplierai pas les exemples afin de ne pas ennuyer le lecteur. Mais il est indéniable qu’un « petit peuple », petit en raison de sa faible taille démographique et de son statut minoritaire en Amérique, ne saurait s’imposer sur la scène internationale avec une « élite » servile, dégénérée et corrompue. Les Québécois ne possèdent pas les capacités intellectuelles pour comparer de manière rationnelle les systèmes politiques entre eux.
Lorsque l’on évoque le concept de ghetto, on doit nécessairement faire appel à l’idée de frontière. Malheureusement, les frontières provinciales sont poreuses et semi-perméables. N’importe qui peut entrer, mais très peu peuvent sortir! Et il ne s’agit pas uniquement d’une contrainte économique ; s’ajoute à cela l’incapacité à communiquer dans une autre langue.
Le ghetto territorial sert également de prison à ciel ouvert afin de confiner les esprits – et les corps – dans des zones déterminées. Et le régime n’a nullement besoin d’une force excessive pour ce faire. Il peut compter sur des millions de délateurs qui s’espionnent mutuellement. Sur le plan de la représentation, le système politique québécois ressemble à une camisole de force dans laquelle l’individu se sent « contenu » dans son essence. Pendant qu’il cherche désespérément à s’extirper de son carcan idéologique et se soustraire à un joug pernicieux et subtil, il s’épuise en vaines interprétations de la réalité à l’aide d’une propagande gracieusement fournie par des médias vicieux et serviles. Et le Québec regorge de ces petits organismes à but non-lucratif opportunistes au sein desquels évoluent autant de « bénévoles parasitaires » sans éducation et sans conscience. L’exemple de l’actuel maire de la Ville de Québec illustre l’arrogance et l’ignorance de ces petits nazillons grossiers et moralisateurs qui incarnent au quotidien le célèbre « Principe de Peter »[7].
Il n’y aura donc aucune issue possible pour un « peuple » qui élit des gens qui lui « ressemblent », c’est-à-dire des individus sans aucun sens moral, facilement influençables, incapables d’une pensée cohérente et articulée. L’idée même du ghetto présuppose la domination d’un groupe d’individus sectaires, grossiers et qui refusent toute altérité et toute différence, préférant se réconforter entre eux dans leur fange. Après tout, la merde tient bien au chaud ceux qui finissent par s’habituer à l’odeur! On pourrait donc conclure sur ces mots prémonitoires d’un auteur aujourd’hui oublié qui a su, bien avant tout le monde, nommer le risque de vivre dans un ghetto où les gens finissent par se reconnaître uniquement à l’aide de la négation (négation et haine de l’autre) :
« Cette absence de langue qu’est le joual[8] est un cas de notre inexistence, à nous, les Canadiens français. On n’étudiera jamais assez le langage. Le langage est le lieu de toutes les significations. Notre inaptitude à nous affirmer, notre refus de l’avenir, notre obsession du passé, tout cela se reflète dans le joual, qui est vraiment notre langue. Je signale en passant l’abondance, dans notre parler, des locutions négatives. Au lieu de dire qu’une femme est belle, on dit qu’elle n’est pas laide ; au lieu de dire qu’un élève est intelligent, on dit qu’il n’est pas bête ; au lieu de dire qu’on se porte bien, on dit que ça va pas pire, etc... J’ai lu dans ma classe, au moment où elle est parue, l’Actualité de Laurendeau. Les élèves ont reconnu qu’ils parlaient joual. L’un d’eux, presque fier, m’a même dit : “On est fondateur d’une nouvelle langue!” Ils ne voient donc pas la nécessité d’en changer. “Tout le monde parle comme ça”, me répondaient-ils. Ou encore : “On fait rire de nous autres si on parle autrement que les autres” ; ou encore, et c’est diabolique comme objection : “Pourquoi se forcer pour parler autrement, on se comprend.” Il n’est pas si facile que ça, pour un professeur, sous le coup de l’improvisation, de répondre à cette dernière remarque, qui m’a véritablement été faite cette après-midi-là. Bien sûr qu’entre jouaux, ils se comprennent. La question est de savoir si on peut faire sa vie entre jouaux. Aussi longtemps qu’il ne s’agit que d’échanger des remarques sur la température ou le sport ; aussi longtemps qu’il ne s’agit de parler que du cul, le joual suffit amplement. Pour échanger entre primitifs, une langue de primitif suffit ; les animaux se contentent de quelques cris. Mais si l’on veut accéder au dialogue humain, le joual ne suffit plus. Pour peinturer une grange, on peut se contenter, à la rigueur, d’un bout de planche trempé dans de la chaux ; mais, pour peindre la Joconde, il faut des instruments plus fins. »[9]
Les Insolences du Frère Untel, Jean-Paul Desbiens
Je terminerai sur cette curieuse anecdote qui illustre le caractère schizophrénique de la « société québécoise ». Mon épouse qui a immigré au Québec a dû faire face à un écart culturel appréciable, notamment au niveau des mœurs, mais également sur le plan de la langue. Après plusieurs semaines de cours intensifs en « français », elle n’arrivait toujours pas à comprendre quelques particularismes québécois. Un soir que nous révisions ensemble ses dernières leçons, elle me fit part de son désarroi à propos d’une expression utilisée de façon abusive par son professeur de français : « Mais comment se fait-il, me dit-elle, que le mot ici-là[10] soit présent partout! » Je me mis à rire devant tant de naïveté, ne prenant pas conscience de ma propre ambivalence. Comme le mentionna Jean-Paul Desbiens, le caractère aliénant de la langue française « parlée » au Québec illustre à merveille ce que je nomme le malaise schizophrénique québécois. En effet, en utilisant cette expression (ici-là), nous nous retrouvons en porte-à-faux entre une affirmation nationale basée sur des arguments irrationnels, et une aliénation réelle causée par notre statut de minorité linguistique. Ainsi, notre sensation de décalage entre la réalité et le discours médiatique unilingue et propagandiste nous confine dans un entre-deux – et un entre-soi – confortable mais virtuel. Nous ne pouvons être à deux endroits à la fois. Il faudra bien un jour choisir ; où nous défendons notre identité nationale avec autre chose que la haine – légitime ou fantasmée – de l’oppresseur, ou nous nous condamnons à errer entre deux idéologies farfelues – ici-là – jusqu’à ce que plus personne ne puisse se souvenir de quoi que ce soit! « Ici-là » incarne donc une expression bien québécoise qui décrit à merveille la dernière étape de notre effacement tranquille.
[1] J’exclus d’emblée la communauté anglophone du Québec ; non pas parce qu’elle ne serait pas essentiellement « québécoise », mais plutôt parce qu’elle ne subit pas la même « ghettoïsation » que les francophones. Étant aptes à s’informer dans une autre langue que le français, les anglophones du Québec sont apparemment « immunisés » contre ce phénomène isolationniste. Mais on comprendra également qu’ils ne sont nullement à l’abri de la propagande d’état par l’entremise des « médias grand public » anglophones ; et ceux-ci sont tout aussi viscéralement pervers et propagent les mêmes mensonges avec une « saveur » différente. Il n’est donc pas rare de voir le traitement d’un événement avec des polarités idéologiques en apparence différentes advenant que celui-ci soit présenté dans la langue de Shakespeare ou dans celle de Molière. Mais une constante demeure ; le mensonge et la grossièreté de la couverture médiatique sont identiques, peu importe la langue! Ainsi, la communauté anglophone du Québec vit également dans un « ghetto idéologique », et bien peu d’individus sont en mesure de reconnaître leur dépendance envers une propagande qui prend des allures d’information pour leurrer son auditoire!
[2] Il est important de préciser que les minorités francophones hors-Québec font partie du peuple canadien-français. Mais les francophones hors-Québec, notamment au Manitoba, au Nouveau-Brunswick, en Ontario ou ailleurs au pays sont-ils unilingues? Doivent-ils constamment s’adapter à la langue anglaise, ce qui les immunise envers le caractère ghettoïsant du « territoire? »? Il existe peu de statistiques qui permettraient de définir le degré d’aliénation d’une groupe d’individus ; et avec l’affluence d’immigrants qui ne parlent aucune des deux langues officielles, le phénomène de ghettoïsation ne fera que s’aggraver, confinant les différentes communautés dans des environnements de plus en plus restreints et de plus en plus contrôlés.
[3] Les « résidents » d’un institut psychiatrique sont certes au cœur des préoccupations des médecins et des soignants. En revanche, ils ne peuvent quitter librement l’institution qui perdrait ainsi sa raison d’être, celle de maintenir dans une servitude permanente un peuple terrorisé à l’idée de disparaître!
[4] Le sentiment d’infériorité devient ainsi un facteur identitaire. Ceux qui en souffrent se sentent menacés de disparition en permanence et adoptent une attitude sectaire ; ils se regroupent entre eux, parlent le même « langage » (souvent un dialecte approximatif comportant un vocabulaire très limité et maintes fois ordurier) et s’appuient sur les mêmes paradigmes ; le repli sur soi, l’exclusion du débat, l’insulte comme mécanisme de défense.
[5] Le « mariage homosexuel » est un oxymore. L’union n’est possible qu’entre deux êtres radicalement différents. Il n’existe aucun accouplement entre des individus du même sexe. Ainsi, l’homosexuel haït la contradiction ou la différence ; et sa « préférence sexuelle » est stérile. Il n’existe aucune « copulation » (du latin copulatio : Accouplement au cours duquel le mâle introduit directement le sperme dans les voies génitales de la femelle) possible chez les homosexuels qui permettrait de créer un être radicalement différent ; ce qui pousse les homosexuels à vouloir imiter grossièrement les couples hétérosexuels, notamment à l’aide du mariage ou de la gestation pour autrui. L’homosexuel typique est un être narcissique incapable de prendre le moindre risque. L’altérité lui est totalement étrangère.
[6] J’utilise cette expression en relation avec le concept de « horde primitive » décrit par Sigmund Freud. La seule façon pour un peuple fragilisé de se défendre réside dans une résistance passive voire un renfermement intellectuel ; on pourrait certes arguer que le Québec « rayonne » sur le plan international au niveau de la culture. Mais ce serait méconnaître la manipulation permanente des « élites » québécoises qui n’ont pas hésité à subvertir des êtres médiocres sur le plan artistique afin de les utiliser à des fins politiques. La très grande majorité des « artistes » québécois se sont écrasés devant les tyrans sanitaires et payent maintenant le prix de leur trahison.
[7] Rappelons la définition de ce principe. Dans une société gangrenée, les gens médiocres ont tendance à se regrouper entre eux afin de faire taire les esprits critiques et choisissent la plupart du temps un dirigeant qui leur ressemble. Ainsi, toute personne un tant soit peu incompétente finira par occuper un poste de commande car le critère de sélection repose sur l’accréditation par la horde, et non par la compétence. Dit autrement, le système occidental – et en particulier le « modèle Québécois » – promeut l’ignorance, l’incompétence, a sans cesse recours à des décisions arbitraires dans une totale absence d’imputabilité afin de permettre aux dirigeants occupant les postes de pouvoir de piller les ressources disponibles. Les personnes répondant aux critères ce principe sont la plupart du temps irresponsables, ignorent le débat dans l’espace public, sont vindicatives et utilisent les institutions comme arme politique dirigée vers les citoyens. L’incompétence et la multiplication des processus bureaucratiques sont donc des caractéristiques fondamentales qui conduisent à des décisions irrationnelles sans aucune valeur empirique.
[8] Le mot « joual » est une déformation du mot « cheval », mot choisi arbitrairement pour désigner le phénomène de dégradation de la langue québécoise. La polémique du « joual » au Québec durant les années soixante du vingtième siècle fut habilement tranchée par le poète Gaston Miron qui a résumé en une seule phrase toute la dure réalité entourant l’aliénation de la « nation » canadienne-française en Amérique : « La question n’est pas de savoir si l’on doit dire “cheval” ou “joual” ; non, ce qu’il faut vraiment dire pour être “compris” est le mot “horse”! », Gaston Miron, L’homme rapaillé.
[9] Jean-Paul Desbiens, Les Insolences du Frère Untel, Montréal, Les Éditions de l’Homme, 1960, pages 17-18.
[10] Sommes-nous « ici »? Ou sommes-nous « là »? Comme nous ne possédons pas le don d’ubiquité, il nous faut absolument choisir l’un des deux espaces de la réalité. Car si nous demeurons dans ce lieu ambivalent que créent pour nous hypnotiser des organes de propagande que l’on nomme fallacieusement « médias grand public », nous serons emprisonnés pour l’éternité dans une réalité virtuelle sans aucun pouvoir décisionnel.
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