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Proche-Orient : Toute l’actualité sur Le Monde.fr. · Aug 21, 2026

En Israël, la sortie de la guerre est absente des esprits comme des programmes, avant les élections législatives d’octobre

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Louis Imbert · Le Monde

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Les enquêtes d’opinion brossent le portrait d’une société qui perd espoir dans son avenir sans voir d’alternative au recours à la force. Les candidats se gardent d’apparaître moins crédibles sur les enjeux de sécurité que le premier ministre, Benyamin Nétanyahou.

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Sur la place Dizengoff, le mémorial pour les victimes de l’attaque du 7 octobre 2023 est aussi devenu celui des soldats tués lors des multiples opérations de l’armée israélienne à Gaza et au Liban. A Tel-Aviv, le 15 juin 2026.

La société israélienne est « accro » à la guerre. Les études d’opinion de référence montrent un pays usé par trois ans de conflits, mais résigné à poursuivre. La campagne pour les élections législatives, prévues le 27 octobre, aurait pu ouvrir de nouvelles perspectives, après l’attaque terroriste menée par le Hamas le 7 octobre 2023, qui a conduit Israël à ruiner les territoires palestiniens occupés, puis à porter la guerre dans six pays de la région (Liban, Syrie, Irak, Yémen, Qatar et Iran). Pourtant, l’ensemble des tendances politiques israéliennes refusent de heurter l’opinion en proposant autre chose.

« La guerre est devenue une fin en soi », constate l’ancien député centriste Ofer Shelah, aujourd’hui analyste à l’Institut d’études de sécurité nationale (INSS) de l’université de Tel-Aviv. Selon les données de ce centre de réflexion, le sentiment de victoire qui avait accompagné la première guerre menée par l’Etat hébreu et les Etats-Unis contre l’Iran, en juin 2025, s’est effacé. La seconde guerre lancée fin février, qui a échoué à renverser le régime, est jugée comme un échec. L’occupation actuelle du sud du Liban n’est pas appréciée plus favorablement.

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