Comment ça, elle est pas fraîche ma campagne ? Viens donc la renifler de plus près ici:
https://fr.ulule.com/asterix-une-histoire-totale/
AU FOND DE LA MINE
Commençons par une petite question : qu’est-ce qu’un haveur ? Un galibot ? Un porion ? La gayole ? Une hèpe ? Vous donnez votre langue au chat ? Eh bien, dans le patois des mineurs de la Wallonie belge, en 1 un ouvrier creusant dans un étroit boyau, en 2 un enfant mineur, en 3 le contremaître ou le chef d’équipe, en 4 la cage de l’ascenseur descendant dans la mine, en 5 une sorte de hache… On trouve tout cela et bien d’autres idiomes dans le décor très documenté de Galerie de monstres, récit signé Fabrice Schurmans, qui nous fait visiter dans un récit d’à peine plus de cent pages le quotidien misérable des mineurs à la fin du XIXe siècle. Si la belle couverture du volume est bien tirée d’une peinture de l’époque (Constantin Meunier), l’auteur, lui, est tout à fait contemporain, même s’il confisque la plume de Zola pour survoler son Germinal dont les descriptions ont la couleur du documentaire. Ceci dit, le récit ne se contente pas du naturalisme social attendu car, si l’on se fie au titre, il y a bien des monstres, dont les grognements résonnent au fond des boyaux avant qu’ils ne donnent de la griffe et de la dent sur les pauvres mineurs. En dire plus serait dévoiler le pitch d’un récit dont on était en droit d’en savoir plus, car d’où viennent ces (…) et pourquoi envahissent-ils précisément cette petite ville anonyme même si l’on apprend tardivement que leur chef est (…). Voilà donc une publication dont l’entame peine à pendre corps, d’autant que Schurmans se montre nettement moins à l’aise pour décrire les combats au sabre et au couteau que pour dépeindre le quotidien sordide de ses gueules noires. Moitié-moitié, on va dire (Flatland).
UNE NOUVELLE FANTASY DE ROBERT JACKSON BENNET
On se souvient que la forte impression qu’avait provoqué l’auteur avec son premier roman traduit, American Elsewhere (2013), qu’on avait pu comparer au Twin Peaks de David Lynch, avec ses mystères à tiroirs ouvrant sur d’autres tiroirs. S’engageant ensuite dans plusieurs trilogies de fantasy (Les Maître enlumineurs), voici aujourd’hui le tome 1 de la trilogie À l’ombre du Léviathan, Une larme de poison (The Tainted Cup), où nous sommes dans l’Empire voyant, à chaque saison des pluies, année après année, les léviathans (on aimerait en savoir un peu plus sur eux) attaquer sa ligne de fortifications, leur sang répandu empoisonnant les chairs et les esprits. Alors que la menace se rapproche, un meurtre est commis dans le manoir de Daretana, dont la victime, un haut fonctionaire, a été déchiqueté par un arbre ayant germé dans son corps même. C’est à Ana Dolabra, une investigatrice aussi excentrique que géniale, qu’incombe la tâche de résoudre ce mystère… sans jamais sortir de chez elle, yeux bandés. Elle mandate alors sur le terrain pour enquêter le jeune apprenti Dinios Kol, un envoyé aux capacités mentales exacerbés par « l’imprégnation », un « graveur » dont la spécialité et d’enregistrer à vie tout ce qu’il voit et entend. Et de le rapporter à sa patronne. Que va-t-il découvrir ? Si l’auteur, à sa manière, sait décrire avec précision ce monde en partie moyen-âgeux (cf. ces lanternes maï contenant des sortes de lucioles qui s’illuminent dès que la nuit tombe), le présent récit reste très bavard et trop dénué d’action. Attendons donc les épisodes suivants pour en savoir plus… (Albin Michel,“Imaginaire”).
LES FORGES DE VULCAIN PRÉPARENT LEUR RENTRÉE
C’est parti pour une nouvelle édition du mois de l’imaginaire ! Une édition 2026 sous le signe du réel : quel rapport les littératures de l’imaginaire entretiennent-elles avec le réel ? Depuis 2017, le mois d’octobre est devenu un mois de célébration des littératures de l’imaginaire, une grande fête où, cette année, les forges présentent une nouveauté exceptionnelle : Une édition collector du premier roman de Rivers Solomon, L’Incivilité des fantômes, roman incontournable de l’afrofuturisme ! À chaque nouveau roman, Rivers Solomon, autrice vivant au Royaume-Uni, souvent décrite comme l’héritière d’Octavia E. Butler, ne cesse de montrer l’étendue de son talent en abordant les sujets qui lui sont chers : les causes queer, non-validistes et anti-racistes. Dans un vaisseau spatial qui emmène les derniers survivants de l’humanité vers un hypothétique Eden, les riches blancs ont réduit en esclavage celles et ceux qui ne leur ressemblent pas. Dans ce monde dur et cruel, Aster est une jeune femme noire que son caractère bien trempé expose à l’hostilité.
Le Mois de l’imaginaire, c’est aussi l’occasion de remettre en avant les titres d’imaginaire de l’année, ainsi Heureux comme jamais de Guillaume Chamanadjian. À bord du Space Dragon, vaisseau spatial contenant le dernier espoir de l’humanité, les places sont chères. Seuls les ultrariches ont pu embarquer pour fuir une Terre au bord de l’extinction. Noah a grandi sur le vaisseau en compagnie de son père, seul ingénieur de maintenance autorisé à embarquer. Un jour, alors qu’elle assiste malgré elle à une réunion top-secrète avec les quatre têtes pensantes du Space Dragon, Noah apprend l’existence d’un message en provenance de la Terre. L’humanité est loin d’être aussi éteinte qu’on le croyait…
Les Forges de Vulcain, 1 rue de la montagne 77600 Bussy Saint-Martin
STEPHEN KING AU CINÉMA : UN DE PLUS !
Près de trente ans après sa parution, Désolation, roman de Stephen King publié en 1996 va retrouver l’écran. Searchlight Pictures développe une adaptation du roman, produite par Sam Raimi, tandis que Zach Lipovsky et Adam B. Stein, réalisateurs de Final Destination: Bloodline devraient en assurer la réalisation. Le roman suit plusieurs voyageurs sur la Route 50, au Nevada, interceptés par Collie Entragian, shérif d’une ancienne ville minière isolée. De plus en plus violent et inhumain, il les conduit de force à Désolation, symptôme d’un mal plus ancien. Dans la mine de China Pit, des ouvriers ont ouvert un passage vers une autre dimension et libéré Tak, entité capable de posséder les corps et d’attirer ses victimes vers la ville. Face à elle, les prisonniers d’Entragian s’organisent autour de David Carver, un enfant dont la foi structure le récit. Désolation a déjà connu une adaptation télévisuelle en 2006 réalisé par Mick Garris, avec Ron Perlman dans le rôle de Collie Entragian,
Jean-Pierre ANDREVON
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