Bonjour !
Dans cette édition, j’ai eu envie de discuter d’anxiété. D’abord, parce qu’on a tendance à croire que, l’été, les gens sont moins anxieux. (C’est faux.) Ensuite, parce que c’est un sujet extrêmement fréquent en clinique sexologique. J’avais aussi le goût d’expliquer comment je réussis, depuis plusieurs années déjà, à pas pire bien gérer cette petite bête sournoise qui n’est pas toujours évidente à calmer.
Je tiens aussi à dire que rien là-dedans n’est magique ou miraculeux. Ce qui fonctionne pour moi pourrait ne pas fonctionner pour vous. Voyez cela comme un partage de trucs à explorer, sans injonction, sans pression. Et surtout pas une prescription.
J’ajouterai aussi que la gestion de l’anxiété peut surtout se faire en trouvant des trucs qui vous parlent et vous inspirent. Même si je vous suggère, par exemple, de tester tous les exercices de respiration du monde, peut-être que ce n’est pas votre thing. Peut-être qu’au contraire, ça induit des pensées anxieuses chez vous. Un avis médical est d’ailleurs toujours le bienvenu pour s’assurer d’avoir en main les bons outils et, le cas échéant, les bons médicaments (c’est mon cas et je ne m’en cacherai jamais). Mon conseil serait donc le suivant : apprenez à vous connaître, testez des choses et trouvez votre propre recette.
Sur ce, je vous propose la mienne.
Bonne lecture ! 🙂
PS : je jase d’anxiété de performance chez les hommes du côté d’Urbania.
L’anxiété s’est installée tôt chez moi. Après s’être pointé le nez à l’enfance, elle a pris ses aises à l’adolescence. Je me souviens de crises de panique assez effrayantes, merci. Crises que j’ai dû apprendre à réguler par moi-même. Je ne me souviens pas quels événements ont mené à l’achat du recueil de mots cachés, mais j’ai quand même essayé. En mode dernier recours, pour tenter de taire la spirale incessante dans ma tête. À ma grande surprise, ça a fonctionné. Très bien, même. Cela donnait enfin un break à mon cerveau qui pouvait organiser des lettres et des chiffres selon une logique précise. Je court-circuitais en quelque sorte l’anxiété en disant à ma tête : voici une tâche l’fun à faire. Ces jeux sont devenus des alliés pour calmer ma tête. Encore aujourd’hui, j’en garde à portée de main, au cas où.
Mes outils favoris : sudokus et mots cachés ont ma préférence, mais n’importe quel recueil de jeux qu’on trouve à l’épicerie ou à la pharmacie fait l’affaire. J’aime bien aller faire un tour dans la section des jeux du New York Times. J’ai aussi bien envie d’essayer le populaire Murdoku; un mélange entre sudoku et meurtre à résoudre.
La lecture a toujours été une magnifique échappatoire pour me sortir du quotidien et c’est une habitude bien ancrée dans ma vie. Cela dit, je mentirais de dire que la lecture a été le premier outil à fonctionner pour m’échapper des spirales anxieuses. Parce que, quand ça déraille, ça peut être difficile d’avoir la concentration pour lire. Mais à force d’aller vers des bouquins vraiment faciles à lire et captivants, j’en ai fait un moyen pour ramener du calme et permettre à ma tête de s’évader ailleurs. Pour les nostalgiques, j’étais fan finie de la série Frissons, ces petits livres d’horreur aux couvertures accrocheuses et aux histoires glauques. J’en avais toute une collection et je les DÉVORAIS. Bref, trouver une lecture dans laquelle on entre aisément, qui possède tous les ingrédients pour nous happer, ça peut fonctionner.
Mes outils favoris : les romans policiers et d’horreur ont ma préférence, car souvent faits à partir de recettes testées et éprouvées. Le fait d’accéder à une lecture expressément faite pour accrocher et surprendre a du bon pour mettre de côté les pensées tourbillonnantes. Comme cela mène aussi à réfléchir aux indices, aux suspects, à faire des liens pour découvrir le ou la coupable, eh bien ça occupe la tête. Première nouvelle; on pense à autre chose ! Le prochain que je zyeute est celui-ci : Comment survivre à un roman d’horreur ? (Éditions 10-18, 2026) Catchy et rempli de de lieux communs ? Probablement ! Et c’est exactement pour ça qu’il est dans ma liste.
Ça fait plusieurs années que je pratique in and out, entre moments plus assidus et pauses. Mais chaque fois que je retrouve mon tapis, quelque chose se met en place. Je pourrais difficilement expliquer pourquoi, mais j’arrive à mettre de côté les soucis, les stress et les irritants pour profiter pleinement de ma pratique. L’état post-séance m’amène toujours un grand calme, comme si les pièces s’alignaient enfin ensemble.
Mes outils favoris : Yoga Studio (que j’utilise depuis au moins 15 ans), Yoga with Adriene.
Cette pratique artistique a l’avantage d’être pas mal accessible à toustes, car elle n’exige ni talent particulier ni budget. Il suffit d’avoir un peu de matériel (papiers, ciseaux, colle) et c’est parti. Le collage offre une grande liberté, parce qu’instinctif, hautement créatif et permissif. C’est le genre d’activité qui me permet d’entrer facilement dans une forme de flow, état pendant lequel j’oublie tout autour de moi.
Mes outils favoris : je conserve de nombreux magazines et des papiers intéressants (comme des intérieurs d’enveloppe). La revue Flow est très inspirante aussi. J’aime également plusieurs artistes du collage sur Instagram, dont Phib et Lune en Lion.
On s’entend : ce n’est pas pour tout le monde ! Certaines personnes n’y sont pas réceptives et, dans certains cas, ça peut même être risqué. Il faut faire attention au type de pratique choisi et s’informer préalablement des potentiels effets néfastes ainsi que des contre-indications. Mais, autrement, ça peut être vraiment bénéfique. Pour ma part, c’est un temps pour respirer comme il se doit (chose qu’on oublie vite de faire dans nos vies folles) et me poser. J’ajouterai toutefois que cette pratique est venue APRÈS avoir instauré une bonne base pour gérer mon anxiété. Essayer de méditer quand la tête s’emballe, ça peut vite devenir pire. Pour savoir si ça vous convient ou non, il faut connaître son état de santé. Les gens avec des enjeux de santé mentale et un historique de traumas peuvent être plus fragilisés. Si on veut essayer, on peut commencer par des exercices très courts et dirigés, en portant attention à son ressenti : je me sens bien ou je stresse ? Ça me calme ou ça me fait paniquer ? Est-ce que je sens émerger des souvenirs anxiogènes ou ça va ? Et arrêter, si ça ne va pas.
Mes outils favoris : Petit bambou, les méditations de la psychologue Isabelle Soucy, Humin, ce guide de Psyche.co pour savoir si la méditation fonctionne. J’aime bien MyNoise qui permet de sélectionner divers types de sons pour relaxer, comme des ronronnements de chats.😻
Je l’ai appris sur le tard (on était peu sportifs chez nous), mais l’activité physique est réellement bénéfique pour la santé mentale. Big news, I know. Mais il est bon de s’en rappeler, car c’est trop facile de la mettre de côté, sous prétexte qu’on a moins de temps ou pas le goût. Les moments de ma vie où ma santé mentale était à son meilleur ont toujours été ceux où je m’activais le plus. Et je ne parle pas ici de faire un Ironman (même si je salue celleux qui le font), mais bien de choses simples : marcher, faire des étirements, danser. Bref, bouger son corps.
Mes outils favoris : les applications 5K Runner, Hevy, Sworkit et Nike Training sont bien faites et, en grande partie, gratuites. Les entraînements d’Happy Fitness sont l’fun et bienveillants.
Voici donc mes quelques trucs - peut-être simplets, je vous l’accorde - mais qui m’aident réellement à affronter chaque journée avec plus de sérénité et de confiance. J’ajoute aussi une leçon importante, apprise à force d’explorer des outils :
Ne boudez pas votre plaisir ou ce qui vous fait du bien, sous prétexte que ce n’est pas au goût du jour, quétaine ou cringe. On s’en tape. Faites ce qui vous fait du bien, point barre.
Sur ce, je vous souhaite une belle fin de mois d’août.
À bientôt !
Myriam 🙂

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