Hello c’est Cadot 🎁,
Comment tu vas cette semaine ?
Moi ça va au top ! Semaine pro je serai en congé mat’, mais t’inquiète, je ne vais pas totalement déserter mes contenus.
Depuis que je suis enceinte (ça remonte maintenant, j’ai l’impression d’être la vieille dame dans Titanic qui commence son récit par “c’était il y a 84 ans”), j’ai sensiblement ralenti mon rythme de création de contenu. Et c’est pas ça le pire. Le pire, c’est que je m’en fiche.
Parce que cet événement m’a permise de me reconcentrer sur l’essentiel… Mais aussi d’accepter que la vie est cyclique. On en discute ?
J’ai toujours eu ce positionnement et je l’aurai toujours : la création de contenus, pour moi est un moyen, pas une fin. Je n’ai jamais rêvé d’être influenceuse, à vrai dire, je m’en fous complètement.
J’ai toujours considéré que certaines fins justifiaient les moyens. La création de contenu m’a permis de faire émerger ma boîte, de passer de freelance à agence et je cracherai jamais dessus. La stratégie que l’on transforme en contenu régulier, c’est mon métier de base, donc je cracherai jamais dessus.
Mais disons que si je sais qu’elle reste indispensable aujourd’hui, elle n’est pas aussi vitale que ce que je considérais il y a de ça 2 ou 3 ans.
Aujourd’hui, mes vues sur Instagram et TikTok ont considérablement baissé. Et je me sens mieux comme ça.
Aujourd’hui, je refuse collab sur collab, parce que je ne veux plus m’angoisser à faire des contenus “qui marchent” ni entrer dans cette case de “créatrice de contenu qui a une entreprise”.
Non, je suis une entrepreneure qui crée du contenu, nuance.
L’année 2025 et le fait de tomber enceinte m’ont permis de mettre un mot sur ce que je ressentais sans arriver à vraiment le dire : un besoin de ralentir, de me reconnecter vraiment à mon business (et pas juste à sa vitrine), de le modifier en profondeur, de changer de posture et d’image, aussi.
🎁 Le conseil Cadot : Une communication prolifique, c’est bien… Au début. Mais si tu ne fais que ça et que tu développes aucun autre levier business, non seulement tu te mets en danger, mais en plus tu t’enfermes dans cette image très “solopreneur”. Ce qui n’est pas une mauvaise chose, mais ce n’est pas celle que je veux avoir.
Tomber enceinte a tout accéléré dans ma prise de conscience
Evidemment, je n’ai jamais oublié ma vie perso et je n’ai jamais perdu de vue que le plus important, c’est pas mon contenu mais ma boîte, mais ce genre de projet remet tout en perspective.
Depuis le mois de novembre (moment où j’ai appris ma grossesse), le sujet n’a pas été « ohlala mais comment je vais faire pour mes vidéos Insta quand je vais partir en congé mat’ ? » mais plutôt « comment construire une boîte sereine, avec des équipes sereines, pour que je parte sereine en congé mat’ ? ».
Donc ces 9 derniers mois (car je viens d’entrer dans mon 9e mois !) ont été centrés exclusivement sur mon business :
Recruter la bonne personne pour un pôle ads qui dépote et confirmer le business model au sein de l’agence (spoiler : c’est réussi de bout en bout)
Faire entrer des contrats pour continuer cette belle croissance (+25% attendus cette année, 4e année consécutive de croissance) et partir sereine en congé mat’, même si l’activité commerciale ne s’arrête pas parce que je pars.
Développer de nouvelles prestations et accélérer la vente de celles-ci, pour asseoir notre vision dans le paysage des agences en ligne (spoiler : réussi)
Trouver la bonne personne pour me faire remplacer pendant que je pars pouponner (spoiler : réussi aussi)
Rassurer les équipes pour qu’elles soient sereines et n’appréhendent qu’un minimum mon absence (spoiler : réussi aussi)
Rassurer les clients aussi (mais bon, ça c’était le moins difficile, ils connaissent la team et savent qu’ils sont entre de bonnes mains)
Tester de nouveaux axes d’acquisition de clientèle pour l’agence pour trouver ce qui fonctionne (réussi aussi, on va bientôt déployer)
Donc comme tu peux le voir je n’ai pas chômé… Et je le rappelle : je suis l’unique associée et manager dans cette entreprise. Je n’ai pas d’associés, encore moins d’associés opérationnels sur lesquels je peux me reposer pendant que je vais pouponner. Ça rend forcément les choses plus challengeantes.
Autant te dire que faire des vidéos pour Insta et TikTok ou 5 posts par semaine sur LinkedIn, à côté de tout ça… C’était vraiment pas ma priorité.
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J’ai un gros avantage : je me connais très bien. Je sais comment je fonctionne. Donc je savais très bien que pour pouvoir couper, partir sereine, me reposer et bien vivre ma grossesse, je devais faire tout ça.
Je savais très bien que le contenu était largement secondaire et qu’il fallait que je fasse des choix avant de raccrocher pour quelques semaines.
Je l’ai donc fait en me disant que le contenu je pourrais en recréer mais que je ne vais pas vivre 50 grossesses dans ma vie (je me le souhaite pas), que je ne vivrais l’arrivée de mon premier enfant qu’une seule fois.
Donc autant faire en sorte que ça se passe bien en mettant en place ce qui doit l’être plutôt que de continuer de poursuivre cette chimère des vues et des followers qui est certes utile, mais pas vitale. Ou encore pire : d’être angoissée au point de penser qu’à la boîte alors que je suis en train d’accueillir mon premier enfant.
Je terminerai ce billet par te dire que la vie est faite de cycles. On a des moments où on a envie de créer énormément, de se montrer à la face du monde. J’ai eu cette période là, mais aujourd’hui, je ne suis plus dedans, elle ne m’intéresse plus vraiment.
Peut-être est-ce la grossesse, mais aujourd’hui je suis dans énergie de construction, de nidification, de gestion en profondeur de mon entreprise et de la manière d’accueillir cet enfant.
D’ailleurs, le contenu est passé tellement au second plan que je n’avais plus aucune inspi ou presque. Ça reviendra, j’accepte ce cycle avec plaisir et tu sais quoi ? J’en avais besoin.
« Ça veut dire que tu vas lâcher la création de contenus ? ».
— Une de mes amies, en discutant.
Pas du tout, ça veut dire que je recule pour mieux sauter, que je prends le temps de lever le pied (je m’empêche pas de faire une vraie pause quand bébé sera là d’ailleurs) et de retrouver l’inspiration, vraiment, avant de reprendre.
Et surtout, je fais intervenir aussi ma remplaçante sur le sujet, pour m’inspirer de ses propres idées pour moi, car j’ai toujours pas vraiment retrouvé le feu sacré, malgré un retravail stratégique récent… Je suis pas totalement satisfaite.
Profitons de l’accalmie de l’été pour travailler là-dessus, Sophie.
Fais-le en commentaire de ce post ou envoie-moi un message (LinkedIn, Instagram, pigeon voyageur…) !
Juliette 🎁.
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