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« Lorsque le vent se meut, tout se meut ; lorsqu’il est immobile, tout devient immobile. Ainsi, le yogin atteint la stabilité parfaite par la maîtrise du souffle. »
— Haṭha Yoga Pradīpikā II.2
L’été nous invite souvent à ralentir. À prendre davantage le temps de marcher, de profiter d’une terrasse, d’un coucher de soleil ou simplement d’une soirée qui s’étire un peu plus longtemps que le reste de l’année.
Mais il nous rappelle aussi une réalité beaucoup plus concrète : notre corps travaille énormément pour maintenir son équilibre.
Après les fortes chaleurs dont nous parlions dans la précédente édition, j’ai eu envie de poursuivre cette réflexion en m’intéressant à une fonction dont nous parlons finalement très peu… alors qu’elle est essentielle à notre santé : la circulation sanguine.
👉🏻 Pourquoi certaines femmes ressentent-elles des jambes lourdes dès la fin de journée ?
👉🏻 Pourquoi les varices apparaissent-elles davantage après une grossesse ou à la ménopause ?
👉🏻 Pourquoi certaines personnes souffrent-elles d’un lipœdème pendant des années avant d’obtenir enfin un diagnostic ?
Et surtout…
Que pouvons-nous réellement faire pour prendre soin de notre circulation, au-delà des nombreuses promesses marketing que l’on voit fleurir sur les réseaux sociaux ?
Dans cette nouvelle édition, j’ai souhaité mêler les connaissances scientifiques les plus récentes, mes 20 années de terrain auprès de milliers de femmes, mais aussi le regard du yoga et de l’Ayurveda, qui considèrent depuis des siècles que tout ce qui est vivant doit… circuler.
Parce que lorsque le mouvement disparaît, ce n’est pas seulement le sang qui ralentit. C’est parfois toute notre vitalité qui semble s’alourdir !
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Quelques jours pour ralentir, respirer, pratiquer le yoga, marcher dans la nature et retrouver un véritable temps pour soi. Encore une semaine pour vous inscrire…
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Même si je lèverai bientôt le pied sur les cours en direct afin de consacrer davantage de temps à mes nouveaux projets, de nouvelles vidéos arrivent régulièrement.
Vous trouverez notamment :
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Et bien sûr, le programme Pause Estivale reste disponible pour vous accompagner tout l’été et garder un rendez-vous régulier avec vous-même.
Enfin, j’aimerais beaucoup connaître vos envies.
👉 Quels sujets aimeriez-vous que j’aborde dans les prochaines éditions de Mange, Bouge, Rayonne ?
N’hésitez pas à me répondre directement : je lis chacun de vos messages avec beaucoup d’attention.
✅ Le Mood du jour
✅ Le grand voyage du sang : un exploit permanent
✅ Pourquoi avons-nous les jambes lourdes ?
✅ Pourquoi les femmes sont t’elles plus concernées ?
✅ Comment reconnaître les premiers signes d’une insuffisance veineuse.
✅ Ce qu’est réellement le lipœdème… et pourquoi il est encore trop souvent méconnu.
✅ Les promesses des leggings de compression : réalité scientifique ou simple argument marketing ?
✅ Une séance de renforcement musculaire spécialement conçue pour activer la pompe veineuse des jambes.
Depuis quelques semaines, avec les fortes chaleurs et mes nombreux allers-retours à Paris, je réalise à quel point nos jambes sont mises à rude épreuve.
Dans le train, après plusieurs heures assise, je ressens moi aussi cette sensation de jambes lourdes que beaucoup d’entre vous me décrivent régulièrement au studio ou en coaching.
Il y a quinze jours, je vous parlais de la canicule et de la manière dont notre corps devait s’adapter à ces températures de plus en plus extrêmes. En préparant cette nouvelle édition, je me suis dit que je devais aller un peu plus loin. Et comme souvent, la vie m’a soufflé le sujet !
Je suis tombée sur la publication de Camille Cerf, qui racontait avec beaucoup de sincérité son diagnostic de lipœdème.
Quelques semaines auparavant, une de mes élèves en coaching individuel venait elle aussi de m’annoncer qu’elle venait d’apprendre qu’elle souffrait de cette maladie, localisée chez elle au niveau des hanches et du haut des cuisses.
Deux histoires différentes. Deux femmes. Et une même question:
Connaissons-nous réellement nos jambes ?
Pendant longtemps, nous avons surtout appris à les regarder. À les juger :
Trop grosses, pas assez musclées, dans mon cas trop musclées ! Pas assez fermes dans d’autres cas....
Comme si elles n’étaient qu’une question d’esthétique. Pourtant, nos jambes racontent bien davantage. Elles portent notre corps et notre histoire. Nos journées passées debout. Nos grossesses, les kilomètres parcourus. Nos heures assises devant un ordinateur, tous nos changements hormonaux. Nos voyages et les traces du temps qui passe.
Alors j’ai ressorti mes livres d’anatomie, mes ouvrages de yoga thérapeutique, mes notes accumulées depuis plus de 20 ans, ainsi que quelques publications scientifiques récentes.
Parce que derrière des jambes lourdes se cachent parfois de simples habitudes à modifier… et parfois aussi une véritable maladie, encore trop méconnue.
J’espère que cette édition vous permettra de regarder vos jambes avec davantage de compréhension, de bienveillance… et surtout avec des solutions concrètes pour en prendre soin.
Lorsque l’on parle de circulation sanguine, on imagine souvent le cœur comme l’unique chef d’orchestre.C’est vrai... mais seulement en partie.
Notre cœur propulse chaque jour près de 7 000 litres de sang dans un réseau de plus de 100 000 kilomètres de vaisseaux sanguins. À chaque battement, il envoie l’oxygène et les nutriments vers chacun de nos organes, de notre cerveau jusqu’au bout de nos orteils.
Mais une fois cette mission accomplie, le sang doit revenir vers le cœur. Et c’est là que les choses se compliquent !!
Car si les artères bénéficient de la force d’éjection du cœur, les veines, elles, doivent accomplir un véritable exploit : faire remonter le sang contre la gravité.
Imaginez un instant devoir faire remonter une rivière jusqu’à sa source. C’est exactement ce que notre organisme réalise chaque seconde de notre vie.
Pour y parvenir, notre organisme a mis au point un système remarquable.
Tout d’abord, les valvules veineuses. Ces petits replis situés à l’intérieur des veines fonctionnent comme des portes à sens unique. Lorsque le sang remonte vers le cœur, elles s’ouvrent pour le laisser passer. Puis elles se referment immédiatement, empêchant le sang de redescendre sous l’effet de son propre poids.
Imaginez une série de sas installés tout au long d’un immeuble : chacun permet de monter un étage, sans jamais redescendre au précédent.
Lorsque ces valvules deviennent moins étanches, souvent avec l’âge, les grossesses, les variations hormonales ou une prédisposition familiale, une partie du sang reflue vers le bas. Il stagne alors dans les veines, qui se dilatent progressivement. C’est ainsi qu’apparaissent les varices, mais aussi cette sensation de jambes lourdes que beaucoup d’entre nous connaissent.
Le deuxième acteur essentiel est notre pompe musculaire, située principalement au niveau des mollets.
À chaque pas, les muscles se contractent et compriment les veines profondes. Cette pression pousse le sang de valvule en valvule jusqu’au cœur.
Ce n’est pas un hasard si les médecins surnomment les mollets « le deuxième cœur ».
Enfin, notre respiration joue également un rôle déterminant.
À chaque inspiration profonde, la pression dans la cage thoracique diminue, créant un effet d’aspiration qui facilite le retour veineux.
Autrement dit, marcher, respirer et mobiliser ses jambes sont trois gestes simples qui soutiennent naturellement notre circulation !
À l’inverse, rester assis plusieurs heures devant un ordinateur, dans une voiture ou dans un train prive les veines de cette aide précieuse. Les muscles ne jouent plus leur rôle de pompe et le sang a davantage tendance à stagner dans les jambes.
C’est précisément ce que je ressens lors de mes trajets entre la Haute-Savoie et Paris. Après plusieurs heures assise, mes jambes deviennent plus lourdes. Il suffit pourtant de quelques minutes de marche ou de quelques flexions des chevilles pour relancer cette formidable mécanique.
Alors, pour être très claires, non, les jambes lourdes ne sont pas une maladie en elles-mêmes. Par contre, elles constituent souvent le premier signal d’une insuffisance veineuse débutante.
Lorsque les valves deviennent moins efficaces ou que la pompe musculaire fonctionne moins bien, une partie du sang stagne dans les membres inférieurs.
Cette stagnation augmente la pression à l’intérieur des veines. Peu à peu, les parois se distendent et deviennent moins performantes.
Le résultat est bien connu :
une sensation de lourdeur en fin de journée ;
des chevilles gonflées ;
des fourmillements ;
parfois des crampes nocturnes ;
puis, chez certaines personnes, l’apparition de varices.
La chaleur accentue encore davantage ce phénomène.
Lorsque les températures augmentent, les vaisseaux sanguins se dilatent naturellement afin d’aider l’organisme à évacuer la chaleur. Cette dilatation rend le retour veineux plus difficile, expliquant pourquoi beaucoup de femmes disent se sentir “gonflées” l’été.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
Selon Ifop, en France, l'insuffisance veineuse chronique concerne près d'un adulte sur trois, soit environ 17 à 18 millions de personnes. C'est l'une des maladies chroniques les plus fréquentes et pourtant l'une des plus sous-estimées contre 1 homme sur 4.
Cette différence s’explique principalement par plusieurs facteurs :
• les fluctuations hormonales, notamment les œstrogènes qui rendent les parois veineuses plus souples ;
• les grossesses, qui augmentent fortement la pression exercée sur les veines du bassin
• la ménopause, période durant laquelle la diminution des hormones fragilise progressivement les tissus de soutien ;
• mais aussi notre mode de vie moderne, où nous passons de longues heures assises… ou debout sans réellement bouger.
Le vieillissement n’est donc pas le seul responsable. C’est souvent l’accumulation de petites contraintes répétées pendant plusieurs décennies.
Lorsque j’échange avec mes élèves, en cours de yoga ou en coaching, j’entends souvent la même phrase :
« J’ai les jambes lourdes... mais je ne sais pas vraiment ce que j’ai. »
Et c’est bien normal. Derrière une sensation de lourdeur peuvent se cacher des réalités très différentes. Certaines sont bénignes et s’améliorent grâce à quelques changements d’habitudes de vie. D’autres nécessitent un véritable diagnostic médical et une prise en charge adaptée.
Avant de chercher une solution, encore faut-il comprendre de quoi l’on parle.
C’est probablement la meilleure façon d’éviter les idées reçues… et de ne pas se laisser séduire par les nombreuses promesses marketing que l’on voit fleurir sur les réseaux sociaux.
Lorsque l’on ressent une sensation de lourdeur dans les jambes, il est facile de penser qu’il s’agit toujours du même problème.
Pourtant, derrière ce ressenti peuvent se cacher plusieurs situations très différentes.
Vous voyez pourquoi il est si facile de tout confondre ? Pourtant, la prise en charge ne sera pas du tout la même.
Si j’ai choisi de consacrer un chapitre entier à cette maladie, c’est parce qu’elle reste encore largement méconnue.
La récente prise de parole de Camille Cerf a permis de mettre en lumière une réalité que vivent de nombreuses femmes depuis parfois des années, souvent dans l’incompréhension.
Le lipœdème est donc une maladie chronique qui touche presque exclusivement les femmes. Il se caractérise par une accumulation anormale et symétrique de tissu graisseux, principalement au niveau des hanches, des cuisses et des jambes. Les pieds sont généralement épargnés, ce qui constitue un signe clinique important.
Mais le plus difficile n’est pas toujours ce que l’on voit. C’est ce que l’on ressent !
On décrit souvent des douleurs au toucher, une sensation permanente de lourdeur, une grande sensibilité des tissus, des bleus qui apparaissent facilement, ainsi qu’une fatigue importante des jambes.
Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit ni d’un manque de volonté, ni d’un simple problème de poids. On peut être sportive, avoir une alimentation équilibrée et malgré tout souffrir d’un lipœdème.
Cette maladie apparaît fréquemment lors des grands bouleversements hormonaux de la vie d’une femme : la puberté, une grossesse ou encore la périménopause.
Les estimations actuelles suggèrent qu’elle pourrait concerner jusqu’à 11 % des femmes, mais ce chiffre reste à interpréter avec prudence, le lipœdème étant encore largement sous-diagnostiqué et les études épidémiologiques restant limitées. (Source : Assurance Maladie, 2025.)
Heureusement, la connaissance progresse. Et comme souvent en santé, mettre un mot sur une maladie est déjà une première étape pour mieux la prendre en charge.😉
💡 Les jambes lourdes sont un symptôme.
💙 Les varices sont une maladie des veines.
🟢 Le lymphœdème est une maladie du système lymphatique.
🟣 Le lipœdème est une maladie chronique du tissu graisseux.
Autrement dit, derrière une même sensation de lourdeur peuvent se cacher plusieurs réalités.
L’objectif de cette édition n’est évidemment pas de vous permettre de poser un diagnostic. En revanche, si elle peut vous aider à mieux comprendre votre corps, à reconnaître certains signaux et à consulter plus tôt lorsque cela est nécessaire, alors elle aura pleinement rempli sa mission.

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