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L'Espresso · Apr 28, 2026

🌅 Pourquoi la nuit rapporte plus que le jour ?

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Infos économiques · L'Espresso

Bonjour tout le monde ! 👋

Les espoirs de nouvelles négociations entre les États-Unis et l’Iran se sont refroidis après la décision de Donald Trump de ne pas envoyer d’émissaires au Pakistan, pourtant médiateur dans le dossier. Téhéran aurait toutefois transmis une nouvelle proposition à Washington, incluant notamment la réouverture du détroit d’Ormuz et une sortie du conflit.

Cette incertitude pèse déjà sur l’économie européenne. En Allemagne, le moral des consommateurs devrait encore se détériorer à l’approche du mois de mai, sous l’effet de l’inflation et de la hausse des prix de l’énergie provoquées par la guerre en Iran.

Dans ce climat tendu, les investisseurs abordent une semaine particulièrement chargée, entre décisions de banques centrales, publications de résultats et nouvelles données macroéconomiques. Une semaine qui pourrait donner davantage de visibilité sur la trajectoire des marchés, ou au contraire renforcer leur prudence.

Bonne lecture ☕

🇪🇺 Le monde continue de se réarmer, mais l’Europe accélère plus vite que les autres

🇯🇵 Au Japon, les industriels font mieux que les géants de la tech

🎥 Hollywood face à une méga-fusion à 110 milliards de dollars

⚡ Microsoft prépare le premier plan de départs volontaires de son histoire

☕ Bitcoin : pourquoi la nuit rapporte plus que le jour ?

⏱️ Temps de dégustation : 10 min

Les dépenses militaires mondiales ont atteint 2 887 milliards de dollars en 2025, en hausse de 2,9 % en termes réels. Il s’agit de la onzième année consécutive de progression, même si le rythme ralentit nettement par rapport à 2024. Cette hausse plus modérée s’explique surtout par la baisse des dépenses américaines, liée au désengagement des États-Unis en Ukraine. Hors États-Unis, les dépenses militaires mondiales ont toutefois progressé de 9,2 %.

L’Europe est le principal moteur de cette augmentation, avec une hausse de 14 %, portée par la guerre en Ukraine et par la volonté des pays européens de renforcer leur autonomie militaire face au retrait progressif du soutien américain. L’Allemagne, l’Espagne, l’Ukraine et la Russie ont fortement augmenté leurs budgets, tandis que la France connaît une hausse plus limitée.

Au Moyen-Orient, les dépenses restent presque stables malgré les tensions. La baisse observée en Israël et en Iran est en partie trompeuse, car les dépenses israéliennes restent très supérieures à leur niveau d’avant-guerre, tandis qu’en Iran la baisse réelle s’explique surtout par une inflation très élevée.

En Asie-Océanie, les dépenses militaires progressent fortement, avec une hausse de 8,5 %, la plus importante depuis 2009. La Chine reste le principal acteur régional avec 336 milliards de dollars dépensés, mais cette montée en puissance pousse aussi le Japon, Taïwan et d’autres pays à accélérer leur réarmement.

L’industrie lourde japonaise connaît une performance boursière spectaculaire, loin de l’attention portée habituellement à la tech et à l’intelligence artificielle. Depuis avril 2025, le secteur japonais des métaux non ferreux a bondi de plus de 450 %, avec certains groupes comme Mitsui Kinzoku ou Furukawa Electric dont les cours ont été multipliés par dix.

Cette hausse s’explique par un double moteur. D’un côté, ces entreprises industrielles profitent directement de la demande liée à l’IA, notamment pour les câbles, fils électriques, alliages et composants nécessaires à la construction des data centers. De l’autre, les réformes de gouvernance engagées au Japon depuis 2015 ont rendu les entreprises nippones plus attractives pour les investisseurs, notamment grâce à une meilleure utilisation de leur trésorerie et à des rachats d’actions massifs.

Le phénomène illustre une forme de revanche de la “vieille économie” : des groupes industriels parfois centenaires, longtemps jugés peu dynamiques, deviennent essentiels à l’infrastructure de l’IA. Dans un contexte où les actifs américains suscitent davantage de méfiance et où le Japon poursuit ses réformes économiques, la Bourse de Tokyo pourrait continuer d’attirer les investisseurs.

Les actionnaires de Warner Bros ont validé le rachat du groupe par Paramount Skydance, dans le cadre d’une opération estimée à 110 milliards de dollars. Ce vote met fin à plusieurs mois de rebondissements, marqués notamment par une première offre de Netflix à 83 milliards de dollars, finalement retirée face à la détermination de Paramount.

L’opération n’est toutefois pas encore finalisée. Elle doit encore obtenir l’accord des autorités de régulation, notamment aux États-Unis et en Europe, en raison des enjeux de concurrence. Les deux groupes espèrent boucler la transaction d’ici le troisième trimestre 2026.

Ce rapprochement créerait un géant du divertissement, réunissant de grandes franchises comme Harry Potter, Batman, HBO, CNN et la plateforme de streaming de Warner. Mais l’opération inquiète fortement Hollywood, car elle pourrait entraîner des suppressions d’emplois et renforcer la concentration du secteur. Ensemble, Warner et Paramount représenteraient environ 35 % du marché des films en salles et jusqu’à 40 % de la télévision payante aux États-Unis.

Face aux critiques, Paramount tente de rassurer en promettant de sortir 30 films par an en salles et de soutenir davantage de projets créatifs à l’échelle mondiale.

Microsoft s’apprête à lancer le premier plan de départs volontaires de son histoire, après 51 ans d’existence. L’objectif est de réduire ses effectifs aux États-Unis, où le groupe emploie environ 125 000 personnes, sur 228 000 salariés dans le monde.

Selon les premières informations, le programme concernerait environ 7 % des effectifs américains, soit près de 8 700 salariés. Les modalités précises seront annoncées le 7 mai 2026. Le plan viserait surtout les salariés les plus anciens, jusqu’au niveau de directeur senior, avec un critère d’éligibilité basé sur l’âge et l’ancienneté : les employés concernés seraient ceux dont l’âge additionné aux années passées chez Microsoft atteint 70 ans.

Dans la finance traditionnelle, les marchés ont des horaires. À Wall Street, la séance commence à 9h30 et se termine à 16h. Une fois la cloche sonnée, les volumes diminuent, les traders ralentissent et les grandes institutions se mettent en pause.

Bitcoin, lui, ne s’arrête jamais.

Le marché crypto fonctionne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, week-ends et jours fériés compris. Cette disponibilité permanente fait partie de son ADN. Elle a largement contribué à démocratiser les cryptos auprès du grand public, en permettant à n’importe quel investisseur d’acheter ou de vendre à tout moment.

Mais cette particularité soulève une question intéressante : à quel moment Bitcoin réalise-t-il réellement sa performance ?

La réponse est surprenante. Historiquement, une grande partie de la hausse du Bitcoin ne s’est pas faite pendant les horaires d’ouverture de Wall Street, mais lorsque les marchés américains étaient fermés. Autrement dit, Bitcoin aurait davantage progressé “la nuit” que pendant la journée boursière américaine.

C’est cette anomalie qui a donné naissance à un produit financier original : un ETF conçu pour s’exposer au Bitcoin uniquement lorsque Wall Street dort.

Le principe est simple : être exposé au Bitcoin entre la clôture de Wall Street, à 16h, et sa réouverture le lendemain matin, à 9h30. Puis réduire cette exposition pendant les horaires classiques de marché.

Pourquoi ? Parce que les données historiques montrent un écart important entre les performances “jour” et “nuit”.

Entre début 2017 et juillet 2025, le rendement journalier moyen du Bitcoin aurait été de 0,02 % lorsque Wall Street était ouverte, contre 0,30 % lorsque le marché actions américain était fermé.

Le phénomène serait encore plus marqué sur Ethereum, avec une performance moyenne de -0,02 % le jour, contre +0,48 % la nuit.

Pris isolément, ces chiffres peuvent sembler faibles. Mais répétés jour après jour, sur plusieurs années, ils deviennent considérables. C’est précisément l’effet de la capitalisation composée : de petits écarts quotidiens peuvent finir par expliquer une grande partie de la performance long terme.

Il n’y a pas une seule explication définitive, mais plusieurs pistes permettent de mieux comprendre ce phénomène.

Pendant les horaires d’ouverture américains, les investisseurs institutionnels sont davantage présents. Ils arbitrent, couvrent leurs positions, ajustent leur exposition au risque et réagissent aux données macroéconomiques. Pour eux, Bitcoin est souvent traité comme un actif risqué parmi d’autres, au même titre que les valeurs technologiques ou les actifs de croissance.

Lorsque Wall Street ferme, le marché crypto retrouve une dynamique différente. Les particuliers, les investisseurs internationaux et les acteurs historiquement plus favorables à Bitcoin prennent davantage de place. Ce sont souvent des profils qui acceptent mieux la volatilité et qui voient Bitcoin non pas seulement comme un actif spéculatif, mais comme une réserve de valeur alternative ou un pari de long terme.

Autre élément important : l’actualité ne respecte pas les horaires de Bourse. Les déclarations politiques, les tensions géopolitiques, les annonces réglementaires ou les mouvements macroéconomiques peuvent tomber à tout moment. Comme Bitcoin s’échange en continu, il réagit immédiatement, là où les marchés traditionnels doivent parfois attendre leur réouverture.

C’est ce qui fait de Bitcoin un actif à part : il ne dort jamais, et il absorbe les nouvelles du monde en temps réel.

Si vous souhaitez vous exposer au Bitcoin, l’une des façons les plus simples de le faire reste de passer par une plateforme régulée et reconnue comme Kraken.

Kraken permet d’acheter, vendre et conserver du Bitcoin facilement, avec une interface accessible aux débutants comme aux investisseurs plus expérimentés. C’est particulièrement utile pour ceux qui veulent construire progressivement leur exposition, sans forcément chercher à timer parfaitement le marché.

Car c’est justement l’un des enseignements de cet “effet nuit” : sur Bitcoin, une grande partie de la performance peut se jouer au moment où l’on ne regarde pas.

Pour ouvrir un compte Kraken et acheter vos premiers bitcoins, vous pouvez passer par notre lien en description.

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🎁 Les nouveaux utilisateurs éligibles peuvent aussi recevoir 15 € en Bitcoin (BTC) après création de compte, vérification KYC, dépôt qualifiant d’au moins 100 € et 100 € de volume tradé sur des cryptos hors stablecoins dans les 30 premiers jours, selon les conditions de l’offre.

Comme toujours, n’investissez que des montants que vous êtes prêt à voir fluctuer fortement. Bitcoin reste un actif volatil, avec un risque de perte en capital.

L’existence de cet effet nocturne ne veut pas dire qu’il suffit d’acheter Bitcoin à la fermeture de Wall Street et de le revendre à l’ouverture pour gagner de l’argent sans risque.

D’abord, les performances passées ne garantissent rien. Une anomalie de marché peut exister pendant plusieurs années, puis disparaître lorsqu’elle devient trop connue. C’est souvent ce qui arrive en finance : dès qu’un comportement est identifié, les traders professionnels cherchent à l’exploiter, ce qui finit par réduire son efficacité.

Ensuite, les mouvements nocturnes ne sont pas toujours positifs. Bitcoin peut aussi fortement baisser la nuit ou le week-end, surtout en période de stress. Sa cotation permanente est un avantage, mais elle expose aussi les investisseurs à une volatilité continue.

Enfin, une stratégie basée sur des allers-retours fréquents implique des frais, des spreads, une fiscalité potentielle et un risque d’exécution. Sur le papier, une stratégie peut sembler très attractive. Dans la réalité, une partie importante de la performance peut être absorbée par les coûts et les erreurs de timing.

Au fond, cette anomalie raconte surtout une chose : il est extrêmement difficile de timer Bitcoin.

Si une grande partie de sa performance historique s’est produite en dehors des horaires classiques de marché, alors sortir trop souvent peut coûter très cher. Un investisseur qui cherche à éviter les mauvaises journées peut aussi manquer les meilleures nuits. Et un trader qui veut réduire son risque avant chaque période d’incertitude peut se retrouver absent au moment exact où Bitcoin rebondit.

C’est l’un des arguments centraux du HODL, cette philosophie d’investissement très populaire dans l’écosystème crypto : rester exposé sur le long terme plutôt que tenter de capturer chaque mouvement de court terme.

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Cette newsletter est publiée à titre purement informatif et pédagogique. Elle ne constitue en aucun cas un conseil en investissement, une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à investir dans un actif financier ou crypto-actif.

Les crypto-actifs sont des actifs particulièrement volatils et présentent un risque élevé de perte en capital, pouvant aller jusqu’à la perte totale des sommes investies. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Chaque investisseur est invité à effectuer ses propres recherches, à évaluer sa situation personnelle, son horizon d’investissement et sa tolérance au risque avant toute décision. En cas de doute, il est recommandé de se rapprocher d’un conseiller financier professionnel.

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