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De Beaux Lendemains · Aug 7, 2026

Mes micro-changements de juillet

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Géraldine Dormoy · De Beaux Lendemains

Les champs le long desquels je cours le matin, à la lisière de Montélimar.

À chaque fin de mois, je dresse l’inventaire de ce qui a bougé dans ma vie de tous les jours. Avec cette fois une nouveauté : j’ai si bien intégré mes 12 questionnements récurrents à mes raisonnements quotidiens que je m’en suis servi pour structurer cette lettre. Vous ne pouvez pas les louper, ce sont les surtitres en capitales.

*

  • 19h : fin de ma journée de travail, préparation du dîner

  • 19h30 : dîner

  • 20h30 : rameur

  • 21h : préparatifs pour me coucher

  • 21h30 : au lit.

Ça, c’est la théorie. Dans la pratique, je m’y tiens plus ou moins. D’abord parce que je me limite à quatre sessions de rameur par semaine (reco du kiné). Ensuite parce que le soir est aussi le temps de la vie en famille.

Je reste également prudente car, de manière générale, j’ai du mal à m’arrêter. Mettre un terme à ma journée de travail n’est pas facile : je suis embarquée dans une tâche, je me dis « Juste cinq minutes », et à 20h j’y suis encore. Sans compter que les jours de Cercles ou de newsletters, je termine systématiquement plus tard.

Mon but, malgré tout, est d’ancrer 19h comme heure-butoir, au moins les autres jours. J’y crois, car l’été est un bon moment pour travailler une habitude qui m’échappe - j’ai plus de temps pour faire les choses en conscience. En juillet, ça a fonctionné…

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Depuis des années, je limite le sel et le sucre. Ces derniers mois, à la place, j’ai tellement compensé par le jus de citron et les épices que mon palais s’est enflammé. En juin, j’ai donc cessé d’ajouter quoi que ce soit aux aliments bruts que je me préparais. Ça m’a apaisée : non seulement l’inflammation a disparu, mais je me suis mise à mieux percevoir les saveurs et à me sentir plus calme.

Depuis juillet, je vais plus loin : j’aspire à une forme de « silence alimentaire ». La fadeur ne m’effraie plus. Moins sollicitées, mes papilles décèlent mieux les nuances. Un bon produit, une cuisson al dente, un filet d’huile me suffisent.

Je suis moins stressée l’été. Cela suffit-il à expliquer cette amélioration ? Je suis tentée d’y voir aussi le signe que le traitement de mon nutritionniste, démarré en janvier, commence à porter ses fruits. Il a procédé en deux temps : d’abord le rééquilibrage de mon microbiote, puis sa restauration (toujours en cours) à l’aide de probiotiques, avec en parallèle des oméga-3, du magnésium et de la vitamine D. Je savoure l’accalmie, en me gardant de toute conclusion hâtive.

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Je parcours beaucoup d’ouvrages pour préparer mes Cercles et mes newsletters du dimanche. Certains m’éblouissent… et puis je les oublie. En juillet, j’en ai rouvert plusieurs. J’ai repris mes notes. Cela m’a inspiré Post-Scriptum, un format de lettre concis, limité à dix citations que je veux retenir.

L’exercice m’a fait trop de bien pour que je m’arrête là. Je vous proposerai donc d’autres Post-Scriptum au fil de l’année, certains dimanches, quand j’en éprouverai le besoin. De toute façon, on sait bien qu’une relecture est en fait une nouvelle lecture : on a changé, le monde aussi, un même texte déclenche d’autres choses en nous.

*

Depuis les années 2000 et la mode des Moleskine, j’aime avoir un petit carnet avec moi. Je sais maintenant que c’est mon fonctionnement. En revanche, ce qui est nouveau, c’est l’immense plaisir que je prends à en ajuster l’usage.

Après avoir noté tout et n’importe quoi dedans (par crainte d’oublier l’important), je sais mieux me réguler. Relire mes vieux carnets m’a aidée à identifier ce qui m’est le plus utile : les pensées fugaces, les idées, les citations, les recommandations.

J’ai aussi compris qu’il était indispensable de soigner ma prise de notes. Gribouillées ou trop elliptiques, elles coupaient toute envie de relecture. Désormais, j’écris de manière plus lisible. Je gomme pour reformuler. Je souligne, j’entoure, j’encadre, je complète. Mon carnet devient un compagnon de route, un support qui m’aide à structurer ma pensée en temps réel.

À l’usage, le premier s’est avéré parfait pour rectifier mes pattes de mouche. Le second m’a perdue : impossible de le recharger sans que la mine se bloque. J’abandonne.

J’en avais assez d’oublier les petites phrases qui me font le plus de bien. Je les ai compilées sur une page Word, que je relis quasiment tous les jours. Le pendant synthétique de mon foisonnant carnet de citations.

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J’ai besoin de me muscler le haut du corps pour améliorer ma posture. Sur recommandation de mon kiné, en plus du rameur et d’exercices avec un élastique, j’ai intégré quelques mouvements avec des haltères de 5 kg et de 2,5 kg.

Je les fais sous forme de micro-pauses durant ma journée (enfin, surtout le matin, après il fait trop chaud). Je ne dois pas être la seule : sur Instagram, des coachs comme Clarisse Ernoux proposent plein d’exercices pensés pour cela.

Les efforts paient. Et quel plaisir de sentir mes trapèzes plus musclés au toucher !

Il y a quelques jours, je suis retombée sur cette photo :

Moi en juillet 2022, avant mon passage à la coloration végétale.

Elle date de juillet 2022. À l’époque, je me faisais de loin en loin une teinture de supermarché, qui s’effaçait assez vite. Six mois plus tard, je suis passée aux colorations végétales Marcapar, flamboyantes, avec un effet gainant sur mes boucles (et un rendez-vous mensuel chez le coiffeur).

Quand Mark et mon amie Charlotte ont vu cette photo, ils m’ont dit que je pourrais essayer de me rapprocher de cette couleur plus claire, plus douce, plus naturelle. J’ai invoqué mon besoin de conserver mon signe distinctif. « Tu es grande, tu es bouclée, on continuera de te remarquer quand même », m’ont-ils répondu.

J’ai accepté de tenter le coup. Mardi, j’ai briefé ma coloriste dans ce sens. Pour le moment, je ne vois pas de différence, car elle n’a changé que la couleur des racines. À suivre…

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