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FIERE, pour s'inspirer ensemble au présent du futur. · Jun 25, 2026

FIERE, pour s'inspirer ensemble au présent du futur.

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Bruno · FIERE, pour s'inspirer ensemble au présent du futur.

Je me suis plié au jeu de l’édito journalistique pour changer. Ça donne ça.

Cette édition de FIERE explore quatre façons très concrètes dont l’IA rebat les cartes, pour le pire comme pour le meilleur. D’abord, là où elle devrait renforcer la cybersécurité, elle inonde aujourd’hui les programmes de bug bounty de rapports automatisés sans valeur (slop encore), détournant les experts de la chasse aux vraies failles et laissant un boulevard aux attaquants. À l’inverse, une partie de la jeunesse choisit délibérément de prendre ses distances avec l’IA, de reprendre le contrôle de son attention et de son temps, faisant de la sobriété numérique un nouveau marqueur de statut social.

Je regarde aussi ce que nous coûte la promesse de réponses instantanées de nos amis chatbot avec un philosophe qui montre comment ces outils grignotent une vertu clé, la patience, et avec elle notre capacité à vivre des relations plus profondes et une vie plus satisfaisante. Enfin, je m’arrête sur un angle encore sous‑estimé de la connexion de tous nos outils de travail avec l’intégration d’assistants IA dans nos boîtes mail. Sans le savoir, on ouvre un open bar aux hackers, avec des attaques invisibles, automatisées, qui transforment la moindre campagne en cheval de Troie.

Cette édition invite à regarder l’IA sans naïveté ni rejet, pour apprendre à l’utiliser en conscience et rester, nous, aux commandes.

Exercice rigolo et cependant trop sérieux pour moi et ce que je veux faire passer avec FIERE.

L’intelligence artificielle devrait être l’alliée de la cybersécurité. Je ne te parle pas de Mythos ou de Fable 5. Juste des acteurs de bug bounty. L’IA permet de scanner le code plus vite, de repérer les failles avant les attaquants. Dans les faits, elle paralyse progressivement les dispositifs qui protègent nos logiciels. Les programmes de chasse aux vulnérabilités, conçus pour récompenser l’expertise, sont aujourd’hui noyés sous des signalements automatisés, majoritairement sans valeur. Les équipes de sécurité ne cherchent plus les vraies failles, elles passent leur énergie à écarter les fausses.

La vitesse avec laquelle les humains se retournent contre leur propre mission est étrange. Plutôt que d’utiliser l’IA pour approfondir leur expertise, ils l’ont transformée en machine à produire du bruit, dans l’espoir d’empocher des primes sans effort. Un système vertueux fondé sur l’éthique et la compétence se retrouve menacé par la cupidité de ceux-là mêmes qui étaient censés le faire fonctionner. C’est #Flippant car ça laisse encore plus d’opportunités aux hackers.

Ce n’était pas le plan prévu. L’engouement croissant des jeunes à se détacher de l’intelligence artificielle, en limitant son usage et en récupérant le contrôle sur leur temps et leurs pensées, n’était pas du tout au programme des bros de la tech. Alors que ça devient un nouveau marqueur de statut social.

Des étudiants (en Amérique et en Europe) rejettent l’IA et dénoncent son impact sur l’emploi, la précarité du marché du travail et la déshumanisation des processus de recrutement. Cette prise de conscience pousse même une partie de la jeunesse à réduire volontairement sa consommation numérique, à désactiver les notifications, à fixer des objectifs de temps d’écran et même à abandonner son smartphone.

#Inspirant de les voir transformer ainsi la maîtrise de leur attention en un symbole de distinction sociale. Cette dynamique s’inscrit dans une critique plus large du pouvoir des géants technologiques et de la marchandisation des données, appelant à remettre l’IA au service des citoyens plutôt qu’à leurs dépens. Qui va gagner ?

On nous répète que l’IA va tout améliorer. Notre productivité, notre créativité, notre quotidien et qu’il faudrait l’adopter vite, partout, sans poser de questions. Alors quand un philosophe de Wake Forest University prend le temps de documenter ce que cette course à l’instantanéité nous coûte vraiment, ça fait du bien. C’est même #Enthousiasmant.

Son constat est simple. En nous habituant à obtenir des réponses toutes faites en quelques secondes, les outils d’IA érodent notre capacité de patience, alors que c’est une vertu dont la recherche montre qu’elle est liée à une meilleure régulation émotionnelle, des relations plus solides et une plus grande satisfaction de vie. Autrement dit, ce qu’on gagne en rapidité, on le perd peut-être en profondeur humaine.

Au-delà du constat alarmiste, ce qui est bon pour nous, c’est que des chercheurs choisissent de regarder la technologie non pas par le prisme de ses promesses marketing et mieux par celui de ses effets réels sur les gens (nous), sur leurs comportements, sur leurs qualités. Ce type de travaux est exactement ce dont on a besoin pour reprendre la main, sans rejeter l’IA en bloc, en refusant de l’adopter les yeux fermés. Savoir ce qu’on risque de perdre, c’est la première condition pour décider en connaissance de cause ce qu’on veut garder. Ce que je nomme utiliser l’IA en conscience.

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L’intégration d’assistants IA dans les boîtes mail expose une surface d’attaque massive, car l’IA lit, analyse et peut exécuter des actions sur chaque message reçu. Et ça, ça devrait nous faire #ReflechirEnsemble aux dangers auxquels nous nous exposons sans vraiment en avoir conscience. Je suis peut-être plus sensible au sujet en ce moment, je termine “Espionner, mentir, détruire. Comment le cyberespace est devenu un champ de bataille” de Martin Untersinger. Et il ne parle pas de problèmes avec l’IA d’aujourd’hui, il remonte aux année 80.

Parlons d’email marketing avec Charles (précision : je connais Charles depuis des années. Nous sommes tous les deux membres de l’EMDay). Les campagnes de masse peuvent injecter des instructions cachées dans les métadonnées, invisibles aux filtres classiques. Avec pour conséquence le déclenchement de comportements malveillants lorsqu’une IA les traite.

Le problème, c’est que cette automatisation crée des attaques “zeroclick” où aucune action humaine n’est requise, rendant les défenses traditionnelles obsolètes. Le jailbreak de l’IA permet alors aux attaquants de contourner les garde‑fous internes, donnant accès à l’historique complet de la messagerie, aux contacts et aux habitudes de l’utilisateur, ce qui rend les messages frauduleux indétectables et parfaitement légitimes.

Et une fois le compte compromis, l’IA peut envoyer des courriels authentifiés, installer des backdoors et préparer des fraudes de type « president‑fraud », exploitées avec une précision chirurgicale (expression IA, je sais).

La solution consisterait alors à désactiver l’assistant IA. Encore faut-il le savoir avant de donner tous les droits à Claude et consorts pour gérer tes emails. Et donc de rétablir le contrôle manuel de ta boîte mail. Parce que l’humain reste le seul véritable garde‑feu contre ces vecteurs d’attaque invisibles. C’est toujours entre le clavier et la chaise que ça se passe.

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L’EMDay de cette année se déroule à Biarritz les 7, 8 et 9 octobre, le plus gros évènement français sur l’email marketing. Un évènement en physique, en présence, en chair et en os. Et ça, ça change tout. On y parlera un peu IA.

Avec l’équipe, on te concocte une édition encore plus belle et enrichissante. Avec le sujet chaud du moment : le pixel de tracking. La CNIL viendra en parler sur scène.

PS : -10% sur ton billet jusqu’au 30 juin pour l’offre 2+2+2 (jours + soirées + nuits)

PPS : “nuits”, c’est pour l’hébergement.

Read the original on fiere.substack.com

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