L’IA au coeur de cette édition dans chacune des rubriques. Avec une sélection de sujets aussi bien anxiogène que positif. Et une dernière rubrique dont l’expérience relatée m’a fait cogité sur mes réactions face à un texte trop marqué IA.
Je suis curieux d’avori ton retour sur le sujet. Sur les autres aussi.
Humain, réveille-toi, tu pars en vrille (pour rester poli). Tu es en train de te faire manipuler par les IA comme une vulgaire chaussette dans un tambour de lave-linge. Promis, elle est de moi cette comparaison.
Je n’arrive pas à imaginer que des gens puissent à ce point être influencés par des visuels IA aux traits exagérés pour chercher à reproduire ces apparences sur eux via des interventions chirurgicales. Tu me diras, y’en a qui veulent ressembler à Barbie ou Ken.
Cette tendance s’inscrit dans la continuité des filtres numériques. Certes, l’IA n’est pas la première technologie numérique à déformer la perception que les gens ont d’eux-mêmes et à renforcer des standards de beauté malsains. Pense aux filtres Snapchat et à notre environnement actuel de réseaux sociaux, piloté par les influenceuses et influenceurs.Sauf que l’IA offre une personnalisation tellement plus poussée que les gens pètent les plombs. Les chirurgiens se retrouvent face à des exigences démesurées, parfois irréalisables. L’époque que nous vivons serait un terreau merveilleux pour Freud.
Et parce que l’argent domine le monde, certains professionnels envisagent d’utiliser l’IA pour mieux simuler les résultats. On en parle de la déontologie et de la responsabilité. #Flippant à double titre, avec les patients demandeurs et les chirurgiens encaisseurs.
Intérêt de l’article : ★★★★☆
Source : People Are Getting Plastic Surgery to Look More AI-Generated - Futurism
Revisiter le théâtre du XVIIᵉ siècle avec l’IA. Voilà l’initiative de Molière Ex Machina qui a créé une pièce de théâtre entièrement générée par l’IA en alliant rigueur scientifique et créativité. Le projet s’appuie sur une collaboration entre le Théâtre Molière Sorbonne, Sorbonne Université et le collectif Obvious, utilisant différents modèles d’IA pour produire texte, musique, costumes et décors sans intervention humaine.
Résultat, une comédie qui reproduit fidèlement le style de Molière : L’Astrologue ou les Faux Présages.
Le financement, d’un million d’euros, provient de grands donateurs du secteur technologique, soulignant l’intérêt des acteurs de l’IA pour légitimer culturellement leurs innovations.
J’ai trouvé cette info qui mélange art et IA intéressante, notamment par sa démarche rigoureuse et transparente. #Inspirant non ? Et qui fait echo à la dernière rubrique.
Intérêt de l’article : ★★★☆☆
Source : Ce collectif a donné vie à une pièce fictive de Molière grâce à l’IA - Usbek & Rica
ArXiv, plateforme de prépublications scientifiques, a annoncé une sanction d’un an pour les auteurs qui ne vérifient pas les résultats issus de l’IA, afin de contrer la prolifération de soumissions de mauvaise qualité. #Enthousiasmant au premier abord. Cette mesure intervient alors que la moitié des articles en ligne serait désormais générée principalement par l’IA, entraînant une hausse des soumissions et une baisse de la rigueur scientifique.
Sauf que bien que la sanction vise à protéger l’intégrité de la recherche, elle paraît disproportionnée dans un contexte dans lequel les équipes de travail sont souvent composées de dizaines voire de centaines de chercheurs, rendant la responsabilité collective difficile à attribuer. Et surtout, d’autres formes de mauvaise pratique, comme la diffusion de théories marginales ou de preuves de mauvaise qualité, ne sont pas sanctionnées de la même manière.
Une alternative proposée consiste à exploiter l’IA pour vérifier les références et les analyses statistiques, transformant l’outil en allié plutôt qu’en ennemi, afin d’améliorer la qualité des travaux sans recourir à des mesures draconiennes. Donc c’est l’IA qui va identifier les mauvaises publications truffées d’IA et non vérifiées. Finalement, est-ce vraiment enthousiasmant ?
Intérêt de l’article : ★★★☆☆
Source : A key science publishing platform is cracking down on AI slop - The Conversation
L’expérience parfaite pour cette rubrique #ReflechirEnsemble. Et perso, pour ma part, pour #ReflechirToutSeul.
Je critique fréquemment les publications sur LinkedIn “marquées IA” parce que l’auteur a laissé des tournures de phrases tellement symptomatiques d’une écriture par un LLM et pas du tout humaine. Je suis certainement excessif et cette expérience m’a vraiment fait réfléchir. Pas encore radicalement changé, juste réfléchir sur mes réactions pour le moment. C’est déjà par mal.
Un artiste anonyme a publié sur X une image d’un tableau de la série des Nymphéas de Monet, en la présentant comme une œuvre générée par IA. Cette mise en scène a immédiatement suscité une avalanche de commentaires négatifs, les internautes dénonçant le manque de profondeur, de cohérence chromatique et qualifiant l’image d’œuvre sans âme.
Comment une simple mention “fait par intelligence artificielle” modifie à ce point la perception du public ? Encore, ou toujours, cette dépendance à nos biais cognitifs. L’effet d’étiquetage modifie notre appréciation d’une œuvre parce que son origine artificielle est révélée. Bien que ce soit faux, comme dans ce cas.
D’ailleurs, des études antérieures corroborent ce phénomène, montrant que la connaissance d’une création par IA diminue sa valeur perçue, même si les mêmes pièces sont préférées lorsqu’on ignore leur provenance.
Le débat s’inscrit dans une polémique plus large que la méfiance envers l’art généré par IA. Il porte (le débat), et c’est le sens de ma sélection dans cette rubrique, sur notre défiance envers toute production humaine qui ne serait pas si humaine que ça. Y a-t-il un seuil de tolérance, une proportion, une répartition du travail humain / IA qui rende acceptable le rendu ? Est-ce une question purement de perception émotionnelle, totalement biaisée dans le cas de l’expérience relatée ?
Ma réflexion m’amène à penser que c’est propre à chacun et surtout dépendant de son environnement et du contexte. Notamment du taux d’exposition à des contenus synthétiques et, en même temps, à des contenus humains pour être à même de disposer d’éléments de comparaison.
Je m’explique. Je passe beaucoup de temps sur LinkedIn parce que ça fait partie de mon job. Je suis donc exposé à beaucoup de rédaction IA et j’identifie les récurrences de langage plus facilement. Depuis des mois maintenant, je prends systématiquement 30 à 45 minutes chaque matin pour lire des livres rédigés par des humains. Cette double exposition me permet - je crois - d’être exposé à une diversité d’écritures. Je ne parle pas des sujets de ce que je lis, je parle des formes rédactionnelles. Je t’assure que les livres, c’est pas des publications LinkedIn. Et ça n’a rien à voir avec le fait qu’il faut adapter sa narration au format digital, au réseau social par rapport à celle d’un livre.
Si tu n’es exposé qu’à un type de narration, tu t’y habitues et tu l’acceptes. Si tu diversifies tes sources, tu as davantage de matière pour comparer.
Ceci étant dit, faut-il rejeter l’intégralité d’un texte parce qu’il contient des traces d’IA ? Jusqu’à maintenant, c’était rédhibitoire pour moi. C’est un signe que l’auteur n’a pas fait l’effort d’incarner son texte, de le modifier pour supprimer ces marqueurs. A-t-il suffisamment de diversité de sources pour s’en apercevoir ?
Je serai peut-être moins extrême à l’avenir pour critiquer les productions avec de l’IA dedans. En revanche, il faudra toujours que le texte crée un minimum de tension et d’émotion pour que je prolonge ma lecture. Et ça, c’est vrai qu’il soit rédigé par une IA, par une collab humain-IA ou intégralement par un humain.
Intérêt de l’article : ★★★★★
Source : Un vrai tableau de Monet présenté comme une œuvre d'IA berne des milliers de critiques en ligne - Perplexity
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Au fait, puisqu’on parle d’email marketing, je te propose de nous rejoindre à Biarritz les 7, 8 et 9 octobre pour l’EMDay, le plus gros évènement français sur le sujet, en physique, en présence, en chair et en os. Et ça, ça change tout.
Avec l’équipe, on te prépare une édition encore plus belle et enrichissante.
PS : -20% sur ton billet jusqu’au 31 mai pour l’offre 2+2+2 (jours + soirées + nuits)
PPS : “nuits”, c’est pour l’hébergement.

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